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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 21:18

Crise de la dette, famine dans la Corne de l’Afrique, guerre idéologique en Afghanistan, en Irak, en Côte d’Ivoire, faillite des Etats, tous ces événements qui viennent nous heurter par le biais des media écrits et audiovisuels. Tout se passe comme s’il s’agissait d’une malédiction venue d’un autre monde. Malgré l’accroissement de la souffrance, malgré la vitesse avec laquelle elle s’étend pour frapper les censés moins instruits aux censés plus instruits, le mensonge continue à être le moteur de ce système capitaliste financier qui pousse les plus vulnérables à croire à une sanction divine, à croire à un destin déjà écrit. A croire à une apocalypse prédite.

 

Pourtant, combien étaient-ils nombreux à croire que l’ignorance reculait, combien étaient-ils nombreux à penser que la stupidité, l’incurie,  l'ineptie, la bêtise, les fadaises, les niaiseries, les inanités, les sornettes appartenaient aux temps de l’obscurantisme… En tous les cas, n’étaient que l’apanage d’une petite minorité en voie d’extinction.

 

La photographie du monde telle qu’elle nous apparaît ne peut que nous conduire à nous interroger sur ce que l’homme de ce troisième millénaire peut désigner tant ce qu’il a d’humain en lui apparaît si insignifiant. Comment des peuples ont-ils pu être aussi irresponsables collectivement pour autant croire à ces mensonges dont la conséquence était aussi prévisible. Quels types d’humains représentent ces peuples qui ont laissé faire par égoïsme, par lâcheté, par intérêt purement individuel, par xénophobie, par la négligence vis-à-vis de l’intelligence humaine, par le mépris de la culture, par le mépris de tout ce qui se rattache à nous-mêmes en tant qu’humain achevé.

 

Ce monde dans lequel nous évoluons est celui de l’hégémonie de l’émotion sur la raison. Cette émotion qui alimente les peurs, qui nourrit le repli sur soi, qui invite à choisir la métaphysique débridée en lieu et place de la destination de l’être humain. Portons notre regard sur ces hommes et femmes qui conduisent ces grands pays censés nous montrer la voie de l’épanouissement, celle du bonheur, ils ne nous surprennent pas,  ils ne nous épatent pas, ils ne nous stimulent pas, ils n’ont pas de ligne idéologique ou si, une seule, celle de l’argent fondée sur la spéculation, sur la malhonnêteté, sur la paresse, sur le mensonge, sur l’endettement.

 

Le problème central aujourd’hui, pour les hommes de culture est de savoir comment construire un nouvel être humain, comment associer à sa destination la dynamique de la révolte qui le pousse à refuser d’être appréhendé comme un sujet inopérant,  un bon à rien, un valet du système, un perroquet bien entraîné. Mais qu’est-ce qui ferait de nous, des êtres humains en état de nous assumer pleinement mis à part l’évolution de notre conscience personnelle. Elle est notre seule juge. Avons-nous-la dimension pour le comprendre. L’homme sans cette conscience qui lui permet de savoir qu’il est responsable de sa destruction comme il est responsable de sa construction directement ou indirectement, explicitement ou implicitement, ne peut être considéré comme un humain. Faute de ce travail sur soi, le peuple finit par ne pas exister car, la somme de rien donne : "Rien", le produit de rien donne: "Rien".

 

Le monde d’aujourd’hui n’est que le résultat des combinaisons et des choix d’hier. Il faut l’assumer pour transformer la société, il faut l’intégrer pour générer la révolte et produire la transformation de la société, il faut le comprendre pour mieux l’expliquer, il faut le sentir pour mieux l’extirper. Il faut être engagé pour mieux l’orienter et nous serons enfin redevenus de vrais êtres humains

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commentaires

Dominique LOUVEL 16/08/2011 17:47


Merci Jean Marie. Et la consommation effrenée des ressources d'une planète surpeuplée de gens dont les cerveaux sont soumis aux médias des Etats ou au buissness des multinationales. Et ces
spéculations des marchés financiers prêtes à tuer des pans entiers des économies de certains pays ou de ruiner les classes modestes.
Dans ces conditions, que peut bien espérer cette humanité pour ce troisième millénaire ? Est elle capable d'élaborer un projet, ou d'entendre les trop rares esprits illuminés ?