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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:27

L’histoire du Phoenix est quasiment identique dans le principe quant à la mythologie Assyrienne, Egyptienne, Chinoise et indienne des Amériques. Cet oiseau est le symbole de la renaissance, de l’immortalité et du soleil.

Si nous voulons nous remémorer cette histoire, il nous reviendra que cet oiseau a l’apparence d’un aigle au plumage doré et rouge. Il se pose sur un nid dont il est le bâtisseur puis s’enflamme et de ses cendres surgit un nouvel oiseau Phoenix. En conséquence, le Phoenix ne meurt jamais.

Par analogie, j’ai envie de défier l’espace de la science moderne pour dire que le Phoenix est modulo le peuple. En avançant ainsi, je reconnais que cet espace est plus petit que celui du cosmos, qu’il n’en est qu’une infime partie et qu’il nous est permis de laisser errer notre intelligence, notre réflexion dans cet espace sans limites pour qu’elle soit productive en ayant admis que le savoir se familiarise avec l’intuition. Newton, Einstein, Mozart entre autres ont certainement procédé ainsi (merci pour la modestie...).

Donc le Phoenix est modulo le peuple. Autrement dit, un peuple ne meurt jamais. Il renaît toujours de ses cendres. Il se pose un jour sur sa conscience et de celle-ci renaît une conscience supérieure. C’est donc un nouvel élan qui s’amorce, une vraie révolution qui est en marche. Le feu purifie et permet une nouvelle idylle entre la nature, le cosmos et les êtres vivants.

En ce sens, la Tunisie renaît de ses cendres. Il ne suffit pas seulement d’écouter mais il faut entendre. Les Tunisiens de la diaspora et de Tunisie ne cessaient de dire : « Aujourd’hui je suis fier d’être tunisien ». Tout est exprimé dans cette phrase. Il y a la victoire sur l’indignation, la victoire sur la peur, la victoire sur la lâcheté, la victoire sur l’humiliation, la reconquête de la liberté perdue, la reconquête de la parole utile …. Un jeune désespéré par le système décide de s’immoler par le feu et tout un peuple se met à l’unisson comme s’il attendait un signe. Lorsque le peuple devient fort, « le souverain » montre les limites de son courage et finit par fuir par la porte de derrière comme un lâche qui veut vivre un peu plus longtemps dans la caponnerie. C’est le sort qui attend tous ces « souverains, vendus, traitres », « biens mal acquis ne profitent jamais ». Enfin, que cessent les mensonges. Celui qui a modernisé le pays n'est ni le protectorat français, ni Ben Ali mais bien Habib Bourguiba, premier Président de la République Tunisienne quand bien même on pourrait lui reprocher un certain clientélisme en fin de mandat.

D’autres peuples emprunteront cette voie et parmi eux, ceux dont on sous-estime la force mentale. Ils diront un jour à leur tour : « Nous sommes fiers d’être nous ». Ils appartiendront à leur territoire et ils seront aussi en diaspora.


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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 01:35

Y a-t-il des personnes habilitées à formuler des vœux et d’autres pas ? Est-ce qu’une fonction, fusse-t-elle légale ou légitime, peut donner  à son occupant, de manière irréversible, forcément obligé, la qualité pour exprimer cet acte.  Si nous essayons de faire une halte sur ce rituel annuel pour prendre toute sa portée événementielle, il nous serait facile, tout étant relatif par ailleurs, de comprendre que ce qui compte est l’essence des vœux proprement dits. S’agit-il d’un ensemble de mots qui a du style, qui en apparence a de la forme, qui doit générer l’espoir le temps du discours ou, s’agit-il d’un ensemble de mots qui va favoriser une forme d’égrégore parce que des souhaits individuels vont converger pour générer une volonté collective capable de transporter toute une communauté humaine vers la maîtrise de son destin...

 

S’il s’agit de la première proposition, les vœux annuels sont en permanence réussis et l’ordre établi est respecté. La mécanique tourne quand bien même elle n’aurait aucun effet d’entraînement. Par suite,  ces vœux offrent, au fur et à mesure de la prise de conscience du niveau de souffrance humaine par bon nombre de citoyens, la possibilité de les trouver désuets, sans crédibilité, hyper artificiels, presqu’appartenant à un genre humoristique sauf que ceux qui les prononcent ont souvent la vie de milliers de gens entre leurs mains. Avouez que lorsque l’on vous dit que vous courez alors que vous êtes sûrs que vous marchez cela peut être une plaisanterie de mauvais goût. Lorsque vous êtes pauvres et que l’on veut vous faire croire que vous faîtes partie des possédants c’est un humour qui fait rire les vrais riches mais qui ne vous fait pas rire. Lorsque que vous êtes intimement convaincus que la nature vous a honoré d'être un humain et qu'on veut vous faire croire que vous êtes un chameau vous vous interrogez sur le sens de la plaisanterie. Lorsque l'on vous dit que vous aimez la France parce que vous avez choisi l'article 73 et que l'on vous dit que les voeux qui vous seront adressés, indépendemment du principe d'assimilation, seront formulés après le 1er janvier, vous devez vous interrogez sur la relativité exarcerbée de cet amour.

 

Alors, et si nous options pour la deuxième proposition ! Aux orties les fonctions… Au lieu d’adresser les vœux aux autres comme les demi-dieux humains le feraient à l’égard de leurs sujets, nous nous adresserions nos propres vœux et nous parlerions à la première personne du pluriel. Que pouvons-nous nous souhaiter ? D’abord que nous n’avons aucune envie de partager la résignation. Nous voulons être optimistes malgré la dureté de la vie, malgré les choix insensés que nous avions parfois faits. Nous voulons être heureux malgré les enjeux qui poussent à l’individualisme. Nous voulons être sereins, épanouis malgré l’intérêt que représente l’insécurité moteur de la peur. Nous voulons nous familiariser avec l’espoir malgré l’avenir sombre que l’on tente de nous imposer.

 

Et si nous pouvions faire de cette somme de volonté une force collective, n’est-il pas temps d’en prendre conscience et de faire en sorte que 2011 soit l’année de la cohérence et que ceux qui sont d’accord lèvent le bras en même temps et se mettent ensemble pour transformer la société et forcer le respect grâce à la dignité qui nous conduits à dire non à l’humiliation, oui à la liberté. Non à la peur, oui au courage. Non à la parole contestataire, oui à la parole décisionnaire. Non au mimétisme oui à l’authenticité. Non aux petits et nombreux mensonges, oui à l'honnêteté.

 

Si nous le voulons, nous le pouvons, il nous suffit d’avoir de la conviction et de la détermination en sachant pertinemment  que la volonté et la conscience sont intrinsèquement liées, que l’une ne va pas sans l’autre. Il est tout à notre honneur de savoir d’où nous venons, qui nous sommes, où nous voulons aller. BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2011

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 19:06

Nous étions conviés par Mme le Maire à la 2° réunion du 4° trimestre 2010 ce lundi 20 courant à 18 heures précises pour délibérer sur 27 dossiers qu’appelait l’ordre du jour.

 

Pour une question d’efficacité d’écriture, je ne vous fais part ici que des votes défavorables que j’ai émis et des abstentions que j’ai exprimées.

 

La séance a commencé avec du retard. Le quorum était atteint et l’assemblée pouvait légalement délibérer

 

Votes défavorables : 

 

Le premier dossier concernait le marché du balayage des trottoirs et le ramassage de détritus pour le lot n°1 référencé dossier 2010-159. Il s’agit en fait de la Société JPL PARTICIPATIONS qui a obtenu le marché le 29 février 2008 et qui informe la Mairie de Cayenne d’avoir pris la décision « d’opter pour une dénomination sociale représentative de ses activités, soit GUYANET SAS » Par voie de conséquence, les droits et obligations du marché sont cédés à l’entité ayant la nouvelle dénomination.

 


Dans le dossier qui nous est remis y figurent une lettre  à en-tête GUYANET et un extrait Kbis datant de moins de trois mois.

 

Au moment où Mme le Maire propose de passer au vote je demande la parole qui m’est accordée et, je fais l’observation suivante :

 

Mme le Maire j’ai regardé le dossier et j’ai observé que la société GUYANET SAS existe depuis 2002 et que l’offre publique de marché date de 2007 ou 2008 je crois. D’autre part, sur le courrier à en-tête GUYANET il est écrit et je cite le premier alinéa « Par la présente, nous vous informons que par décision prise en Assemblée Générale le 07 juin 2010 notre société JPL PARTICIPATIONS a opté pour une dénomination sociale représentative de ses activités, soit GUYANET SAS. » Je conclus en disant que cela me gêne énormément parce que le courrier est cosigné par la Directrice de ladite société et par le Président. J’ajoute en disant que je me pose la question de savoir quelle nature de lien il y a entre les deux sociétés. Y-a-t-il un lien familiale je n’en sais rien.

 

Après un petit temps d’hésitation Mme le Maire demande au fonctionnaire municipal qui a la charge du dossier s’il y a un problème juridique. Cette dernière répond, je cite  de mémoire: « j’ai reçu le document Kbis, il y avait effectivement la première société GUYANET SARL, puis JPL PARTICIPATIONS, puis GUYANET SAS. »

 

Mme le Maire demande de passer au vote et le résultat est le suivant :
37 voix pour
1 voix contre (la mienne)

 

Ce que je pense : Un élu n’est pas seul. Il représente une tranche de l’électorat. Il se doit d’être vigilant et logique et faire fi de toute considération émotionnelle. D’autre part, il ne s’agit pas de fonds privés mais de deniers publics. Je ne suis ni moralisateur ni gendarme mais, je me dois du respect si je veux être respecté. Selon moi, de quoi s’agit-il ? Si la société GUYANET SAS existe depuis 2002 comme l’indique l’extrait Kbis, pourquoi n’a-t-elle pas fait acte de candidature au marché ? Si elle l’a fait pourquoi ne l’a-t-elle pas obtenu ? L’autre question est liée à la problématique de la substitution de nom dans la mesure où le dépôt de l’acte au greffe est antérieur à la date du marché (extrait K’bis) à savoir si GUYANET SAS n’est pas sous-traitant de JPL PARTICIPATIONS. Si c’est le cas, est-ce que cela a été précisé dans l’acte de candidature ?

Je ne suis pas favorable à ce type de régularisation. Cela donne un sentiment de fausseté des appels d’offre de marchés publics. Il y a peut être des entreprises dont l’offre a été rejetée alors qu’elles auraient pu procéder de la même manière.

Enfin, étant donné que le marché a été signé avec la société JPL PARTICIPATIONS, je m’attendais à voir dans le dossier une lettre de cette société ce qui me paraîtrait plus logique dans la mesure où nulle part dans le dossier il est fait état de sa fusion ou de sa disparition. Par ailleurs, sur l’extrait Kbis, elle n’y apparaît pas comme faisant partie du groupe à l’instar d’ESPACE NET. Voilà donc la configuration dans laquelle je me trouvais, bien sûr avec les éléments dont je disposais, pour exprimer mon vote défavorable.

 

Il y avait un autre dossier qui concernait les lots n°2 et 3 et bien entendu la configuration du vote a été la même

 

Le deuxième dossier concernait le marché de location longue durée de véhicules (2010-161/2010-162/2010-163). On nous informe qu’en fait il s’agit d’une erreur matérielle  et qu’il convient de compléter l’article 3 (?) relatif aux délais d’exécution et d’y joindre en annexe un tableau descriptif global détaillé du prix du marché et du nombre de véhicules.

 

Avant de passer au vote, j’ai fait observer qu’il y avait une erreur de calcul dans la colonne intitulé : « montant total du marché en euros  (H.T) soit 16 trimestres) et ce, sur tous les bordereaux présentés. Le montant indiqué était inférieur de 4 trimestres du montant réel.

 

J’ai voté défavorablement

 

Ce que je pense : En dehors de l’erreur de calcul qui n’est pas une banalité pour les élus qui se réunissent légalement que peu de fois, je considère que cette erreur matérielle est grotesque parce que c’est la base de toute convention d’achat. Ce type de régularisation à postériori n’est pas de nature à générer la confiance en matière de finances publiques. C’est mon point de vue.

 

Le troisième dossier à trait à une décision modificative n°2 de l’exercice 2010 du budget principal (2010-164).

 

Je n’ai pas fait de commentaire et j’ai voté défavorablement.

 

Ce que je pense : D’abord j’avais émis un vote défavorable lors de la présentation du budget primitif 2010. Je considère que modifier un budget en fin d’exercice enlève de la qualité au débat qui doit suivre avec la présentation des comptes administratifs. Cette modification ne fait qu’augmenter les doutes qu’on émet sur la justesse des évaluations puisqu’on tente par ce biais de corriger les dépassements constatés  dans la réalisation. L’introduction de la M14 n’est pas appréhendée sous l’angle de l’efficacité de gestion. Je préfère qu’on maintienne les prévisions telles que définies à un instant T et que l’on fasse après l’analyse des écarts en écart sur quantité, écart sur prix, écart sur prix et sur quantité. Cela permet d’éviter les bobards et d’identifier les responsabilités pour mieux y remédier.

 

A titre d’information, Mme le Maire a demandé en début de séance qu’on enlève de l’ordre du jour, le dossier n°2010-169 faute d’éléments.

 

Abstentions :

 

Je me suis abstenu sur les deux dossiers ci-dessous sans faire de commentaires.

 

Le premier dossier concernait l’avenant n°1 relatif au PDRU. De ce que j’ai retenu, de 220 millions d’euros, il passe à 160 millions d’euros. Compte tenu de toute la controverse qu’il y a eu entre ce qui s’est dit lors de la campagne des municipales de mars 2008 et l’après campagne il me semblait important d’entendre réellement les associations citoyennes concernées par ce projet. D’autre part, dans cette nouvelle renégociation il est important de savoir qui a lâché quoi et, y-a-t-il eu un équilibre dans les concessions. Voilà pourquoi je me suis abstenu.

 

Le deuxième dossier concerne le Schéma Départemental d’Orientation Minière (SDOM) n° 2010-182 pour avis du Conseil Municipal. Il y a eu un bel exposé du fonctionnaire municipal en charge de ce dossier puis, la parole a été donnée au 1er adjoint au Maire qui la sollicitait. Je l’ai écouté avec beaucoup d’attention. Il avait pour objectif de convaincre le Conseil Municipal de voter contre le SDOM. L’argumentation qu’il a développée touchait à la dignité humaine. Elle opposait les guyanais à l’Etat. Il a constaté que le SAR était soumis au SDOM et qu'il appartenait aux guyanais de décider de leur destin.

 

Bien sûr Mme le Maire a demandé que l’on passe au vote qui a donné le résultat suivant :
Vote défavorable 37
Abstention 1 (la mienne)

 

Ce que je pense : D’abord, j’aime la cohérence dans les attitudes, dans les comportements et dans la réflexion. Il y a moins d’un an le premier Adjoint au Maire de Cayenne, tête de liste de Guyane 73, faisait savoir à la population que nous n’étions pas mûrs dont lui, pour un zeste d’émancipation proposée par le Président de la République après de multiples manifestations dans les DOM. Quel type d’OGM aurait-il pris pour penser à la croissance exponentielle de sa maturité, à son élévation au titre d’humain complètement achevé ? A combien de ses disciples l’aurait-il administré pour pouvoir compter sur un nombre suffisant  au point de faire sa révolution ? Si j’étais un brin provocateur et irresponsable aux yeux des électeurs qui m’ont fait confiance j’aurais voté favorablement pour le SDOM. Mais, ma responsabilité m’empêche cet instant de dérision. Je me suis abstenu pour deux raisons. D’une part, je ne suis pas favorable au gel des ressources naturelles indispensables à la création de richesses permettant de contribuer au bien-être collectif, ça c’est le côté négatif du SDOM, son côté positif est que le schéma existe. D’autre part, Peu importe les raisons, où en est le SAR ? Lorsqu’on se veut responsable on se donne les moyens de sa responsabilité. La politique ce n’est pas une bagatelle. C’est quelque chose de sérieux. Pour le moment l’absence de SAR a profité aux multinationales, aux clandestins et a surtout pénalisé les entreprises locales. J’ai en mémoire ceux qui voient le « développement de la Guyane » par le pillage de ses ressources naturelles.

 

Votes Favorables

 

J’ai voté favorablement pour tous les autres dossiers. Ils concernaient des aides aux associations et des subventions à la réhabilitation de maisons. Au total cela faisait 18 dossiers. Je considère qu’en ces temps de crises, qu’en raison de l’importance des taxes (foncière, habitation, octroi de mer) une contribution collective (il s’agit de deniers publics) pour les demandeurs dont l’avis favorable a été requis n’est pas une fantaisie ni un abus.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 04:08

Nous venons des périphéries de la France Hexagonale. Ces territoires qui, pendant longtemps, pour une bonne partie de sa population se considérait comme des français entièrement à part tant les injustices étaient fortes. Il y avait certes une anomalie lorsque la France de la trilogie « Liberté Egalité Fraternité » avait en son sein des colonies. Mais bon …. Avec la loi de 1946 qui fait de la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion des départements de droit commun d’outremer, ces peuples pensaient appartenir enfin à cette trilogie, c’était sans compter avec l’histoire. Bref, bref…

La départementalisation de ces territoires reposait sur l’assimilation. Ainsi donc, ces peuples ont appris l’histoire de la France. Ils ont en mémoire la révolution française qui a mis un terme à la monarchie. Ils ont en mémoire la victoire des jacobins sur les girondins dans un souci d’unité et de solidarité. Ils se souviennent intellectuellement des périodes délicates que cette France a su traverser avec la Terreur avant d’arriver à cette République laïque et indivisible, à cette démocratie qui s’appuie sur la séparation des pouvoirs. Ils pensaient certainement et peut être avec la naïveté liée à l’intelligence de leur environnement que cette France là, celle de l’hexagone était harmonieuse, que le siècle des lumières l’avait pour toujours éclairé et qu’elle était plus proche entre elle-même de ses valeurs constitutionnelles qu’elle ne l'est avec ses périphéries. Puis, surviennent des événements qui sont très significatifs d’un nouvel état d’esprit, d’une nouvelle philosophie constitutionnelle. C’est ce que l’on est en droit de penser.

Un ministre de la République s’en prend à la justice, ce n’est pas banal dans un Etat de droit où c’est un pléonasme d’ajouter avec la séparation des pouvoirs. Un ministre qui vient sur les média dire qu’il est le ministre des policiers en pensant peut être que cela atténuerait les conséquences de son intervention par rapport au ministre de la justice. Faux, cela ne fait qu’amplifier le trouble jeter parmi les démocrates républicains. Etre ministre de l’intérieur n’est pas être ministre des policiers. C’est être ministre de l’harmonie intérieure où la citoyenneté est l’élément majeur de la concorde universelle au sein de ce territoire. C’est une grande responsabilité. Par ailleurs, il est important de ne pas confondre policiers et police. La police est une institution qui a une philosophie à partir de laquelle est élaborée une charte. Les policiers sont des citoyens qui viennent  d’horizons différents, d’éducation différente, qui ont chacun leur singularité tout en ayant reçu la même formation. Cette formation justement qui peut être assimilée en fonction du niveau de conscience de chacun. Il pourrait être au pire des cas ministre de la police

Comme dans tout corps de métier, il peut y avoir des dérapages sans que cela remette en cause l’institution. Ce n’est pas parce qu’il y a des prêtres ou des pasteurs pédophiles que les religions sont de concept pédophilique, des francs-maçons véreux ne font de la franc-maçonnerie un repère de malfaiteurs, quelques enseignants fumistes n’estampillent pas l’Education nationale de fumisterie. Des policiers peuvent être en marge de la charte de leur institution et justement, la sauver c’est trouver la juste punition du fait. Autrement, on risque de confondre les deux au détriment de la crédibilité de l’institution. D’autre part, c’est mettre en difficultés psychologiques des policiers qui seraient en phase avec la charte de l’institution, c’est rendre leur vie sociale et familiale compliquée en les contraignant par solidarité à être complice du non respect des propres valeurs qu’on leur a demandé de partager.

Expliquez-nous donc cette nouvelle France, nous qui sommes si loin géographiquement et qui voudrions mieux comprendre notre destination par rapport à la problématique du communautarisme, de l’insécurité et de l’exode des peuples péjorativement appelé immigration.

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 01:11

(Cet article a été rédigé le 1er novembre 2010 et n'a pu être publié en raison d'un événement douloureux)

 

Dans l’hexagone, les principaux élus des collectivités régionales défendent avec détermination leur libre administration et ceci ne s’entend pas sous un angle statique du genre « faites avec ce que vous avez » mais davantage sous un angle dynamique du type « que faut –il pour remplir la mission régionale ».

 

Ainsi donc monsieur Malvy Martin porte-parole de l’ARF (Association des Régions de France) s’oppose à madame Lagarde Christine et à monsieur Baroin sur le gel pour trois ans des dotations budgétaires de l’Etat aux collectivités territoriales. Les termes employés ne relèvent pas de la complaisance. Il va jusqu’à employer sensiblement ces termes : « Le gouvernement met sous tutelle financière les Régions ». Ce n’est pas une banale déclaration. L’argumentation avancée est de surcroît très cohérente tant l’approche sur la réforme de la taxe professionnelle que celle du système de péréquation en circuit fermé que propose la ministre de l’économie apparaissent inadaptées aux besoins d’efficacité des Régions.

 

Quant à notre territoire qui ne sera d’ici à 2014 ni une région, ni un département, nous ne voyons pas venir de chevaliers d’Erasme pour sauver la Guyane. Nous ne voyons pas comment nous pourrons compter sur la détermination de l’actuel Président de Région pour accompagner le développement du territoire alors qu’aucune compétence nouvelle et crédible n’est possible dans le cadre choisi. De surcroît, nous ne comprenons pas la décision de quitter l’ARF alors qu’elle a été créée pour fédérer les différentes expériences des unes et des autres et que l’on est plus fort uni qu’en faisant cavalier seul ou presque seul. Qu’est ce qui justifie lorsque l’on a fait le choix de l’article 73 de quitter une « dynamique d’intelligence collective » en faveur de l’isolement ?

 

Bonjour les dégâts sur notre jeunesse quant aux perspectives réelles d’épanouissement. Peut-être leur offrirons-nous des vidés pour les vider de leur énergie et anesthésier leur révolte… Bonjour les dégâts sur la cohésion sociale pendant que les multinationales s’occuperont de l’extraction de l’or et du pétrole… Salut la crise du logement pendant que les fonctionnaires d’Etat occuperont faute de mieux, comme à Saint-Georges de l’Oyapock, les logements sociaux en principe destinés aux plus démunis.

 

Enfin, direz-vous certainement,  2014 c’est tellement loin… Nous sommes déjà à la « lèprerie » nous pouvons continuer à manger les animaux sains de la lèpre.

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 23:11

Ce qui nous domine dans notre société est l’illusion sous toutes ses formes. Je vous invite à revenir avec sérénité sur la consultation populaire du 10 janvier 2010. Car, nous ne prendrons collectivement toute sa dimension historique que très tardivement. La politique a vraiment du sens et l’existence n’est pas une illusion.

Je crois sincèrement que sur ces trente dernières années, deux événements vont définitivement marquer notre histoire. L’un que l’on pourra considérer comme une erreur grave de jugement et l’autre comme une faute impardonnable car elle touche à la personne humaine et donc à l’existence et par voie de conséquence à la perception que l’on a de l’être humain. En tout état de cause ces deux événements trouvent leur source chez deux universitaires.

Cela nous permet de dire que le savoir perçu de manière intelligente ne peut être que source d’une évolution perpétuelle de tout être humain. Il induit une envergure d’esprit qui permet de trouver de nouveaux itinéraires, de nouvelles découvertes qui justifient notre supériorité par rapport à nos prédécesseurs dans notre marche ascendante. Par contre, le savoir perçu comme une donnée absolue au point d’être une source d’imitation se révèle dangereux car, il aliène et fabrique du non-humain. Il anesthésie l’instinct, le bon sens, il emprisonne l’intelligence. Ainsi donc, le savoir acquis sans jugement propre fait de l’être humain un étranger à lui-même. Par implication ses actions ont la conséquence de sa source. Il convient donc d’admettre que lorsqu’une source est tronquée, infâme, elle génère des conséquences dramatiques, infâmes.

Des deux événements, l’un, sous la Présidence de Région d’Antoine KARAM qui a consisté en 1992 à emprunter pour répondre aux financements des investissements réalisés par son prédécesseur Georges OTHILY alors que nous aurions dû bénéficier de la solidarité nationale et de la continuité territoriale par le seul fait de notre lien constitutionnel, nous a tué matériellement. L’autre en 2010, sous l’empire du Maire de Cayenne Rodolphe ALEXANDRE à l’orée de ses grandes ambitions personnelles qui a jugé que le peuple et les élites dont lui-même n’étaient pas prêts pour un zeste d’émancipation, nous a assassiné humainement, nous a décapité intellectuellement et spirituellement, nous a lynché existentiellement.

Quand bien même le second événement est plus dramatique que le premier, ils relèvent tous les deux du complexe d’infériorité par rapport à l’hexagone occidental qui étale sa puissance matérielle, son arrogance culturelle et sa capacité à imposer son mode de pensée. Par suite, nous avons là l’image de l’homme étranger à lui-même, étranger à sa propre nature, habillé d’un costume qui n’est pas de lui et qui fait de lui une illusion.

Ces deux événements montrent la gravité de la situation par rapport à l’authenticité. Il doit bien y avoir un moment où il faut finir avec l’expression colonisation et reconnaître qu’il y a des chaînes anciennes et nouvelles dont il faut se débarrasser pour s’inscrire dans le mouvement de l’histoire comme tous les êtres humains. Il va de soi que la population ne peut sans conséquences sérieuses s’appuyer sur des relations confuses, des valeurs engourdies ou des idéaux abstraits par rapport à son environnement pour construire une existence paisible.

Cette population sera en permanence en position de contestation, de râleuse tant que ceux qui la dirigent s’absoudront de la volonté et de la conscientisation pour affronter les fondements des déterminismes historiques qui nous affligent. Je crois en notre perfectibilité et je rêve que nous ne pouvons nous accommoder éternellement à ce mode d’existence qui est une forme de résistance à la conscientisation de la dimension humaine.

 

Soit on est  humain, soit on ne l’est pas. Si collectivement nous ne le sommes pas, nous devons accepter de subir la philosophie de l’histoire telle qu’elle se présente et faire de notre amertume une vertu, de nos souffrances une caractéristique de notre moi et du caractère nauséabond et laid de notre existence un luxe. Si collectivement nous le sommes, nous pouvons nous affranchir de ces déterminismes et construire notre propre histoire. Nous pourrons ainsi apprécier sa valeur et sa beauté, nous devenons authentiques et nous libérons ainsi notre propre imaginaire.

 

Voir détail sur partiprogressisteguyanais

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 17:55

Amélie GAILLARD est une jeune fille de 20 ans qui a perdu la vie lors d’un « sound system » à Matoury. C’est toujours troublant de voir partir vers le monde éternel un jeune censé être plein de vie. Sur le plan émotionnel, cela apparaît comme une injustice parce que nous avons intégré dans nos circuits mentaux que le terme de la vie s’identifie à la vieillesse.

 

Le fatalisme colonise notre esprit et nous finissons par dire que c’était écrit. Mais, les mathématiciens ayant inventé le calcul des probabilités, j’ai envie de dire non au fatalisme des événements et crier avec force qu’il y a une erreur de destin et qu’il y a une faute de société. Elle aurait dû être, toujours, en vie.

 

Sa mère Lydie que je connais a dit qu’elle autorisait l'utilisation de la mort de sa fille pour combattre l’insécurité. C’est cette autorisation publique qui me pousse à vous faire partager ma réflexion sur le problème de la sécurité du territoire et sur le bien-vivre ensemble.

 

Si on ne veut pas qu’elle soit morte pour rien, arrêtons donc l’hypocrisie, arrêtons la démagogie, arrêtons le « foutage de gueule ». Ayons le courage de scruter la société et de nous exprimer en toute conscience. Le mensonge n’a jamais résolu aucun problème, il a plutôt compliqué l’existence. Il a généré des haines, il a détruit l’humain qu’il y a en chaque individu.

 

Le traitement de l’information à ce sujet a laissé croire qu’il n’y avait pas de responsabilité engagée. La seule accusation a porté sur la jeunesse, ce terme impersonnel avec son caractère éternel. C’est tellement plus facile. Il y a eu aussi, la mise en cause du « sound system ».

 

Ce traitement de l’information a également laissé émerger l’idée de fatalisme, il a laissé poindre la notion de malchance, de hasard, tous ces états qui ont une grande relativité en fonction des modèles de société.

 

L’image que nous renvoie la société est la conséquence des choix que nous faisons. Si l’on choisit une société dont la morale se fonde uniquement sur le monde matériel et rationnel, l’histoire résulte de cette association et nous devons accepter les résultats bons ou mauvais de cette conjonction. En regardant le monde, cette association est plutôt désastreuse pour le plus grand nombre.

Si nous choisissons une société dont l’éthique est indépendante du monde matériel et contribue à notre libération psychique nous aurons une société plus apaisée, une image moins catastrophique et une meilleure maîtrise des passions. C’est donc selon notre choix.

 

Par suite, associer le « sound system » à l’insécurité est un raccourci dangereux et peu courageux. Le « sound system » ne pose pas le problème de l’insécurité, il pose le problème de la politique culturelle sur notre territoire, il interpelle sur la mondialisation qui veut fabriquer l’uniformité des consciences individuelles et, met en exergue l’absence d’actes volontaires par nos représentants  pour combattre cette colonisation culturelle.

 

On s’est acharné sur la question de l’autorisation pour l’organisation de la manifestation. Selon moi, quand bien même il y a les règles en la matière qu’il faut respecter, cet argument n’est pas le cœur du problème. Sur la Place des Palmistes, dans une manifestation officielle avec autorisation un jeune homme a été assassiné. Que dire ? Le vrai problème qui est posé est celui de savoir pourquoi autant d’armes circulent sur le territoire ? Comment peut-on s’en en procurer avec tant de simplicité ! Quel type de réseau s’active ? L’autre question fondamentale est que fait-on, d'abord sur le plan de l’information institutionnelle concernant les drogues et leurs effets et ensuite, surtout leur banalisation et leur circulation sur le territoire ? Aucune famille n’est à l’abri de ce fléau.

 

Enfin, la jeunesse a été prise à partie, elle a été accusée fortement. On dirait un exutoire pour adulte déresponsabilisé. Indépendamment de ce qui a été dit ci-dessus, l’image que renvoie la jeunesse n’est que le résultat du choix éducationnel que fait une société… La critique portée sur elle est la note que l’on attribue à l’exercice effectué par les adultes à leur encontre que ce soit sur le plan sociologique ou institutionnel. Accuser la jeunesse n’est pas autre chose que de s’accuser. Nous avons là la conséquence du pseudo pragmatisme qui apporte des réponses sans genèse et qui pense avoir résolu les problèmes dans l’immédiateté.

 

Cette société sans conscience est bâtie sur la facticité. Elle est donc incompréhensible et absurde.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 04:09

On a suffisamment dit sur la TSC, passons à autre chose de plus instructif et de plus intelligible, c'est à dire l'approche culturelle que génère sa situation. La meilleure lecture que l’on peut avoir d’un dirigeant est celle que l’on fait lors de ses différentes postures face à des situations complexes.

 

La Région Guyane, après avoir consulté paraît-il tous les maires, a décidé de baisser la taxe spéciale sur le carburant (TSC). Le principal argument avancé pour justifier cette décision repose sur un surplus de recettes constaté sur le premier semestre 2010. L’argumentation  est la suivante : La Région a prévu une recette de 50 millions pour l’année. Au cours du premier semestre la recette étant de 29 millions, elle en déduit qu’elle a 4 millions de recettes supplémentaires et par voie de conséquence elle en aura 8 millions à la fin de l’année. Elémentaire bien sûr… La prévision est assise là sur un raisonnement algébrique à une seule variable. Vu sous cet angle, il est certain que les dirigeants favorables à l’article 73 au prétexte qu’ils n’étaient pas prêts pour le 74 ont tout a fait raison. Si les prévisions étaient d'une telle simplicité on n'aurait pas besoin de spécialistes.

Plus surprenante est l’attitude des maires qui sans cesse se plaignent de ne pas avoir suffisamment de recettes pour faire face à leurs besoins d’équipements, qui sans cesse interpellent l’Etat pour des dotations supplémentaires, qui contestent régulièrement le recensement démographique qu’ils trouvent toujours en-deçà de la réalité par rapport à la dotation de l’Etat, qui expliquent en permanence qu’ils ne peuvent avoir accès aux financements européens parce qu’ils ne sont pas en mesure d’apporter leur contribution, enfin, qui ne cessent de nous bassiner lorsque çà les arrange (pour pouvoir tromper la population) de rattrapage.

Cette attitude aussi bizarre qu’ambigüe cache certainement quelque chose. La plus évidente est le populisme, la moins évidente et reste une supputation est : « les mains liées » ou « le suivisme équivalent de déficit de caractère ».

Comment décrypter une telle situation ? Après avoir posé quelques préalables, je vous propose des angles d’observations différents en espérant contribuer à faire échec au populisme, au clientélisme, pour qu’en toute conscience chaque citoyen puisse construire son avenir en défiant ces géants du mensonge et puisse éviter de faire le choix du leurre de l’immédiateté au détriment de la stabilité sur la durée.

En économie, une des choses la plus importante est la transparence des prix or, comme vous le savez la composition du prix du carburant est loin d’être le cas (voir article 18/10/2008) . D’autre part, dans une économie ouverte le principe de base est la concurrence loyale.

La taxe est une charge fiscale sur les achats ou sur une situation, elle sert à financer les dépenses des collectivités territoriales. Elle doit donc répondre à la réflexion suivante : chacun paie et tout le monde en profite c’est le principe de la solidarité.

Dans l’hexagone la TIPP n’est pas la même pour toutes les Régions. Par exemple, la collectivité territoriale Corse est mieux dotée que la Région Aquitaine. Si le Président de Région de Guyane considère que le territoire est suffisamment développé pour ce qui concerne ses compétences, il lui est loisible d’aligner sa dotation régionale sur une des régions de France hexagonale dans la mesure où les collectivités territoriales s’administrent librement. Ainsi, au lieu de percevoir 28,782 cts par litre de super et 18,761 cts par litre de diesel il pourrait s’aligner par exemple sur la collectivité territoriale Corse et fixer sa dotation à 9,52 cts sur le gasoil et 13,45 cts sur le super sans-plomb.  Ainsi, il n’entraînerait pas les autres collectivités dans son sillage et le résultat du populisme serait pour lui seul. Les consommateurs de carburants et eux seuls en seraient séduits car ils paieraient le carburant à la pompe 1,35 € le super sans-plomb et 1,24 € le gasoil, malgré l’augmentation prévue du 15 août. Les Communes, le Conseil Général et le SMTC ne seraient pas amputés de leur surplus et pourraient mieux financer leurs investissements.

Ceci étant dit, décryptons la situation.

Le monde et nous.

Nous serions tentés de dire que notre existence est du « pipi de chat » dans le concert mondial. Ce serait une erreur car, les attitudes même dans un environnement microscopique sont un indicateur explicite des comportements que l’on retrouve dans un espace macroscopique surtout, lorsque leurs auteurs développent la culture du mimétisme.

A regarder certains élus qui nous dirigent, on peut facilement s’apercevoir qu’ils ne se rendent pas compte qu’il y a une mutation planétaire. Ils continuent à faire de petits calculs politiciens minables, sans réel pouvoir à conquérir. La planète brûle, elle va de catastrophes en catastrophes, les eaux montent,  et malgré tout, aucune prise de conscience.

Nous comprenons mieux pourquoi la barbarie se répand de manière exponentielle chez le genre humain, dans le monde. Nous ne sommes pas hors du monde donc nous en sommes partie prenante. Nous avons été jusque là à l’abri de catastrophes graves. Ces gens qui nous gouvernent, croient qu’ils ont toujours raison même si l’état du monde est exécrable et honteux.

Il en est de même en Guyane, la situation est calamiteuse mais, ils ont toujours raison. Ils jouent sur leur légitimité. Celle-ci est difficilement contestable directement. Car, ils vous opposeront les faits et vous rétorqueront les urnes. Indirectement, si vous leur parler de l’essence de leur légitimité, c'est-à-dire la manière à partir de laquelle ils arrivent au pouvoir, ils vous diront qu’on a le peuple qu’on mérite. S’ils sont moralement corrupteurs c’est parce qu’il y a selon eux des récepteurs moralement corruptibles.

Les élus qui nous dirigent ont-ils une philosophie  de la vie ?

D’aucuns pourraient penser qu’un élu est à la recherche de la vérité et qu’en ce sens, il est tempérant par son souci d’améliorer, dans la durée, le quotidien de ses concitoyens. Il serait donc désintéressé, soutenu par sa seule démarche qui est le bien-être collectif, sa préoccupation essentielle est la cohérence du réel et son credo : la réflexion.

 

Sommes-nous en mesure de dire que l'image que nous renvoient certains élus qui nous dirigent correspond à cette perception? La déviation a commencé avec méthode lorsqu'est apparue la banalisation du terme "pragmatique". Quoi de plus ingénieux pour "tourner en bourrique" la population. Dans l'esprit du plus grand nombre le pragmatisme s'oppose à l'idéologie surtout de la manière dont il est prononcé dans le débât public. Le réel dont il s'agit pour eux n'est que la matière et que tout ce qui est utile est vrai. L'esprit n'existe pas, l'âme est une absurdité, les sentiments sont une tare, Les idées sont une illusion et l'imaginaire une erreur de la nature. Par suite, on comprend l'évidence de  l'horreur de la situation économique et sociale de notre société.

 

La baisse de la TSC une décision discriminante

 

Elle est contraire à toute cohérence du réel qui intègre l'esprit source de réflexion. Pour une entité institutionnelle, elle va à l'encontre de la protection de l'environnement. Pour les concitoyens qui n'utilisent pas d'engins à moteur, il n'y a pas de retombées pour eux, ils sont exclus de cette ristourne et ceci est contraire au concept même de la taxe. Elle rend pérenne le profit car, c'est une décision qui ne s'attaque pas à l'opacité de la structure du prix du carburant. Elle favorise l'injustice sociale car, le pétrole est un bien collectif qui appartient à l'humanité, il est moralement injuste qu'il profite à une caste au détriment du plus grand nombre. Elle s'oppose à l'amélioration des moyens diversifiés du transport collectif, à l'amélioration des infrastructures de transport.

 

En conclusion, ceux qui nous dirigent font passer l'impulsivité, la précipitation au dessus de la réflexion. Ils pourrissent la vie des concitoyens en se disant pragmatique. Leur solution soi-disant utilitariste est une pseudo vérité qui induit des conséquences graves sur la durée.

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 06:14

Le SDOM est un niveau d'aménagement du territoire qui se situe au-dessus du SAR (Schéma d'Aménagement Régional). L'avis de la population est sollicité et ce, jusqu'au 28 juin 2010. Il est temps de montrer son intérêt pour le développement de ce territoire qui est en mesure de nourrir grassement ses habitants.


Quand bien même ceux qui s'intéressent  au développement de ce territoire sont déçus d'observer les carences de toute nature qui ont induit l'échec du SAR, Ils n'ont pas le droit de baisser les bras ni de s'opposer bêtement à ce schéma au prétexte qu'on aurait favorisé la non réalisation du Schéma d'Aménagement Régional. La mort a toujours une cause. S'il est permis de revendiquer la responsabilité de s'assumer il est interdit intellectuellement parlant d'être des citoyens stupides. C'est la raison pour laquelle, il est important d'inviter la population à s'exprimer, à donner son avis sur ce schéma minier et surtout de lui permettre d'être objectif en lui donnant les éléments rationnels pour faire son choix.


Il y a suffisamment de documents qui indiquent les ressources naturelles que possède ce territoire. En matière de minerais, indépendemment de l'or, il y a le tantale, le cuivre, le nickel, l'étain, le diamant, le niobium etc. Quant aux terres arables pour le développement de l'agriculture il faut être volontairement sourd pour ne pas entendre les théories des professionnels et des services de l' Etat. Il faut être également aveugle pour ne pas voir la richesse  que constituent nos rivières, fleuves et mers. Ces éléments de base de tout développement économique sont de nature à nous extirper de la souffrance économique et sociale. Il faut croire au potentiel de ce territoire et s'unir pour que les richesses qu'il porte en lui soient résolument au service des besoins de sa population.

 

Le Parti Progresiiste Guyanais a fait connaître sa position sur ce SDOM en mettant en exergue ses observations. Cette position peut être consultée sur son site à savoir : http: //www.partiprogressisteguyais. net


Il est important au moment où au ministère de l'Outremer on s'attèle à donner du contenu à la nouvelle Collectivité de Guyane les habitants de ce territoire ne se laissent pas absorber par l'inaction et finissent par miner le reste de l'existence.   

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 04:07

Poussez-vous que je passe ! On voit bien à travers cette phrase la puissance qui peut y être associée. Le tout est de savoir si cette puissance est un bluff ou si elle est réelle. Un bluff si c’est la caponnerie qui l’alimente. Alors, à cette question, si le courage ne vous fait pas défaut, vous serez tenté de rétorquer : pour aller où ? Et là, vous avez toutes les chances de pouvoir mesurer la nature de l’individu s’il a la bravoure à son tour de vous répondre : pour quérir le non graal ou plus précisément la potion de la dictature….

 

On apprend par les journaux locaux qu’après Muriel BARTHELEMI, il y a un autre journaliste de RFO dans le collimateur du président de Région, plus précisément Sidibé PALLUD. Il semblerait également qu’il ait menacé de sanction le Président de la Ligue des Droits de l’Homme à cause de sa liberté de parole !

 

Qu’est ce qui lui fait croire qu’il a autant de puissance ? Sa fonction… La relation qu’il dit entretenir avec le Président de la République… Sa « courtoisie » avec certains hauts fonctionnaires du territoire…

 

Si son pouvoir sur la Direction du media public en situation de monopole est si fort, indépendamment de la sanction qu’il peut imposer à cette direction à l’encontre de certains journalistes il doit pouvoir également lui imposer son contraire au profit d’autres journalistes qui lui sont inféodés.

 

Pendant la campagne relative à la consultation populaire et également celle des régionales de 2010, j’avais l’intime conviction, à travers les différentes émissions, que le journaliste Alexandre ROZGA était au service de la cause défendue par l’actuel président de Région. Il serait bien qu’il dise publiquement s’il a demandé une promotion en sa faveur ? Il serait bien qu’il dise publiquement s’il a exigé qu’il lui soit attribué le poste de rédacteur en chef…Ainsi, sa puissance serait beaucoup plus réelle et contribuerait à créer un vrai climat délétère au sein de l’équipe de journalistes de RFO. Par ailleurs, la population pourrait mieux apprécier la manière dont RFO Guyane conçoit le principe de la liberté de la presse… !

 

Autrement, ce qui est plus surprenant et qui interpelle, c’est l’aveu du président de la CCCL concernant les billets d’avion. Comment gère t-il les fonds publics ? Est-ce normal que des billets d’avion soient payés aux journalistes de RFO par l’intercommunalité ? Sur quels critères sont choisis ces journalistes dans cet imbroglio ? A partir de cet aveu il est légitime de s’interroger sur la légalité des dépenses de cette structure et sur les procédures internes ? Si de telles largesses sont possibles en toute impunité, quid du financement des campagnes électorales tant municipales de 2008 que des régionales de 2010 sans oublier les consultations populaires des 10 et 24 janvier 2010 ?

 

Ceux qui parlent fort de la fraternité ne sont certainement pas ceux qui y croient le plus, ceux qui crient fort au détournement ne sont pas ceux qui sont les plus honnêtes, ceux qui crient fort à l’agression sont ceux qui agressent le plus fortement. Et, c’est le monde politique aussi dévoyé en ces temps qui nous l’indique… Citoyens, haussez votre niveau de conscience.

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