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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 04:49

Cet article est plutôt spécifique et concerne le territoire de la Guyane. Il reflète la perception que j’ai du rôle des media. Il se pourrait que là où vous êtes, se pose la même problématique et vous en faite la même analyse que moi. Alors, ensemble partageons notre opinion avec ceux qui ont peu de temps à consacrer à l'influence des media sur notre culture, sur l’anesthésie de notre esprit critique, sur l’objet de relais de communication que nous semblons être devenus.

 

Si nos sociétés sont si passives, si elles génèrent tant de craintes en l’avenir, si elles nous poussent vers tant de dogmes spirituels, si elles nous familiarisent autant avec la fatalité, c’est certainement en partie parce que nous avons perdu la maîtrise de notre cerveau et donc notre autonomie source de notre courage, de notre volonté à nous en sortir par nous-même, à avoir tant confiance en la réussite, expression du bonheur et du bien-être commun.

Notre histoire est confondue en grande partie à celle de la France hexagonale. Ainsi, nous pouvons adopter certains repères. Depuis 1789 l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen stipule : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». Cela fait 221 ans ….

On pourrait intellectuellement penser que les media seraient les premiers à revendiquer ce droit et contribuer au débat démocratique. Tel ne me paraît pas être le cas. Ils pourraient s’inspirer entre autres de la citation de Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire… » Cela paraît être un Everest. Au-delà du divertissement, je n’ai pas du tout le sentiment que nombre de journalistes appartenant aux media tant écrit qu’audio aient le courage pour se battre pour leur propre dignité, leur propre conviction voire se battre pour les autres... Nombre d’entre eux se replient sur eux pour sauvegarder leur emploi. Pourtant, ils ont le droit pour eux.

Jamais sur un territoire démocratique, je n’ai vu de média aussi inféodés à tout ce qui peut représenter le pouvoir. Le pouvoir ne leur en demande même pas tant. J’en veux pour preuve le rapport de la Cour des Comptes sur la situation des communes de l’Outre-mer. Cela fait trois budgets et comptes administratifs de la commune de Cayenne que je ne vote pas, en tant qu’élu de l’opposition, pour les problèmes de sincérité que j’ai développés dans mes comptes-rendus de conseils municipaux. Alors, que j’étais le seul de l’opposition à le faire, les media de la place ne se sont jamais penchés sur la situation. La raison en est simple, je ne représente aucun pouvoir. Donc, le courage manquait, la majorité veille.  La Cour des comptes par contre, représente un pouvoir certain et là les pseudo courageux s’emparent de la situation. Ils en font le titre de leur journal comme s’ils découvraient le fil à couper le beurre. Ils pourront toujours demander de l’aide en cas de représailles si ce n’est eux mêmes qui inventent dans leur tête cette répression.

Le problème qui est posé entre autres est l’étroitesse du métier et celui de l’autonomie des média quand bien même celle-ci de nos jours est en permanence quasiment relative à moins d’avoir une communauté de lecteurs et d’auditeurs suffisante. Sur le marché local, lorsqu’ils ne dépendent pas de fonds publics, ils sont tributaires de la rente économique fournie par le poids de la commande publique sur des marchés très étroits qui conduisent le secteur privé à s’en accommoder.

Par suite, s’attendre à ce que les média contribuent à comprendre l’actualité, à comprendre la politique, à comprendre la citoyenneté, en fait à élever le niveau de conscience et donc la liberté, il faudrait peut être vivre un 1789.

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 18:24

Le nationalisme dont je parle n’est pas celui qui libère mais, celui qui génère les peurs, celui qui conduit à l’isolement, celui qui construit la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme dans son sens le plus large, ce nationalisme qu’on injecte de manière malicieuse dans la conscience collective pour atrophier l’unicité de la réflexion sur un avenir commun et un bien-être partagé. Il trouve souvent son origine dans la manière de certains dirigeants à administrer un territoire, à gérer l’humiliation d’un peuple.

 

La raison dont je fais état est l’entendement. Elle n’appartient pas à une ethnie mais à l’humanité. Elle est l’esprit de finesse qui permet de comprendre les mouvements sociaux, la nature des relations interindividuelles. La raison dont je fais état est la capacité à saisir les subtilités qui ne sont pas à l’évidence perceptibles à l’intelligence humaine. Elle est celle qui conduit à refuser toute forme d’impérialisme, toute forme de colonialisme, toute forme de domination et d’humiliation.

 

Je déclare donc à l’humanité toute entière que le nationalisme n’est pas la raison mais, la raison n’est pas le nationalisme.

 

Sur un territoire, il y a un peuple dont l’unité historique peut être composite avec des histoires multiples mais partagées. Il y a un peuple dont l’unité culturelle est complexe mais partagée, une unité linguistique dont chaque langue est une partie de ce tout. Le territoire le plus peuplé du monde en est une preuve. Ainsi, tout peuple ayant pris conscience de l’unicité de son territoire aspire à l’autodétermination, à la souveraineté populaire. Il en fut ainsi de la Grèce, de la France hexagonale, de l’Italie, de l’Afrique du Sud, du Suriname, de Trinidad etc.

 

Lorsque l’on aime son territoire, on doit vouloir qu’il soit en mesure de générer l’épanouissement collectif, le bien-être commun et que nul ne soit laissé au bord de cette œuvre en construction. Tout ce qui constitue un obstacle à cet épanouissement collectif doit être porté à la conscience collective avec le plus d’audibilité et le plus d’objectivité possible. En aucun cas il doit être une arme au service de la haine mais un chemin au service de la raison humaine.

 

La Guyane est un territoire où il y a des humains dotés d’intelligence et de savoir. Ce territoire a du mal à se développer. Il est en permanence en décohérence. Si l’on scrute le mécanisme du schéma qui est imposé force est d’admettre que le territoire est verrouillé. Tout ou pratiquement tout est fait pour empêcher son développement graduel et rationnel. A chaque crise grave  on fait semblant de relancer la machine économique en sortant de vieux dossiers dans les fonds de tiroir et,  on génère une surchauffe qui va nécessiter l’intervention d’entreprises extérieures favorisant par la même l’évasion par l'entremise de filiales installées, d’une partie importante du volume de monnaie créée. Le financement de l’économie qui se fait toujours par le principe de l’intermédiation perd une partie importante de ce volume de monnaie mettant à mal le principe de la pompe qui aspire et refoule. Des emplois sont détruits sur le plan administratif et technique au profit d’autres territoires. Par suite, les services rendus sont pénibles et le consommateur local est pénalisé par les difficultés à joindre une direction ou un responsable de service technique. La société produit de plus en plus de contraintes et met à mal son sens premier qui est ce que l’on ne peut pas faire seul, on le fait collectivement. A titre d’exemple on peut citer la délocalisation de France télécom mais également l’installation des autres opérateurs téléphoniques qui n'ont quasiment qu’un service commercial sur place. L’installation des grandes surfaces, le rachat de nombre d’entreprises par des capitaux étrangers changent les perspectives de développement local et le territoire devient tributaire de cette force économique au point d’imposer un mode de développement qui n’est pas forcément compatible avec les aspirations du peuple. Cette force renforce l’économie de comptoir au détriment de la production locale. Par ailleurs,  nous pouvons avoir en mémoire l’annonce d’une offre d’emploi d’une grande surface qui stipulait « Femme de gendarme etc.… ». Le marché de l’emploi dans l’hexagone dans les années 70 était de cet acabit et les originaires d’outremer en souffraient.

Ce schéma imposé laisse entrevoir la constitution de réseaux  dans le circuit économique. Comment ne pas penser que la SEMSAMAR société d’économie mixte de Saint-Martin implantée en Guyane ne favorise pas l’attribution de logement à des demandeurs depuis la Guadeloupe au profit du personnel déplacé des grandes surfaces au détriment des demandeurs locaux? Pourquoi nier que le volume d’affaires réalisé par cette société, sur le territoire de la Guyane, traduit en volume de monnaie mais, viré sur un compte bancaire en Guadeloupe, ne pénalise pas le financement de l’économie locale.

A toutes ces injustices de plus en plus insupportables notamment, l'exploitation des ressources naturelles sans contrepartie significative pour la collectivité humaine de ce territoire, s’ajoute la création d’une Collectivité unique et inédite sans perspective de pouvoir effectif. Sur ce point, tout citoyen doté de la moindre intelligence ne peut que partager l’analyse de la Députée de la première circonscription Mme TAUBIRA Christiane.

 

Dénoncer ces obstacles à la cohérence de la société c’est faire honneur à la raison et c’est avoir du respect pour le genre humain. Les prédateurs de l’enrichissement ne peuvent avoir indéfiniment le contrôle de la conscience collective.

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 05:38

Le 14 mai 2011 à New-York, Dominique Strauss Kahn (DSK), Directeur Général du FMI, hôte de Sofitel est arrêté et conduit au commissariat. Il sera inculpé pour agression sexuelle et tentative de viol. L'affaire DSK commence.

 

Cette affaire peut être appréhendée  sous des angles différents. Il y a l’angle de la morale . Mais laquelle, celle qui est laïque ou celle qui est religieuse. Les deux sont subjectives en fonction de l’espace culturel dans lequel on évolue.  L’angle médiatique, il suppose la connaissance de la ligne éditoriale de chaque media et de son encrage dans son espace d’expression. Est–il indépendant ou au service du pouvoir en place, ou encore en opposition à ce même pouvoir, voire, en objecteur de conscience qui éclaire la conscience collective. L’angle politique, sous-tend le positionnement des uns par rapport aux autres et débouche inévitablement sur des stratégies et des tactiques politiques mettant en jeu des réseaux de relations tant nationales qu’internationales sur la base d’idéologies communes. Enfin, l’angle de la sociologie des Etats et particulièrement du lieu où intervient l’événement.

Je choisis de traiter cette affaire sous l’angle politique en conjonction avec celui de la sociologie des Etats en vous offrant auparavant ma perception du genre humain. Comme tout choix celui-ci est subjectif, néanmoins, je le livre à votre sagacité.

Universellement, j’épouse profondément l’idée que toutes les femmes réparties sur le globe terrestre méritent du respect, qu’elles soient, Africaines, Amérindiennes, Américaines, Asiatiques, Australiennes, Européennes, Caribéennes. Elles n’ont pas toutes la même perception du monde et pour autant, il n’y a pas une qui soit une vérité plus absolue que l’autre. Il en est de même pour les hommes. Je veux être vrai en disant que si tous les hommes n’ont pas que des vertus, il en est de même pour les femmes. Il importe pour moi de chasser l’hypocrisie qui fait que certains hommes sont parfois outrés du traitement fait aux femmes lorsqu’il s’agit des autres tout en étant abominable avec la leur.

 

A travers ces quelques lignes j’aimerais que vous compreniez qu’à mon sens, il y a des femmes biens et il y a également des femmes exécrables. Tout aussi bien, il y a des hommes biens et il y a également des hommes exécrables. Les relations interindividuelles doivent être fondées sur les hautes valeurs que l’on a de l’être humain. Les sociétés humaines sont souvent le résultat conjoint de la lâcheté de la masse populaire à un moment donné et de la perversité de ceux qui arrivent au pouvoir à un moment donné. C’est contre la conjonction de ces phénomènes qu’il faut lutter pour avoir un monde plus juste.

Je reviens à l’hypothèse choisie. DSK est un homme politique. Il est socialiste. A l’exception du député UMP Bernard DEBRE qui dit qu’il est un usurpateur, ceux qui l’ont côtoyé disent qu’il est brillant. Les résultats obtenus avec les groupes avec lesquels il a travaillés  sont probants. Son presque court passage au FMI, sur le plan professionnel était apprécié des pays moyennement développés. Il n’avait certes pas la même conception du rôle du FMI que celle des USA qui asphyxiait les pays considérés comme des NPI (Argentine, Brésil etc.). Au niveau international, il était certainement gênant pour le pays de l’Oncle SAM. Sur le plan national, DSK était un candidat potentiel au poste suprême de Président de la République Française. Sa posture politique faisait de lui un favori  sur l’échiquier politique allant de la Gauche socialiste jusqu’au centre droit. Les sondages lui donnaient une marge considérable par rapport aux autres candidats.  Il importe de savoir également que les Gaullistes et les Socialistes d’une manière générale ne sont pas pour la participation de l’armée française dans l’OTAN. Il apparaissait aussi comme celui qui pouvait réconcilier les français, d’abord avec l’économie mais également face aux fléaux des crises de société que sont notamment l’insécurité, le racisme, la xénophobie, la faim et la misère. Ceux qui le connaissent disent qu’il est un séducteur et lui-même a fini par dire : « Oui, j’aime les femmes et alors... ». Ci-après, je tenterai de me positionner par rapport à cette déclaration. Pour l’instant il m’apparaît important de noter qu’au cœur de la société française il y a la laïcité et la culture religieuse relève du domaine privé quand bien même, sous ce quinquennat, il y a eu une tendance à vouloir américaniser l’espace politique français. 

Sur la sociologie des Etats, l’événement DSK ayant eu lieu sur le territoire américain, je tenterai d’inviter mes lecteurs à apporter leur esprit critique sur la vision que j’aie de cette société. De ce que je connais de ce pays particulièrement à travers les livres et les documentaires dont la gouvernance a longtemps été euro-américaine, il y a une place pour le doute sur la manière de quérir la vérité. Le pays de l’Oncle SAM est celui qui a exterminé des millions d’Amérindiens, c’est celui qui a donné naissance à des personnalités telles que Martin Luther King, Malcolm X les plus connues et dont leur combat trouve son origine dans la conception de la société américaine. C’est le seul Pays qui s’est autorisé à larguer des bombes atomiques sur un autre pays ; le Japon et plus particulièrement Nagasaki et Hiroshima. C’est le pays dont de forts soupçons, en Amérique du Sud et dans certains pays d’Europe, pèsent  sur sa participation par l’entremise de ses services secrets dans la répression contre les mouvements révolutionnaires et les différentes étapes de l’opération Condor. J’ai en mémoire que cette opération visait les progressistes, les socialistes, les chrétiens de gauche etc. J’ai également en mémoire que Pinochet qui est à la base du drame chilien du 11 septembre 1973 était soutenu par le gouvernement Anglais et Américain. C'est le pays qui compte dans son histoire le Maccarthisme comme mode d'élimination. C’est le pays qui à la face du monde était venu dire que l’armée irakienne est la quatrième du monde pour mieux justifier l’invasion de l’Irak. C’est le pays qui à la face du monde est venu dire que l’Irak possédait des armes de destruction massive pour justifier son intervention militaire. C’est un des rares pays dont les responsables militaires ne peuvent être traduits devant le TPI. C'est le pays qui peut se permettre d'exécuter un homme désarmé fut-il le plus criminel des térroristes y compris parmi les terroristes d'Etat qui bombardent les pays souverains, sans lui permettre d'être jugé alors, que  la peine de mort existe sur son territoire? C'est le pays qui peut se permettre d'avoir une base de torture à Cuba et en même temps posseder sur son territoire une statue de la liberté qui exprime le sens unique et absolu de cette liberté. C'est le pays qui donne le ton par des méthodes secrètes quant au choix des dirigeants de certains pays. C'est le pays qui montre le sens de la démocratie en ayant constitutionalisé un seul système économique. Enfin, C'est le pays dont la base conceptuelle est assise sur une morale religieuse sans l'admettre pour d'autres pays qui ne lui ressemblent pas

Alors, si l'on tente de confondre ces deux visions dans un espace mondialisé, l'hypothèse du complot est plausible. Par suite, toute stratégie et tactique politique sont-elles autorisées? Le FMI à la malchance de se trouver sur ce territoire et DSK s'est complètement embourbé en étant socialiste, aimant les femmes et simultanément en ayant l'ambition de se hisser au plus haut sommet de son pays. Avec DSK comme Président, La France serait-elle dans l'OTAN? Avec lui, Les USA auraient-ils pu bombarder la Libye sans être en première ligne? Ce faisceau déléments rend l'hypothèse du complot encore plus plausible en y ajoutant les réseaux idéologiques inter territoires. Alors, est-il moralement juste politiquement de piéger un homme, parce qu'il dit aimer les femmes? Le procès est-il celui du complot où chacun a un rôle spécifique, où les dés sont pipés, ou le procès est-il celui qui nie l'hypothèse du complot et traite l'événement en substituant dès le départ la présomption d'innocence en présomption de culpabilité?

 

Ainsi va l'Histoire du monde

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 03:57

Au secours, il y a un virus qui a attaqué le cerveau de certains élus. Il substitue à la logique humaine une décohérence qui risque de devenir pour la conscience collective la référence. D’où me vient cette idée ? Elle est issue de la problématique liée au développement de la société guyanaise. Ceux qui se croient les plus assimilés, ne sont pas bien assimilés. C’est triste… Les croire capables de révoltes, il y a un pas qu’on ne peut franchir. Ils se disent français sans se rendre compte qu’ils insultent les français de la révolution de 1789,  ils insultent les français de la France de la IVème République. Alors, ils sont comme une autre catégorie de français, ceux qui n’ont pas eu de mal avec Vichy par exemple.

 

Vous le savez certainement. La Vème République est la conjonction de la Déclaration de 1789 et de la constitution de la IVème République à laquelle on a rajouté les droits et les devoirs définis dans la charte de l’environnement de 2004.

 

Pour mémoire, je vous offre quelques éléments du corpus fort de cette IVème République : « Au lendemain de la victoire des peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le Peuple Français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance possède des droits inaliénables et sacrés » C’est le préambule de la Constitution française et, il n’a pas été correctement assimilé. « Tout homme à le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi ». « La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ». Comment est donc venue l’idée du « On n’est pas prêt ».

 

Est-il donc étonnant que ceux qui sont arrivés à mettre hors jeu la dignité soient ceux qui se nient en tant qu’être humain complètement achevé, soient ceux qui disent qu’on n’est pas prêt, comme ceux qui avaient dit tout compte fait il vaut mieux être avec les nazis que de se battre pour une cause déjà perdue. Vous avez bien sûr le droit de trouver la comparaison excessive. C’est dans la culture de la pure mondanité et je vous l’accorde.

 

Comment être surpris de l’incapacité à déceler les problèmes de la problématique du développement de la société guyanaise et proposer des solutions efficaces.  Voyons quelques exemples…

 

• L’avenue d’Estrée : C’est une bouffonnerie du 21ème siècle… Cette artère était la propriété du Conseil Général. Le Maire élu en 2008 a fait des pieds et des mains pour satisfaire un désir mégalomaniaque. Il a obtenu le transfert de propriété au profit de la commune de Cayenne. Dans un premier temps le Conseil Municipal avait été informé que les travaux s’élèveraient à hauteur de 400 milles euros. Dans un deuxième temps l’évaluation  était portée à 800 milles euros. Puis, le Conseil Municipal a été réuni avec le titulaire du marché donc, la SIGUY qui nous a informé que les travaux s’élèveraient à hauteur de 1million deux cent milles euros. A cette époque j’avais interpellé le directeur sur cette distorsion de l’évaluation et à sa décharge il m’avait fait savoir que les deux précédentes évaluations n’étaient pas le fait de ses services. Aujourd’hui le coût serait supérieur à 4 millions d’euros. Ne peut-on pas penser que cette somme aurait été plus utile dans la réfection et l’aménagement des cités de Cayenne ? Ce qui justifie la bouffonnerie est le fait que cet ouvrage est presqu’une forme d’hérésie dans le sens extensible du terme. Quelle était l’urgence de cet ouvrage ? quelle est son efficacité en termes financiers ? Vous avez une avenue qui part du Boulevard Jubelin pour se terminer au lieu dit petit Monaco. Vous avez dû observer que sur votre droite il y a un Cimetière, il sera difficile de faire payer par les morts la taxe rattachée à l’ouvrage et à sa dénomination. Il y a également l’immeuble de tennis de table, le stade scolaire, l’ancien hôpital Saint-Denis et ancienne université, soient des ouvrages publics. A votre gauche il y a très peu de commerce et beaucoup de terrains vagues ou de maisons abandonnées. Trouvez donc la logique de cette initiative alors que la ville de Cayenne regorge d’endroits qui nécessiteraient une réhabilitation. N’est ce pas habitants de la cité Thémire, Capulo, Mango etc…

 

• Les Comptes Administratifs de la Mairie : La Chambre Régionale des Comptes de Guyane a remis son « rapport d’observations définitives établi à la suite de l’examen de gestion de la commune de Cayenne ». Elle conclut à des comptes insincères. Lorsque j’avais fait observer les différentes anomalies dans les comptes, le Maire élu, ancien premier adjoint durant douze ans au Maire sortant, JCL,  m’avait rétorqué que c’était un point de vue. La comptabilité étant une technique d’enregistrement, il n’y a pas de place pour les points de vue. Je vous renvoie aux différents articles que j’ai pondus à cet effet (Compte rendu du Conseil Municipal). Il n’est pas surprenant que la société guyanaise soit dans une telle situation surtout, avec le silence mediatique qui est une de ses caractéristiques quand il s'agit de situation destinée à éclairer la population. Avez-vous entendu parler de ce rapport… Pourtant il s’agit d’affaires publiques.

 

On pourrait citer d’autres exemples qui montrent l’état de gabegie de la société guyanaise. On pourrait se pencher sur nombre d’établissements publics où ceux qui les dirigent prennent des airs de sauveur alors qu’ils les torpillent… En les torpillant ils torpillent l’économie guyanaise.  Je reviendrai dans mes prochains articles  sur la composition du capital de la SIGUY pour que vous ayez une meilleure compréhension de l’opposition du Parti Progressiste Guyanais aux garanties d’emprunt. Je vous ferai également part de mon sentiment sur le protocole « d’accompagnement financier et d’optimisation de la gestion communale » qui a été signé le 15/07/2008 par la Mairie de Cayenne, donc, durant ma mandature pour mieux comprendre la politique en général et les dérapages des comptes en particuliers.

 

Les inepties ne peuvent en permanence vaincre la rigueur et l’honnêteté.  Ceux qui veulent voir une Guyane debout doivent s’instruire utilement de ce qui se passe dans la société.

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 05:29

Je n’ai pas fait le même rêve que lui. Martin Luther King avait fait un rêve. I have a dream  disait-il. Dans ce discours prononcé le 28 août 1963 à Washington, il disait entre autres « …tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur ».

J’ai l’intime conviction qu’il le savait assurément. Certains Noirs ne voulaient pas comprendre ce combat. Ils n’étaient pas nombreux mais, en nombre suffisant pour générer la honte de l’être humain. C’était des larbins, des larves, des invertébrés du type ver de terre, escargot. A les voir au microscope on dirait des vermines. Ils croyaient qu’ils ressemblaient mais, ressemblaient seulement à des cols blancs. Alors, il ne s’occupait pas d’eux. Seuls ceux qui voulaient aller de l’avant l’intéressaient parce que son rêve était aussi : « ...qu’un jour sur les collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité ».

J’ai fait un autre rêve. Il est plus en adéquation avec notre temps, plus en phase avec notre réalité. Celui où la Guyane est devenue un territoire militaire, où les divisions de Martinique et de la Guadeloupe lui sont rattachées alors que les emplois civils sont délocalisés vers ces deux territoires et l’hexagone. Le rêve où des prédateurs viennent avec leur personnel d’encadrement piller ses ressources naturelles et priver d’emplois ceux qui y sont nés et ceux qui ont décidé d’y vivre paisiblement. Le rêve où le marché de l’import-export est confisqué par des entreprises exogènes faisant venir le personnel de leurs filiales pour occuper les postes qu’elles veulent ôter aux habitants de ce pays. Le rêve où l’activité économique est quasiment soutenue par l’activité militaire où ceux qui l’habitent et vivent paisiblement sont considérés comme des moins que rien. Le rêve où délibérément la drogue circule pour anesthésier la vitalité de la jeunesse de ce pays. Le rêve où à chaque coin de rue il y a des agents non identifiés qui ont pour rôle de semer la rumeur et de démoraliser le peuple. Le rêve de la prise de contrôle des principaux média qui ont pour mission de distiller de la désinformation et de faire croire au peuple ce qu’il n’est pas. Le rêve ou il est interdit de créer de la richesse par la production de biens et de services endogènes en souvenir du Grand Colbert pour lequel aucun clou ne devait sortir des colonies.

Juste avant mon réveil et avant que ne prenne fin le rêve, j’ai vu une partie importante du peuple se mettre debout pour renverser ce système qui humilie, qui méprise, qui rabaisse, qui diminue, qui avilit. J’ai vu beaucoup de jeunes qui refusaient de trinquer. Ils étaient nombreux, ils avaient fini par identifier leurs fossoyeurs et leurs supplétifs.

Juste avant mon réveil et avant que ne prenne fin le rêve, j’ai entendu cette partie importante du peuple dire à haute voix avoir choisi de mourir debout plutôt que vivre à genoux. Je les ai vu dans une sorte de bulle ovale nombreux à sauter de joie. Ils avaient l’air d’avoir retrouvé leur dignité.

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 18:31

Nul n’ignore que dans la France hexagonale du 19ème siècle, la démocratie était conçue comme un contrôle par le peuple sur les pouvoirs publics. Autrement dit, dans un système ou le suffrage est indirect le peuple est représenté par les parlementaires de l’Assemblée Nationale et les collectivités territoriales, par les parlementaires du Sénat. Ce rappel a pour but d’interpeller ceux qui ont perdu la trace de la mémoire collective et qui pourraient contribuer à l’accélération du délitement de la société guyanaise.

La démocratie s’éveille avec les crises des sociétés humaines. Les réformes apparaissent comme la seule réponse possible à l’émergence de liberté qui naît de la rupture des chaînes de l’ignorance et de l’indignité. De fait, les réformes nécessaires sont celles qui ont trait à plus de liberté comme cela se passe actuellement dans les pays arabes. La saturation populaire liée à l’existence exécrable du peuple exige une élévation du niveau de liberté. Autrement dit, une mise au rebut de la nasse culturelle qui aliène, de la nasse juridique qui étouffe, de la nasse institutionnelle qui humilie. On peut donc intelligemment comprendre que les réformes ne peuvent être à minima qu’une déconcentration des pouvoirs publics et non une nouvelle concentration.

Mais, la démocratie a-t-elle le même sens dans l’hexagone que dans ses périphéries ? Sur quoi repose t-elle ? Sûr, juré, dans l’hexagone la démocratie repose sur l’égalité des droits politiques et sur l’idée que le pouvoir vient de la nation c'est-à-dire du peuple. Peut-on imaginer un Préfet qui se substituerait à un Président du Conseil Régional ou à un Président du Conseil Général sur le territoire hexagonal ? Pourquoi est-ce possible en Guyane ? Bien sûr tout n’est pas comparable voyons ….

La Guyane tout en ayant choisi l’article 73 sera dans une situation inédite où il n’existera ni Région, ni Département. Comme il fallait s’y attendre, à situation inédite, expérience inédite. N’est ce pas bien parlé celui qui a dit : « on n’est pas prêt » alors, dansez maintenant….

Entre les différents moments durant lesquels la France en crise a pu asseoir sa République laïque, Jules Ferry disait aux nouveaux auxiliaires de l’enseignement public à propos des enfants mis à leur disposition : « Parlez donc à son enfant comme vous voudriez que l’on parlât au vôtre … » Face au choix défendu par les nouveaux locataires du Conseil Régional, l’Etat leur parle comme eux ils ont parlé au peuple, sur la base de l’indignité, de l’irresponsabilité, de l’humiliation. La conséquence d’avoir choisi la soumission entraîne, dans cette situation inédite, la confusion entre la légitimité et  la légalité.

Cette sorte de démocratie qui s’annonce avec l’éventuelle mise en place de la nouvelle collectivité ne m’inspire rien de bon. Il s’agit d’un vrai piège à museler les populations. Déjà, cette collectivité est retenue à partir d’une approche particulière de la démocratie puisque sur les 67 528 votants du territoire, moins de 28% s’est rendu aux urnes permettant de comptabiliser 49 009 abstentions soit 72,58%. Quel contraste entre la précipitation à vouloir mettre en place ladite collectivité et le non plébiscite par la population de cette même collectivité…

Par ailleurs, il apparaît, hormis le problème de rentabilité économique et d’efficacité financière qui n’est par entièrement démontré, que la collectivité unique garantit moins de démocratie que l’existence des deux grandes collectivités actuelles. Ceci, tant par rapport à l’Etat que par rapport aux élus locaux. Il est plus facile de museler un peuple par l’intermédiaire d’une seule collectivité que lorsqu’il y en a deux… Il est plus facile de monter un réseau d’affaires avec une collectivité unique qu’avec la présence de deux… Surtout dans le cadre de l’article 73…

Alors, parler de la nouvelle collectivité en termes de contenu n’est que l’expression d’un misérabilisme. Faute de mieux on disserte sur les miettes. Les habilitations par exemple… cela ne concerne que l’espace de compétence de la collectivité unique. Or, comme elle n’a aucune compétence sérieuse de développement, ses habilitations feront le même effet que du pipi de chat.

En projection, la Guyane ressemblera bien à ce qui se passe aujourd’hui en  Côte d’Ivoire et, à ce qui s’est passé hier avec la Tunisie de Ben Ali, avec tout le respect que l'on doit à ces peuples. Foccart n’est plus mais, la théorie Foccart perdure…

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 16:44

Je veux vous faire partager l'analyse d'un militant du genre humain. Cette contribution concerne le suicide répété d'Amérindiens de Guyane alors que l'un des plus grands parcs au monde par rapport à la superficie du territoire est en activité et devrait faciliter l'existence de ceux qui y vivent. La longueur de cette contribution ne devrait pas représenter un obstacle tant le drame dont il s'agit défie l'entendement.

 

**********

Je ne peux rester insensible et inactif face au drame humain qui se déroule sous nos yeux depuis de trop longues années, le paroxysme étant atteint ces derniers mois avec la disparition de vies humaines et les nombreuses tragédies qui traduisent une violence sociale extrême.

    A mon tour, je m’associe à cette volonté de dénouement rapide de ce phénomène de suicides collectifs individualisés qui s’exprime sans que l’on en connaisse véritablement toutes les causes, afin d’y apporter durablement les remèdes sociaux et médicaux.

    Afin d’apporter très modestement ma contribution personnelle, j’ai consulté le rapport d’activité 2009 du Parc amazonien de Guyane (PAG).


    Le Parc amazonien de Guyane, établissement public créé par décret ministériel du 27 février 2007, est managé par un directeur nommé par l’Etat. Un conseil d’administration composé de 44 membres répartis en trois collèges, un conseil scientifique et un comité de vie locale doivent veiller à la mise en force de cet outil de protection de la biodiversité sur un territoire de plus de deux millions d’hectares. Les communes de Maripasoula, Papaïchton, Camopi, Saül et Saint-Elie sont concernées administrativement par l’établissement public.

    Le budget 2009 s’établit à la somme de 11.602.543,99 €, dont 3.213.923,30 € pour le personnel (27,70 % du budget) et 162.006 € en études et recherche (1,4 % du budget). Le siège du Parc amazonien de Guyane situé à Rémire-Montjoly a coûté, quant à lui, 3.515.422,54 € (30,3 % du budget).
    Le personnel, soit 80 agents, sont classés curieusement par leur résidence d’origine avant leur prise de poste avant le 31/12/2009, selon des critères qui ne sont pas définis dans le document.
    Les événements marquants en 2009 ont été plusieurs séminaires et tables-rondes, des visites préfectorales, l’inauguration du siège du parc, un contrôle de la Cour des comptes et la mission d’évaluation du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) en décembre 2009, dont le rapport préconise :
    « la construction d’une stratégie scientifique, la mise en place du système d’information géographique, de faire du parc le pivot de l’action des pouvoirs publics en faveur du développement durable et de la protection des communes de l’intérieur par une collaboration renforcée avec les services de l’Etat et les collectivités. Il préconise aussi de faire évoluer le management vers le mode projet pour améliorer le pilotage et la coordination des travaux d’élaboration de la charte » (p. 2).

    Ce même document vise deux éléments clés qui nourrissent parallèlement ma réflexion d’élu local de proximité :
    - la mise en place des conseils d’habitants, « lieux de dialogue avec le territoire »
    - l’expertise juridique des arrêtés en vigueur régissant la zone d’accès règlementé instaurée depuis 1970.

    Enfin, le rapport d’activité est émaillé de prises de vue photographiques, exercice de communication externe sous forme de « cartes postales ».

    Mais alors, rien sur les problématiques humaines qui visent les populations de nos communes. Est-il besoin de rappeler ici que toutes nos collectivités connaissent ou ont connu la présence, parfois fortement marquée, de peuples amérindiens, quelles que soient leurs origines ethniques et géographiques ?

    Dans la liste des actions du Parc amazonien de Guyane, le rapport s’étend sur la lutte contre l’orpaillage illégal (titre 2 : « Surveillance du territoire »), la découverte de nouvelles espèces animales et végétales (titre 3 : « Connaissance et étude des milieux naturels »), la sensibilisation aux déchets (titre 4 : « Développement local du  territoire »).
    Les aspects sanitaires et sociaux, l’urgence de la lutte contre les addictions (drogues et alcool), les problèmes médicaux (hospitalisation « à distance », obésité...), les grossesses précoces et toutes les formes de prostitution et d’agression sexuelle que l’on pourrait observer ne sont ni abordées ni même effleurées, ce qui laisse à supposer que les populations locales ne sont en attente que d’une concertation trop souvent creuse et inefficace, car non motivés par des objectifs clairement définis au préalable.

    C’est ainsi que l’on pourrait observer que notre millefeuille administratif local s’est une nouvelle fois épaissi au grand bonheur d’une technostructure très éloignée des réalités du concret et du monde des vivants, d’autant plus que le centre décisionnel est lui-même situé sur la côte.

    Dès lors, ne serait-il pas urgent que se réunisse l’Association des maires de Guyane en présence de toutes les autorités morales et spirituelles qui œuvrent sur le territoire afin de poursuivre l’analyse du rôle du Parc amazonien de Guyane, doté de puissants moyens et de levier administratifs, juridiques, techniques, humains et financiers, à l’instar du PAPA, grâce à sa localisation et sa taille et, ainsi, faire en sorte que cet outil replace l’Homme guyanais au centre de ses préoccupations stratégiques et de ses actions de terrain ?

    De plus, pourquoi ne pas proposer qu’une mission d’inspection conjointe du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) à laquelle seraient associés nos deux parlementaires, sénateurs-maires, puisse venir sur place auditionner les principaux acteurs de terrain, maires, autorités morales et spirituelles, associations, afin de dégager des axes stratégiques de résolution de cette problématique de suicides collectifs individualisés sur le court, moyen et long terme ?

    Enfin, n’est-il pas temps de poser clairement la gouvernance du Parc amazonien de Guyane à l’aune des réformes institutionnelles désormais en cours ?

    Voilà ma contribution que je vous livre afin que notre collectivité guyanaise ne soit plus seulement le lieu de pâture des expériences uniques, mais surtout un exemple durable de Progrès, d’Avenir et de Partage pour tous ceux qui ont choisi d’y vivre.

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 00:02

Pour ceux qui osent penser qu’il y avait un risque dans ce coup de génie, Pensons un peu aux mathématiques. Dans les mathématiques, il y a les probabilités. Elles recouvrent entre autres, les arrangements, les combinaisons. Elles sont donc utiles à la décision. Au-delà des mathématiques, il y a la conception philosophique de la vie, la sincérité de ses principes.

 

Par ailleurs, il y a la connaissance de son environnement notamment des hommes avec lesquels on est appelé à travailler et à cohabiter. Hubert CONTOUT est un homme de gauche et pas un faux homme de gauche. Il est fidèle à sa conception philosophique de la vie et à ses principes. Cela doit être tenu pour vrai. Donc, il n’y a aucun risque de trahison vis-à-vis de son camp.

 

En ce qui concerne le camp adverse, il n’a nul besoin de mener une quelconque négociation dans la mesure où « Guyane 73 » et une partie de l’UMP ne mènent pas d’actions assises sur des principes idéologiques. Ils font du racolage. L’autre partie de l’UMP n’a aucun intérêt à laisser la place à « Guyane 73 » qui risque de l’absorber définitivement pour devenir le seul parti de droite en Guyane sans oser le dire à haute et intelligible voix.

 

Alain TIEN LIONG a une expérience des négociations en matière politique. Sans être un élu, il participait déjà aux négociations politiques. On peut lui faire confiance sur sa capacité à observer son camp et à trouver les solutions de remplacement. On part du principe qu’indépendamment d’Hubert CONTOUT qui est candidat et qui votera pour lui, il doit penser à substituer au moins un élu du camp adverse aux deux élus de l’AGEG auxquels on peut ajouter un apparenté. Il lui reste à solutionner le candidat neutre (PLENET) qui avait annoncé le dimanche soir « qu’il ne donnerait pas un chèque en blanc à aucun Président ni sortant ni entrant. Fallait en déduire qu’il voterait bulletin blanc et qu’il finirait à terme par donner un chèque dûment libellé à défaut d’en recevoir un. Puis il y a le cas de l’élu de Montsinéry à  régler.

 

Donc, il resterait à Alain TIEN LIONG huit bulletin dont le sien. Pour continuer dans cette hypothèse on peut légitimement penser qu’il peut compter sur un bulletin du camp adverse qui pourrait être celui de Mme MOREL (UMP Ouest) on avait suffisamment entendu que le Conseil Général investissait dans l'Ouest.

 

Au deuxième tour il est évident qu’il fallait arrêter pour ne pas prendre le risque de la goutte d’eau qui fait déborder le vase et ainsi générer éventuellement la fracture définitive de la société guyanaise avec la politique. Ce qui fut fait.

 

Dans l’hypothèse où le troisième tour aurait donné le même résultat Hubert CONTOUT aurait été élu au bénéfice de l’âge. «  Guyane 73 » aurait explosé de joie, l’UMP (non idéologique) aurait également sauté de joie et, à ce moment  Hubert CONTOUT fidèle à ses principes, aurait pris le micro et au lieu de remercier ceux qui ont voté pour lui, il aurait fait savoir que ses convictions, ses principes lui interdisent d’accepter d’être élu dans cette configuration. Puis,  s'adressant aux spectateurs présents ainsi qu’aux auditeurs et téléspectateurs il leur aurait dit que plus jamais on ne fera ainsi de la politique.

 

Il aurait remis sur le champ sa démission et retrouvé sa place au sein de la gauche qui compte 13 membres pour élire à nouveau Alain TIEN LIONG. La joie de « guyane 73 » et de « l’UMP » se serait transformée en détresse, punition réservée aux jongleurs de bulletins de vote.

 

Il est évident que cette hypothèse n’était tout de même pas souhaitable car, elle aurait touché la dignité d’Alain TIEN LIONG qui aurait certainement refusé de présenter sa candidature à nouveau donnant ainsi en partie satisfaction au Président du Conseil Régional qui se comporte comme le premier dictateur de la Guyane après l’ère des gouverneurs. Le coup de génie d’Hubert CONTOUT est d’avoir avec parcimonie, rationalisme et conviction su regagner son camp en permettant de tirer des leçons sur le sens de la liberté, le respect des électeurs, la déférence à l’égard des courants de gauche unis.

 

Il donne ainsi un nouveau départ à la loyauté en politique.   

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 18:06

Des logiques à vous donner la nausée...

De la Collectivité unique :

Les électeurs de Guyane ont voté certes le 10 janvier 2010 l’article 73 au dépend de l’article 74. Par contre, lorsqu’il s’est agit de la Collectivité Unique, ils se sont abstenus à hauteur de  72,58% et pour ce qui  est des résultats, ceux qui se sont exprimés ont voté "pour": 9900 et ont voté "contre": 7330. N’est-ce pas normal d’avoir la nausée que de voir cette précipitation à vouloir imposer cette collectivité unique à la société guyanaise ? Les électeurs ont défié "Guyane 73" pour la mise en place de cette collectivité en votant majoritairement pour les candidats de gauche.

 

A bon entendeur salut :

Les électeurs ne resteront pas longtemps insensibles à la culture de la trahison qui semble devenir une mode parmi certains élus de Guyane. Les petits calculs personnels se retourneront contre ceux qui s’amusent à jongler avec  le bulletin de vote des électeurs. L’honnêteté envers les idéologies retrouvera ses lettres de « noblesse », le peuple n’approuvera pas tout, tout le temps. Qui cherche trouve et qui trouve se débrouille. Ceux qui se disent à gauche et qui pour des ambitions hautement personnelles surfent sur le pseudo consensus auront à rendre des comptes plus tôt que prévu.

 

La stratégie de Saint-Georges de l’Oyapock :

Le MDES aura à rendre des comptes un jour ou l’autre tant à ses électeurs qu’à ses militants, qu’à la société guyanaise toute entière. La gauche est majoritaire à Saint-Georges de l’Oyapock et c'est la droite qui l'emporte. L’enjeu cette fois-ci dépassait de loin le canton. Il s’agit de savoir si on est honnêtement  pour l’avenir de la Guyane, pays riche de ses ressources naturelles, de sa diversité, de son potentiel intellectuel, de sa jeunesse, de sa sagesse etc., ou si on ne l'est pas point barre. Le candidat le mieux placé pour gagner était Monsieur JUNIEL. Quelle stratégie permettait le maintien du candidat du MDES au deuxième tour d’autant qu’il fallait garantir le courant de gauche de ce canton (GUSTAVE). Il ne suffit pas de dire qu’on est fort partout et favoriser l’émergence d’un courant de droite (BIERGE). C’est de surcroît à Camopi que la différence se fait, espace géographique dont le MDES se vante d'être acquis à sa cause. En 1995 face à Walwari à la Mairie de Cayenne, c’était la même stratégie surprenante.

 

Le Bluff de Hubert CONTOUT

Dire qu’on est de gauche ne signifie pas qu’on le soit réellement. Des attitudes contraires l’ont prouvé tant dans l’Hexagone qu’en Guyane et ailleurs. De fait, au sein de la majorité du Conseil Général depuis maintenant trois ans, Hubert CONTOUT a eu l’occasion de vérifier  les relations entre les hommes dits de gauche tant par leurs comportements les uns par rapport aux autres que par le respect de  leur engagement. Pour que l’on prenne en considération le respect de sa dignité il a lancé une grenade dans son propre camp sans la dégoupiller. Je reste convaincu qu’il restera à gauche et qu’il participera à l’éveil de la conscience guyanaise de sorte que le peuple soit mieux aiguillé dans ses choix philosophiques et sociétaux. On peut toujours s’interroger sur l’opportunité d’une telle démarche, cela relève du sens tactique et stratégique, on peut toujours s’interroger sur le fait de savoir s’il s’agit d’une décision collective ou individuelle cela dépend de l’environnement des uns et des autres, et, des «us et coutumes ». Il n'a pas négocié avec le camp adverse, il a voulu se faire entendre l'honneur reste sauf.

 


Du pain et des livres pédagogiques pour des guyanais Amérindiens….

Sur le plateau de "Guyane 1ére" du dimanche 20 mars, le représentant de « Guyane 73 » par ailleurs, Président de Région, certainement perturbé par le résultat des cantonales, a pris à partie un responsable du MDES qui informait la population qu’il déposerait une plainte contre la formation de celui-ci pour avoir dit qu’il emmenait de l’alcool pour les Amérindiens. « Guyane 73 » a confirmé, sur le plateau de télévision, l’accusation et il a dit en substance en ce qui le concerne, que lorsqu’il montait vers les Amérindiens (on suppose que c’est dans le cadre de la campagne), il emmenait du pain et des livres pédagogiques. Il s’agit là de sa propre déclaration, ce n’est pas le MDES qui l’accuse dans ce cas d’espèces. N’est-ce pas normal d’avoir la nausée d’entendre cela ? Toute la considération pour nos compatriotes Amérindiens est exprimée dans cette phrase. Sont-ils des compatriotes à part entière ou entièrement à part ? Que propose t-il à l’électorat du littoral composé de créoles, européens etc (de la viande, de l'argent, de la prière?). Le vote de nos compatriotes Amérindiens et Bushinengués  est-il  différent du vote des compatriotes du littoral ? Il est évident que je ne saurai partager une telle conception de la politique et un tel regard sur l’être humain. Qu’est ce qui permet de traiter des personnes de la sorte, n’est-ce pas la preuve d’un complexe de supériorité par rapport aux autres ! N’est-ce pas une vision mercantile de l’achat de la conscience d’autrui ? N’est ce pas une certaine conception du devoir de civilisation des peuples ? Honte à la démocratie, Honte à la philosophie humaniste, Honte à la conquête du droit de vote s'il les représente.

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 18:37

Je ne sais pas s’il s’agit d’une stratégie de l’équipe majoritaire du conseil municipal mais, que sa configuration jusqu’au jour de la convocation fut étrange. D’abord, les convocations ne sont jamais arrivées aussi tôt. Pour la première fois, nous avions reçu notre convocation près d’un mois à l’avance. Par contre, nous étions conviés pour le 24/03/2011 à 17 heures au lieu de 18 heures comme à l’accoutumée.

 

Nous avions reçu au compte goutte et par mail les dossiers qui faisaient l’objet de ce Conseil. C’est ainsi que le jour même vers onze heures, nous avions reçu par mail le compte administratif 2010 et le budget 2011. De surcroît, par malchance, j’étais souffrant, ce qui m’a conduit à quitter discrètement la séance. Par voie de conséquence, je ne pourrai pas vous faire le compte rendu de cette réunion. Mais avant de quitter les lieux, j’ai demandé la parole qui m’a été accordée et j’ai informé Madame le Maire et son conseil que je ne prendrai pas part au vote du compte administratif dans la mesure où le temps dont je disposais n’était pas suffisant pour en faire une analyse sérieuse d’autant que la Chambre Régionale des Comptes avait émis des observations graves sur les précédents exercices. Auparavant, je me suis excusé auprès de Madame le Maire et des collègues pour mon retard. En tout état de cause je ne pouvais pas être là pour dix sept heures.

 

Je regrette toutefois de n’avoir pas souffler au conseil que la procédure me paraissait illégale. En entrant chez moi, J’ai repris la convocation pour m’apercevoir qu’il n’était pas précisé d’ordre du jour. En fait, on devait débattre entre autres sur :

 

• Le rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes
• 59 dossiers suffisamment délicats
• Le compte Administratif 2010 et ses annexes
• Le Budget primitif 2011 et ses annexes

 

Le Conseil municipal a opté pour une déprogrammation des sujets à traiter et donc à mon arrivée le débat portait sur l’exposé du compte administratif que faisait le Directeur Administratif et Financier (DAF). L’adjoint au Maire chargé des finances a dû intervenir à deux reprises sur la partie analyse financière afin de rectifier les propos du DAF.

 

Cette cacophonie était inévitable car, elle résulte d’une mauvaise écriture de départ dont j’avais signalé l’inexactitude en son temps. La comptabilité étant une technique d’enregistrement le fait d’interpréter à sa guise le mouvement de flux induit ce type d’approximation.

 

Dans une opération à décaissement, il y a deux types de flux, l’un qui est physique et l’autre financier. Il ne devait jamais avoir de recettes exceptionnelles dans le cycle d’exploitation à partir de l’emprunt.

 

En effet, exceptionnellement il y a eu un emprunt pour financer les dettes d’exploitation. Il s’agissait d'une opération exclusivement patrimoniale. On aurait dû avoir une écriture qui constate l’emprunt (Débit 512, Crédit 164) puis une écriture qui couvre les dettes d’exploitation (Crédit 512, débit 401) qu'il ne faut pas confondre avec les charges d'exploitation, étant entendu qu’on paie à des tiers et non des charges.

 

Comme on peut le constater, il s’agit là de flux financier. En ce qui concerne les flux physiques, puisque l’instruction M14 n’était pas en place concernant les restes à réaliser, on aurait dû avoir au débit des mouvements de la classe 6 en précisant sur exercices antérieurs pour les rattacher à leur exercice d'origine dans l'optique des besoins d’analyses et, la contrepartie aurait dû être le crédit des comptes appartenant au groupe 401. Ainsi, le cycle d’exploitation aurait fait apparaître l’insuffisance de recettes de la collectivité municipale. 

 

Cette écriture exceptionnelle a faussé le compte de résultat (fonctionnement) et, a produit le contraire du principe de l'image fidèle du patrimoine de la Collectivité Territoriale. Par suite, les comptes étaient insincères.

 

 Durant le débat avant le vote pour lequel je n’ai pas pris part, l’Adjoint au Maire chargé des finances étaient contraint d’être alarmiste car, la situation de la collectivité est catastrophique et que l’avenir est des plus sombre. Je ne suis pas un oiseau de mauvais augure  néanmoins, si vous avez suivi tous mes comptes-rendus vous avez pu observer que cette situation était prévisible. On ne peut masquer les faits sans conséquences.

 

Un des membres de l’opposition a interrogé Mme le Maire sur les travaux de l’avenue d’Estrée concernant le dépassement financier de plus d’un million d’euros. Je n’ai pas perçu de réponse à la question.

 

Je sais que vous êtes nombreux à consulter mon blog. Aussi, tout en ayant dû quitter malgré moi l’assemblée je vous ferai part de mon point de vue sur les points suivants :

 

• Travaux de l’avenue d’Estrée
• Rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes
• Budget 2011

  

En attendant, bonne lecture.

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