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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 03:40

Le sujet que je veux aborder est celui d’un territoire abandonné à la puissance financière et machiavélique de deux multinationales, l’une canadienne dénommée Columbus et l’autre russe appelée Nordgold. Elles n’ont pas fusionné. Chacune garde sa singularité. Elles se sont associées pour capter une ressource naturelle qui s’appelle l’or et qui leur donne la fièvre au point de ne point entendre la voix des peuples qu’ils veulent faire taire avec la complicité de supplétifs comme au temps des colonies. Ils veulent les faire émigrer définitivement de leur milieu naturel.

Etrange situation de ce territoire qui se soumet aux règles constitutionnelles et législatives d’un Etat qui semble ignorer son existence et son histoire. Etrange situation où le gouvernement de cet Etat, par l’entremise de son ministre de la transition écologique et solidaire pose la problématique de ce territoire comme s’il s’agissait d’un pays indépendant et pour lequel, il n’a aucune responsabilité dans sa situation économique, sociale et culturelle. Alors que l’exploitation des hydrocarbures sera interdite à l’horizon de 2040 sur le territoire hexagonal, il fait une exception pour la Guyane en avançant un argument guignolesque qui est que la Guyane est confrontée à « un problème de chômage, c’est aux guyanais de voir ». Lorsque les guyanais libres, non inféodés au système se penchent sur leur avenir, on leur apporte pour réponse : la répression sous toutes ses formes. Le grand pseudo argument est l’emploi ou si on préfère le chômage… Le taux de chômage dans l’Hexagone est en moyenne légèrement inférieur à 10% mais, le taux dans chaque département n’est pas identique. Ainsi, dans les Pyrénées Orientales il est de 15% lorsqu’il est dans le Cantal de 6%. Pourtant, l’Etat ne livre pas ce département aux multinationales.

Devant l’immensité de ce cauchemar, nos sens s’aiguisent et notre réflexion se complexifie. En contemplant le reste du monde, en faisant un retour sur l’histoire, on se rend compte que les situations, à quelques nuances près, se répètent pour les territoires dominés qui vivent une illusion d’égalité, une unité de forme. Qui dans l’hexagone s’intéresse à ce qui se passe en Guyane ? C’est en ce sens que la Guyane est moralement comparable à la conquête de l’Ouest en tant que processus de colonisation. Quel intérêt l’Etat français a à livrer la Guyane à la multinationale russe et canadienne. Le Canada dispose de ressources naturelles dont les minerais et les matériaux, La Russie également. La base de sa puissance est l’importance de ses ressources naturelles. Pourquoi ne s’imposent-elles pas dans ces pays ? Parce que La politique publique préconisée est draconienne dans ces Etats industrialisés et l’exploitation de tout gisement doit profiter au pays. Particulièrement au Canada dont le gouvernement tient à ce que les ressources naturelles améliorent la qualité de vie des canadiennes et canadiens. Par suite, on comprend l’intérêt de ces multinationales pour notre territoire. Par contre, par déduction, on comprend moins l’intérêt de l’Etat français et de la CTG au regard des retombées pour le territoire et surtout des conséquences environnementales mais également patrimoniales. Si les retombées sont aussi insignifiantes et les conséquences aussi catastrophiques, le seul intérêt pour l’Etat se résumerait à un intérêt particulier et pour la CTG peut être une compensation peu onéreuse. Il s’ensuit, qu’on serait  en face d’un système oligarchique qui n’a rien à voir avec une démocratie. Encore une fois, force nous est de constater la nature réelle de notre territoire dans la République. Je crois également qu'en ce qui concerne la multinationale Nordgold, pour mieux l’appréhender, il nous faut connaître la nouvelle société Russe depuis l’avènement de monsieur Poutine. Elle est différente de l'ancienne Russie de l'URSS notamment avec la disparition de l’uniformité qui lui était attachée.

Comment nous en sortir ? Crier au secours ! Aux assassins ! Personne ne nous entendra. Le monde a changé et continue de changer. Nous appartenons au camp des délaissés jusqu’à ce que nous prenions conscience que nous existons. Tout dépend de nous. Nous sommes tous concernés par cette catastrophe prévisible comme l’est celle du chlordécone. Nous devons nous mobiliser en sachant que nous avons peu de temps. Il nous faut être de plus en plus nombreux. Le seul avis que nous devons donner est simple : « Non à l’exploitation de la montagne d’or, non aux multinationales, halte au pillage »

Il nous faut renforcer notre cohésion. Au-delà de notre morphologie apparente notre problématique unique est que voulons-nous pour la Guyane et Comment voyons-nous l’avenir ?  J’en déduis que nous avons très peu de temps pour nous connaître car, comprendre et aimer les peuples c’est d’abord ça : Se connaître. Il nous faut clarifier nos relations avec les peuples autochtones et prendre conscience que nous avons tous été manipulés par la France. Nos querelles réciproques sont nées d’opportunistes et nous avons voulu bêtement les généraliser. Il nous faut mettre rapidement un terme à cette situation. C’est la France qui doit se réconcilier avec les peuples de Guyane. L’avenir est à ce prix, le prix de la dignité

 

 

 

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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 02:21

C’est la phrase qu’a prononcé le maire de Roura, David Riché par ailleurs, Président de l’Association des Maires de Guyane (AMG), Président de la Mission Locale. Il la prononce publiquement au terme du premier tour de l’élection législative partielle de la seconde circonscription alors qu’il n’est pas qualifié pour le second tour et croît être obligé de donner des consignes de vote à ceux qui ont porté leur suffrage sur son nom.

Pour comprendre ce qui se passe sur ce territoire, lorsqu’il prononce la phrase il la complète en demandant de voter pour le candidat LREM Lenaïk Adam lequel est à l’origine de l’annulation de l’élection législative de juin  2017 et de «l’affaire» de l’hélicoptère sur Apatou. Il est le candidat soutenu par le Président de la CTG Rodolphe Alexandre.

Le «Je n’ai pas le choix» est lourd de signification. Il implique une contrainte. Quelle pourrait être cette contrainte ? De quel ordre est-elle ? Quand de surcroît, il demande de voter pour le candidat LREM on ne peut que comprendre que ce n’est pas le candidat qu’il a librement choisi. Cette obligation forte n’indique t-elle pas la présence d’une menace et, si menace il y a de quelle nature serait-elle ? Ne perdons pas de vue que ce candidat a fait l’objet de propos racistes tagués sur un mur lors du premier tour de l’élection.

Il importe de savoir que David Riché est censé être membre de l’AGEG (A Gauche En Guyane) et qu’il était soutenu officiellement pour cette élection par le PSG (Parti Socialiste Guyanais) qui se réclame de gauche et qui a appelé à voter pour le candidat Rimane au deuxième tour.

Apparemment, une telle déclaration d’un candidat n’a interpellé aucune conscience… publique ou privée. La question est la suivante : Sur le territoire hexagonal, une telle annonce serait-elle possible et plausible ? Attention à la réponse. Si l’on dit oui, le problème de la République en tant que régime est gravement posé, d’autant que la République française est une et indivisible ce qui fait qu’elle est unitaire. D’autre part, elle s’est constituée en opposition à la monarchie, autrement dit à la tyrannie. Si l’on dit non, cela pose le problème de l’impartialité de la République sur l’ensemble de ses territoires. De surcroît, si l’assimilation est une application injective et justifie l’article 73 de la constitution, force est alors de constater qu’il n’y a pas d’injection donc pas d’assimilation. Le territoire n’est donc pas à considérer comme faisant partie de l’identité législative. Autrement, cela signifierait qu’on serait donc maintenu dans une sorte d’unité fictive et d’une égalité de forme.

Une telle déclaration pose le problème de la transparence lors des élections, des rapports de force, des tracasseries administratives, techniques et financières, des pressions exercées sur certains élus. Elle pose également la question de la corruption morale, du chantage. Enfin, elle interroge les fondements de la démocratie c'est-à-dire la séparation des pouvoirs. Si un élu de cet acabit arrive à un tel point d’impuissance, on pourrait admettre légitimement qu’il s’agit d’un début de preuve que l’on est installé sur ce territoire dans une illusion démocratique.

Cessons donc cette hypocrisie politique et appelons un chat un chat. A quoi correspond réellement notre territoire par rapport à la constitution ? N’importe quel individu avec un minimum de réflexion trouverait la réponse. Il suffirait de lire la constitution de la quatrième République qui est un des piliers de la cinquième pour comprendre l’enjeu que représente notre territoire. A partir de cette observation la prospective est différente selon l’angle dans lequel on se place. Si l’on se situe dans l’angle de la quatrième République enjolivée par la cinquième, « Aucun clou ne doit sortir… » de ce territoire. Si l’on se situe dans la contestation objective et structurée de ce qu’implique ce schéma constitutionnel, c’est la dignité qui apparaît comme une force pouvant transformer l’avenir de ce territoire et donc une prospective positive.

A chacun sa conscience et à tous la responsabilité de construire un présent et un avenir meilleur.

 

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 16:47

J’ai rencontré un anticolonialiste qui m’a demandé de mettre la pédale douce sur Mélenchon car, il aurait été le seul grand candidat à avoir tenu le drapeau guyanais lors des mouvements sociaux dont l’apogée se situe en mars 2017. Il a enchainé en me disant qu’il nous avait soutenus lors des élections législatives de juin 2017.

Ces propos m’ont désagréablement surpris, déjà sur leurs inexactitudes, puis, sur le fait qu’il ne faut pas grand-chose pour être anticolonialiste. J’ai bien compris que son favori est Davy Rimane. Je le lui ai dit et je trouve cela légitime comme il est légitime que mon favori soit Richard Joigny. Par contre, je ne me permettrai pas d’appeler une équipe concurrente pour lui dire comment mener sa campagne. Il est important que l’on sache que personne n’est en mesure de manipuler les militants du Parti Progressiste Guyanais ni sur le plan émotionnel, ni sur le plan rationnel.

Je rappelle que la France Insoumise n’a jamais soutenu la candidature de Richard Joigny. Nous avons eu un échange avec la Guyane Insoumise qui nous a proposé une Charte de la France Insoumise que nous avons refusée de signer. Deux jours avant le scrutin de juin 2017 les membres de la Guyane Insoumise ont produit un communiqué pour faire savoir qu’ils soutenaient la candidature de Richard Joigny et non celle de celui qui avait reçu le mandat national. Ceci montre à quel point il y a de vrais hommes et femmes de gauche en Guyane de morphologie apparente diverse.

Au-delà du fait que Richard Joigny est membre de notre Parti. Je le préfère à Davy Rimane lequel a trop fait d’esquives au regard de la situation de la Guyane, pays sous-développé avec un si énorme potentiel.

Sur les propos de Mélenchon « L’élection législative est nationale… C’est à Paris que ça se décide », Il s’est contenté de dire lors de son premier meeting : «Ce sont les propos de Mélenchon». Ce n’est pas très courageux. Il laisse seulement entendre que ça n’engage que l’auteur mais pas lui. L’auteur était absent de ce meeting. Quid maintenant de l’existence d’une charte entre les deux…

Sur la Montagne d’or, il esquive encore en laissant croire qu’il est avec la «pédale douce» contre le projet après avoir écouté tout le monde. Il était candidat en juin 2017 et ce projet était déjà là. Bien sûr, pour mieux voir l’esquive il suffit de l’entendre dire que le projet ne sera pas au centre de la campagne. Pourtant, cette élection est sur la deuxième circonscription où se trouvent les ressources naturelles. Là où il y a déjà de la Bio piraterie. Pour ce qui concerne le projet CMO, Il s’agit d’une ressource non renouvelable, d’une activité extrêmement polluante, destructrice de l’environnement, d’une superficie représentant 65% de celle de la commune de Cayenne. Il n’y a aucune retombée pour le territoire mais pire, l’or est extrait en tant que matière première puis va alimenter quasiment pour sa totalité l’industrie aurifère de la joaillerie qui est le segment de la demande le plus important avec ses 57% de part de marché.

Sur le face à face avec Richard Joigny, il a préféré envoyer sa suppléante. Une esquive de plus. On comprend que sur un scrutin de liste, le principal concerné se fait remplacer par un colistier mais pour les législatives ce n’est pas acceptable surtout que l’on sait dans quelles conditions le ou la suppléant(e) est appelé(e) à remplacer le titulaire. Trop d’esquives tuent l’esquive qui peut être assimilée à de la poltronnerie.

Les citoyens ont besoin d’un représentant en mesure de faire face aux difficultés, capable de se faire entendre démocratiquement à l’instar de Léon Gontran-Damas, Justin Catayée, Elie Castor pour ne citer que nos chers disparus, d’un représentant qui ne se contente pas de rencontrer les ministres voire leurs collaborateurs dans les salons. IL faut un représentant qui au-delà des missions habituelles d’un parlementaire arrive à transcender sa mission première pour se faire accompagner par d’autres vrais progressistes de l’Assemblée Nationale afin de résoudre la problématique existentielle de notre territoire. En ce sens, nous devons croire en Richard JOIGNY, seul candidat différent de tous les autres.

A ceux qui se sont toujours abstenus venez et donnez un coup de main à ceux qui iront voter comme d’habitude en ayant fait le choix de Richard Joigny et de sa suppléante Claire Albanési.

 

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 03:47

Dans "A pa mo ki di" du 2 février 2018, il est reproduit les propos de Jean-Luc Mélenchon quant à l'élection législative partielle en Guyane :"Il y a des amis qui ne sont pas contents qu'on désigne depuis Paris, c'est à Paris que ça se décide, parce que c'est une élection nationale, parce que nous voulons une alternance homme-femme.[...]. En juin, mes amis ont choisi un candidat [...] à la fin on a fait 1,37%. On ne participe pas à des élections pour faire 1,37%. On y va pour gagner".

C'est triste pour ses amis de "Guyane Insoumise" qui croyaient mener un combat pour des valeurs universelles et d'apprendre à partir de ces propos graves que la fin justifie les moyens. Tous les candidats vont à l'élection pour faire gagner leurs idées. Ils ne sont pas tous opportunistes et la fin ne justifie pas n'importe quel moyen. En tout cas, ces propos ne concernent pas  notre candidat Richard JOIGNY qui a fait près de 6% pour sa première élection. Ce n'est pas sa candidature qui a été validée en juin par Paris. "Guyane insoumise" l'a rejoint deux jours avant le scrutin. En tout état de cause les propos sont choquants pour un pays qui a connu des déportations et tout ce qui touche à la dignité humaine.

Nous savons que Jean-Luc Mélenchon est d'une grande culture et, il connaît parfaitement la Guyane et la nature du lien qui la lie à l'Hexagone. Ce n'est pas lui faire injure que de lui rappeler que de tout temps, c'est de Paris que ça s'est toujours décidé. Ses propos sont donc, dans la continuité de ce qui s'est toujours fait depuis la départementalisation de 1946 avec les partis de gouvernement de droite comme de gauche. Avant, c'était la colonisation. Tous les droits des colonisateurs étaient permis. Les colonisés étaient illégitimes... C'est aussi pour cela que la Guyane est dans ce piteux état.Territoire sous-développé malgré son potentiel tant en termes humains qu'en termes de ressources naturelles. Insécurité défiant l'entendement. Seuil de pauvreté calculé sur une base différente de l'Hexagone alors qu'il y a des disparités entre les Régions qui constituent le territoire hexagonal, pis, la vie est au moins 12% plus cher en Guyane que dans l'Hexagone. Il y a également le pillage de nos ressources naturelles qui pénalisent les générations en vie et encore davantage les générations à venir.

Oui, Jean-Luc Mélenchon est un grand intellectuel, un grand penseur. Par ses propos, je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec les grands penseurs qu'étaient Montesquieu, Victor Hugo, Voltaire etc. avec leur nuance relative à la morphologie apparente.

Oui, l'élection législative est nationale mais concerne des circonscriptions qui ont leur spécificité. Le député est censé être un élu d'une circonscription de 100 000 habitants. Il doit rendre des comptes à ses électeurs. C'est un engagement qui ne peut souffrir de la soumission. Son rôle aussi est de chercher au sein de l’Assemblée Nationale de vrais humanistes capables de se sentir concernés par la cause qu’il porte. C’est en ce sens que c’est une élection nationale.

Perdre les élections avec 1,37% ou avec 19% c'est la même chose si l'objectif est de gagner.

Sur notre territoire l’alternance ne se pose pas en termes d’homme-femme. L’État n’a pas fait ce qu’il faut pour ça. L’alternance se pose en termes d’idées et de valeurs. Si une femme les porte mieux qu’un homme, on se fiche du genre et vice-versa.

Enfin, nous ne serons jamais les soumis de la "France insoumise". Nous n'avons jamais sollicité aucune autorisation ni soutien au niveau national parce que nous savons et nous sommes conscients que l'amélioration de notre situation doit dépendre de nous. Nous avons voulu croire à un humanisme universel. Il se trouve que ces propos nous ramènent à la réalité territoriale.

Au delà de la "France insoumise" il sont nombreux sur le territoire à s'acharner contre le candidat Richard JOIGNY seul à avoir dit ouvertement et clairement qu’il est opposé au projet de la «Montagne d’or» pendant que le candidat soutenu par la «France Insoumise dit qu’il va étudier le projet. A ce stade, s’il ne l’a pas étudié, c’est certainement parce qu’il pense que l’électorat baigne dans l’ignorance. Du coup, on comprend les pressions téléphoniques qui se font sur tel ou tel exécutif pour faire barrage à notre candidat. Mais, nous aimons ça car, "à vaincre sans péril on triomphe sans gloire".

Électrices, Électeurs, notre dignité devrait nous pousser à voter en masse pour Richard JOIGNY.

 

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 02:44

Cet article est un extrait de : « Mon esprit, nos responsabilités, notre galaxie ».

"Si l'architecte qui a conçu notre univers devait se fâcher pour ce que les humains font endurer à son œuvre, il les sanctionnerait sérieusement. En raison de l'incertitude de cette sanction, nous devons réagir et faire entendre notre voix contre les idioties humaines, leurs inepties, leur arrogance".

La société guyanaise est en crise mais pas de celle qu’on veut nous faire croire. Les effets négatifs voire nauséabonds que l’on constate ne sont que les causes d’une vraie crise qui est celle d’une absence d’idéal. Donc, une crise d’idéal. Si nous admettons qu’une société est un système, nous devons comprendre qu’elle est fondée sur une logique, c'est-à-dire un ensemble de règles qui permet de bien l’identifier et de trouver son fonctionnement cohérent et efficace. Un système n’est pas une photocopie. Il est la concrétisation de ce qui a été pensé. Ce qui a été pensé est une "réalité fictive" qui doit pouvoir être accessible à la réalité "réelle". La réalité fictive est la vision théorique de ce que l’on veut construire. Elle est bâtie à partir d’un idéal, autrement dit un modèle de société. La réalité réelle est, à partir de la mise en application de cette vision théorique, notre vécu. Elle devrait tendre le plus proche possible de la réalité fictive.

Il s’ensuit que la société ainsi pensée devrait porter en elle les valeurs collectives indispensables au bien-être individuel et collectif. Qu’en est-il de notre société ? Elle ressemble à un robot dont la partie conceptuelle est remplacée par un logiciel conçu à partir de la réalité fictive du territoire hexagonal. Comme tout logiciel, il est un programme qui fonctionne sous certaines conditions. Celui que nous avons "bugue" en permanence parce que le langage des représentants de notre territoire est très peu adapté aux instructions du logiciel. Même un compilateur ne pourrait pas effectuer la traduction entre les deux. A partir de là, on peut comprendre ce que l’on a décidé d’appeler crise. Crise économique ? Foutaise ! Crise sociale ? Foutaise ! Crise identitaire ? Foutaise !

Une crise est un retournement d’activité. En quoi notre organisation sociétale est l’expression d’un retournement… A quel moment nos échanges économiques, intellectuels, culturels, cultuels ont été prospères pour voir aujourd’hui une récession ? Il n’y a que ceux qui ont un imaginaire déformé, délavé pour croire en cette ineptie. La demande globale c'est-à-dire la demande de biens d’investissement et de biens de consommation est saturée… La Mairie de Kourou qui cède 2 tiers de ses actions à la SNI relève d’une crise de suréquipement… L’État et le CNES détenaient déjà 51,8% du capital de la Simko, il y avait crise pour céder 2/3 de 40% d’actions au point d’être en dessous de la minorité de blocage CTG comprise… Le pillage de nos ressources naturelles entre autres, l'activité aurifère avec la destruction de notre faune et de notre flore par des multinationales sont la réponse à notre situation...

Le logiciel du système qui s’est substitué à notre réalité fictive a introduit dans nos circuits mentaux la métaphore de « l’assisté par assimilation » qui comme un virus attaque notre esprit d’initiative, notre sens des décisions et de responsabilité. En tout cas pour nombre d’entre nous. En tant que progressistes nous devons éradiquer cette métaphore pour redevenir ce que nous n’aurions jamais dû cesser d’être, des êtres humains complètement achevés capables d’harmoniser notre environnement et d’être interactifs au sein de la communauté humaine à laquelle nous appartenons. Rompre avec cette métaphore c’est conquérir sa liberté, son autonomie d’esprit, c’est tendre vers la maîtrise de son destin, celui auquel on rêve. En cela, le choix de vie dépasse la morphologie apparente. Il se construit avec ceux qui ressentent une souffrance générée par le mal-vivre, le mal-être. Serions-nous la seule communauté humaine qui n’aurait pas un avenir à construire à partir de son territoire ? la seule communauté d’hommes et de femmes à ne pas s’identifier à son territoire… Comment donc, comprendre notre existence dans l’espace que nous occupons s’il nous est étranger…

 

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 21:21

J'ai pris quatre jours de congés et j'ai décidé de couper avec l'activité professionnelle et de penser à autre chose qui soit moins rationnelle. Par le présent article, je vais tenter de vous tracer l'itinéraire vagabond de mon esprit. Auparavant, il y a bien quelque chose qui m'a conduit à faire ce choix. Sans nul doute c'est la nature du mouvement au sein de notre société guyanaise qui m'a fait me planter là et essayer de comprendre le sens de notre existence. Avec une certaine précision, je vous communique les éléments, source de ma réflexion. Il y a l'éveil collectif de milliers de personnes le 28 mars 2017 puis, le calme plat. Forcément, on s'interroge sur la permanence de la conscience. Des évidences qui n'en sont pas pour nombre d'élus qui continuent à fonctionner de la même manière, comme si la vitesse avec laquelle la société se délite n'est pas suffisante. Des réflexes communautaires qui sapent la cohésion sociale et empêchent l'unité du peuple en nourrissant bien sûr l'organisation technico-sociale imposée, le regard identique de tous les courants politiques de l’hexagone sur notre territoire. Enfin, le réveil de certains intellectuels plutôt anonymes qui expriment spontanément, sur certains réseaux sociaux, leurs exaspérations face au système. Alors, je me suis dit que nous sommes singuliers comme tous les humains de la planète, que notre singularité si nous ne l'altérons pas par des contre-vérités, par un complexe d'infériorité, devrait nous permettre de nous assumer, de nous réaliser et d'être performant dans ce que nous entreprenons. D'autre part, elle ne nous oblige pas à l'exil au prétexte de sociétés plus complexes donc plus nourrissantes intellectuellement. Cette singularité nous oblige à complexifier notre environnement pour le rendre plus attrayant. Ainsi donc, le rêve éveillé peut commencer.

Mais, rien n'est simple. Dans ce monde démonstratif où la pensée dominante, à défaut d'être purement scientifique est rationnelle, il nous faut le braver. Comment? En montrant l'expansion scientifique qui n'est pas autre chose que "l'acertitude" de tout ce qui avait été démontré auparavant. (J'emploie le terme entre guillemet volontairement par analogie à l'expression mathématique "A barre") Exemple, la théorie de la gravité d'Isaac Newton s'est heurtée à la défiance de la planète Mercure proche du soleil quant à sa loi de l'attraction universelle. Cette théorie a été la référence pendant longtemps grâce à ses succès jusqu'à la théorie d'Albert Einstein sur la relativité générale. Laquelle théorie propose un autre mécanisme que celui de Isaac Newton et introduit la nuance par l'importance de l'attraction gravitationnelle, donc de la déformation de l'espace-temps. De ce que j'en sais, la compréhension de la relation Mercure - Soleil est réglée avec Einstein. Ce léger rappel est fait pour inciter à une plus grande tolérance quant à ce qu'on ne peut démontrer mais qui reste plausible à l'esprit humain.

La voie que j'ai choisie est, à défaut d'autres termes, d'ordre métaphysique. Mais, j'exclus tout dogme. Ces dogmes qui font que les sociétés humaines sont ce qu'elles sont. Dogme de l'inculture avec le racisme et la xénophobie, dogme de la pseudo race supérieure avec toutes les manipulations et les mensonges, et cætera. Cette démarche adogmatique, me semble t-il, introduit une large liberté d'esprit et d'expression. Car, le but est de donner du sens à notre existence terrestre. Autrement dit, le droit d'interroger tous les mystères, tous les phénomènes.

Pour comprendre le sens de mon existence, j'ai décidé de donner libre cours à mon imaginaire. J'ai accepté d'introduire dans ma réflexion l'idée de la mort. En même temps, j'ai admis que je ne peux passer ma vie à comprendre la signification de la mort pour que je me détermine dans mes actions. Mon cerveau a donc capté la définition que le système rationnel donne de la mort. C'est à dire la mort clinique, celle biologique et la mort cérébrale. Comme nous pouvons tous le constater, il s'agit d'une définition qui a un lien avec différentes activités de la matière. En clair, la mort serait l'arrêt de toute activité liée avec notre corps physique. Entre nous, il n'y a pas de quoi penser à interroger notre conscience. Mon esprit continue donc de vagabonder et s'arrête sur la perception religieuse de la mort. Là, il est fait état de la notion de l'Au-delà, quelque chose qui est hors de notre univers. Cette perception rend la vie terrestre plus absurde encore voire, plus inutile. De surcroît, le salut viendrait de la somme des péchés que nous aurions faits par rapport aux lois religieuses que nous n'aurions pas respectées. Quid des lois sociales. En fait, il s’agit de sanctions à la résistance à la soumission. Intellectuellement, c’est bien difficile à admettre si on veut donner du sens à notre personnalité qui engendre notre présence et notre affectivité qui nous permet de distinguer la notion d'existence de celle de vie. Mon esprit a voulu continuer son itinéraire vagabond. Il scrute au passage les savoirs qui peuvent lui permettre de donner un sens à notre présence sur terre.
 
Les théories permettent de modéliser les phénomènes que l'on constate dans notre Galaxie et leurs évolutions pour mieux prévoir. Mon esprit vagabond a décidé de modéliser nos comportements pour mieux orienter notre destin.

Si l'univers est en expansion comme le disent nombre de scientifiques, la connaissance est par implication en expansion. Sans apparaître farfelu, il est possible d'envisager un autre scénario que celui qui a cours majoritairement sur la planète et qui est la vie après la mort. Partant du principe qu'il reste encore énormément de mystères à résoudre, mon esprit vagabond veut absolument m'interpeller sur notre responsabilité dans la vie terrestre parce qu'il a déjà intégré que la matière est intimement liée à la planète terre et que l'esprit est essentiellement lié à minima à notre Galaxie. Du coup, il veut m'indiquer que forcément j'aurai des comptes à rendre comme chacun d'entre-nous. Il me laisse comprendre que lorsqu'il a intégré mon corps ce n'est pas pour souffrir mais pour aller bien plus loin que de là où il venait. Il me conseille comme à nous tous de faire en sorte qu'il se sente bien dans la matière que nous constituons pour avoir l'envie d'y demeurer.

Durant toute la durée de notre corps, il veut être en expansion. Autrement dit, en évolution intellectuelle, en transcendant notre personnalité au point de transformer notre environnement. J’en déduis par là que nous avons la responsabilité de l’interférence entre l’univers végétal, l’univers animal et l’univers humain. Je comprends également que le temps que j’ai à passer sur terre ne peut pas être linéaire mais, progressif. Autrement dit, l’apport d’une plus-value constante. Dans son itinéraire, il me rappelle que sans lui je ne suis rien (le je matière). Il cherche à me faire comprendre que ma présence sur terre n'est qu'une étape et que j'ai en tant qu'esprit toute la Galaxie à parcourir. Ça change de la théorie de l'Au-delà...

Il continue son itinéraire vagabond. Il me fait savoir qu’à chaque étape il me sera demandé ce que j'ai fait sur chaque planète précédente en commençant par la terre. La réponse ne pourra pas être que matérielle. Au reste, lorsque j'apporterai les réponses, il me demandera si j'en suis satisfait. Puis, il me présentera les missions que j'avais à accomplir et le chemin critique que je devais utiliser. Si les écarts sont trop importants, il me fera savoir qu'il a perdu son temps avec moi et me fera payer le prix de son emprisonnement dans la matière qui me constitue. En continuant son itinéraire vagabond, il me somme de lui dire pourquoi j'ai tant négligé l'étendue de la liberté quand bien même je lutte contre la soumission. Je comprends que la liberté sans être absolue tend vers cette limite. Je me dis qu’un des buts ultimes de l’existence est la liberté. Cela signifie le savoir, la connaissance, le courage, la volonté, l’incorruptibilité morale et financière, la dignité humaine. Ne jamais se soumettre.

Ainsi, le message qu’il reste à faire passer aux plus jeunes est bien le dialogue avec soi le plus tôt possible pour une transformation de soi et de son environnement. Notre plus grande croyance est celle en nous-mêmes.

 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 17:16

La France est souvent, par l'intermédiaire de ses représentants, observatrice dans les élections sur des territoires étrangers. Ce mandat, elle l'obtient de l'ONU. On pourrait le dire autrement. La France est considérée comme un grand pays démocratique. Sa technique, ses méthodes sont éprouvées. Par suite, elle peut être considérée comme exemplaire. Sa République composée d'un corps de vertus dont la dignité humaine a tout pour rassurer. Cela lui donne le droit de participer à la police des élections hors de ses frontières. Vu de l'extérieur, le concept de ses institutions est confondu au réel. Ainsi, le sens commun qui se dégage de cette construction conduit à penser que très  majoritairement l'on ne peut être une chose et son contraire. Par exemple, l'on ne pourrait épouser la vérité et dans le même temps cultiver le mensonge. Bien entendu, la relativité du sens commun est liée au concept institutionnel. 


Pourtant, il y a un territoire où ce concept institutionnel apparaît inversé. C'est celui de la Guyane.  Il n'est même pas nécessaire de distinguer entre le droit et les faits. J'en veux pour preuve la décision du Gouvernement d'interdire l'exploitation des hydrocarbures sur le territoire hexagonal et de faire le contraire sur le territoire guyanais. Mieux encore, d'entendre le Ministre de la transition écologique expliquer, concernant l'exploitation aurifère, que les guyanais sont confrontés au problème d'emplois, c'est à eux de s'exprimer. Le problème de ce type de référendum décidé au plus haut niveau est que l'on connaît à l'avance le résultat. Il n'est point besoin de savoir si ce référendum est légal ou pas. Nous avons l'expérience avec celui de janvier 2010 et le délitement de la société qui s'en est suivi. Donc, les multinationales comme Nordgold et Columbus sont "presque" tranquilles ainsi que leurs successeures. Là où d'aucuns ne verraient de liens avec les fraudes électorales, ma subjectivité me conduit à voir le contraire. La Guyane a-t'elle besoin d'observateurs internationaux lors des élections ?

En Guyane, vous avez su comme nous que les élections législatives sur la 2ème circonscription ont été annulées par le conseil constitutionnel sans qu'il ait eu besoin de faire un examen sur le fond. C'est une triste histoire car,ce n'est pas comme le laisse croire le candidat à l'origine de ce fait, avec la complicité de certains media,  une simple faute administrative dont il serait la victime. Il s'agit d'une fraude électorale conséquente. Si nous prenons le mémoire de l'avocat rendu public, preuves à l'appui, les faits rapportés sont très graves et devraient conduire à des conséquences judiciaires sans précédent sur notre territoire.

Il s'agit d'une situation grave qui suscite la révolte et interpelle tout être humain doté d'intelligence et d'instruction. Nous le sommes si nous le voulons. Regardons-nous, chaque fois que nous nous rencontrons, nous savons que la situation est exécrable. Nous savons qu'il est nécessaire de changer les choses, qu'il y a marre de l'insécurité sous toutes ses formes, qu'il y a assez des problèmes de logements, de travail, d'incivilités, de pillage de nos ressources naturelles. Ce comportement nous pousse à nous interroger sur nous-mêmes, sur notre conscience et sa transparence par rapport à nous-mêmes. Autrement dit, soit nous sommes de vrais ignorants, soit nous connaissons la vérité et que nous nous mentons volontairement par lâcheté, par peur, par complaisance.

Nous ne pouvons plus accepter de laisser le territoire se déliter à cause de ces méthodes que l'on dit propres aux Républiques Bananières. Cette fraude massive, structurée, n'est pas l'oeuvre d'un seul homme mais bien d'une organisation. Il s'agit d'une méthode éprouvée dont le but n'est pas l'intérêt général mais bien leurs intérêts personnels. C'est pour cela qu'ils sont prêts à tout, même à recommencer. N'y a-t'il pas un lien entre un député de cette circonscription et les ressources naturelles qui s'y trouvent entre autres aurifères mais également relatives à la biodiversité ?

Nous devons admettre que nous avons notre part de responsabilité dans ce qui a conduit à l'annulation de ces élections. Celles-ci nous offrent une nouvelle chance de changer le cours de notre destin et d'exclure les fraudeurs, ceux qui font honte au territoire, honte aux électeurs. Il n'est plus question de se demander si la fraude est possible mais de savoir comment elle arrive pour la neutraliser. Le sens commun chez nous est à l'opposé du sens commun conçu pour l'hexagone pour la même constitution. L'altération du sens commun dans l'hexagone est l'exception qui confirme la règle alors que chez nous elle est la règle qui confirme l'exception. La solution est donc en chacun de nous, chacun doit être en face de sa conscience. Autrement dit, si nous voulons changer les choses, nous devons nous mobiliser en allant massivement voter et surtout se donner les moyens d'exercer un contrôle lors du dépouillement. Notre contribution sera efficace si nous arrivons à faire valoir le corps des vertus de la République qui a engendré la démocratie. Quand bien même l'on aurait tendance à nous considérer comme des citoyens de seconde zone, nous devons utiliser les outils de la République qui sont à disposition quitte à faire sortir de vraies contradictions. Il nous revient l'obligation de ne pas nous considérer comme des citoyens de seconde zone. Nous devons refuser d'anoblir comme certains le voudraient le complexe d'infériorité.

Nous aurons l'occasion de nous revoir et de confondre nos idées tout au long de la campagne officielle. Par ailleurs, nous aurons notre candidat Richard Jules JOIGNY  lequel se fera un honneur de vous rencontrer.

 

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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 16:33

Alors, citoyens un petit effort. Les fêtes de fin d’année annoncent la fin d’un cycle et le commencement d’un nouveau. Que fêtons-nous ? La mort ou la naissance. Si on en juge par l’expression usitée, on serait plus enclin à dire qu’on fête la mort. Pour certains, parce qu’ils sont satisfaits de l’année écoulée et qu’ils veulent lui être reconnaissants. Pour d’autres parce qu’il était temps qu’elle se termine dans l’espoir d’un nouveau cycle meilleur. En regardant le monde, la deuxième catégorie apparaît plus volumineuse. Quant à notre territoire ; la Guyane, les indicateurs montrent qu’il est temps de passer à autre chose. 

En tout état de cause, cet intervalle de temps nous permet de réfléchir sur le temps qui passe. Ce temps est-il le fruit de notre conscience ? Si tel est  le cas, de quoi avons-nous pris conscience en cet instant clé où la terre finit sa rotation autour du soleil et que l’on compte 365 jours ¼ de plus qui viennent s’ajouter aux autres cycles du temps passé et la nouvelle rotation qui va tout de suite démarrer et qui exprime le temps continu.

Ce temps qui passe est-il si absurde au point de nous conduire à refuser de prendre le contrôle du mouvement, celui que nous créons consciemment ou inconsciemment. Celui de l’interaction des intelligences qui produit une lecture intelligible des événements, celui de l’interaction des personnes qui génère l’altérité, celui de l’interaction culturelle qui engendre le respect des uns et des autres, celui de l’interaction mentale qui façonne notre volonté à vouloir améliorer matériellement et spirituellement les conditions d’existence de l’humanité et par implication les nôtres. Sommes-nous prêts à changer le cours de notre existence ? Avons-nous la volonté, chacun en fonction de ses attributs humains de faire l’effort pour que ça aille mieux collectivement ? Au contraire, acceptons-nous d’entendre et de nous effacer devant le rituel des vœux de ceux qui ont pourri notre vie et qui viennent avec leurs balivernes, leurs bobards nous dire que ça ira mieux alors que nous sommes pillés financièrement, matériellement et intellectuellement.

Les organisations humaines sont des systèmes qui répondent à une idéologie. Elles naissent avec un but, un objectif. En ce sens chaque système définit son « sens commun » et celui-ci est l’aliénation qui conditionne nos comportements. Elle est ancrée en nous comme une donnée naturelle, comme une logique appartenant à l’inné. Ainsi, d’une manière générale, nous acceptons la soumission au système au point de trouver normal l’invisibilité dans la société des contestataires actifs et latents. L’effort que nous devons faire est celui d’admettre qu’aucune société n’est neutre et qu’il est légitime que ceux qui ont pris conscience de cette lecture s’expriment sur cette discrimination de la logique du système, de sa nature.

Il est évident que je fais volontairement des abstractions pour éviter d’être trop long. Mais, je vous sais capable de compréhension et de décryptage du message. Enfin, deux disparitions cette année m’ont profondément ému. Il s’agit de la mort de ; Alain MICHEL et de Georges OTHILY. Je ne vous en dis pas d’avantage. J’espère que comme Léon GONTRAN-DAMAS, ils ne sont pas passés dans notre existence pour rien. A ceux qui sont en vie, sachez que : "Ceux qui vivent, sont ceux qui luttent".
 

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 03:56

Il y a quelques mois, en une journée, le 28 mars 2017, la Guyane entrait dans l’Histoire par les canaux médiatiques internationaux et les réseaux sociaux. Plus de 50 000 personnes, sur une population évaluée officiellement à 252 338 habitants, étaient descendues dans les rues dans les principales villes comme Cayenne, Saint-Laurent du Maroni, Kourou, pour exprimer leur ras-le-bol de la gouvernance actuelle et la négligence de l’État à leur encontre. C’est près de 20% de la population qui s’est mobilisé. Sur la détermination et sur le fond de la situation, c’était le SELMA guyanais. Cette imposante marche a légitimé  « L'accord de Guyane » qui a été publié au journal officiel de la République. Au nom de la continuité de l’État, tous les Gouvernements successifs sont légalement liés à cet accord sauf à considérer que ce moment de démocratie et de légitimité est similaire à la période de Vichy et qu'il n'est qu'une parenthèse dans l'Histoire de la France Hexagonale. Cette prise de pouvoir momentané du peuple a relayé au rang de va-nu-pieds ceux qui prétendaient avoir la légitimité pour parler au nom du peuple. Le peuple les a fait taire au su et au vu du monde et il s’est exprimé. Par le biais du collectif «Pou La Gwiyann Dékolé », il a exigé un Congrès pour la mise en place de « L'accord de Guyane ». En conséquence, le mot d’ordre est tout simplement  « L'accord de Guyane ». C’est la seule revendication légitime.

Nous apprenons que les convocations sont parties et que le Congrès prévoit un ordre du jour qui n’a rien à voir avec «  L'Accord de Guyane ». Comment peut-on se moquer de la légitimité d’une telle marche… Il est important que la population sache que le Congrès est institutionnellement composé des Élus Territoriaux, des Maires et des parlementaires autrement dit tous les représentants institutionnels que les artisans de la marche imposante avaient demandé de se taire. Il est évident que le renouveau ne peut pas venir de ceux qui sont responsables de la situation et qui n’ont quasiment jamais respecté leurs engagements de campagne. Encore une fois, avec cet ordre du jour, ils ne veulent pas respecter la volonté du peuple.

La naïveté ou le narcissisme de certaines organisations les pousse à croire qu’elles peuvent faire quelque chose pour modifier l’ordre du jour de cette réunion appelée Congrès. Elles ne mesurent pas que par leur présence, elles vont contribuer à donner le sentiment que le Congrès a été une réussite, elles ne se rendent pas compte qu’elles vont participer à la création d’un pseudo espoir qui va encore ruiner les aspirations du peuple.

Avec le Parti Progressiste Guyanais, je ne crois pas que la solution puisse venir de cette entité dont la majorité des exécutifs locaux est à l’origine du délitement de la société soit directement, soit indirectement. De surcroît, pas un élu de ce Congrès n’a fait savoir publiquement qu’il s’opposait à cet ordre du jour qui est contraire aux aspirations du peuple. Toujours avec le Parti Progressiste Guyanais, je préconise le boycott de cette assemblée. Si nous sommes sérieux et que nous sommes sensibles à la souffrance de nos concitoyens, à l’absence de perspective pour la jeunesse dont nous avons une obligation morale et politique quant à leur avenir, alors, nous devons en parallèle à ce Congrès institutionnel faire un Congrès du peuple qui serait quelque part une Assemblée constituante pour l’avenir de notre territoire en prenant comme support  « L'Accord de Guyane ». Aux yeux du peuple, nous serions plus crédibles, nous serions mieux entendus, la sympathie serait de notre côté. Cette Assemblée aurait au fur et à mesure plus de poids par l’intégration des nouveaux arrivants. Pour tenir compte de la densification progressive de cette assemblée de travail nous nous serions fixés un délai de 9 mois pour valider notre document. La méthode n’est pas le monopole des élus comme la géopolitique n’est pas le monopole de l’Etat. Penser la société, c’est penser à notre existence, se donner les moyens d’un autre paradigme que celui dont on est soumis actuellement qui nous humilie et nous traite comme des majeurs non émancipés.

Nous n’avons pas le droit de décevoir cette mobilisation historique  du 28 mars 2017. Méfiez-vous de la colère froide, de la colère latente comme le volcan que l’on croît éteint et qui le jour de son réveil surprend et permet de constater sa force, sa puissance, son énergie lorsqu’il a tout ravagé sur son passage.

 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 00:45

Pour notre rentrée politique, nous avons choisi de faire une conférence de presse sur les préoccupations de notre Parti. En effet,  le territoire guyanais a un vrai potentiel de richesses. Or, il est le plus pauvre des Régions Ultra Périphériques. Les données statistiques sont là. Elles sont connues de tous les analystes, de tous les politiques, de toutes les Directions de l’Etat et pourtant, à ce jour aucune réponse efficace n’est apportée à la situation. Tout n’est que blabla… paroles, paroles, paroles… Nos jeunes sont victimes de la sous-activité du pays et de surcroît, ils sont stigmatisés dans le cadre de la délinquance. Ils sont quasiment tous contraints à l’exil, qu'ils soient formés ou non. Au moment où nous faisons la conférence de presse, nous savons que la colère gronde, nous savons que l’immédiateté n’est pas assurée. Les problèmes de scolarisation sont toujours posés au même titre que la déscolarisation. Il n’est plus possible de continuer sur cette voie surtout qu’à l’horizon 2030 la population augmentera de plus de 162% et elle sera de plus en plus jeune. Le PIB qui est en constante régression est un des facteurs de la rupture sociale source d’explosion. Notre préoccupation est grande et elle porte sur :

•    L’ambigüité des contrats aidés
•    La réforme du code du travail
•    Les accords de Guyane
•    La montagne d’or
•    Le chômage

Pour cette conférence de presse nos deux porte-paroles ont été Katia SPRINGER et Richard JOIGNY deux jeunes adultes.

Le Secrétaire Général

*************

CONFÉRENCE DE PRESSE DU 19 SEPTEMBRE 2017 AU ROYAL AMAZONIA

Mesdames, Messieurs les journalistes,

Merci d’avoir répondu favorablement à notre invitation. L’objet de notre conférence de presse porte sur le facteur travail sur notre territoire. Notre responsabilité en tant que parti politique nous conduit à exprimer notre préoccupation quant au devenir de notre société.

Nos analyses et propositions résultent des données de l’Insee dont la mission est « de collecter, d’analyser et de diffuser les informations sur l’économie et la société française sur l’ensemble de son territoire ».

En clair cela signifie que notre responsabilité ne saurait être engagée sur les indices que nous présentons. D’autre part, nous considérons cet organisme comme scientifique et nous faisons confiance à son intégrité.

Avec un taux de chômage de 23% et un halo de13%  la Guyane en tant que Région Ultra Périphérique à un taux de chômage élevé par rapport aux RUP portugaise et espagnole. Par ailleurs, 44% des chômeurs sont des jeunes de -25 ans.

La crise économique est beaucoup plus profonde que dans ces RUP.  Le secteur agricole est peu développé et la production peu diversifiée.

Le secteur tertiaire est prédominant mais il s’agit du secteur public. Sa part dans la valeur ajoutée est de 15% alors que 40% de la population active occupe un emploi public

La part de la population de 15 ans et plus sans diplôme est de 43,3% alors qu’elle est de 17,7% dans l’Hexagone.

Il n’y a pas de fatalité. Il nous faut arrêter les facteurs de décrochage qui génèrent la pauvreté sur notre territoire.  D’ici à l’horizon 2030, il est prévu un accroissement de la population  à hauteur de 162%

Nous croyons que la durabilité des emplois passe par la formation en termes de métiers. Le métier est la maîtrise d’un savoir-faire. En tant que tel il est un des facteurs de production qui a pour objectif la création de richesses par le biais de biens nouveaux, de services nouveaux, d’idées nouvelles. Selon nous, il faut prioriser tous les métiers afin de donner une chance à tous les citoyens de pouvoir apporter leur contribution à la création d’activité.

Nous croyons également à une dynamique du secteur tertiaire dans le secteur privé afin d’avoir un meilleur taux de contribution à la valeur ajoutée.

Nous pensons qu’il est nécessaire d’accélérer le développement du secteur agricole traditionnel et surtout de le diversifier. Il nous faut avoir l’ambition de rejoindre les performances de Madère, des Açores et des iles Canaries en atteignant leur niveau de production dans leur secteur secondaire.

Si la Guyane fait partie des pays dont le PIB est inférieur à 75 % de la moyenne européenne c’est bien le constat d’une économie sous-développée. En conséquence, la société agit avec violence sur ces membres en étant responsable de sa sous-activité.

Enfin, la réforme du code du travail va impacter le développement prévisionnel du territoire du seul fait du principe d’assimilation générée par l’article 73. Rien ne prouve que la dynamique recherchée par la croissance du secteur privé sera facilitée par cette réforme.

Je passe la parole à Richard

Comme le disait précédemment Katy le travail, c’est avant tout un savoir-faire un métier c’est la création d’un besoin ou d’un service et cette valeur est en train d’être détruite par les projets de loi du gouvernement.

Si cette loi peut être la solution pour la France hexagonale mais j’en doute, pour nous guyanais c’est une aberration économique. Car libéraliser le travail sur un territoire ou Il y a un taux de chômage record, ou les formations ne correspondent pas aux réalités du territoire et ou toute la population ne peut avoir accès à un marché du travail égalitairement c’est mettre des freins encore plus conséquents à un développement économique de la Guyane.

C’est pour cela que nous nous opposons à toute réforme libérale du droit du travail même si nous savons que le silence de nos parlementaires concernant cette loi, le statut qui nous régit, l’article 73 feront que nous appliquerons cette disposition.

Concernant la suppression des effectifs de contrats aidés, nous savons clairement que les contrats aidés ne sont pas une solution durable pour lutter contre le chômage car ils donnent accès à un emploi et non à un travail, c’est plutôt l’arbre qui cache la forêt.

Il n’y aurait pas besoin de contrat aidés si le territoire avait un développement économique suffisant et si la formation professionnelle était efficiente, organisée et bien réfléchie. Mais il faut reconnaitre que ces emplois subventionnés font vivre un grand nombre de famille et sont, malgré tout, une des rares possibilités que les collectivités ont pour maintenir la paix sociale sur un territoire au bord de l’implosion.

Nous nous devons donc de lutter pour une augmentation des effectifs de contrats aidés mais surtout nous devons lutter pour un développement économique  sur le territoire afin que chacun puisse y trouver un travail, un métier, un savoir-faire.

Par ailleurs, un développement économique durable et pérenne ne se fait pas avec une Multinationale. Effectivement, ces sociétés transnationales sont là pour la rentabilité extrême et ne respecte que le profit, le travailleur pour eux est déshumanisé ce n’est plus qu’une variable économique.

De plus, tous les emplois promis et consacrés au territoire par le projet de la montagne d’or ne sont qu’à très faible valeur ajouté.

En effet, aucune formation n’a été mise en place en amont pour que l’on puisse développer une expertise et des savoirs faire sur le territoire, pour que l’on puisse former des ingénieurs, des techniciens.

Donc les soi-disant 800 emplois direct promis par la société ne seront que des tâches subalternes ne donnant ni formation, ni émancipation économique et sociale, ni savoir-faire et métier.

Nous ne voulons pas de ça pour notre pays, c’est pour cela que rien que sur l’aspect de la valeur travail nous nous opposons frontalement au projet minier de la Montagne d’or et nous appelons toutes les guyanaises et tous les Guyanais à faire vent debout contre ce projet.
Concernant les accords de Guyane, nous avons vu une Ministre se promener encore une fois sur le territoire à grand coup de communication et amener des réponses qui ne font plus rêver personne et n’amusent plus la galerie.

Les accords de Guyane sont une priorité car ils émanent de la volonté du peuple et il n’est pas normal que l’Etat ne respecte pas rigoureusement ces engagements.

Cependant, nous tenons à rappeler à tous que l’on ne crée pas de l’activité économique avec des subventions, il est fondamental que nous ayons la maitrise du sol et du sous-sol pour enfin mettre en place une politique de développement économique créatrice de richesse pour notre pays et qui génère donc du travail.

Nous invitons donc toutes les forces vives et tous les signataires des accords à redoubler d’effort pour que nous puissions avoir satisfaction très rapidement sur le volet foncier et nous mettons en garde l’Etat quant au respect de ses engagements.

Mesdames et messieurs, la conférence prenant fin, nous vous remercions de votre attention et nous sommes disponibles pour toutes vos questions.

Merci à tous,

 

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