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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 06:59

En tant que citoyen du monde je m’oblige à m’interroger sur les institutions des diverses civilisations pour comprendre à quoi elles ont servi, quelle a été leur impact sur l’évolution des sociétés humaines et surtout comment interviennent les altérations, les perversions qui conduisent à leur chute, à leur obsolescence. Ainsi, les élections sénatoriales du 29 septembre 2014 m’ont interpellé tant sur le plan national que sur celui régional concernant la Guyane.

 

Bien sûr, je ne suis pas passéiste et donc, je ne demande pas une interprétation littéraliste des fondements de cette institution qu’est le Sénat. Je le précise car, je ne tiens pas à donner des arguments aux candidats à la fonction de sénateur qui, pour justifier leur dextérité en matière de prestidigitation politique, tenteraient de me faire passer pour un fondamentaliste, un intégriste de la chose politique, ce qu’ils savent, au plus profond d’eux-mêmes, que je ne suis pas.

 

Cependant, Il m’apparaît important de préciser que c’est dans l’instant qu’il est nécessaire de noter les événements qui, en fonction du niveau de responsabilité de chacun, peuvent exprimer soit un recul, soit une avancée en termes d’organisation sociale, de structuration sociétale. Cela me semble contribuer à la compréhension historique d’un territoire. L’interrogation me vient du fait que la France proclame un idéal de valeurs universelles et la réalité apparaît en déphasage avec ces valeurs.

 

C’est avec la constitution thermidorienne en 1795 que naît la chambre sous le nom de « Conseil des Anciens » devenue le Sénat. Elle vient de la Grande-Bretagne. Sans entrer dans tous les détails pouvant justifier l’intérêt de cette Chambre haute de l’époque et notamment le risque d’une dictature par la seule Assemblée législative, force est de reconnaître qu’il y avait un principe qui gouvernait son existence et celui-ci trouvait sa justification non pas sur un principe individuel mais, sur un principe collectif. A preuve, les révolutionnaires n’étaient pas tous d’accords pour sa création. Qu’en est-il aujourd’hui ? L’esprit à l’origine de cette construction règne t-il toujours ? L’institution est-elle obsolète au regard de la dernière constitution qu’est la 5ème République ? Enfin, les raisons qui motivent les candidats à ces élections sont-elles de même nature qu’à l’époque c'est-à-dire la sérénité du territoire, la sauvegarde des libertés individuelles et collectives. Autrement dit, l’intérêt du peuple par la sagesse gouvernant les institutions.

 

Toutes ces questions ont leur importance. Chacun pourra s’il le désire se documenter sur l’histoire de cette institution, sur son système électoral et son mode de scrutin. Ce qui m’intéresse est l’état d’esprit des grands électeurs et les candidats à la fonction de sénateur, leur mode de fonctionnement intellectuel, leurs discours. Si on les appelle les grands électeurs on peut penser à l’évidence qu’ils sont devenus grands grâce aux petits électeurs qui les mettent en place, c’est-à-dire le peuple. Par suite, on est en droit d’attendre d’eux plus de vertus que les petits, plus de cohérence dans leurs actes et dans leur pensée. Ils sont censés avoir une culture politique supérieure à celle du peuple. Ils sont donc en apparence plus avertis, plus instruits de la chose politique. En conséquence leurs actes ne souffrent pas du produit de l’ignorance.

 

Il se trouve que sur l’espace national l’événement sénatorial est l’élection de deux sénateurs du Front National. Cela en dit long sur les tractations. Le Front National n’a pas autant de grands électeurs qui puissent permettre l’arrivée à la chambre haute de deux de leurs membres. Il faut donc convenir qu’il a eu le soutien de grands électeurs qui prétendent à visage découvert être des républicains et porteurs de valeurs universelles or, les actes prouvent le contraire. Ces quelques personnes ignorent l’histoire ou, ne tirent aucune leçon de l’histoire. A titre d’exemple, entre 1923 et 1933 Hitler est arrivé au pouvoir en ayant fait au plus fort de la crise moins de 44% aux élections. Il a bénéficié de circonstances liées à l’état économique et social de l’Allemagne de cette période mais également, du manque de caractère de certains représentants de l’Etat allemand. A partir de 1933, tout est allé très vite.

 

Sur l’espace régional qu’est la Guyane, l’événement sénatorial est l’élection de l’ancien Président du Conseil Régional  encarté au PSG (Parti Socialiste Guyanais) durant la période 1992 – 2010 soit dix-huit ans de règne partagé volontairement avec l’UMP local sur le segment de temps allant de 1998 à 2004. Il aspirait à être parlementaire coûte que coûte. Il a en effet tenté en 2007 l’élection législative sur la première circonscription et, les électeurs l’ont placé en 3ème position. Par implication, ce que les petits électeurs ne lui ont pas accordé, les Grands électeurs l’ont fait. Il va bien falloir expliquer un jour cette sorte de tour de magie à la population. Dès les résultats connus, il s’empresse de dire qu’il travaille avec tout le monde et qu’il est prêt à travailler avec la droite (évidemment à l’heure où nous avons nos résultats la couleur politique de la Chambre Haute est connue). Il s’empresse de dire approximativement ceci, et ce n’était pas indispensable, que c’est souvent avec la droite que la Guyane a obtenu des avantages (la droite, c'est la centralisation excessive, c'est le plan vert par exemple. La Gauche, c'est la décentralisation, c'est la libération de l'expression orale par les radios libres. Drôle de socialiste). Sur le plan du caractère, de la personnalité, tout est démontré par cette simple phrase. Avec une telle posture, on finit par oublier que la politique exprime la conviction et la détermination. C’est par ces valeurs qu’on est respecté des autres et notamment des adversaires. Par ailleurs, comment peut-il convaincre les citoyens de sa volonté de travailler comme il le dit pour son pays, alors qu’il avait un outil qu’il n’a su ni rendre performant par ses résultats, ni dénoncer pour son incompatibilité avec les exigences de développement d’un territoire qui n’est pas en interaction avec le territoire hexagonal.

 

Si nous revenons aux résultats de ces élections, nous constatons qu’au premier tour il y a eu 17 élus qui se sont abstenus. Le mandat d’élus est un mandat qui s’honore par la responsabilité. Comment demander à l’électeur lambda d’être responsable au regard de la notion de citoyen et, constater que les grands électeurs cultivent la même carence. Au deuxième tour 7 élus ont confirmé leur irréductibilité. La lecture de ce deuxième tour me conduit au choix d’une hypothèse parmi d’autres mais que je trouve réaliste et en adéquation avec ce qui s’était dit avant l’ouverture de la campagne et le dépôt des candidatures. Je pense légitimement que le score réalisé par Hubert Contout au deuxième tour est lié certes à un problème d’organisation en ce qui concerne les bulletins mais, je crois qu’il perd les voix de certains grands électeurs de la municipalité de Kourou qui ont certainement opté au second tour pour le candidat Antoine Karam dans le cadre des relations Guyane 73 et le PSG.

 

Enfin, il est difficile à l’entendement de ne pas prendre en compte la liaison dangereuse que peut générer l’argent. Je ne prétends pas qu’il y a de la corruption financière, je ne dirai pas qu’il y a de la corruption morale, il faut des preuves tangibles pour l’affirmer. De surcroît, tous les candidats n’ont pas le même profil. Mais, avec la réserve parlementaire comprise entre 130 000 € et 150 000 € par Sénateur et la possibilité du financement public  sensiblement égal à 48 000 €/an attribués aux partis politiques qui ont un parlementaire, le système peut être vite perverti et cela est plus facile pour les candidats qui sont issus d’un parti politique. Il peut, ce parti, accepter toutes les soumissions lorsqu’il n’est pas convaincu de sa ligne politique comme un journal qui peut trahir sa ligne éditoriale pour réaliser de meilleures recettes.

 

Ceux qui veulent croire que l’intérêt du peuple est la préoccupation de tous les candidats aux fonctions électives ont leur conscience pour eux. Cependant, il faut admettre qu'il y a ceux qui objectivement ont conscience de leur responsabilité en tant qu’élus. Ils ne font pas de discours profondément politique mais, ils assument correctement les tâches qui leurs incombent.

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 21:55

Gémissons, Gémissons, Gémissons, Espérons… De la part de la communauté humaine c’est à dire des hommes et des femmes qui font preuve en permanence de leur humanité au-delà de leur morphologie apparente, je veux transmettre aux parents d’Hervé Gourdel assassiné de manière reptilienne nos sincères condoléances. Je ne le connaissais pas particulièrement mais c’était un humain. Il était guide de montagne et, il était certainement loin de penser de par sa passion pour un des aspects des contacts avec la nature, qu’il rejoindrait aussi atrocement, l’Orient éternel.

 

Je ne le connaissais pas car, je suis de l’Amérique du Sud, plus précisément de Guyane, ce continent qui a subi dans son histoire, aussi bien l’évangélisation que la colonisation. Hervé Gourdel n’était pas militaire. Donc, il n’était pas en guerre. De ce que nous savons, il n’était pas enrôlé comme agent secret, ni comme agent de renseignements. Il n’était donc pas à l’origine des conflits stupides et nauséabonds entre les peuples. Il paie cher sa venue au monde comme s’il était responsable de la souffrance du monde.

 

Rien ne justifie de tels actes, rien ne permet de comprendre qu’au nom des Dieux, on puisse faire des croisades, qu’on puisse élever la barbarie au rang de vertus. Il va bien falloir un jour se pencher sur les raisons profondes qui sont à l’origine de tant de haine entre les peuples au point de créer des Dieux à l’image de l’homme. Ces Dieux anthropomorphiques qui font que « hors de mon église point de salut ». Face à ces attitudes plus que stupides on a davantage envie de croire en un Dieu universel dont l’homme serait réellement à son image et non le contraire. Mais en attendant, chacun est responsable individuellement de l’état du monde, tous ensemble, nous sommes responsables collectivement de l’état du monde.

 

Comme dit Achille Chavée : « On découvre aisément en Dieu les signes graves d’anthropomorphismes ». Pourtant, les intellectuels, les cercles philosophiques continuent à vivre comme s’ils étaient au XVIIIème siècle lorsque la science alimentait avantageusement la raison, lorsque la raison habitait socialement les humains au point de hisser l’humanisme au rang de philosophie. Lorsque cette compréhension permettait aux hommes de se battre pour la fraternité, on pouvait certainement se passer de la spiritualité et de la considérer comme faisant partie de la vie privée. Le monde a changé. Au nom de la raison, au nom de la science, on met en place des méthodes qui humilient des êtres humains, qui exploitent des territoires pour leurs ressources naturelles au nom d'une pseudo démocratie et on laisse simultanément à des ignorants la pratique de la spiritualité religieuse; drogue dangereuse lorsque l’on devient accroc.

 

Alors, ne laissons pas la spiritualité aux cancres, élevons la conscience humaine vers une spiritualité laïque qui permettrait de combattre cette religiosité fanatique qui nous fait repenser à la période de Galilée. Faisons en sorte que le rationalisme ne soit pas confondu à la raison mais ne soit qu’une partie de cette raison, accordons plus de place à la spiritualité cosmique au sein de la raison. Combattons cette dérive religieuse qui a toujours existé dans toutes les religions monothéistes. Efforçons nous de rendre les hommes plus intelligents, plus fraternels par la raison de sorte que disparaissent à jamais les propos xénophobes, racistes, afin que les hommes n’aient pas honte d’appartenir au genre humain. Sachons combiner la raison et la spiritualité universelle pour que les êtres vivants que nous sommes trouvent un juste équilibre dans notre existence humaine. Tous ceux qui ont contribué à décomplexer la parole raciste et xénophobe sont responsables de l’état du monde. Ils sont aussi barbares que ceux qui font les actes de barbarie.

 

Les hommes et les femmes qui font partie de ce culte de l’intolérance, de cette volonté de manquer de respect à la personne humaine sont en priorité les dirigeants politiques qui cultivent l’idée de race, de race supérieure, de religions et de civilisations supérieures par rapport à d’autres. Ces dirigeants sont manipulateurs, mystificateurs. Hervé Gourdel s’en est allé comme d’autres martyrs à cause de la stupidité humaine. Qu’il repose en paix. Que son cas arrive à nous transcender pour que nous refusions l’émergence de gens qui ne représentent qu’eux-mêmes et qui poussent les plus ignorants à la dictature des saloperies.
 

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 18:15

Emotions, peurs, populisme, aliénation profonde, posture victimaire ont caractérisé le maintien de notre territoire dans l’article 73 de la constitution  de la République Française. C’est l’œuvre d’un homme qui se vantait d’avoir l’écoute de l’Elysée par l’entremise du Président de la République Nicolas Sarkozy. Cet homme est le Président actuel du Conseil Régional de la Guyane pour la période 2010-2015.

 

Le 10 janvier 2010 donc n’est pas seulement un moment historique pour la communauté de destin de Guyane qui s’est insuffisamment mobilisée, il est une date événement qui marque historiquement l’état d’esprit de celui, historien de son état, qui a choisi le retrait face à la responsabilité, la capitulation face à la maîtrise de notre destin commun.

 

Alors que la crise frappe lourdement notre territoire où toutes les initiatives privées sont vouées à l’échec  à cause des pseudos débats idéologiques, de l’enterrement des questions pertinentes sur la culture, l’éducation, la corruption morale et financière, sur le potentiel économique du territoire, sur le rôle des flux financiers et leur transparence dans le financement de l’économie, nous allons réciproquement nous entailler sur une petite toilette des institutions en acceptant la configuration « Centre – Périphérie » qui nous a en permanence humilié. N’est-ce pas délirant ?

 

Au fond, quelle est la question fondamentale qui nous interpelle ? Il me paraît évident que c’est celle de savoir comment pouvons-nous agir sur notre destin et que représente ce dernier par rapport à l’opinion que nous avons de nous-mêmes. Si nous avons identifié la nature de notre destin par quel moyen pouvons-nous atteindre l’objectif engendré par la maîtrise de ce destin… Est-ce que la Collectivité Unique est le moyen que nous attendons… Je n’y crois pas une seconde surtout quant à la  forme à partir de laquelle elle est appréhendée.

 

La Collectivité Unique est abordée sur un plan règlementaire, administratif, institutionnel voire fonctionnel. Hormis les économies d’échelle attendues par la fusion des compétences des deux Collectivités territoriales concernées, l’outil n’apparaît pas pertinent pour la transformation de la société guyanaise en tant qu’espace de vie et d’expression démocratique. La Collectivité Unique de Guyane telle que présentée est d’abord une grande circonscription unique composée de 8 sections dont le poids démographique de chaque section est d’une importance capitale quant à la composition des 51 conseillers. Compte tenu de la partition territoriale en zone littoral, central et méridional, il est fort à penser que l’avenir risque de s’inscrire dans une configuration du type de la région des « Grands Lacs ».

 

La collectivité unique est une enveloppe qui dissimule une réalité. Elle apparaît comme un masque de carnaval qui fait croire à un personnage qui n'est en fait qu’une illusion. Elle est donc une forme de manipulation. J’en déduis que ce n’est pas une évolution institutionnelle en mesure d’améliorer l’évolution des consciences individuelles pour tendre vers l’émancipation. Elle ancre davantage dans nos circuits mentaux la logique du mimétisme par rapport à l’Hexagone. Par voie de conséquence, elle emprisonne la créativité, neutralise le courage et renforce les modèles de société issus de civilisation dite dominante par rapport aux sociétés dominées.

 

La Collectivité Unique de Guyane s’inscrit dans le schéma institutionnel régional actuel. Je ne vois pas en quoi, dans l’article 73, elle peut modifier notre rapport avec le problème du foncier. Je ne vois pas en quoi elle peut être plus efficace quant à l’aménagement du territoire lorsque l’Etat détient toujours dans son domaine privé plus de 90% des terres. Je ne vois pas comment substituer l’économie de comptoir qui nous humilie et nous entraîne vers l’assistanat, par un modèle économique de production qui nous oriente vers la responsabilité qui est plus en rapport avec notre dignité. Enfin, je ne vois pas comment la Collectivité Unique de Guyane peut changer le fait que 100% du territoire de la commune de Camopi ne lui appartient pas.

 

Pourtant, il va falloir s’investir dans la lutte pour la conquête de cet outil, afin de ne pas le laisser entre les mains de carriéristes, d’opportunistes qui plombent l’avenir de tant de générations. Cette lutte commence avec les prochaines élections sénatoriales dont l’enjeu est capital dans le cadre de cette forme d’évolution dite institutionnelle. La responsabilité des grands élus de Guyane est totale ainsi que leur sincérité et leur honnêteté au regard de la fonction politique. Un mauvais choix confirmera que la démocratie n’est qu’une vérité a un moment donné de l’espace-temps.   

 

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 22:59

Devant l’injustice, il est des cris qui dépassent la dimension humaine. Ils sont salutaires au moins pour celui qui les pousse car, ils le libèrent à défaut de l’épanouir s’il n’obtient aucun résultat. Emile Zola, dans l’affaire Dreyfus condamné injustement, adresse une lettre au Président de la République Félix Faure dont le titre : « J’accuse » a marqué nombre de citoyens et beaucoup de générations d’humains. Dreyfus était juif. Est-ce nécessaire de le préciser ? S’il n’y avait pas tant de confusion entre la confession juive et l’appartenance politique, certainement pas. Malheureusement, certains se réclament de cette confession pour justifier leurs atrocités.

 

Je veux imaginer Emile Zola aujourd’hui en plein 21ème siècle, face à ce carnage qui a lieu à Gaza devant une communauté internationale médusée, tétanisée comme elle l’était face au nazisme qui sévissait lors de la période 39-40. Je suis convaincu qu’Emile Zola aurait la même attitude face à l’injustice que subit la population de Gaza.

 

Pardonnez-moi si je vous heurte, j’ai déjà écrit que l’attitude du gouvernement d’Israël ne résulte pas du fait juif mais, de sa nature d’extrême droite. Ce gouvernement met en péril son peuple au prétexte qu’il veut le sauver. Le sionisme est laïc et ce gouvernement appartient à la branche d’extrême droite qui a toujours voulu, depuis la fin du 19ème siècle que toute la Palestine appartienne à l’Etat d’Israël. Donc, la référence à la religion n'est qu'une stratégie.

 

Comme disait Zola au Président Félix Faure « C’est sous votre présidence qu’un tel crime social a pu être commis », j’ai envie de dire que c’est en Europe de l’Est et de l’Ouest que les crimes contre les juifs ont été commis et vous, communauté internationale, c’est sous votre règne que les palestiniens sont victimes de tous ces crimes en feignant de ne pas voir qu’il s’agit d’une extermination.

 

Pas un être humain doté d’humanisme ne peut accepter ce qui s’est passé sous la Russie tsariste, la Pologne à l’égard des juifs, pas un être humain doté d’humanisme ne peut accepter ce qui s’est passé en Allemagne, en France, en Italie etc. à l’égard des juifs à moins d’appartenir à l’extrême droite, pas un être humain doté d’humanisme ne peut accepter ce qui se passe à Gaza à moins d’appartenir à l’extrême droite.

 

Les palestiniens perdent de plus en plus leur territoire au su de l’ONU et de la communauté internationale qui auraient pu être "l’ami du riche et du pauvre s’ils sont vertueux", mais ils préfèrent être l’ami du riche s’il est monstrueusement puissant. La vraie Palestine a une superficie de plus de 27000 km². Alors que la SDN puis l’ONU, tout en couvrant les mensonges de la France et de la Grande Bretagne entre 1920-1928 à l’égard des palestiniens et des juifs, envisageaient l’existence pacifique des deux Etats, l’Etat d’Israël aujourd’hui détient plus de 21000 km² de superficie en ayant défié les règles de l’ONU tandis que l’Autorité palestinienne ne compte que 6020 km². Oui Zola aurait certainement dit : « j’accuse », oui Zola aurait certainement écrit au Président de la République à défaut d’écrire au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Tuez-moi pour que je ne parle plus, que je n’écrive plus, tuez-moi administrativement, tuez-moi politiquement, tuez-moi physiquement quand bien même je ne suis qu’une poussière parmi ce tourbillon de poussière que nous sommes. J’ai honte car, je suis impuissant en face de ce monde surarmé, en réseau et qui contrôle la conscience collective.

 

Avec la complicité de certains media, nos vies ne représentent rien face à ces pseudo-puissants. Ils font des crimes et ils s’appellent pour demander de tempérer SVP le carnage, pas pour exiger l’arrêt des combats. C’est inconcevable. Ils font tout cela comme si de rien n’était. Qu’on abatte un avion civil dans l’espace aérien de Gaza et, vous qui vous taisez, vous comptabiliserez mentalement les centaines de morts et vous répèterez ce que certains media vous apprendront ; que faisait cet avion sur ce chemin… Mais, que faisaient les civils sous les bombardements, on leur avait demandé de quitter les lieux car, les bombardements sont justifiés, le rapport de force est identique puisque "à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire".

 

Baissez le rideau sur ce conflit pour que lâchement nous n’y voyons rien et que seule notre conscience finisse par nous rendre fou….

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 15:31

Le 9 juillet 2014, la chaîne publique Guyane 1ère dans son JT, informait les téléspectateurs, entre autres, de l’échange qu’il y avait, entre la Préfecture, le Conseil Régional et le Suriname particulièrement, sur une éventuelle relation commerciale concernant la distribution de carburant surinamien sur le territoire de la Guyane. Les politiques sérieux savent qu’il n’y a rien d’illégitime à discuter sur ce sujet, surtout s’il s’agit de décisions à prendre aux calendes grecques.

 

Par contre, il faut se méfier du caractère solennel de l’image qui pourrait laisser croire qu’il s’agit d’une négociation pour répondre immédiatement à la problématique du carburant sur le territoire guyanais. Pour les électeurs et citoyens, il importe qu’il n’y ait pas de confusion et de faux espoirs car, on n’est pas à l’orée d’une convention internationale portant sur la distribution de carburants sur le territoire guyanais pour deux raisons évidentes dont l’une est éminemment politique et l’autre liée à l’organisation pragmatique de la distribution régionale de carburants.

 

Les observateurs politiques responsables ont pu avoir une lecture subtile du film concernant cette partie du JT soir. Ils ont pu noter la prudence des représentants du Suriname qui ont tout de suite porté la discussion sur un point technique. Le représentant de l’Etat sur le territoire en la personne du SGAR a été dans son rôle et les propos qu’il a tenu s’inscrivaient dans la droite ligne de la diplomatie économique et du commerce extérieur de la France. Cette seule synthèse permet de capter l’isolement du Président du Conseil Régional de la Guyane. En clair, tout politique sérieux donc responsable peut en déduire que les représentants du Suriname et de la Préfecture de Guyane semblent avoir échangé avec l’Ambassadeur de France basé au Suriname. C’est la logique d’un Etat qui se respecte et qui a une ligne claire de sa politique étrangère et de surcroît maîtrise et respecte la hiérarchie de l’organisation institutionnelle.

 

Lorsque le Président du Conseil régional de Guyane dit durant ce reportage : « … je ne vois pas qui pourrait nous empêcher d’avoir un approvisionnement autonome… ». Il démontre ainsi son incohérence en matière institutionnelle, puis sa méconnaissance d’une part, de la politique étrangère de la France et d’autre part, de la réalité du secteur économique du carburant.

 

Sur le plan purement politique sa posture institutionnelle fait qu’il n’est pas un décisionnaire en matière de politique étrangère concernant le développement économique. Il peut porter un projet économique comme le permet la politique étrangère de la France à l’égard de ses Régions. Toutefois, cet atout doit respecter l’objectif du développement des territoires régionaux. Il y a certainement, au moins, deux lectures de la politique étrangère de la France pour les Régions en contact avec des Pays étrangers. Mais, je reste convaincu qu’à travers la construction, la conception de cette politique étrangère il faut lire la lutte contre le déficit de la balance commerciale, c'est-à-dire, les Régions doivent porter leurs savoirs- faire à l’extérieur et donc, conquérir de nouveaux marchés. Or, la balance commerciale entre les deux Etats souverains est en défaveur de la France quand bien même elle pourrait être légèrement positive pour le segment de territoire que constitue la Guyane. En termes de chiffres ce segment est insignifiant. Donc, les propos du Président de Région s’inscriraient d’avantage dans le cadre de l’article 74 que dans celui de l’article 73 quand bien même l’Etat aurait les moyens de pression pour inverser cette tendance. Néanmoins, il aurait au moins la légitimité de cette démarche oratoire or, il s’est fait le chantre de l'article 73 et cela restera historique.

Sur le plan du pragmatisme économique, le Président de Région semble avoir des difficultés avec la lecture de la photographie de cette branche de l’activité économique sur le territoire de la Guyane. Il s’agit d’un secteur qui est cadenassé par les distributeurs qui sont propriétaires de la quasi-totalité des stations d’essence. Les quelques stations libres ont signé un bail avec les distributeurs qui mettent en place les infrastructures de distribution en détail. En Guyane, ils sont trois, à savoir : Bamyrag-Total, Rubis-Vito, Sol. Le seul fournisseur de carburant est la Sara or, deux au moins de ces distributeurs sont détenteurs d’actions, par une forme ou une autre, pour tenir compte de certaines variations dans le temps, dans le capital de cette société. Par conséquent, penser à la distribution du carburant venant du Suriname c’est penser à toute la chaîne. Autrement dit, la création de nouvelles stations ce qui implique un type d’investissement, une nature spécifique d’approvisionnement avec la certitude d’absence de rupture de livraisons. Mais surtout, la contribution du Suriname au regard du stock stratégique ce que ne manquera pas d’objecter le seul fournisseur sur place qu’est la Sara.

 

Les effets d’annonce ne sont pas un engagement. La problématique du carburant en Guyane est une réalité, elle pose le problème du coût du développement économique. Par ailleurs, le carburant est une des composantes de l’énergie. Il importe de signaler que c’est l’énergie qui est indispensable à tout développement territorial. Ce développement, s’il peut être observé par fragments, il n’en reste pas moins que ces fragments sont en interaction, en interférence. Par suite, la préoccupation du Président de Région doit être de penser le développement en construisant un schéma de création de richesse. Ce schéma serait son projet qu’il lui permettrait de prendre toute la dimension que représente l’article 73 comme obstacle. Et… surtout, les chefs d’entreprises des PME seraient moins en difficultés sur un territoire dont les besoins sont infiniment grands et non satisfaits. Leurs efforts, tant psychologiques que pratiques auraient une juste rétribution qui leur permettrait de mieux s’épanouir que l’état dans lequel ils se trouvent actuellement sur un territoire en faillite économique générant stress, maladies cardio-vasculaires, dépression etc. etc.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 03:44

La France hexagonale n’a quasiment plus de mines puisque les ressources minières ne sont pas renouvelables et pour certaines pas compétitives à l’instar de la houille dont l’arrêt définitif date de 2004. Reste le Gypse qui est une matière première à partir de laquelle on fabrique le plâtre et dont la production se situe à hauteur de 15% en France. Pourtant, le ministre de l’économie et du redressement productif a décidé de créer une Compagnie Nationale des Mines de France. Il s’est empressé de préciser que cette création n’a rien à voir avec le gaz de schiste.

Il apparaît donc évident que cette volonté de créer la compagnie nationale ne lui est venue ni de cette mine du Val d’Oise, ni du gaz de schiste. C’est une volonté qui semble naître d’une approche espagnole mixée à celle de Jean-Baptiste Colbert  de l’économie mercantiliste du 17ème siècle pour enrichir l’Etat. Le ministre a justifié sa position pour des raisons « de souveraineté, d’indépendance économique et minière ». Il a précisé par ailleurs, que la première décision va concerner la Guyane.

Il est surprenant que certains élus locaux et parmi les principaux n’aient pas compris, surtout lorsque le cours de l’or s’est mis à flamber sur la scène internationale en 2003, l’intérêt qu’il y avait à faire en sorte que les opérateurs miniers locaux puissent obtenir à défaut de PER des AEX. On peut donc légitimement considérer que par laxisme, irresponsabilité, lâcheté, le pillage de cette ressource a été organisé et qu’elle n’a pas profité seulement qu'aux clandestins.

Un historique de cette période permettrait de déceler comment la substitution des opérateurs miniers locaux s’est effectuée par la création de sociétés nouvelles de type SARL. Si la filière n’avait pas été désorganisée consciemment ou non elle aurait mieux contribué au développement du territoire. Il est surprenant qu’il ne soit pas venu à l’esprit d’aucun dirigeant l’évidence du pillage de cette ressource alors que son cours international était exponentiel… Les observateurs sérieux ne sont pas dupes.

La Guyane est sous l’empire de l’article 73 de la constitution. L’Etat n’a pas besoin de créer une société publique minière régionale, surtout sous la forme d’une filiale. Politiquement, il faut aller jusqu’au bout de la logique du principe de l’assimilation. A défaut, il s’agit d’un théâtre qui consiste à donner un rôle peu reluisant à certains élus locaux en face de spectateurs minoritaires et incrédules qui ne sortent pas de leur rêve d’humains inachevés.

La nature de la structure régionale ne laisse pas indifférente. Lorsque l’on parle de filiale, on fait référence à une relation société mère et fille. Juridiquement, une société mère détient au minimum 50% du capital de la fille quand bien même elle a une personnalité juridique distincte. Néanmoins, en détenant au minimum 50% du capital, la société mère impose ses décisions en AGO (Assemblée Générale Ordinaire).

L’autre aspect de la société publique minière régionale (la fille) est son objet. Il est dit qu’il sera de" participer en investissement aux projets miniers les plus structurants, d’accompagner la filière dans son ensemble et de participer au développement territorial". Le rêve quoi… L’institution régionale n’existe pas pour remplir cette mission … La nouvelle collectivité n’est pas en mesure d’assumer une telle compétence… Les structures légales sont plus importantes que les structures légitimes… Il faut croire que les compétences autres que celles des mines au sein de l’institution régionale sont des farces…

Enfin, certains de nos acteurs politiques jouent excellemment leur rôle et nous confirment que la vie est une comédie. Jugez-en plutôt. Lorsqu’ils ont appris qu’il y aurait l’exploration pétrolière, ils ont proposé, entre autres, sur les média locaux la création d’une école pour la formation de techniciens et d’ingénieurs locaux pour répondre aux besoins de l’exploitation pétrolière. Cette fois, ils proposent de créer une école des mines en Guyane et vantent celle de l’hexagone. S’il ne s’agissait pas de la souffrance du plus grand nombre on rirait bien et on leur proposerait une société publique de poudre de Perlimpinpin  pour qu’ils créent une école de sorciers.

Il y a une différence, l’exploration pétrolière venait d’une multinationale avec l’autorisation de l’Etat, l’exploitation des mines est une initiative de l’Etat.  En tout état de cause le devenir de cette terre de Guyane reste problématique.

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:25

La fronde de quelques parlementaires socialistes vient mettre un bémol à ce que l’on pourrait appeler l’édulcoration outrancière du socialisme vu par l’exécutif démocratico-républicain de l’Hexagone. Récemment sur France Info, le Premier ministre disait : « La Gauche peut mourir » après avoir dit qu’il fallait aller au-delà de la Gauche. Concevoir cela, c’est déplacer le segment électoral de la Gauche, c’est nier son identité qui constitue l’essence même du PS français. Voilà donc une preuve indiscutable qu’il n’y a plus personne pour faire de la politique. Elle perd de plus en plus son sens et ceux qui croient en l’égalité des chances, en l’Etat en tant que puissance devant garantir l’existence décente du plus grand nombre sont largués. Il ne reste plus que la philosophie, la théologie et la science pour parler de l’Homme. Quel retour en arrière… La politique c’est la théorie et la mise en pratique d’une certaine idée de l’homme dans son environnement, dans un système donné.

 

Que signifie aller au-delà de la Gauche ? Cela veut tout simplement dire abandonner certaines valeurs de gauche, tendre vers le compromis, voire la compromission en adoptant d’autres valeurs qui ne sont pas les siennes, c’est capituler en face de la notion de partage et de solidarité, c’est refuser de franchir les obstacles dont Saint-Exupéry pensait qu'ils permettaient de se découvrir, c’est fuir la notion d’engagement le plus difficile à porter car le plus complexe à faire partager, c’est avoir peur de défendre la liberté, la liberté absolue de conscience, c’est s’aveugler face à la pluralité des hommes qu’il faut tenter de réunir malgré leur différence, c’est nier la réalité de la réciprocité des êtres humains malgré leur morphologie apparente.

 

Certains socialistes qui tiennent les rênes du pays France ont décidé de changer de modèle de société. Ils n’ont d’yeux que pour celui des Etats-Unis avec deux grands pôles dont l’un serait l’extrême droite que l’on cherche à sociabiliser et à diaboliser en même temps (stratégie de communication machiavélique) et l’autre, une sorte de centre droit qui écarterait ceux qui conçoivent le bien commun comme essentiel. Par suite, d’une, part on ferait croire que le centre droit serait la gauche et l’extrême droite, la droite. D’autre part, avec une telle bipolarisation, l’institutionnalisation du système économique libéral serait plus concevable, plus facile à accepter. Dans ce modèle à l’américaine, il est plus facile de justifier la pauvreté, le chômage, l’injustice à côté du contingent de riches et de très riches car, c’est le principe du sauve qui peut, la nasse pour les malheureux, les misérables.

 

Certains de ceux qui se disent socialistes sont arrivés à ce niveau avec la complicité d’autres socialistes qui se taisent par opportunisme et carriérisme. Ils fabriquent la contrainte à la liberté, ils érigent en faits naturels la domination des uns sur les autres, des forts sur les faibles. La photographie des conséquences du système actuel mondialisé constitue pour eux une réalité naturelle, ce n’est pas un échec, c’est le résultat de la main invisible qui « auto-régule ». Pour eux la pensée libérale est la traduction du cours de l’histoire. Elle abolit l’idée de la construction de sa propre destinée en réhabilitant l’idée du destin déjà tracé. Quelle horreur de savoir que ce sont ceux qui sont censés être des nôtres qui portent le coup fatal.

 

« La Gauche peut mourir ». Non … La Gauche peut surtout être assassinée. Elle peut être poussée au suicide. C’est le meilleur moyen de rendre service au système libéral qui échoue devant nous, qui tient déjà difficilement sur un seul pied. La raison humaine nous pousse à la résistance car c’est le seul moyen de rendre plus supportable notre existence, de donner plus de valeur à notre dignité. La résistance est la seule loi qui nous permet de croire que tout est encore possible, qui nous permet de penser que le Président de la République a son secret sur sa stratégie et qu’il n’a nullement l’intention de capituler devant la contrainte libérale. Le courage est une valeur de gauche et une donnée essentielle de la politique. Nous en avons et nous ferons en sorte que ceux qui croient en nous n’aient point de doute là-dessus.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 05:34

La situation en Irak semble inquiétante pour la communauté internationale. Les "djiadistes sunnites" auraient fait plus de 1700 tués et pourtant...
 

Les dirigeants occidentaux tenteront toujours de chercher d'autres causes aux événements qu'ils génèrent eux-mêmes. Aucun humain doté de raison ne peut penser que la situation actuelle en Irak est étrangère à l'invasion des Etats-Unis en 2003 avec ses alliés européens.

 

Les USA soutirée par quelques alliés européens lorsqu'ils le décident, interviennent militairement sur des territoires dont ils savent à l'avance qu'ils leurs sont supérieurs tant du point de vue de la stratégie militaire que des équipements militaires.

 

Ils ont fait avec l'Irak selon leur désir. Manipulation avec la guerre Irak-Iran de 1980 à 1988 avec un mélange "d'Irangate" et un pseudo soutien à l'Irak. Ils ont pu compter avec la complicité de certains pays européens de l'ouest et bizarrement avec l'Union Soviétique qui craignait la révolution iranienne.

 

En 2003 les Etats-Unis inventent les armes de destructions massives que l'on cherche en vain jusqu'alors pour agresser l'Irak. Toute la communauté internationale a été, à l'insu de son plein gré, trompée et, nul ne s'est interessé à ce que deviendrait cette vieille civilisation mesopotamienne. Toujours avec la complicité de certains pays européens la guerre illégale a eu lieu.

 

En leur qualité de grande puissance, ils créent les dictateurs en leur imposant leur propre diktat et les détruisent quant ils le désirent en créant le chaos. Les Etats-Unis sont à l'origine de l'extermination de bien des peuples, les Indiens d'Amérique du Nord par millions, les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. C'était durant le deuxième millénaire. En ce troisième millénaire c'est déjà l'Irak et l'Afganistan. Sur l'Irak, compte tenu du mobile qui a déclenché cette guerre soi-disant chirurgicale sans l'accord de l'ONU, on doit légitimement considérer cet acte de guerre comme  un crime d'agression, un crime de guerre.

 

Mais, les Etats-Unis commandent le monde. Ils peuvent se permettre d'agresser tous les Etats dont ils savent à l'avance qu'ils leur sont supérieurs. Ils le peuvent car, à l'instar de la Chine, ils n'ont pas ratifié la convention de Rome relative à la Cour Pénale Internationale. En d'autres termes, ils ne seront jamais jugés. D'autre part, on voit mal le Conseil de Sécurité de l'ONU donner à la CPI à titre exceptionnel compétence pour les juger.

 

Le monde est une allégorie. Il y a les criminels à col blanc qui érigent les régles qui ne s'appliquent pas à eux et les criminels à col bleu à qui ces règles s'imposent. C'est donc la loi de la raison du plus fort au plus haut niveau international. C'est la voie de l'ignominie, celle de l'irrespect de l'humanité, celle qui de manière perenne garantit la disparition des humains.

 

Ce qui se passe en Irak est triste, grave, intolérable. L'origine est pourtant connue. Dans ce monde, parmi tous les Dirigeants pseudo puissants, pas un n'est suffisamment crédible pour faire entendre sa voix. Le monde de la matière domine le monde de l'esprit. Les gouvernements ne se soucient point de l'existence humaine, l'évolution de la technologie, la soif de l'argent sont le nouveau "veau d'or" du monde.

 

Osez parler de justice... Osez parler de liberté... Osez parler de démocratie... Osez parler de solidarité... "Hors de mon église, point de salut".

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 18:15

Les élections européennes auront lieu dans la semaine du 22 au 25 mai 2014 dans toute l’Union Européenne. Ces élections européennes qui concernent les Etats membres de l’UE, d’évidence ne constituent pas un événement stimulant pour les peuples européens. Ils apparaissent désabusés car, toute cette construction à travers les différents traités depuis la CEE fondée en 1957 jusqu’au mini traité constitutionnel ne semble pas avoir amélioré leurs conditions de vie.

 

L’Union Européenne dans le système WGS 84 a pour coordonnées en latitude 50° N et en longitude 9° E. Ce sont donc des Etats appartenant à l’hémisphère Nord qui ont décidé de se mettre en interférence. Il se trouve que certains Etats membres ont pérennisé leur relation avec d’autres territoires non européens depuis la conquête du Nouveau Monde. Certains sont devenus indépendants et d’autres ont connu un autre sort. Ainsi, ces liens sont soit étroits soit distendus. Leur nature permet de distinguer les Régions Ultrapériphériques qui font partie intégrante de l’UE des Pays et Territoires d’Outre-mer (PTOM) qui relèvent d’une relation d’association avec l’UE.

 

Si les peuples européens ont du mal à appréhender l’intérêt de l’Union Européenne, comment ceux de l’Amérique du Sud, de l’Arc Caraïbéen, de l’Océan Indien et du Pacifique qui ne sont pas en interaction avec ce grand espace de plus de 4 millions de Km² peuvent-ils trouver un intérêt à ces élections ?

 

Il n’y a pas besoin d’une loupe pour mesurer le fossé qu’il y a  entre le niveau de développement des Etats européens et celui des RUP. Au reste, il importe de nuancer ces dernières car, les DFA (Départements Français d’Amérique) ne sont en rien comparables aux Régions autonomes que sont Madère et les Açores pour le Portugal et les Canaries pour l’Espagne. Bien sûr, il y a un minimum de souveraineté des Etats membres qui peut expliquer le degré de volonté de chaque Etat à vouloir développer ses territoires périphériques.

 

Toutefois, nous devons admettre que les candidats à ces élections n’ont pas les arguments qui seraient susceptibles de motiver les électeurs. Pourtant, les modifications intervenues dans le mode de scrutin devraient leur permettre de faire davantage état des spécificités des RUP puisque sur les 8 circonscriptions réservées à la France, 7 sont pour l’Hexagone et 1 pour l’Outre-mer.

 

Ce qui ressort des discours des candidats est attristant. D’une manière générale il est demandé aux électeurs de se rendre aux urnes parce que l’Europe intervient dans le financement des investissements qui précèdent le développement. Or, que l’on nous cite une seule Région d’outremer de la France Hexagonale que l’on peut qualifier de territoire développé… Par exemple, des trois DFA, alors que la Guyane continentale est le territoire le plus riche de par sa biodiversité, ses ressources minières, l’étendue de son territoire, l’activité spatiale etc. elle est le DFA dont le PIB par habitant est le plus bas soit 52,5 contre 76,83 pour la Martinique et 76,6 pour la Guadeloupe (Insee 2006).

 

Ces discours font fi de la dignité des peuples. Ils sont sur le mode de la mendicité, ils ne sont ni novateurs, ni progressistes. De surcroît, ils sont stupides. Les pays ACP reçoivent des aides de l’Europe sans qu’ils aient à se rendre aux urnes. Les accords de Lomé 1 à 4 ont plutôt pénalisé les RUP.  L’Ukraine vient de recevoir de l’UE une aide de plus de 11 milliards € sans qu’elle appartienne à l’UE. Ce type de discours est niais et à bannir.

 

Les peuples des RUP constatent que sur les terrains de football dans l’UE des êtres humains à morphologie apparente différente de celle qui est communément admise comme européenne sont traités comme des espèces n’appartenant pas au genre humain, des ministres venant de ces territoires sont appréhendés comme des êtres humains inachevés. Pourtant, les RUP ont des atouts qui servent essentiellement à l’UE par le biais des Etats membres.

 

Un discours sur le souhait d’une Europe en tant qu’espace humaniste... bien sûr, en tant qu’espace de solidarité... bien sûr, en tant qu’espace de partage, de justice sociale, de laïcité et de dignité... bien sûr. Les peuples des RUP seraient plus sensibles à la construction européenne si les discours étaient positifs et faisaient prendre conscience aux peuples européens que grâce à ces régions, l’UE dispose du plus grand territoire maritime du monde, grâce à elles, l’Europe a une activité spatiale en Amérique du Sud au niveau de l’équateur, dispose d’un institut d’astrophysique aux Canaries dans l'Arc Caraibéen. Enfin, c’est sur ces territoires que germent les bananiers qui donnent le fruit (banane) très nourrissant pour les humains et qui est utilisé niaisement par les racistes et les xénophobes.  
 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 15:31

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cette citation est de Nicolas Boileau-Despréaux. Bien que relevant de l’art poétique, sa première partie ou proposition peut être considérée comme essentielle et constitue la source de toute construction systémique. Elle nous éclaire sur l’incohérence de certains comportements qui sont le fruit soit d’une absence de pensée cohérente et articulée avant l’action, soit d’une défection d’intellectuels de type sociologique dans notre construction sociale. Elle nous permet de voir également son contraire. Je veux vous parler de la ville de Kourou en Guyane, de l’élection municipale de 2014 et en filigrane du CNES.  Le résultat de cette élection n’est pas moins politique qu’on pourrait le croire. Il est entaché de circonstances bien étranges.

Tout système, toute structure humaine prend forme à partir d’une loi morale que l’on s’impose et qui engendre un sens politique qui va déterminer son mode de gestion. Aucune structure pensée et cohérente ne peut échapper à cette forme d’organisation. La ville de Kourou ne saurait y échapper. Sinon, force serait de reconnaître qu’il s’agit d’un espace où sont rassemblés des êtres humains sans prospective. Toute la subtilité réside dans le fait de savoir qui convient de la loi morale laïque qui est censée s’imposer à tous ; La Mairie sur son territoire de par les Institutions ou le mammouth qu’est le CNES en tant que communauté d’activité qui pèse de tout son poids directement ou indirectement sur les administrés et particulièrement sur l’électorat. Ce n’est pas un point de vue que j’énonce, ce serait trop facile à démonter, c’est un constat d’événements  qui conduit à affirmer que la dialectique des idées dans la configuration de la ville spatiale est le reflet de la mise en application des choses telle qu'elle a été conçue. Je ne fais pas de fixation mais, des éléments objectifs en connexion avec ma capacité à observer interpellent mon intellect. C’est donc légitimement que je m’interroge.

Pour bien appréhender mes propos que je considère comme plausibles et, je ne crains ni la répression sournoise (tracasserie administrative, pressions psychologiques diverses etc.) ni la répression brutale, je vais prendre en considération quelques revendications qui ont émaillés entre autres, la dernière mandature du Maire en 2008-2014. Auparavant, il importe de noter que s’il n’y a pas si longtemps on parlait de tirs de fusées sur fond de bidonville quant à la ville spatiale, l’amélioration de la qualité de la vie dans le bourg de Kourou est d’abord la prise de conscience individuelle du premier magistrat de cette ville et la volonté de modifier le cours de l’histoire de cette population locale. Le terme tirs de fusées su fond de bidonville est bien en voie de disparition. Alors, comment un Maire, riche de ce succès peut-il perdre les élections ?

Une des raisons de cet échec est le niveau de culture du Maire sortant qui le conduit à être en permanence en conflit avec lui-même entre l’homme soumis qu’il devrait être pour satisfaire le concept de la ville spatiale kouroucienne et l’homme révolté qu’il est au regard de ce même concept. Il est objet de méfiance par ceux qui ont construit le modèle kouroucien. Un homme de paille est plus en adéquation avec ce modèle. Depuis l’avènement du spatial, le profil du premier magistrat a été bâti sur la configuration d’un homme de l’UDR local devenu au cours de l’histoire l’UMP car, au-delà des étiquettes des gouvernements, il y a la nature de l’Etat français. Les revendications sur les taxes foncières, sur l’octroi de mer, l’intervention en pleine conscience sur « l’incivisme » déclarée  de la jeunesse abandonnée à son triste sort alors que la collectivité municipale n’a pas les moyens d’un développement économique volontaire font trop révolutionnaires. L’éradication des bidonvilles est un vecteur de cohésion sociale mais également une source capable d’atténuer le conflit ambivalent que porte en lui tout intellectuel organique mais surtout elle est une voie consciente ou inconsciente de l’élévation de la conscience collective. En ce sens le profil du maire sortant est dérangeant.

Que dire de l’alliance PS/AGEG-UMP-UDI-Guyane 73 qui vient faciliter la chute du maire comme le ferait en temps de colonisation les supplétifs au service du système. La députée AGEG de la deuxième circonscription, apparentée PS,  tente, à l’image d’un ignorant des principes fondamentaux de la pensée politique, sur le media public, de tempérer ses partenaires UMP-UDI dans leur diatribe anti gauche de type national. Elle ne pense même pas à se demander s'ils ne jouent pas un rôle pour détourner l'attention sur celui qu'aurait joué éventuellement la communauté d'activité spatiale... La question à se poser est la suivante, pourquoi en Guyane le PS s’accommode d'une alliance avec l’UMP et l’UDI ? Est-ce la preuve qu’il n’y a pas de continuité territoriale intellectuelle ou, la Guyane est-elle amputée d’intellectualisme collectif ?

Cette foudroyante chute par sa forme laissera des traces dans la conscience collective des guyanais et de ceux qui pensent que ce territoire mérite un autre sort. Chez les citoyens progressistes qui sont hors de la circonscription kouroucienne ils ont grains à moudre s’ils n’avaient encore pas bien compris le sens de l’enclavement de cette parcelle du territoire où le CNES possède autant de terre sans être en mesure de justifier le prix de son acquisition. L’ennemi mortel du système n'est pas ceux qui se métamorphosent au contact des injustices mais ceux qui génèrent ces injustices et les supplétifs qui permettent leur mise en application.

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