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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 15:03

C’est une très bonne initiative prise par ce parti. Elle contribue  à atténuer le caractère monolithique des partis. Elle favorise une meilleure appréciation des courants politiques et participe à une plus grande maturité des militants. C’est autant d’avance que vont prendre les militants de gauche sur ceux de droite.

En ce qui concerne les candidats, je considère que le meilleur d’entre eux n’était pas présent car, victime de la vindicte médiatique il y a un temps, il s’agit de Laurent FABIUS. Alors donc, j’ai trouvé tous les candidats bons. Par contre, on a pu distinguer deux catégories de candidats, les gestionnaires et les politiques, ceux qui ont une vision construite de la vie, ceux qui peuvent dans un moment de crise profonde stimuler, susciter le grand mouvement indispensable à la reconquête de la société. On a pu voir les purs rationalistes à savoir François Hollande, Ségolène Royal, Manuel Valls pour qui le mode de gestion est essentiel et ceux qui ont une base idéologique claire pour qui le mode de gestion n’a de sens qu’en fonction de ce qu’il veut servir. On retrouve dans cette catégorie Martine Aubry, Arnaud Montebourg,  Jean-Michel Baylet.

C’est pour cela qu’apparaissent les deux principaux candidats au moins des sondages Martine Aubry et François Hollande. François Hollande reste pour moi celui qui était le chef du PS lors du traité constitutionnel qui n’était en rien socialiste et qu’il a appelé à voter. De par cette position je lui trouve d’autres candidats de gauche plus sûrs. Martine Aubry est celle qui a montré le plus de courage politique, même sous le Gouvernement de Monsieur JOSPIN qui ne l’a guère aidé. Dans le camp socialiste elle apparaît la candidate la plus sûre.

Etant donné qu’il ne s’agit pas d’un concours pour choisir celui ou celle qui est le plus à même à diriger le parti mais pour gouverner la France. Il serait bon de savoir ce dont la France à besoin. La France est installée dans une crise permanente parce qu’il n’y a eu que des gestionnaires. On se souvient bien du faux débat sur le pragmatisme que la droite opposait à l’idéologie alors que le pragmatisme s’oppose au rationalisme. On doit se rappeler, il n’y a pas si longtemps, des  personnalités de droite présentaient comme égérie le réalisme comme mode de gestion de la société française… Avec le pragmatisme, ils ont mis la France à genoux, avec le réalisme, ils sont en train de la tuer. IL faut donc un sursaut pour que les français puissent retrouver la confiance en eux, pour qu’ils deviennent imaginatifs, pour qu’ils reprennent goût à la rébellion source d’innovations. C’est donc un candidat politique qu’il faut et non un candidat gestionnaire. Les gestionnaires seront autour du candidat politique qui va  ouvrir les cœurs, montrer le chemin, dynamiser la vie, créer un grand et nouvel espoir. Pour le Parti Socialiste c’est Martine Aubry qui apparaît avoir le meilleur profil. Hors du Parti Socialiste c’est Jean-Luc Mélenchon qui a plus le profil de cette forme de présidence, et, si la France continue sa descente dans la pauvreté, il sera de plus en plus entendu...

Il y a certainement des citoyens qui rêvent d’une équipe composée de Mélenchon, Fabius, Aubry, Montebourg, Baylet pour éveiller les consciences et réveiller la France mais pour l’heure place aux primaires et que le meilleur gagne quand bien même le vainqueur n’est pas forcément le meilleur avec la culture de la fourberie qui se développe dans une société qui décline.

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 01:29

 Nul n’a le droit de mort sur l’Homme même pas les Etats voire les individus. Les Etats qui ont légalisé cet acte ou qui l’ont légitimé par tradition sont des Etats criminels car, l’acte lui-même est un crime. Quel que soit l’endroit où il a lieu, le crime bouleverse le commun des mortels. La nature du crime encore davantage défie l’entendement humain. On s’interroge toujours pour savoir comment peut-on arriver à un tel acte de barbarie. Le premier réflexe de n’importe quel homme normalement constitué est de se dire qu’il ne souhaite pas mourir de la sorte. En disant cela, il fait un choix dans la relation de cause à effet. En effet, il choisit l’effet au détriment de la relation de causalité. Dans tout événement il importe de se pencher sur les causes pour rendre plus intelligibles les effets. Par suite, la conclusion peut être salutaire. Dire que je ne veux pas mourir de la sorte suppose autre chose…

 

 Que peut-on attendre des média sur un événement qui frappe la conscience collective ? C’est sûrement un minimum d’authenticité qui prend le crime, sujet de l’événement, dans sa totalité. On ne peut pas s'attendre qu’ils choisissent l’angle qui leur semble moins troublant pour satisfaire l’information. Il y a forcément un aspect incomplet du traitement de l’événement. Et, rationnellement, cette information n’a aucun intérêt collectif car elle n’apprend rien au commun des mortels et, elle crée une manière de penser qui relève de la fourberie. Il vaut mieux ne pas traiter l’information que de le faire incorrectement.

 

 La Guyane vient de connaître un crime horrible avec l’assassinat de Monsieur METHON. Ma retenue se justifie par le fait que c’est une affaire qui est entre les mains de la justice. Par contre, je veux prendre pour exemple ce cas afin de démontrer comment à partir d’un événement on peut transformer les comportements humains. Je conteste l’amalgame qu’il y a eu entre l’insécurité et ce crime. Je ne dirai pas davantage sinon que depuis l’annonce du kidnapping jusqu’à la communication du crime, on a eu une photographie de la société guyanaise non pas à travers ce que pense le peuple, mais par le biais de représentants de corporations et de certaines personnalités. Au-delà du crime qui est odieux, l’hypocrisie était frappante et elle flashait comme une vertu.

 

 Pour que vous puissiez appréhender l’angle dans lequel je me place, je choisis deux socles qui vont asseoir ma réflexion. Le premier est que « vivre » et « conscience de vivre » ne sont pas identiques.  Les larves vivent, les têtards vivent mais je ne suis pas convaincu qu’ils existent. L’Homme vit mais il peut exister s’il développe la conscience de son moi, la conscience de sa relation sociale et spirituelle, la conscience de sa relation avec son environnement. Cette conscience de vivre est équivalente à l’existence qui dépasse l’idée de vie. Le deuxième est que l’homme est complexe. De ma culture relative, j’en déduis que la triple composition du cerveau humain (reptilien, limbique, cortex) offre des combinaisons multiples dont les effets peuvent être surprenants. Tant que le cortex, élément de la logique, du rationnel, a la maîtrise du reptilien l’individu contrôle sa sociabilité. Lorsqu’on le met dans des conditions d’existence exécrable, à un certain niveau insupportable, il doit certainement perdre sa sociabilité. C’est certainement pour cela que l’on dit, en parlant d’un crime, que l’acte est inhumain. Cela démontre aussi que l’homme n’est pas systématiquement un être humain.

 

 Il importe donc de savoir comment vivait la victime d’un crime odieux avec ses semblables si on veut comprendre les événements. Il y a des humiliations qui sont l’équivalent de crimes odieux. Lorsqu’un homme est humilié nul que lui ne sait mesurer ce qu’il ressent. En fonction de ce que représente l’existence pour lui, il pourrait considérer que l’humiliation qu’il a vécue est le pendant  d’un crime odieux. L'humiliation n’est pas perçue de la même manière par tous. Elle est fonction du niveau de conscience de chacun. Par suite, on peut considérer que ce n’est plus le cortex qui maîtrise le reptilien mais bien ce dernier qui prend le dessus sur le cortex pour faire émerger sa bestialité. Pour favoriser l’objectivité de l’analyse, Il apparaît donc important de savoir combien de victimes psychologiques aurait fait la victime d’un crime odieux quand bien même rien ne peut justifier celui-ci.

 

 D’un tel événement, l’on devrait tirer de grandes leçons pour l’avenir et non camoufler les faits et les laisser interpréter comme des rumeurs. A ceux qui ont un peu de pouvoir, tout est relatif, et qui croient que tout leur est permis, qu’ils sont au-dessus de tout, ils devraient comprendre que tout à un prix dans ce bas monde. Ces chefs d’entreprises qui regardent leurs salariés comme des objets, ces politiques qui se permettent de mettre au placard des agents pour avoir commis la seule faute de ne pas être leur larbin, ces parents qui regardent leurs enfants comme leur souffre douleur, ces Etats qui rabaissent des peuples devraient comprendre que l’humiliation peut générer une réponse fatale. Ils devraient commencer leur rééducation pour apprendre à cultiver le respect. Ce dont l’humanité a hautement besoin est du R E S P E C T.

 

  Enfin, chacun écrit son destin. Si je ne veux pas d'une telle mort alors, je ne fais pas de tort aux autres. J’apprends à cultiver l’humilité et le respect d’autrui, riche ou pauvre . Ainsi, d’un crime odieux je saurai identifier s’il s’agit d’insécurité, d’un « contrat » ou d’une vengeance animalesque.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 12:39

Avec tout ce qui se passe actuellement dans la France de l’Edit de Nantes, du Siècle des Lumières, de la France de 1848, ne serait-il pas judicieux de faire une halte pour mieux réfléchir sur notre existence, pour mieux se demander si la vie vaut réellement d’être vécue, pour mieux se demander si la vie à vraiment un sens et si nous sommes capable, aujourd’hui, de lui donner un sens, de lui donner du sens. La société telle qu’elle nous apparaît, est ancrée dans les fourberies, tout est imposture, hypocrisie. Il faut un temps pour l’action et un autre pour la réflexion pour mieux revenir à l’action. Il nous faut sortir la tête du guidon pour mieux construire le mouvement.

Trop d’informations tuent la prise de conscience d’une révolte nécessaire, d’un changement judicieux Cette société se fiche de ses membres. Jugez donc… Au moment où on nous parle d’encadrer les jeunes dits délinquants par des militaires, on apprend que des valises d’argents circulaient avec l’arrogance de l’opulence en toute sécurité grâce à la « Françafrique », paraît-il, même dans les périphéries de la France hexagonale. Entre parenthèse, il y a le printemps arabe avec notamment la révolution en  Tunisie et il y a eu la Guerre en Libye ce qui n’est pas la même chose. Il nous faut donc une pause pour ingurgiter tous ces événements qui sont l’œuvre d’une mascarade de société afin d’analyser les enjeux et mieux comprendre le destin que l’on se construit.

La société est une question de confiance et lorsque celle-ci est trahie, il faut un sursaut intelligent. Il y a ceux qui dirigent la société et ceux qui sont dirigés. Ceux qui la dirigent, le font grâce à la confiance qu’ils reçoivent de ceux qui sont dirigés. Ceux là font confiance à toute la société au point de croire que tout est naturel. Ils croient aux institutions, ils leur font confiance, ils croient aux dirigeants, ils leur font confiance. L’interdépendance entre concitoyens est le fait de la confiance qu’ils se font mutuellement, l’interconnaissance est le fruit de la confiance qu’ils tirent de la société. Par conséquent, toutes ces impostures qui animent la société actuelle font de la confiance une sorte d’arnaque qui justifie d’abord le sentiment de révolte et qui va déboucher plus tôt qu’on ne le pense sur l’action révolutionnaire si les humanistes n’emploient pas une méthode efficace pour réhabiliter cette confiance

La pause de tout le corps social apparaît nécessaire pour reconquérir la  société. Ce silence n’est pas du mutisme, il permet de prendre la dimension du risque social que fait courir le mauvais fonctionnement de la société et de créer de fortes convictions qui doivent nourrir la détermination de chacun afin qu’ensemble, il y ait un vrai désir d’exister, de vivre et une vraie compétence à choisir les dirigeants qui ressemblent au peuple averti.

Sortir de l’agitation intellectuelle et de l’agitation physique c’est la preuve de la maturité du corps social et c’est renaître avec les valeurs qui fondent l’être humain complètement achevé

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 23:53

La France a du pétrole chiche… Le territoire c’est la Guyane au nord de l’Amérique du Sud entre le Brésil et le Suriname, juste au niveau de l’équateur, cette ligne imaginaire qui sépare le globe terrestre en deux hémisphères Nord et Sud.

 

C’est un territoire où l’on trouve de l’or, du pétrole et d’autres minerais de réputation mondiale, un territoire où l’on trouve des ressources halieutiques exceptionnelles, un territoire dont la biodiversité est remarquable avec une ressource biologique d’une grande rareté qui fait le bonheur des organismes de recherche nationaux et européens implantés sur place. Mais, c’est aussi le territoire du paradigme à paradoxe. En effet, si on admet que l’observé est le territoire, force est de constater que l’observant est double. Il n’y a ni arrogance, ni provocation, ni stupidité dans cette perception de la situation. Il y a une réalité physique qui conduit au constat de deux manières de voir les choses dans un contexte existentiel. Il y a la manière de voir de l’Etat dont le  modèle est conçu à partir de son imaginaire forgé par son histoire et sa culture tirée de son existence hexagonale et européenne et, il y a la manière de voir des habitants de ce territoire conçue à partir de leur réalité culturelle et historique à laquelle il faut intégrer le degré d’aliénation qui induit de fortes contradictions.

 

Il me semble nécessaire de relever un exemple qui n’a rien à voir avec le sujet mais qui permet de comprendre comment on pourrait sortir de ce paradigme à paradoxe qui génère des souffrances et des haines dont on ne mesure pas suffisamment la portée pour l’avenir. Cet exemple est celui du célèbre journaliste Albert LONDRES qui par sa pugnacité avait pu faire savoir aux français de l’hexagone ce qu’était le Bagne en Guyane. Sa ténacité et son aversion pour l’injustice et la maltraitance des humains a contribué à la fermeture du Bagne.

 

Malgré toutes ces ressources naturelles la Guyane reste un territoire sous-développé au grand désespoir des populations qui y vivent. Contrairement à l’idée que lon fait véhiculer, les habitants de ce territoire sont loin d’être des fainéants, il n’y a que le système qui les anesthésie. L’observant local qui nourrit sa conscience de ses réflexions ne peut être que torturé par les contradictions qui annihilent toute velléité de développement. Il n’y a que l’économie de comptoir qui trouve grâce aux yeux de l’Etat. Pour prendre la dimension objective de mes propos je prendrai quelques exemples tangibles qui facilitent la compréhension.

 

La Guyane relève de l’article 73 de la constitution française c'est-à-dire l’identité législative autrement dit, lorsqu’une loi est votée à partir du cadre hexagonal, elle est applicable automatiquement à ce territoire. Pour qu’elle ne le soit pas, il faudrait que cela soit spécifié dans la loi. Or, le niveau global de développement de l’hexagone n’a rien à voir avec celui de la Guyane. Il faut être aveugle pour admettre que la complexité de la société française hexagonale est identique à celle de la Guyane. La Guyane est considérée comme un département de droit commun. La création des départements en France fait suite à une volonté d’harmoniser le territoire hexagonal pour favoriser son unité. Ainsi, les départements hexagonaux ont sensiblement la même superficie soit en moyenne 6500 Km². Le chef-lieu se situe à égale distance des villes, c’était en référence au temps cheval parcouru. Aucun département hexagonal n’est considéré comme un territoire d’exportation. Alors, quelle similitude il y a avec la Guyane ? Un territoire de 90000 km² représentant le 1/6éme de la France et considérée comme un territoire d’exportation et donc exonéré de TVA.  L’autre élément de réflexion est qu’en tant que département tous les leviers réels de commande échappent aux politiques locaux en raison de l’organisation institutionnelle. La Guyane est un territoire où la Région et le Département sont confondus, on l’appelle donc région monodépartementale. Les ressources naturelles sont entre les mains des Directions Départementales et Régionales d'Etat (ex. : DDAF, DRIRE etc.).

 

Il n’est donc pas surprenant que tout en ayant conscience des potentialités de développement de la Guyane, la population n’appréhende pas l’avenir avec optimisme. Malgré les belles phrases prônant des retombées en priorité pour la Guyane, quelques responsables politiques et quelques citoyens conscients savent qu’il s’agit d’un leurre. Il serait intéressant par exemple de comparer le nombre d’entreprises guyanaises, opératrices minières, qui existaient avant la monté exponentielle du cours de l’or à celles qui existent actuellement. On peut légitimement en déduire qu’il y a une volonté d’empêcher la constitution d’une clase de possédants locaux car avec la même structure de production et le même niveau de production l’enrichissement suit l’évolution du cours de l’or. Ceci étant dû à la fixation internationale du cours de ce minerai. C’est la conséquence de la spéculation financière.

 

De tout ce qui vient d’être écrit, les plus conscients peuvent en déduire qu’un territoire qui possède des ressources naturelles, dont ses politiques n’ont point de pouvoir, ne garantit pas le bonheur de ses habitants. Il y a des raisons de penser à la similitude avec des pays comme le Niger où malgré les ressources naturelles la misère est sur les pauvres. Le Niger est une ancienne colonie française sur lequel territoire on a mis en exergue la multiethnicité source de conflit et un moyen de combattre l’unité du peuple. La Guyane est quasiment dans cette configuration de population.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 22:25

Nous étions conviés à la séance du troisième trimestre 2011 du Conseil municipal à 17 heures pour débattre de l’ordre du jour qui était assez important et dont je vous communique un extrait  à savoir :
• Avenant sur un marché longue durée de véhicule concernant une grande berline de 5 places.
• Restructuration et renforcement du réseau viaire de la ville de Cayenne.
• Décision modificative du BP de la ville de Cayenne.
• Taxe communale et départementale sur la consommation finale d’électricité.
• Reconstruction du pont Catayée et transfert de la maîtrise d’ouvrage au Conseil Régional
• Inscription budgétaire complémentaire pour l’avenue d’Estrées.

 

La séance a commencé avec un léger retard. Le quorum étant atteint l’assemblée pouvait valablement délibérer. A l’exception de deux interventions surprenantes, l’ambiance était respectueuse. Néanmoins, j’ai noté quelques aberrations de mon point de vue. Dans l'ordre du jour, j’ai volontairement  laissé de côté les sujets qui ne me posaient aucun problème pour le vote favorable. Ce fut le cas pour les structures relatives à la petite enfance. En ce qui concerne l’aliénation des terrains communaux, j’ai voté favorablement pour toutes les propositions en raison d’une question de principe dans la mesure où les occupants y sont de longue date. Par contre, je me suis abstenu sur la création du Centre Communal d’Action Social (CCAS) considérant que l’erreur de dissoudre la structure intercommunale d’action sociale étant consommée, il est nécessaire d’envisager une structure propre à la ville de Cayenne mais pas à n’importe quelles conditions. J’attends d’avoir plus d’informations.

 

Je vous fais part de ma position sur l'extrait de l'ordre du jour ci-dessus. En ce qui concerne le remplacement du véhicule Berline de 5 places, nous sommes informés que le véhicule connaît des pannes récurrentes non identifiées. Il y a un contrat de location. La logique aurait voulu  que ce véhicule soit échangé dès les premières pannes. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de procéder à l’échange d’autant que l’avis du Conseil Municipal dans ce cas de figure ne me semble pas indispensable puisque ce type d’opération est prévu au contrat qui a reçu au préalable l’avis du dit Conseil. D’autre part, il n’est pas précisé le modèle exact dans l’échange sinon les caractéristiques minimales prévues dans le CCTP et le Tarif. En conséquence, je me suis abstenu.

 

Pour la restructuration et le renforcement du réseau routier de Cayenne, compte tenu de l’absence de précisions sur les documents, j’ai demandé la parole afin de savoir s’il s’agissait de tout le réseau ou de certains axes ciblés. J’ai demandé également si ces travaux avaient déjà commencé. Suite à la réponse du responsable administratif, j’ai voté favorablement car, les rues de Cayenne sont dans un état lamentable et ne correspondent pas au niveau des impôts locaux que paient les administrés de cette ville.

 

La décision modificative du Budget primitif n’a pas eu mon aval, c'est-à-dire que j’ai voté contre. D’une part, j’avais signalé au moment du vote de ce budget qu’il ne reflétait pas la réalité dans la mesure où il y avait un manque d’adéquation avec le compte administratif dont il s'inspire. Par ailleurs, je suis contre les modifications aussi tardives dans l’exercice et que l’utilisation de la M14 doit être plus efficace que ce qu’elle est actuellement. Le réajustement porte sur plus de 578K€

 

La taxe communale sur la consommation finale d’électricité. Quand bien même elle est obligatoire et dont la directive est européenne, elle est une taxe supplémentaire sur un élément participant à l’épanouissement des citoyens. Il nous a été dit, durant le débat, qu’il n’y aurait pas de répercussion sur le consommateur. Moi je me fie au texte. Il est stipulé dans celui-ci, « la consommation finale d’électricité » il s’agit bien du consommateur final. L’EDF dans cette configuration est le producteur – distributeur. Je n’ai donc pas donné mon aval et je me suis abstenu.

 

Démolition et reconstruction du pont Justin Catayée. C’est un ouvrage qui figure dans le plan de l’ANRU. La Région Guyane a demandé à la Mairie de Cayenne la maîtrise d’ouvrage en précisant  qu’une fois terminé l’ouvrage reviendrait à la ville de Cayenne qui assurerait son entretien. Pour justifier cette opération le premier adjoint au maire Monsieur Rodolphe Alexandre nous a gratifié d’un discours « guyanisant » où il a paraphrasé Justin Catayée en nous parlant des deux bords du pont séparant l’opulence de la misère. Je dois avouer que je n’y étais pas sensible car, la parole est devenue si « bluffarde » qu’elle donne l’impression de n’exprimer que du vide. Malgré le soupçon qui m’anime quant à la démarche, j’ai voté favorablement en pensant que ça soulagerait ceux qui n’ont pas les moyens et qui sont obligés de faire un plus long trajet pour atteindre leur destination.

 

Enfin, l’inscription budgétaire complémentaire pour l’avenue d’Estrées. En fait, en peu de mot il s’agit de demander au Conseil Municipal une rallonge de 185 468€ portant ainsi l’ouvrage à la somme de 4 380 093,53 €. Cet ouvrage, lors de son projet avait été présenté par le Directeur Général de la SIGUY au Conseil Municipal durant lequel j’étais présent pour un montant de 1 200 000 € alors que les services techniques de la Mairie l’avaient présenté pour un montant de 800 000 €.  Il semblerait que le mandat ait été signé le 29 juillet 2008 pour un montant de 3 125 692 € de là mon interrogation sur la crédibilité du Conseil Municipal et sur l’intégrité de ses délibérations. Au budget de 2011, le projet avait pris plus de 1000 000 € supplémentaires pour atteindre 4 194 625 €.  Vous comprenez que la raison m’a conduit à refuser cette demande supplémentaire. J’ai donc voté non. Le premier adjoint au maire qui avait pris la parole pour répondre à un collègue de l’opposition en parlant de cancans et de polémiques ne m’a pas convaincu dans ses explications. Il m’a surtout heurté car, ce qu’il a dit de faux sur le collègue il l’avait fait (la polémique) sur le sujet relatif au pont Catayée  concernant la précédente équipe dont le Maire était Monsieur Jean-Claude LAFONTAINE et lui – même son 1er adjoint. Il serait plus que temps de comprendre que l'opposition est composée de conseillers municipaux au même titre que ceux de la majorité et que leur parole n'est pas moins crédible que la leur. Ils n'ont pas l'esprit plus cancanier que ceux de la majorité.

 

Plus rien n’étant à l’ordre du jour, la séance fut levée et les conseillers municipaux, après avoir signé les délibérations ont pu vaquer à leurs occupations.

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 15:35

Il s’agit de l’affaire d’un homme de gouvernement  appartenant à l’UMP qui a identifié un français à partir de son apparence. Du coup, on a vite fait de parler de dérapage. Pourtant, nous savons que les « soi-disant » petites causes génèrent de grands effets. Certainement que l’esclavage, la colonisation, l’holocauste, les croisades ont commencé par des formulations appelées dérapages qui ont formaté l’esprit collectif avant de devenir des théories diaboliques.

 

Lorsqu’un individu ivre dit des insanités l’alcool n’y est pas pour grand-chose sinon par le fait qu’il libère l’individu de la maîtrise qu’il pourrait avoir en temps normal sur ses propos. L’alcool lui permet de dire ce qu’il pense sans vraiment faire attention à la portée de ses propos par défaut de lucidité.

L’environnement UMP permet ce type de propos parce que forcément c’est une des philosophies qui a fondé la construction de ce groupe. Lorsque des élus qui ont des responsabilités au niveau étatique tiennent de tels discours il ne peut s’agir de dérapages. C’est beaucoup plus profond que cela. Il est important de condamner fermement ce type d’attitude au lieu de le banaliser. Cela rappelle les propos du Comte de Gobineau lorsqu'il parle des étrangers en termes d’allogènes, c’est choquant pour la personne humaine.

Il n’est donc pas provocateur de penser que l’UMP en tant que groupe politique, s’inspire de la philosophie de l’Ancien Régime c'est-à-dire une organisation qui ne supporte pas l’idée d’égalité individuelle. C’est un groupe qui hiérarchise les français par type. « Notre coréen national », « Elle ne connaît pas l’histoire de la France », «  quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a plusieurs que ça pose un problème ». Ces propos ont un dénominateur commun la xénophobie  et font froid dans le dos.

Il est surprenant que la France qui a été une grande puissance coloniale soit surprise de voir sur son sol hexagonal le résultat de sa politique séculaire quand bien même elle aurait pu espérer de sa politique coloniale qu’il y ait surtout des français de type Durand et Dupond sur les autres territoires où elle a exercé son impérialisme que de voir des français de type Amine, Cheung, Mamadou, Eva sur son propre territoire.

C’est mal appréhender l’histoire de France dans sa totalité. L’émigration a toujours été le talon d’Achille de la politique coloniale de l’Ancien Régime. La perte des Indes et du Canada en 1763 en est la cause.

Si les révolutionnaires de 1789 ont voulu d’une République Laïque, humaniste et solidaire c’est surement parce qu’ils avaient tiré les leçons de cette société monarchique  constituée d’Ordres et de Communautés. Cela n'a pas évité des erreurs mais, dans l'évolution intellectuelle du peuple, il était légitime de penser qu'au fur et à mesure du temps cette République deviendrait un modèle pour le monde entier. Or, un pan entier de la politique de ce groupe est axé sur les préséances.  Les dérogations fiscales sont une forme de privilèges qui permettent d’exempter certains du paiement de l’impôt et donc d’appartenir officieusement à un ordre.

C’est cet environnement qui enivre certains et les conduisent à se lâcher. Donc, il ne s’agit pas de dérapage, il s’agit d’avantage de la prise de pouvoir de la frange radicale de ce groupe. Il est à remarquer que ces propos sont souvent ceux de la droite. Toute l’histoire nous le montre. Lorsqu’ils sont prononcés par un homme étiqueté de gauche, il s’agit d’une personne qui s’est égarée et qui n’a pas sa place dans le giron de l’humanisme, elle fait l’objet d’exclusion.

 

C’est donc pour cela que les hommes et les femmes épris de justice, soucieux de l’avenir de l’humanité voudraient que la politique de gauche soit foncièrement différente de la politique de droite. Autrement sans que l’on se rende compte, c’est au faciès que l’on tentera d’identifier les uns et les autres et, ceux qui penseront que rien ne pourra leur arriver parce qu’ils appartiennent à ce camp, déchanteront, l’histoire nous l’a prouvé (voir actuellement la position de Luc Chatel avec son livre de SVT pour le secondaire). Heureux ceux qui auront le courage d’affronter ces idées nauséabondes qui s’expriment par ces soi-disant dérapages.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 07:35

Pour que le gouvernement puisse annoncer de telles mesures d’austérité, c’est qu’il sait qu’il peut le faire parce que le peuple français est tétanisé par l’avenir obscur de son existence. Il peut le faire parce qu’il est convaincu que la pression qu’il a créée à partir de la dureté des difficultés qu’il a organisées fait que l’intellectualisme collectif du peuple français est anesthésié, peut être pour une courte période mais….

Il peut donc substituer à l’entendement le volontarisme par le seul fait que psychologiquement le peuple n’est pas explicitement conscient de son état. Le fait d’avoir entendu les riches demander de les taxer n’est pas anodin. Il s’agit là d’une action sociale ayant pour objectif de laisser croire que tout le monde est responsable de la situation et que par conséquent tout le monde doit y participer. C’est une démarche qui parle à l’inconscient collectif. A partir du moment où le peuple a intégré qu’il est responsable de son état et par implication de son environnement, il culpabilise et comme une mécanique, il devient, même inconsciemment, volontaire pour accepter un nouveau sacrifice. Dans cette volonté qui est un leurre, le jugement a disparu et la délibération est émotionnelle.

C’est dans ces moments que le peuple a besoin d’être éclairé et qu’il a surtout besoin que l’on détruise cet état de réceptivité. Ceux qui sont censés stimuler son éveil n’ont pas les moyens d’être bien entendu, ou, ils sont préoccupés par leur ego suffisamment exacerbé qu’ils ne sont pas audibles au peuple.

Il faut espérer un déclic qui est largement possible et qui va entraîner une rupture avec cette réalité de souffrance qui fait que le peuple perd le sens des rapports intellectuels qui fondent la conscience collective. Il lui faut croire à nouveau en la force de l’union, il lui faut réapprendre à croire en la puissance de l’action collective. Bizarrement, ce déclic peut provenir de la suffisance du gouvernement, de sa  manière de traiter de haut le peuple et les représentants proches du peuple. Il apparaît donc évident que pour sortir de cette crise pérenne, il faut exploiter ces comportements gouvernementaux, tout en cherchant à intégrer dans la conscience collective que le peuple n’est pas responsable de l’endettement de la France ni des mauvaises politiques publiques qui ont été menées. Identifier les responsables c’est aider à la révolte pour préserver la République.

Ces mesures sont prises au nom du « réalisme » comme il n’y a pas si longtemps, on intervenait au nom du « pragmatisme ». Dans les deux cas, il ne s’agit pas, selon le gouvernement, d’austérité mais de rigueur. Les acteurs du pragmatisme ont mis la France à genoux, souhaitons que les auteurs du réalisme ne la mettent pas K.O.

Enfin, ces mesures d’austérité s’adressent à la France composée de l’hexagone et de ses périphéries ou si vous préférez ses dépendances que sont les Outremers. Ce qui est bizarre et choquant, est que les Outremers sont considérés très en retard de développement, que peut-on leur demander ? Pourtant, pour ne citer qu’un exemple, la Guyane est un territoire riche de ses ressources naturelles (Pétrole, Or et autres minerais, terres agricoles riches, richesse halieutique etc.), de sa diversité humaine et de sa faune et sa flore. L’entêtement à la maintenir dans l’article 73 nuit à son développement.

Le temps de l’action collective est certainement arrivé, il est urgent de faire taire les dissonances, les futilités pour que dans le cadre de la démocratie le courant de gauche s’oppose au courant de droite et que les politiques soient bien distinctes.

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 23:56

Lorsque l’on utilise l’injustice pour punir l’injustice c’est toujours l’injustice et cela donne la nausée.  Lorsque l’on utilise la manipulation pour maintenir au pouvoir un dictateur ou pour le faire tomber c’est toujours de la manipulation. De quelle morale s’agit-il, sinon d’une morale de la perversité…

Kadhafi n’est pas plus dictateur aujourd’hui qu’il ne l’était hier. Il me semble que les hommes de culture devraient se pencher et s’exprimer clairement sur ce type de situations car, elles sont à l’origine du recul de l’humanisme, à l’origine de la montée de la haine et surtout à l’origine du discrédit de toute politique nationale et internationale.

« Babilown Malowé, la République culturelle » sous la plume de Blaise APLOGAN avance les raisons pour lesquelles Kadhafi gêne l’occident. Indépendamment du fait qu’il est à l’origine du premier satellite de télécommunications africain, il envisageait de créer trois grandes banques en Afrique dont le FMA (fonds monétaire africain) qui devait supplanter le FMI (fonds monétaire international) qui asphyxie les économies des pays en voie de développement. Cette source d’informations n’est pas moins crédible que toutes celles venant de l’occident.

Bien entendu, cet élan révolutionnaire par rapport à la main mise de l’occident sur quasiment toutes les économies en voie de développement n’efface pas les méfaits du dictateur libyen tout comme la statue de la Liberté ne peut banaliser Guantanamo et les tortures qui ont eu lieu en Irak. La violence à ce point n’est pas tolérable ni quand on la fait subir à son peuple, ni quand on la fait subir aux autres peuples.

Ces dictateurs sont souvent mis en place par les grandes puissances lorsque leurs intérêts sont en jeu. Ce fut le cas de l’Iran avec le SHA. Idem pour l’Irak avec Saddam Hussein et on pourrait en citer d’autres en incluant Kadhafi.

Tout ceci ne se faitpas au profit des peuples et ce ne serait pas excusable, mais dans l’intérêt d’une oligarchie internationale, d’une caste de privilégiés. Lorsque ces dictateurs servent les intérêts des grands matérialistes de ce monde, il est quasiment impossible de les déloger et la souffrance des peuples est le cadet de leurs soucis. Lorsque ces mêmes dictateurs ne servent plus leurs intérêts, leur élimination est rapide même s’il faut détruire le pays ou bombarder les civils par milliers. C’en était ainsi de l’Irak de Saddam Hussein, de la Tunisie de Ben Ali dans une moindre mesure et aujourd’hui de la Libye de Kadhafi.

A qui le prochain tour ? Peut être à ceux qui ont été reconnus récemment comme représentant le peuple libyen sans avoir été choisi par le peuple lui-même. N’est-ce pas une nouvelle dictature ?

Lorsque les peuples du monde entier auront compris que leur bonheur est intrinsèquement lié, ils feront eux-mêmes la chasse aux dictateurs et aux fabricants de dictateurs. La paix du monde est entre les mains des peuples épris d’humanisme.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 02:56

Il y a des mythes qui sont nécessaires s’ils éveillent la conscience collective, s’ils permettent un sursaut d’intelligence, s’ils génèrent une bouffée de courage. Il est beau le mythe de Joseph Bara selon l’angle dans lequel on se place. Cet adolescent de treize ans qui a donné sa vie pour son engagement lors de la révolution de 1789. Cet adolescent dont on rapporte qu’il résistât à la propagande royaliste. Lui a qui on a demandé de crier : « Vive le Roi » et qui a préféré crier : « Vive la République » au péril de sa vie. Bien sûr, ce n’est pas pour la République qui exclut, ni pour celle qui colonise, ni pour celle qui produit la pauvreté et la misère. On pense à la République fraternelle, de paix de justice et d’intelligence.

 

D’autres l’ont fait comme le jeune Joseph Agricol Viala, mort un peu plus tôt que Bara. D’autres encore moins illustres sont aussi tombés, ils étaient plus adultes plus vieux. Ils l’ont fait parce que leur liberté était hyper menacée mais, ils l’ont fait également pour les générations à venir afin que la liberté soit au cœur de l’existence.

 

A force de nier les mythes ou de les laisser qu’aux dictateurs, le peuple s’enfonce dans l’ignorance et absorbe la pensée de ceux qui dominent par la puissance de l’argent. L’existence devient une guerre et cette guerre, on ne peut la gagner si avec raison, on ne stimule pas l’engagement social, la lutte pour le bien commun.

 

En entendant Jean-Luc Mélenchon sur la crise de la dette et l’austérité, j’ai vu une phase de l’histoire de France où un adulte, sans hystérie pour convaincre le peuple, prendre le risque d’affronter frontalement les idées dominantes de ceux qui contrôle la conscience collective grâce au pouvoir du réseau d’argent qui met à leur disposition les moyens de ce contrôle.

 

Oui, comme le dit JL Mélenchon, ce n’est pas la dette qui est insupportable, c’est l’austérité qui l’est. Comme, ce n’est pas le déficit de la sécurité sociale qui est insupportable mais, c’est le remboursement de la dette sociale qui l’est. Cette dette opaque, indéterminée, dont on ne connaît pas le terme ni exactement ce que l’on rembourse. Cette dette qui n’épargne que ceux qui sont déjà dans la misère et qui n’ont plus rien à donner. Cette dette qui rend les pauvres plus pauvres et qui appauvrit la classe moyenne. Depuis qu’elle a été inventée avec sa sœur aînée, la contribution sociale généralisée, la situation du peuple ne s’est pas améliorée. En dehors de cela, on veut encore le « dindoniser » (c’est un néologisme volontaire qui prend sa source chez le dindon) avec la crise de la dette…

 

La crise de la dette existe pour ceux qui par des arrangements fallacieux au plus haut niveau avaient suffisamment de ressources financières pour prendre le risque de prêter en changeant à leur profit les règles de l’endettement. En conséquence, la solution de l’austérité est une injustice. Ceux qui s’en mettaient plein les poches, ne pensaient pas au partage pourquoi la conséquence négative du risque devrait être partagée ?

 

En ce sens, JL Mélenchon, fort de son assise idéologique ne se trompe pas d’objectif, ne prend pas des vessies pour des lanternes, n’a pas un discours politique à géométrie variable. C’est la force de l’idéologie à ne pas confondre avec le dogmatisme. Cette force lui permet d’être cohérent et d’être en mesure d’affronter ce rationalisme basé sur le pouvoir de l’argent. Il défend le peuple sans être hystérique.

 

Il arrive à grand pas le temps où dans chaque génération un mythe naîtra pour qu’à l’unisson le peuple devienne maître de son destin et que l’intelligence devienne le moteur de l’action sociale pour une meilleure gouvernance.

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 21:18

Crise de la dette, famine dans la Corne de l’Afrique, guerre idéologique en Afghanistan, en Irak, en Côte d’Ivoire, faillite des Etats, tous ces événements qui viennent nous heurter par le biais des media écrits et audiovisuels. Tout se passe comme s’il s’agissait d’une malédiction venue d’un autre monde. Malgré l’accroissement de la souffrance, malgré la vitesse avec laquelle elle s’étend pour frapper les censés moins instruits aux censés plus instruits, le mensonge continue à être le moteur de ce système capitaliste financier qui pousse les plus vulnérables à croire à une sanction divine, à croire à un destin déjà écrit. A croire à une apocalypse prédite.

 

Pourtant, combien étaient-ils nombreux à croire que l’ignorance reculait, combien étaient-ils nombreux à penser que la stupidité, l’incurie,  l'ineptie, la bêtise, les fadaises, les niaiseries, les inanités, les sornettes appartenaient aux temps de l’obscurantisme… En tous les cas, n’étaient que l’apanage d’une petite minorité en voie d’extinction.

 

La photographie du monde telle qu’elle nous apparaît ne peut que nous conduire à nous interroger sur ce que l’homme de ce troisième millénaire peut désigner tant ce qu’il a d’humain en lui apparaît si insignifiant. Comment des peuples ont-ils pu être aussi irresponsables collectivement pour autant croire à ces mensonges dont la conséquence était aussi prévisible. Quels types d’humains représentent ces peuples qui ont laissé faire par égoïsme, par lâcheté, par intérêt purement individuel, par xénophobie, par la négligence vis-à-vis de l’intelligence humaine, par le mépris de la culture, par le mépris de tout ce qui se rattache à nous-mêmes en tant qu’humain achevé.

 

Ce monde dans lequel nous évoluons est celui de l’hégémonie de l’émotion sur la raison. Cette émotion qui alimente les peurs, qui nourrit le repli sur soi, qui invite à choisir la métaphysique débridée en lieu et place de la destination de l’être humain. Portons notre regard sur ces hommes et femmes qui conduisent ces grands pays censés nous montrer la voie de l’épanouissement, celle du bonheur, ils ne nous surprennent pas,  ils ne nous épatent pas, ils ne nous stimulent pas, ils n’ont pas de ligne idéologique ou si, une seule, celle de l’argent fondée sur la spéculation, sur la malhonnêteté, sur la paresse, sur le mensonge, sur l’endettement.

 

Le problème central aujourd’hui, pour les hommes de culture est de savoir comment construire un nouvel être humain, comment associer à sa destination la dynamique de la révolte qui le pousse à refuser d’être appréhendé comme un sujet inopérant,  un bon à rien, un valet du système, un perroquet bien entraîné. Mais qu’est-ce qui ferait de nous, des êtres humains en état de nous assumer pleinement mis à part l’évolution de notre conscience personnelle. Elle est notre seule juge. Avons-nous-la dimension pour le comprendre. L’homme sans cette conscience qui lui permet de savoir qu’il est responsable de sa destruction comme il est responsable de sa construction directement ou indirectement, explicitement ou implicitement, ne peut être considéré comme un humain. Faute de ce travail sur soi, le peuple finit par ne pas exister car, la somme de rien donne : "Rien", le produit de rien donne: "Rien".

 

Le monde d’aujourd’hui n’est que le résultat des combinaisons et des choix d’hier. Il faut l’assumer pour transformer la société, il faut l’intégrer pour générer la révolte et produire la transformation de la société, il faut le comprendre pour mieux l’expliquer, il faut le sentir pour mieux l’extirper. Il faut être engagé pour mieux l’orienter et nous serons enfin redevenus de vrais êtres humains

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