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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 01:01

Le conseil municipal prévu à 18 heures 30' dans la salle de délibération de la ville de Cayenne était consacré en partie au vote du compte administratif 2008 et au vote du budget primitif unique de 2009. Je fais, volontairement, abstraction des autres sujets compte tenu de l'importance de ces deux opérations et de leur densité.

Le Compte Administratif 2008

Tout d'abord, je dois vous informer que le compte administratif (C.A.) tenu par la collectivité municipale doit être accompagné du compte de gestion tenu par le comptable du Trésor. Aucun conseiller municipal n'avait ce document. Dans la rédaction du compte administratif il est stipulé que celui-ci est en concordance avec le compte de gestion. Malheureusement je ne suis pas en mesure d'en apporter la preuve.

J'ai donc écouté attentivement l'exposé de l'adjoint au maire délégué aux finances ainsi que son conseil financier, prestataire extérieur.

Je dois préciser que ma préoccupation en ma qualité de conseiller municipal et, par respect pour les électeurs qui ont porté leur suffrage sur mon nom, est le devenir de la ville de Cayenne en terme d'investissement, de dette et de financement.

Sur les grandes lignes du compte administratif, deux opérations ont particulièrement attiré mon attention. Il s'agit :

* D'une opération d'ordre intitulée "Transfert entre section" pour un montant de 19 931 451,27€ en fonctionnement
* D'une opération intitulée " Excédents de fonctionnement capitalisés" pour un montant de 12 246 176,22 € en investissement.

Je dois porter à votre connaissance qu'une opération d'ordre ne génère pas de flux financier.

Après l'exposé des personnes ci-dessus indiquées, je pose donc la question de savoir : Comment a été conçue l'opération d'ordre d'un montant de 19 931 451,27 € ?

Le prestataire me répond qu'il s'agit d'une écriture comptable qui leur a été recommandé par le représentant de l'Etat. En terme de transparence, aucun conseiller municipal, à ma connaissance, n'avait par-devers lui un support accréditant cette recommandation. Il me précise également que cette opération est liée à l'emprunt de restructuration sollicité à hauteur de 25 000 000 €. Sur le C.A. cet emprunt est validé à hauteur de 23 824 000 €.

En ce qui me concerne, quand bien même le financement des charges d'exploitation par emprunt n'est pas orthodoxe, la logique de l'écriture est plausible. Par contre, le montant imputé est contestable parce qu'il n'est pas cohérent et ne correspond pas à la réalité.

Ce qu'il faut savoir pour bien appréhender la logique de mon raisonnement et comprendre la préoccupation de la majorité municipale est le suivant. La Mairie selon le compte administratif a mandaté en couverture de la dette antérieure un montant de 10 381 497, 33 €. La mobilisation de l'emprunt destiné au financement des pertes d'exploitation antérieures, toujours selon le compte administratif, s'est faite à hauteur de 12 091 090 €. Je pars du principe qu'on émet un titre sur un tiers  (État, Région, Département etc). Dans le cas d'espèces, la Mairie aurait émis un titre sur la banque qui a permis l'emprunt. Par voie de conséquence, l'écriture d'ordre aurait dû être du même montant que la partie de l'emprunt qui a été mobilisée.

A partir de ces éléments je dis au Conseil Municipal que l'écriture n'est pas justifiée et elle n'est pas cohérente. De deux choses l'une, soit il retient comme valeur, le montant des mandats émis c'est à dire 10 381 497,33 €, soit il retient le montant de la mobilisation effective de l'emprunt c'est à dire 12 091 090 €.  J'aurais opté pour celui-ci. Mais, rien ne justifie la somme de 19 931 451,27 €.

Les deux personnes qui avaient en charge l'exposé ont marqué un temps d'hésitation car, ce sont des spécialistes et j'en veux pour preuve une des réponses de l'un d'entre eux qui a parlé d'écriture scabreuse. A cet instant, intervient le Maire pour dire qu'il est "debout derrière cette écriture". Ma réplique a été de lui demander s'il avait observé que nous n'avions pas le compte de gestion. Il a répondu agacé qu'il était là par-devers lui. Je lui répondis que je ne l'avais pas parmi mes documents.

Un calme souffle sur le Conseil Municipal et le Maire à l'attention des conseillers réplique qu'il s'agit d'une lecture comptable de ma part. N'est ce pas étrange cette soudaine relativité...

Conséquences sur le Résultat

Par ce jeu d'écriture la majorité du Conseil Municipal présente un compte administratif en excédent de fonctionnement pour un montant de 6 882 773, 20 €. Il apparaît évident que dans la réalité, au 31 décembre 2008, l'exercice présente une perte de (19 931 451,27 € - 12 091 090 €) - 6 882 773,20 € = 957 588,07 €.


Conséquence de l'absence du compte de gestion

On ne peut pas vérifier la réelle concordance entre le compte de gestion et le compte administratif en ce qui concerne les recettes et les dépenses réelles. J'en veux pour preuve qu'une collectivité peut émettre des mandats alors que le comptable du Trésor ne soit pas en mesure de les liquider faute de trésorerie. Par ailleurs, rien ne prouve que le prêt a été liquidé et qu'il figure dans la comptabilité du comptable du Trésor au 31 décembre 2008.

De ce qui ressort du compte administratif 2008, la trésorerie est :
* Déficitaire en fonctionnement de :    -11 966 458,36€
* Excédentaire en Investissement de : 24 046 266,19€
Soit un excédent global de :                    12 079 807,73€

On devrait conclure que le compte de gestion tenu par le comptable du Trésor est excédentaire de 12 079 807,73€ alors que l'emprunt n'a pas été liquidé dans son intégralité. Si la situation est aussi florissante, pourquoi n'avoir pas remis aux conseillers municipaux le compte de gestion arrêté au 31/12/2008?

Ma deuxième question portait sur les "excédents de fonctionnement". Les orateurs délégués aux finances ainsi que le Maire n'ont pu me donner une réponse satisfaisante. De mémoire, l'exercice 2007 corrigé faisait apparaître un déficit de l'ordre de : (21 757 392,29€ - 2 667 872,42€) = 19 089 519,87€. J'ai du mal à justifier ces excédents de fonctionnement capitalisés. Par suite, si je déduis cette somme de l'excédent de trésorerie ci-dessus, j'arrive à un déficit à hauteur de (12 246 176,22€ - 12 079 807,73€)= 166 368,49€

D'autre part, force a été pour moi de constater la différence entre la perte de 19 089 519,87 € et l'écriture d'ordre qui est de 19 931 451,27 soit un surplus de 841 931,40 €. Il y a certainement eu une régularisation dont je n'ai pas connaissance.

En raison de cette opacité, je me suis exprimé négativement sur le compte administratif et dans la cohérence de ma réflexion je me suis abstenu sur le vote du budget du fait du report du C.A 2008. Je reste convaincu que le souci de la majorité municipale était de présenter un compte administratif excédentaire.

Bien sûr, je suis le seul Conseiller à l'avoir fait et je l'assume pleinement.

Mon attitude est liée au fait qu'une collectivité est bien gérée s'il y a un équilibre entre ses investissements, sa capacité d'autofinancement et sa dette. Dans cette situation, je ne peux pas exprimer si le niveau d'investissement est trop fort, si l'augmentation de la dette est trop forte et si on ne s'oriente pas vers une augmentation des impôts locaux  dans le court terme qui serait inadmissible.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 01:50
Nous étions conviés le mardi 3 février 2009 à 18 heures à l'Hôtel de ville pour débattre sur les orientations budgétaires 2009 dans le cadre du premier Conseil Municipal du 1er trimestre 2009. C'est une obligation pour les communes depuis la loi du 6 février 1992.

Il n'y a eu aucune intervention, pourtant, l'opposition ne s'est pas concertée. Par conséquent, il n'y a pas eu de débat. On aurait pu légitimement penser que les membres de la majorité auraient débattu entre eux, cela n'a pas été le cas. On pourrait presque penser à raison que c'est l'uniformité qui prédomine.

En ce qui me concerne, le document présenté ne laissait quasiment pas de place pour le débat. Il rappelait les engagements pris durant la campagne électorale du candidat devenu Maire. Par suite, ce document suscitait ,à mon humble avis, davantage une ouverture sur la polémique que sur un réel débat. J'en veux pour preuve le projet "Avenue d'Estrée" alors que la réalité financière n'est pas celle de la campagne. Il est de surcroît stipulé dans le document l'idée de contracter un nouvel emprunt à hauteur de 6 000 000 €.

Par ailleurs, on sait que le Maire et sa majorité votent le budget comme ils l'ont réalisé. Pourquoi débattre sur l'évolution de la situation financière de la collectivité municipale d'autant que le débat se concentre seulement sur les projets à venir sans s'occuper des réalisations passées, que les observations qui sont formulées par les conseillers municipaux ne sont pas pris en compte puisqu'il n'y a pas de vote. On voit bien qu'il s'agit d'une simple formalité administrative qui n'a aucun caractère décisionnel.

Je refuse donc de participer ou de cautionner  ce qui apparaît comme une illusion malgré son caractère légal.
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 00:35
Sur les chaînes nationales on a présenté les propos de DOMOTA comme étant anti blanc. Un des journalistes a dit : " les Békés c'est à dire les blancs". De deux choses l'une, soit il y a une méconnaissance de la réalité historique des Antilles et cela peut ne pas surprendre puisque cela fait près de 4 siècles que la France y est présente et l'état économique, social et culturel des quatre "vieilles colonies" est ahurissant, soit il s'agit d'une campagne de démolition pour casser les guadeloupéens à l'instar de ce qui s'est fait pour Haïti pour avoir créé la première République noire, et donc la désinformation est de fait un outil au service de cette mission. Par ailleurs, laisser croire que les antillais confondent les Békés et les européens de France c'est faire une grave erreur et s'il y a procès, il serrait bien qu'il soit public et internationalisé pour que le monde entier puisse s'interroger sur le fonctionnement sociologique des Antilles Guyane. Tous les Antillais et Guyanais savent que tous les français de l'hexagone qui viennent aux Antilles Guyane ne partagent pas la philosophie exprimée par Monsieur Huygues-Despointes. Il y a parmi eux des progressistes, des humanistes de vrais républicains etc. Ne pas reconnaître que les propos de DOMOTA s'inscrivent dans une réalité historique de la Guadeloupe c'est contribuer à nourrir la haine, la révolte, l'humiliation. C'est également permettre la banalisation des propos tels que "travailler à l'antillaise" ou "l'heure guyanaise".

Ni les propos de Huygues-Despointes ni ceux de l'intervenante Bèkè, dont j'oublie le nom, dans le reportage télévisé, n'ont suscité des nouveaux intervenants médiatiques un tel désappointement. Pourtant, pour l'un il s'agit réellement de propos raciste puisqu'il fallait préserver la race dit-il. Pour l'autre, l'intervenante, il s'agissait d'un aveu puisqu'elle stipulait que le groupe auquel elle appartenait ne pouvait plus continuer à vivre de la sorte précisait-elle aujourd'hui. Par implication, il s'agit d'une reconnaissance de la réalité des propos de HD jusqu'à au moins hier. Pourtant, nous n'avons pas entendu à notre connaissance que la justice s'était saisi de ces dossiers. Bien au contraire, il y a eu tentative de censure voire une censure pour paraît-il ne pas mettre de l'huile sur le feu quant au documentaire réalisé par canal+.

Dans ce procès éventuel, il est à espérer qu'il y aura des avocats politiques de la trempe de Maître Vergès pour situer les propos de DOMOTA dans son contexte ainsi que l'imaginaire qui se rattache à la langue guadeloupéenne. Parallèlement, il est à espérer que les dossiers sur la formation des prix aux Antilles Guyane seront fins prêts car, lorsque l'on prononce le terme esclavagiste, on parle également d'un mode de production.

Il est évident que ce procès devra faire partie de l'Histoire de l'Humanité et qu'après, un vent humaniste soufflera tant sur les terres de Guadeloupe que sur celles des trois autres  "vieilles colonies"

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 20:58
La Guyane qui battait le record de prix du carburant au litre, 1,77 € le sans plomb, s'était révoltée. Nous étions au mois de novembre 2008. Depuis, la vie pour les consommateurs de carburant n'est plus la même. Ils vont de choc en choc. Le gouvernement de la France par l'intermédiaire de son Secrétaire d'Etat à l'Outremer se glorifiait d'avoir fait pression sur les pétroliers pour obtenir la baisse de trente centimes au litre. Personne n'avait compris, à l'époque, qu'il y avait une compensation financière. L'opacité est certainement une sacré méthode. Pourtant, fort de ce succès opaque, le représentant du gouvernement demandait au Conseil Régional de baisser directement de 20 centimes sa TSC. Quelle arnaque cela ferait s'il n'avait pas résisté !!! En fait, aujourd'hui, les 50 centimes apparaissent hypothétiques...  En effet, il se trouve que les pétroliers menacent de ne pas fournir de carburant à la Guyane si l'Etat ne couvre pas les trente centimes...

Apparemment la problématique n'est pas la même pour la Martinique et la Guadeloupe. On aimerait bien savoir pourquoi? Le prix du carburant est plus bas qu'en Guyane. Si les pétroliers ont l'air si puissant c'est sûrement dû au fait qu'ils soient actionnaires de la raffinerie et distributeurs du produit... Cela ressemble bien à une situation de monopole...  Envisage t-on de mettre un terme à cette situation?

Peut-on penser que l'Etat en Guyane ne soit pas consommateur de carburant... Peut être que l'armée, la Préfecture, la police nationale, les autres services déconcentrés de l'Etat ont une astuce pour ne pas payer le prix du carburant au prix du marché local... Rappelons que le prix du carburant est décrété par la Préfecture sur proposition de la DDRF.

Une chose est sûre, un État de droit ne peut se permettre une telle versatilité dans ses rapports avec des fournisseurs, fussent-ils puissants, au détriment de la santé psychologique des consommateurs de carburant. Doit -on s'interroger sur la nature de cet État?

Il apparaît important que la population guyanaise prenne conscience de ses atouts pour que de tels chantages n'aient pas lieu. Elle doit apprendre à se mobiliser pour la défense de ses ressources naturelles. Pourquoi toute la population ne se mobiliserait-elle pas contre l'exploration du pétrole sur nos côtes? Nous avons bien des atouts... Pourquoi ne pas prendre toutes les dispositions pour s'approvisionner ailleurs étant entendu que dans le monde, il y a plus de sept cents raffineries et particulièrement en Amérique du Sud et dans la Caraïbe. La France hexagonale, dans une relation digne des siècles derniers, pourrait approvisionner la "France Équinoxiale" de carburant sortant de son territoire à un coût certainement plus bas que celui que l'on veut nous imposer. Sommes nous devenus psychiquement trop libre....

Au moment où l'Etat transfère des compétences aux collectivités territoriales en 4 siècles de présence en Guyane et sachant qu'elle est sous équipée malgré les efforts qui ont été effectués depuis la décentralisation, il serait irresponsable d'ôter au Conseil Régional une partie de ses ressources. N'oublions pas, par ailleurs, que dans les communes frontières rien n'est fait pour contrôler la consommation de carburant venant de l'extérieur et qu'il s'agit d'un manque à gagner conséquent pour la collectivité régionale étant entendu que sa taxe est censée être perçue sur le carburant consommé sur le territoire.
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 19:02
Le vendredi 19 décembre 2008, le Conseil Général et le Conseil Régional de la Guyane se sont réunis en Congrès et ont adopté à l'unanimité l'article 74 de la Constitution Française pour caractériser dorénavant, après l'approbation du peuple, la Collectivité Territoriale qu'est la Guyane. L'adoption de cet article est apparue dans le débat comme se référant à l'ancienne mouture d'avant la modification du Titre XII de la Constitution.

La loi constitutionnelle n°2003-276

La France a une grande expérience des contestations collectives avec notamment, l'Algérie, la Nouvelle-Calédonie et plus en amont, les colonies d'Afrique noire. Cela lui confère des réflexes lui permettant d'anticiper les crises aiguës pouvant entraîner des pertes de territoires.

On peut légitimement penser que le vent de contestation manifesté par la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion a été pris au sérieux par l'Etat français qui a vu à travers ce souffle une élévation de la conscience collective des peuples d'Outremer.

Ainsi, le Congrès Parlementaire à Versailles, en date du 28 mars 2003 a adopté la loi constitutionnelle n° 2003-276 relative à l'organisation décentralisée de la République. Ce faisant, elle apporte une modification substantielle aux articles 72; 73; 74. La plus essentielle apparaît dans l'article 72 qui connaît une profonde transformation. Elle densifie le lien avec l'Hexagone en diminuant l'écart entre les articles 73 et 74 tout en les inscrivant dans le cadre de la décentralisation.

L'article 74 a déjà un statut prédéterminé puisque des territoires existent. Les modifications complémentaires qui pourraient être engagées sont bien encadrées. Psychologiquement, on peut considérer que passer de l'article 73 à 74 est un léger progrès dans la marche ascendante de l'être humain.

L'efficacité de la décentralisation et l'article 74

Pour l'Outremer, le problème est de savoir si lorsque l'Etat décentralise il ne déconcentre pas autant ses services. Autrement dit, s'il ne donne pas plus de pouvoir au prétexte d'efficacité au Préfet, aux directeurs départementaux et régionaux pour atténuer les effets de la décentralisation en Outremer.

Ce qu'il aurait fallu

Tout homme parfait et achevé peut considérer que le rapport féodo-vassalique  existe également dans l'article 74. Celui-ci n'apparaît pas comme une dévolution de pouvoir politique. Cela n'a rien d'une autonomie et ce n'est qu'un petit pas qui génère plus de contraintes pour le territoire qui en fait la demande. Le pouvoir est peu élargi par rapport à l'article 73. La contrainte est forte car, il sera plus difficile au bout de quelques petites années de démontrer que cette évolution ne répond pas au besoin de développement de la société guyanaise. C'est toute la difficulté de penser la transformation sociétale par le biais institutionnel.

Il aurait certainement fallu élaborer une organisation fonctionnelle originale qui garantisse le développement cohérent de la société guyanaise sur une base démocratique et qui prenne en compte le refus de l'humiliation en privilégiant une transformation intellectuelle collective capable de casser l'inféodation de la politique à l'économie et de générer des réponses à la souffrance, au mal-être, au bonheur, à de meilleures conditions de vie. Puis en faire la proposition à l'Etat dans l'optique de la création d'une nouvelle Collectivité, conformément à l'article 72 de la constitution. Ainsi, on exprimerait une vraie évolution institutionnelle.
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 13:05
L'ONU, histrion aux yeux du monde

On peut légitimement s'interroger sur l'obligation de résultat d'une structure comme celle de l'ONU. On peut également s'interroger légitimement sur le financement qui garantit le fonctionnement de cette structure. On a le droit de se pencher sur l'influence des bailleurs de fonds quant à l'attitude de cette structure au regard des événements qui alimentent l'histoire de l'humanité. Enfin, on a également le droit de s'interroger sur la nature de cette structure à savoir : est-ce un Bâteleur ou un équilibriste?

L'ONU qui a succédé à la SDN (Société Des Nations) est liée aux accords de Yalta (Partage du monde avec Churchill, Roosevelt, Staline). A première impression, cette organisation aurait dû disparaître avec l'effondrement du Mur de Berlin, l'éclatement de l'URSS, l'implosion de la Yougoslavie et la séparation de la Tchécoslovaquie. Le monde venait de changer et l'organisation aurait dû changer pour mieux répondre aux aspirations des peuples et être plus en conformité avec sa charte qui aurait pu  être reconduite.

L' ONU apparaît aujourd'hui, à ceux qui sont épris de justice, à ceux qui souffrent, comme un creuset à l'intérieur duquel des hommes et des femmes hauts responsables viennent percevoir leur rémunération mensuelle sans conscience politique, sans conscience humaniste. La charte des Nations Unies et le Statut de la CIJ semblent être un amas de mots qui n'a pas d'implication et vidé de tout sens. Aucune révolte visible n'est perceptible sauf celle de ceux qui sont sur le terrain et qui se font bombarder.

Les dernières interventions du Président des États-Unis Georges W. BUSH qui de son propre aveu n'était pas préparé à la Guerre d'Irak et de surcroît reconnaissait l'erreur de la CIA quant aux armes de destruction massive, confortent l'idée d'impuissance de l'ONU et de la Cour Internationale de Justice face aux gros bailleurs de cette institution. Le Conseil de sécurité de l'ONU n'avait pas donné son accord pour la guerre d'Irak. Beaucoup d'innocents sont tombés pour une guerre voulue quasiment que par les États -Unis.

En ce qui concerne Israël. Cette nouvelle guerre avec le peuple palestinien sans armée prouvent si besoin était l'anesthésie, l'engourdissement, la crampe de l'institution onusienne. Israël n'a jamais respecté les résolutions de l'ONU.

Cette organisation ne peut brandir que des résultats sur les pays pratiquement marginalisés, faibles, isolés. "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire".

Un Tribunal Pénal International, une juridiction en quête de sujet à traiter...

Comment ne pas penser qu'il y a crime de guerre dans le cas de l'Irak suite aux aveux du Président sortant des États-Unis? Comment peut-on ignorer les milliers de victimes des bombardements états-uniens? Comment feindre de ne pas voir Guantanamo? Ces événements ne défient-ils pas la charte des Nations Unies? Ces événements qui prouvent la destruction d'une civilisation mésopotamienne bien plus ancienne que celle des Etats-Unis ne posent-ils pas un problème de conscience à la Cour Internationale de Justice?

A quand un Tribunal Pénal International pour les Dirigeants va t-en guerre des Etats-Unis?

En ce qui concerne Israël qui a décidé unilatéralement de faire la guerre à la Palestine, le bombardement des populations civiles n'est pas un crime de guerre? Contre quelle armée se bât Israël? "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" L'ONU pleure devant Israël pour ses ressortissants bombardés, c'est bien le comble de la stupidité. Stupide qu'est l'ONU. L'impérialisme des dirigeants d'Israël sur la Palestine pour volontairement maintenir la population dans la précarité, dans la misère, n'est-il pas un crime contre l'humanité? 

A quand un Tribunal Pénal International pour les Dirigeants va t-en guerre d'Israël?
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 12:00
Israël peut-il tout se permettre?

Jusqu'à quand l'Europe va t-elle cultiver sa culpabilité envers Israël? Tous les juifs du monde ne demeurent pas en Israël. Tous les juifs du monde ne partagent pas les positions du gouvernement d'Israël. Tous les habitants d'Israël ne sont pas heureux et tous n'apprécient pas cette nouvelle guerre stupide que mènent les dirigeants va t-en guerre du gouvernement d'Israël. Cette guerre électoraliste les appauvrit encore davantage alors que nombre de leurs plus grands dirigeants sont impliqués dans des affaires de moeurs et de corruption.

Comment un peuple qui a tant souffert peut-il avoir des dirigeants avec autant d'inhumanité... Le problème est véritablement politique. Tous les juifs israéliens ne peuvent pas être aussi identiques à leurs dirigeants. Selon "Holocaust Survivor's Welfare" datant d'avril 2007, quatre vingt mille  des deux cent soixante mille survivants de la Shoah qui demeurent en Israël vivent sous le seuil de la pauvreté. Pourtant leurs dirigeants sont juifs et connaissent l'histoire des juifs. Le Judaïsme est considéré comme une religion d'élite. Nombre d'étudiants israéliens analysent, étudient la Torah (le Pentateuque pour les Chrétiens) comment donc expliquer un tel dédain philosophique et religieux des dirigeants pour leur peuple?

La culpabilité de l'Occident à l'égard d'Israël est telle qu'il y a des banques et des organismes israéliens de dédommagement de la Shoah qui perçoivent des fonds des pays qui les ont persécuté c'est à dire les nazis et les pays collaborateurs. Quelle est la destination de ces fonds?

Est ce les Palestiniens qui sont responsables qu'un israélien sur quatre est pauvre soit environ 1 750 000 personnes? Est ce les Palestiniens qui font que 63% de cette masse soit à 44% composée d'arabes, à 16% de Juifs orthodoxes et à 3% d'éthiopiens? Les 27% restant sont des Juifs non orthodoxes et ils sont pauvres, très pauvres et miséreux respectivement à 14%, 11% et 2%. N'est-ce pas là le résultat d'une politique extrêmement droitière sur le plan interne des dirigeants d'Israël?

Alors, qu'attend la communauté internationale de ces dirigeants face à la population palestinienne. Halte à l'hypocrisie... Aimeraient-ils plus les palestiniens que leur propre peuple!!! Les dirigeants d'Israël n'ont jamais respecté les résolutions de l'ONU. Ils sont à l'image des Etats-Unis. Cela leur donne le droit de vie et d'existence sur le peuple palestinien. Ils décident quand ils veulent d'ouvrir ou de fermer les frontières d'approvisionnement. Ils alimentent la haine, ils sont les bâtisseurs de groupes extrémistes palestiniens, ils aiment ça parce que c'est leur fonds de commerce... Aucune organisation palestinienne ne trouve grâce à leur yeux. Leurs discours sont toujours les mêmes. Ils prennent à chaque fois leurs sources dans l'histoire du peuple juif comme si ces dirigeants d'Israël étaient propriétaires de la conscience historique des juifs du reste du monde.

Cet argent consacré à la guerre aurait été plus utile à l'épanouissement du peuple d'Israël et à la plénitude de son Etat.à côté d'un Etat palestinien dans sa pleine souveraineté qui aurait lui-même marginalisé ses radicaux comme bon nombre de pays réellement démocratique.

Ces dirigeants qui apparaissent stupides à bon nombre d'entre nous, ne préparent-ils pas pour les générations à venir un nouvel exode historique ? Combien de démocrates pleurent aujourd'hui encore et moins que demain l'assassinat de Yitzhak Rabin? 
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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 22:20
En 1967, sous la Présidence du Général De Gaulle, le gouvernement de la France,dans un souci paraît-il de voir les trois Département d'Outremer, baignés par l'océan atlantique,devenir indépendants sur le plan énergétique, a favorisé la création de la SARA ( Société Anonymes de Raffinerie des Antilles) par les deux géants du Pétrole ELF et TOTAL auxquels on a rattaché trois grands groupes étrangers que sont ESSO, TEXACO et SHELL. L'hypothèse que cela revenait moins cher à la France est également plausible.

A cette époque, il n'y avait pas les exigences de normes que l'on connaît aujourd'hui. Autrement dit, la norme 4 pour les voitures légères et les poids lourds. A titre d'information , bientôt se sera la norme 5. Par voie de conséquence, on peut considérer que durant toute la période qui a précédé, cette société  réalisait des profits conséquents et des dividendes ont été versés aux actionnaires.

Durant cette période également, il n'a jamais été fait état de la taille de cette raffinerie qui est certainement la plus petite parmi toutes les raffineries du monde. Mais, il est évident que les coûts d'exploitation sont amortis sur un nombre peu important de consommateurs, ce qui rend le coût unitaire plus élevé. En effet, cette société qui doit raffiner le pétrole brut pour seulement les Antilles françaises et la Guyane, ne peut pas concurrencer les autres raffineries qui, amortissent leurs coûts d'exploitation sur des millions d'habitants.

C'est le jeu du marché. La SARA, si elle ne peut s'aligner doit subir la loi du marché c'est à dire disparaître. Il n'y a aucune raison que les consommateurs guyanais payent le carburant au tarif  actuel c'est à dire 1,77 € le litre de sans plomb et 1,55 € le litre de gasoil. Cette démarche défie la logique économique de marché. Les consommateurs guyanais ne sont pas actionnaires de cette société et n'ont aucune raison d'apporter leur contribution au financement des investissements nécessaires à la mise au normes du produit.. Il ne s'agit pas d'une coopérative. Quels liens y a-t-il entre les actionnaires de la SARA et les profits faramineux dont on entend parler avec TEXACO, ELF, ESSO? Ces groupes ne peuvent-ils pas réinvestir dans la SARA?

Comme tous les consommateurs, les guyanais doivent pouvoir faire librement leur choix. A qualité égale, ils peuvent choisir le prix le plus bas et, c'est cette logique qui doit être respectée.

L'indépendance énergètique ne peut pas se faire par l'appauvrissement des consommateurs de Guyane. C'est un défi à l'entendement, c'est une insulte à la dialectique de l'acte de consommation. Cette méthode est stalinienne. Les guyanais ne peuvent plus supporter cette nouvelle blessure psychique.
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 20:14
En ces temps difficiles où le monde occidental met en danger toute la planète avec sa crise financière, un petit pays, situé en Amérique du Sud, entre le Brésil et le Suriname, juste au niveau de cette ligne imaginaire qui s'appelle l'Equateur, respire un air de liberté.

Tous les partisans qui admettent que la vie n'est pas déterminée d'avance mais, que les sens humains au contact de la réalité génèrent des décisions volontaires et libres auront à conclure que les citoyens de Guyane viennent de passer une étape collective de l'essence à l'existence.

En effet, depuis lundi 24 courant, l'"association des consommateurs en colère" a décidé de s'approprier les carrefours stratégiques de l'île de Cayenne en mettant en place des barrages. Cette stratégie constitue une contre stratégie à la stratégie de l'Etat qui a cantonné la quasi totalité des habitants sur le littoral de la Guyane pour les empêcher d'avoir accès aux ressources naturelles. La même opération a lieu dans les communes telles que Kourou, sinnamary, Iracoubo et Saint-Laurent du Maroni. Ces quelques points stratégiques montrent que le Pays est bloqué avec l'assentiment de la quasi totalité de la population pour ne pas dire avec la complicité de toute la population.

L'origine de cette manifestation qui dépasse la dimension d'une grève générale est le coût exorbitant du carburant. En fait, le mal est plus profond et cet événement est "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase". La vraie raison est issue d'une blessure psychique profonde qui traverse les générations guyanaises. Cette blessure qui ne se cicatrise pas est entre autres, l'humiliation et la gestion autoritaire des ressources naturelles exercées par des représentants de l'Etat omnipotents, omniprésents sur le territoire. Ces hommes et ces femmes qui constituent un corps à part dans la société guyanaise ont des stratèges qui savent que tout individu ne peut comprendre au premier coup tout le mouvement social et jouent sur cet aspect pour imposer leur volonté de manière abstraite ou concrète. La nature de ce lien favorise le communautarisme, l'isolement et le repli sur-soi.

Heureusement, le savoir est progressif et dialectique. La difficulté de l'environnement associée a ce phénomène du prix du carburant est un révélateur détonnateur de la prise de conscience collective. Il faut l'enretenir avec efficacité, car une personnalité collective prend forme par ce jeu d'affrontement avec la réalité.

Les médias nationaux, en ce troisième jour de mobilisation se taisent sur cet événement d'une rare ampleur. C'est bien que les réseaux sont inquiets mais fonctionnent efficacement.

Cette voix qui naît après celle de 1992, est plus forte et plus assise. Elle ressemble au film que l'on peut se faire de la révolte des Jacques matée par philippe Lebel et quatre siècles plus tard la révolution de 1789. L'intervalle de temps s'est bigrement raccourci, heureusement.

A bon entendeur salut....
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 00:13
J'essaie d'utiliser tous les supports qui peuvent m'être accessibles pour répandre dans la société le sens politique que j'ai envie de partager avec bon nombre de citoyens. C'est ainsi que j'ai commenté sur la radio JAM ma perception du Conseil Municipal du 7 novembre 2008. Les sujets qui me paraissaient d'une importance fondamentale étaient au nombre de trois:
    Les cessions de terrains communaux à des occupants légaux
    Le prêt de restructuration
    la Perte sur créances irrécouvrables

1) Les cessions de terrains communaux: La superficie des terrains varient entre 233 et 498 m². Ces terrains ont été attribués aux occupants en 1981 et un en 1990. Certaines personnes occupent les parcelles depuis 1968. L'évaluation a été faite par les services fiscaux. Les prix varient entre 3 135 et 8 201 €. Je considère qu'il faut prendre en considération la mise en valeur des lieux par les occupants, le fait qu'ils aient préservé l'espace de l'éruption de bidonvilles, la contribution qu'ils ont apportée dans la sauvegarde de la cohésion sociale. A cela je rajoute le temps qu'ils sont sur les lieux et qui a fait d'eux les gardiens de l'espace. Par ailleurs je prends en considération le fait que l'Etat, dans les années soixante dix, avait attribué à titre gracieux des hectares de terre dans le cadre du plan vert. D'autre part, les services fiscaux ont récemment cédé à la société Cambior pour son activité aurifère des hectares de terre au prix de 20 centimes le m² après conversion. Par suite, je considère que le Conseil municipal aurait dû céder les lopins de terre à l'euro symbolique en sachant que la Collectivité percevra la taxe foncière et la taxe d'habitation en cas de location. Cela me paraît correspondre à une politique de progrès.

2) Le prêt de restructuration: Je préfère dire le prêt dit de restructuration. Il s'élève au total à 25 000 000 € dont l'un de l'AFD de 19 000 000 € et l'autre de la CDC 6 000 000 €. Compte tenu de l'absence d'éléments tangibles je ne suis pas en mesure d'apprécier le caractère restructurant de cet emprunt. Le compte de gestion et le compte administratif étaient concordant au 31 décembre 2007. Ils faisaient ressortir un excédent de 2 667 872.42 €. La majorité du Conseil Municipal aurait fait faire un audit et, elle aurait trouvé des factures impayées à hauteur de 21 757 392,29 €. Le déficit à cette date serait de 19 089 519,87 € (21 757 392,29 - 2 667 872,42). Rien me prouve que les charges ont été réellement consommées et que la dette est réellement due. D'autre part, le problème de procédure au sein de la Collectivité est posé par le biais du fonctionnement de la commission des marchés. Je prends acte du délai d'application de la M14. Néanmoins, il n'est pas précisé l'ancienneté des créances. Enfin, si le déficit est de 19 millions d'euros, pourquoi faire un emprunt de 25 millions d'euros? Sur le plan de l'orthodoxie financière j'ai du mal à admettre le financement d'opérations à court terme par un emprunt à long terme puisque la durée est fixée à respectivement 25 et 20 ans. Je verrai certainement plus claire, dans un premier temps, lors du débat sur le compte administratif de 2008 mais, plus particulièrement sur celui de 2009. En tout état de cause ce sont les citoyens qui auront à rembourser ces emprunts et leur qualité de vie collective ne sera pas à la hauteur de leurs impôts. Voici les raisons qui m'ont conduit à ne pas voter favorablement ces emprunts.

3) La perte sur créances irrécouvrables: La posture que j'ai adoptée lors du Conseil Municipal était relative au crédit que j'accordais aux propos du Maire et des adjoints concernés. Donc, j'avais parlé d'un rapport de force que l'Etat imposait à la Collectivité Municipale. Les arguments que j'ai développés laissaient toutefois comprendre que cet abandon de créances n'était pas en adéquation avec la notion d'insolvabilité des tiers.

Voilà que le lundi 10 courant, le quotidien France-Guyane publie un article qui fait référence à cet abandon de créances or, je n'ai pas noté la présence de journaliste lors de cette séance. Par ailleurs, il y avait d'autres sujets aussi interessants à traiter. Je reconnais que je ne connais pas tous les journalistes. Néanmoins, dans la mesure où j'ai vu toutes les personnes qui constituaient l'assistance et elles n'étaient pas nombreuses, je m'attellerais à lever le doute sur cette situation. En tout état de cause, la rédaction de l'article ne laisse pas de place à l'objectivité et apparaît surtout comme un article de propagande destiné à corrompre la conscience individuelle et collective des lecteurs. C'est mon sentiment. Cet article m'a convaincu que cet abandon de créances était subjectif. De fait, j'ai décidé de trier les créances par nature et je les ai distingué en créances entreprises, créances personnes physiques, créances associations et creances administration. J'ai considéré comme entreprise les SCI et des personnes physiques qui rappellent des entreprises individuelles. J'ai considéré comme administration les Lycées professionnels, le CHC. Il en ressort les pourcentages suivants:

    Créances entreprises 79%
    Créances PP 3%
    Créances associations 6%
    Créances administration 12%

Pourtant, le journaliste prend pour exemple dans son article les structures associatives. Le titre de l'article apparaît immédiatement fallacieux Il est évident que ce stratagème me conduit à m'interroger sur les mobiles qui conduisent à l'abandon des créances. Cela me donne toute légitimité pour penser qu'il s'agit soit de préparer les prochaines élections Régionales soit qu'il s'agit d'une récompense compensation des dernières élections municipales. En fait, c'est la démocratie qui en prend un coup et on est en présence d'un viol de conscience.

Chacun doit tendre vers l'autonomie psychique pour faire obstacle à ce genre de méfait.

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