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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
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  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 06:19

En Guyane, les compagnies pétrolières sont quasiment propriétaires de toutes les stations-services de carburants. Malgré les différentes enseignes qui identifient ces stations, le carburant qui est servi est le même. La raison est simple car, le seul fournisseur de produits pétroliers en Guyane est la SARA.

La SARA ou Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles est en position monopolistique dans l’approvisionnement en carburant. L’initiative de la création de cette entité vient du gouvernement du Général De Gaulle pendant la période de la guerre froide pour paraît-il assurer l’indépendance énergétique des Antilles Guyane.

Depuis la chute du mur de Berlin et de l’implosion de l’URSS, plus rien ne justifie cette situation monopolistique. L’époque de la guerre froide est révolue. Pourtant, le business continue et c’est donc le même produit qui est distribué à toutes les compagnies pétrolières malgré l’apparence de leur nom différent (VITO-RUBIS, BAMYRAG –TOTAL et le dernier venu SOL)

En tant que producteur, la SARA assure 60% des besoins énergétiques de la Guyane, de la Martinique et de la Guadeloupe. Les 40% des besoins non satisfaits par la production sont importés par la même raffinerie qui assure la distribution. On peut légitimement s’interroger sur les profits réalisés sur le segment concernant les importations. Y-a-t-il vraiment transparence sur la totalité du produit distribué ? La production correspond t-elle réellement à 60% des besoins ou moins?

Qui sont donc les actionnaires de la SARA ?

Cette raffinerie est une SA composée de quatre actionnaires que sont Total à hauteur de 50% et majoritaire, Rubis à 24%, Esso 14,5% et Texaco 11,5%. Les groupes Esso et Texaco sont étrangers et ne détiennent pas la minorité de blocage (26% au lieu de 33,33%). Autrement dit, les seuls maîtres à bord sont les entités françaises Total et Rubis. Total est une SA connue du CAC 40 alors que Rubis est une SASU (Société par actions simplifiée Unipersonnelle) soit un associé unique.Texaco n'ayant plus aucun intérêt sur ce marché, pour quelle raison resterait-elle dans la composition du capital? A défaut de transparence dans la négociation avec Rubis qui a succédé à Shell, il est légitime de se demander si la négociation n'a pas intégré l'acquisition d'actions qui permettrait à Rubis d'obtenir la minorité de blocage. Autrement dit,posséder 24 % + 11,5% (35,5%)...

Abus de Position

Il importe de savoir que Total et Rubis sont majoritaires sur le marché de détail de carburants en Guyane. Autrement dit, ils contrôlent tout le circuit de carburants de la production au commerce de détail. Cela permet notamment à la SASU Rubis de proposer aux gérants de stations-services en Guyane des contrats de subordination sans la moindre rémunération, de fournir aux gérants de stations du carburant sans garantie de contrôle. En effet, il n’y a pas de compteur sur les véhicules de livraison et d’autre part, la quantité de produit à livrer n’est pas plombée au départ à la connaissance du gérant. Seul le Vender-root qui est un appareil électronique installé par la compagnie pétrolière donne la quantité livrée qui doit être comparée à la quantité commandée. Or, la compagnie pétrolière ne tient pas à prendre en considération les écarts de livraison constatés sur un support papier délivrés par cet instrument. Ce positionnement favorise l'arnaque et contredit le droit commercial qui veut que l’on paie ce que l’on a acheté. D’autre part, cette situation monopolistique conduit cette compagnie pétrolière notamment à effectuer des abus de loyer qui engendrent de la discrimination entre les gérants selon qu’ils sont dociles ou rebelles. A titre d’exemple, les loyers en Guadeloupe à force de luttes sont transparents et le mode de calcul est le même pour tous les gérants non propriétaires des lieux. En Guyane, les loyers sont exorbitants et ne correspondent à rien. Les loyers sont parfois, trois fois supérieurs à ceux de Guadeloupe pour le même volume de carburants débités. Lorsque certaines compagnies comme Rubis par exemple mettent en difficulté les sociétés en location-gérance, Elles imposent leurs propres lois au mépris des procédures judiciaires, allant jusqu'à utiliser des méthodes que l'on qualifierait de voyous au temps de la pègre.

Elles intègrent le personnel dans leur fonds de commerce. Par implicatication, il s'agit donc du personnel des compagnies et non celui des sociétés en location-gérance. Autrement dit, ce serait une forme de location de personnel qui les évite de les déclarer dans leur registre de personnel, contournant ainsi, la loi sur les comités d'entreprise, les délégués syndicaux, les CHSCT. Cette option implique le droit social et permet de constater, si les choses restent en l'état, selon que l'on est riche ou pauvre les règles républicaines s'appliquent différemment. Par suite, rien n'interdit de penser que cette partie du territoire est soit une ploutocratie, soit une République bananière... Où sont les organismes d'Etat qui sont chargés de faire respecter tant le droit du travail que les conditions d'échanges commerciaux???

Le sentiment d’impunité qu’expriment certaines de ces compagnies résulte de leur situation de monopole qui leur laissent croire qu’ils sont au-dessus des lois et qui les conduisent à penser que leur puissance commerciale et financière à l’égard des gérants est à assimiler au dicton « le pot de fer contre le pot de terre » comme elles savent si bien le dire. Certainement que leur partenariat avec le Ministère de l’Industrie, les Préfets de Région  au niveau de la production de carburants leur laisse entrevoir des relations privilégiées.

Tout se passe comme nulle part ailleurs. Nulle part ailleurs où il existe une démocratie.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 06:13

La fermeture de la Chambre d’Agriculture de la Guyane

L’information parvient au commun des mortels par l’entremise d’un journal de la place selon laquelle la Chambre d’Agriculture est fermée de par la volonté de son Président au motif d’endettement.

Il y a de quoi s’interroger sur le sens de la représentation professionnelle à partir des élections. Comment peut-on fermer un organisme consulaire selon la volonté de son président ? C’est dans les ploutocraties que l’on peut voir ce type d’exécution.

La Chambre de commerce est un établissement public. Elle exerce des missions qui n’ont pas qu’un intérêt pour les agriculteurs mais pour l’ensemble des consommateurs. Une chambre d’Agriculture où il y a un comité de développement économique est une garantie pour les agents économiques même si « tout est relatif par ailleurs».

La première interrogation est celle de savoir quelle est la nature du Conseil d’Administration ou de l’Exécutif…Procéder à la fermeture de la Chambre d'agriculture, c’est nier la légitimité des élus professionnels, c’est contester leur droit de jouer le rôle qui leur est dévolu.

Où sont les agriculteurs ? Ont-ils conscience qu’il s’agit d’un outil extrêmement important pour l’économie agricole. Comme toutes les Chambres d’Agriculture, celle de la Guyane représente le monde agricole et rural. Elle est le porte-parole des intérêts collectifs des agriculteurs auprès de l’Etat, des responsables politiques, des Instances européennes. Elle n’est pas une caisse de résonnance d’ambitions personnelles ni de règlements de compte.

Dans le même journal local, on apprend que la seule ressource est la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti. Est-ce la réalité ? Ici se pose un problème budgétaire. D’une manière générale les Chambres d’Agriculture ont un budget à trois niveaux se répartissant en subventions, contrats et conventions avec l’U.E. l’Etat, les Collectivités Territoriales à hauteur de 25%, de Prestations rémunérées à 25% et de la Taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti à hauteur de 50%. Quelle est donc la relation entre la Chambre d’Agriculture et la Direction de l’Agriculture et de la Forêt ?

On comprend mieux pourquoi la Guyane a un tel retard de développement agricole et que l’aménagement de l’espace rural est aussi déficient. En fait, il n’y a pas, en tout cas sur le fonds, un réel collectif agricole. Ca à l’air du « sauve qui peut » Paraît-il que l’article 73 de la Constitution était le meilleur dessein pour la Guyane

Il est temps de remettre les choses en ordre de marche de manière objective et rationnelle et le plus tôt possible. Il y va de la crédibilité des agriculteurs s’ils ne veulent pas que les consommateurs aient des doutes sur leur sens des responsabilités et par implication sur les produits qu’ils sont censés fournir sur le marché.

Tout se passe comme nulle part ailleurs. Nulle part ailleurs où il existe une démocratie.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 04:27

Les compagnies pétrolières et le carburant en détail

En Guyane, les compagnies pétrolières sont quasiment propriétaires de toutes les stations-services de carburants. Malgré les différentes enseignes qui identifient ces stations, le carburant qui est servi est le même. La raison est simple car, le seul fournisseur de produits pétroliers en Guyane est la SARA.

La SARA ou Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles est en position monopolistique dans l’approvisionnement en carburant. L’initiative de la création de cette entité vient du gouvernement du Général De Gaulle pendant la période de la guerre froide pour paraît-il assurer l’indépendance énergétique des Antilles Guyane.

Depuis la chute du mur de Berlin et de l’implosion de l’URSS, plus rien ne justifie cette situation monopolistique. L’époque de la guerre froide est révolue. Pourtant, le business continue et c’est donc le même produit qui est distribué à toutes les compagnies pétrolières malgré l’apparence de leur nom différent (VITO-RUBIS, BAMYRAG –TOTAL et le dernier venu SOL)

En tant que producteur, la SARA assure 60% des besoins énergétiques de la Guyane, de la Martinique et de la Guadeloupe. Les 40% des besoins non satisfaits par la production sont importés par la même raffinerie qui assure la distribution. On peut légitimement s’interroger sur les profits réalisés sur le segment concernant les importations. Y-a-t-il vraiment transparence sur la totalité du produit distribué ?

Qui sont donc les actionnaires de la SARA ?

Cette raffinerie est une SA composée de quatre actionnaires que sont Total à hauteur de 50% et majoritaire, Rubis à 24%, Esso 14,5% et Texaco 11,5%. Les groupes Esso et Texaco sont étrangers et ne détiennent pas la minorité de blocage (26% au lieu de 33,33%). Autrement dit, les seuls maîtres à bord sont les entités françaises Total et Rubis. Total est une SA connue du CAC 40 alors que Rubis est une SASU (Société par actions simplifiée Unipersonnelle) soit un associé unique.

Abus de Position

Il importe de savoir que Total et Rubis sont majoritaires sur le marché de détail de carburants en Guyane. Autrement dit, ils contrôlent tout le circuit de carburants de la production au commerce de détail. Cela permet notamment à la SASU Rubis de proposer aux gérants de stations-services en Guyane des contrats de subordination sans la moindre rémunération, de fournir aux gérants de stations la distribution du carburant sans garantie de contrôle. En effet, il n’y a pas de compteur sur les véhicules de livraison et d’autre part, la quantité de produit à livrer n’est pas plombée au départ à la connaissance du gérant. Seul le Vander-root qui est un appareil électronique installé par la compagnie pétrolière donne la quantité livrée qui doit être comparée à la quantité commandée. Or, la compagnie pétrolière ne tient pas à prendre en considération les écarts de livraison constatés sur un support papier délivré par cet instrument. Ce positionnement contredit le droit commercial qui veut que l’on paie ce que l’on a acheté. D’autre part, cette situation monopolistique conduit certaines compagnies pétrolières à effectuer des abus de loyer qui engendrent de la discrimination entre les gérants selon qu’ils sont dociles ou rebelles. A titre d’exemple, les loyers en Guadeloupe sont transparents et le mode de calcul est le même pour tous les gérants non propriétaires des lieux.

Le sentiment d’impunité qu’expriment certaines de ces compagnies résulte de leur situation de monopole qui les laissent croire qu’ils sont au-dessus des lois et qui les conduisent à penser que leur puissance commerciale à l’égard des gérants est à assimiler au dicton « le pot de fer contre le pot de terre ». Certainement que leur partenariat avec le Ministère de l’Industrie, les Préfets de Région  au niveau de la production de carburants les laisse entrevoir des relations privilégiées.

Tout se passe comme nulle part ailleurs. Nulle part où il existe une démocratie.

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 00:47

La Guyane, hormis constitutionnellement, n’est vraiment pas un département français. Ce qui s’y passe ne le serait dans aucun département de l’Hexagone. A quand une réelle expertise suivie d’effets sur ce territoire si riche et qui rapporte tant à la France Hexagonale ? Comment n’arrive t-on pas à déceler les goulets d’étranglement qui nuisent à son développement ? Il est difficile de voir une volonté politique d’organiser cette société comme dans l’Hexagone, c'est-à-dire dans le respect de la République et de la démocratie. La Guyane n’a pas inventé la corruption…Elle n’est pas l’unique refuge des corrompus et des corrupteurs…Elle n’est pas l’unique espace des absurdités… Comment se fait-il qu’elle soit si spécifique au gré de ceux qui veulent la diriger?

 

La Guyane voit ses ressources naturelles pillées, particulièrement les ressources minières, mais également ses ressources halieutiques, spoliées, entre autres les ressources pétrolifères  etc. etc. En ce qui concerne le pillage des ressources minières, l’une des raisons essentielles est qu’il y a de la vie en forêt en marge des règles de la société. Quasiment des villages se créent. Il est donc absurde de maintenir sur le littoral, pratiquement la quasi-totalité de la population, ce qui laisse à penser que le pillage n’est pas un préjudice pour tout le monde. Une répartition de la population vers l’intérieur favoriserait une urbanisation plus intelligente de l’ensemble du territoire.

 

L’Etat détient dans son domaine privé la quasi-totalité des terres. La confiscation de ce patrimoine s’est faite sur la base déconcertante de « terre sans maître ». Or, nul n’ignore que les Amérindiens et les Bushinengués ont une conception philosophique de l’existence qui n’intègre pas la propriété privée mais, la propriété collective des terres. Il s’ensuit une spoliation des terres de ces peuples qui aujourd’hui peuvent être vendues à la nouvelle caste économique appelée « les Béqués ». Ils viennent directement des Antilles avec leur conception du monde des humains qu’ils ont fait valoir lors de la dernière crise qui a coûté sa place de ministre à monsieur Yves Jégo pour avoir crû que la démocratie de la République s’appliquait partout avec la même intensité. Il faudra certainement quelques « Rosa Parks », « Marcus Garvey » ou autre « Martin Luther King » pour espérer une telle application. Cette situation raréfie les terres et engendre un coût exorbitant du m², bien évidemment pas pour les puissants. Elle est la source de la problématique de l’aménagement du territoire du fait que les communes ne sont pas propriétaires de leur territoire.

 

Enfin, la Guyane est le territoire où la Caisse d'Eparne n’existe plus depuis les années 80. Cela, bien sûr, a une incidence sur le financement de l’économie locale, peu importe. On voit mal, malgré ses dérives, le Crédit Lyonnais faire l’objet d’une fermeture définitive, la preuve. C’est aussi le territoire où il n’y a plus de société HLM, c'est également le territoire où le Conseil de Prud’homme est fermé. Un événement qui tient de la bouffonnerie, aucun élu du territoire n'est en mesure d'expliquer les raisons de la construction du pont qui relie le Brésil à la Guyane, tout comme, aucun d'entre eux ne peut porter à la connaissance de la population les raisons pour lesquelles il n'est pas en service.  Mais, les habitants de cet espace, certainement anesthésiés par les pseudo discours patriotiques, les grands discours de "la mère patrie" ont l’air de s’accommoder à ces situations comme s’il s’agissait d’une fatalité. Tout se passe comme nulle part ailleurs. Nulle part ailleurs où il existe une démocratie…

 

Les actes II et III seront réservés à la fermeture de la Chambre d’Agriculture et à l’abus de position de certaines compagnies pétrolières dans l’activité de carburants en Guyane.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 06:01

Ma démarche s’inscrit dans une politique qui se veut cohérente de bout en bout, c'est-à-dire de la conception de la production à sa réalisation. La production de toute chose doit correspondre à la couverture d’un besoin qui lui-même est au service du bien-être de l’homme voire de l’humanité. L’agriculture doit donc répondre aux aspirations alimentaires tout en préservant l’environnement. La Guyane étant dans l’article 73 de la constitution française, elle ne peut se soustraire à la Politique Agricole Commune (PAC). Quel est donc l’impact de l’agriculture guyanaise au sein de la PAC ?

Rappelons-nous que la volonté politique de créer la PAC résultait de l’insécurité alimentaire en Europe qui ne satisfaisait que 80% de ses besoins. Cette déficience provenait de plusieurs facteurs notamment la concurrence mondiale liée surtout aux prix des produits alimentaires mais, particulièrement à l’absence de modernisation de l’appareil productif agricole. Entre 1962 et 1970 de grands progrès ont été réalisés. L’équilibre alimentaire a été atteint dans le courant des années 70. La production agricole a été telle que le surplus a été destiné à l’exportation.

L’histoire de l’agriculture guyanaise ne me semble pas avoir été impactée par la PAC entre 1962 et 1970. Par contre, suite à des mouvements sociaux durant la période de décolonisation dans le monde et des conséquences du Jacobinisme exarcerbé dont souffrait la Guyane, en 1975, le gouvernement de Monsieur Chirac lance le plan vert dénommé également « plan Stirn » du ministre de l’Outremer Olivier Stirn. Il s’agissait davantage de faire taire les indépendantistes et les autonomistes de l’époque que de mettre en place une vraie politique agricole. Ainsi donc, il est indispensable d’avoir une lecture claire de l’activité agricole avant de prétendre introduire dans l’analyse, les effets de la PAC.

Il nous faut être d’accord pour admettre que le meilleur moyen d’avoir une lecture claire de l’activité agricole est de disposer de ses propres instruments d’analyse, d’observation, de planification et de perfectionnement. La Guyane en raison de sa nature institutionnelle ne peut se référer qu’aux services de l’Etat (DAF, INSEE etc.). Or, la vitesse de rotation des fonctionnaires d’encadrement laisse supposer légitimement une perte d’efficacité de ces instruments. Par ailleurs, si nous nous référons aux différentes missions d’audit commandées par l’Etat lors des crises graves, nombre de fonctionnaires occupent des postes pour lesquels il n’y a pas d’adéquation avec leur profil.

Que nous apprennent les données que nous disposons ? Moins de 0,4% du territoire est réservée à l’activité agricole. Autrement dit, 23176 hectares soit 232Km² de superficie. Elle est centrée sur le littoral et le long du fleuve Maroni. Le sol est pauvre en nutriments et qu’il y a des fourmis manioc, des limaces, des insectes et des mauvaises herbes qui nuisent au développement de l’agriculture. C’est le seul territoire où la France détient dans son domaine privé la quasi-totalité des terres. Certains agriculteurs exploitent des segments de terre sans titre, pour d’autres, ils pensent être propriétaires de leur terre alors qu’il n’y a rien d’officiel. Les besoins locaux ne sont pas satisfaits par la production locale. La fin des concours financiers de l’Etat dans les années 1990 a précipité le déclin de l’activité agricole. L’agriculture représente 5% du PIB.

Ces quelques éléments nous indiquent le désintérêt ou l’incapacité de ceux qui ont réellement en charge la politique agricole du territoire. A titre d’exemple, après la déconvenue en Algérie, la France tenait à l’activité spatiale. Elle s’est donnée les moyens de sa  politique de l’espace en Guyane. Elle a mis à la disposition de cette activité 1000 km² de superficie, soit l’équivalent de la Martinique, en expropriant les habitants de Malmanoury et tout leur cheptel. Cette surface est plus de quatre fois plus grande que celle réservée à l’activité agricole. Après des rétrocessions, l’activité spatiale s’étend aujourd’hui sur 700 km² soit légèrement plus de trois fois celle réservée à l’agriculture.

L’agriculture, élément moteur du développement du territoire mérite plus de considération. Il n’est plus possible de la cantonner sur le littoral et le long du fleuve Maroni comme s’il y aurait une ligne de démarcation qui interdirait l’accès à la terre sur l’ensemble du territoire. Les nuisances dont on parle ne sont que la conséquence de l’emprisonnement de l’agriculture sur le littoral. Ce que l’on a fait pour toute l’Europe est bien sûr possible pour l’agriculture guyanaise. Tout est une question de volonté politique et de cohérence dans les actions de l'Etat.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 00:14

L’histoire de la Guyane est ponctuée de crises et d’illusions d’expansion du seul fait de sa situation constitutionnelle. Le territoire apparaît comme un espace où tous les mécanismes d’échanges sont actionnés artificiellement. La résultante de ces mécanismes donne l’illusion d’un fonctionnement cohérent sur une courte période jusqu’à la nouvelle crise aigue.

Il est impératif de sortir d’un tel système qui suscite la création de marchés parallèles où les agents économiques tentent de s’en sortir en dehors du circuit légal (cas de l’activité aurifère par exemple), où encore certains agents économiques se retrouvent de manière obscure à maîtriser toute une chaîne d’activité allant de la production jusqu’à la consommation finale (cas entre autres de l’activité de carburants).

Le développement de ce territoire doit avoir pour objectif l’épanouissement des populations. Aussi, je propose d’aborder cette réflexion sur un plan éminemment politique. Il s’agit d’observer le territoire tel qu’il est. Autrement dit, se débarrasser de tous les éléments psychiques que l’on a introduits dans notre conscient collectif qui nous fait le voir différemment de ce qu’il est. A partir de cette observation du réel et de ce que l’on voudrait en faire à partir d’une certaine philosophie de la vie, concevons donc une organisation pratique et matérielle qui réponde à l’objectif touchant au sens de l’existence. De ce point de vue, la conception de la société et son organisation pratique sont en permanence en interférence. Elles se complexifient au fur et à mesure qu’elles se développent.

Pour comprendre le bien fondé de cette approche, identifions les aberrations actuelles. On entend depuis quelques temps « la Guyane c’est la France ». Si institutionnellement cela est plausible, sur le plan physique ce n’est nullement le cas. La Guyane se situe en Amérique du Sud entre le Brésil, géant de ce continent et le Surinam. La France se trouve en Europe. Autre affirmation, «la Guyane est un département ». Quelle similitude il y aurait entre le département de l’Ain avec ses 5762 km² et celui de la Guyane et sa superficie de 83534 km² ?

Le département est une division administrative qui rend cohérent le territoire. Il n’y a pas de mal à comprendre que la superficie moyenne des départements de l’Hexagone est de 5800 km². Il s’agit d’un aménagement territorial cohérent. On peut admettre les quelques disparités qu’il y a dans cet aménagement puisque cela ne rend pas burlesque le maillage du territoire hexagonal. Par exemple, le plus grand département dans l’Hexagone est l'Isère avec 10000 km² et le plus petit est Paris avec 105 km². Si on adopte la même philosophie du territoire, celui de la Guyane devrait contenir 16 départements dns la mesure où la Guyane, en terme de superficie, est le 6ème de la France. Nous pouvons aller plus loin dans les aberrations. Lorsque l’on veut classer les plus grandes villes de France en y introduisant ses périphéries ou dépendances, les seize premières sont toutes des villes de Guyane. La première est Maripasoula avec plus de 18000 km². La première ville de l’Hexagone est dix-septième avec 759 km² il s’agit de la ville d’Arles. Quel enseignement rationnel peut-on tirer de cette masse d’aberrations ?

Nous comprenons qu’il ne peut avoir de réponse au développement de la Guyane, si les cerveaux sont autant embrouillés. En conséquence, une des causes du non développement est intellectuelle et culturelle. Cette atteinte psychique qui touche à l’esprit humain est la source de la cause technique et économique de son  retard de développement.

Il est donc permis de diffuser dans l’opinion une meilleure connaissance de la réalité psychique et matérielle de notre environnement. Notre expérience doit nous conduire à changer de cap. Il en résultera un meilleur sens des responsabilités et une meilleure compréhension de l’utilisation de nos ressources naturelles. Rien n’interdit le peuple d’opter pour que la Guyane en tant que pays fasse partie constitutionnellement de la France. Il en émanera une relation plus objective et plus efficace pour les deux ensembles. Je vous invite à visiter le site : partiprogressisteguyanais.fr.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 15:44

Après que la trahison jusqu’en 2010, a fait de la Guyane un territoire de droite à la couleur bleue avec nombre de voix de gauche trahies, enfin, la Guyane retrouve sa vraie couleur. La rose. Celle qui exprime la tolérance, la convivialité, la solidarité, l’équité, la fraternité.

 

Les électeurs de Guyane ont montré leur cohérence en portant leur suffrage sur les deux candidats authentiquement de gauche à savoir :

 
• Chantal Berthelot avec 61% des suffrages exprimés  sur la deuxième circonscription
• Gabriel Serville avec 54,70% des voix sur la première circonscription

 

On peut regretter que le taux d’abstention soit d’environ 63% alors qu’il est d’environ 44% dans l’hexagone. Sans chercher à entrer dans les détails d’un politologue avisé, il est un fait incontestable, la société guyanaise n’accorde pas suffisamment d’intérêt à la culture politique. C’est un constat triste qui pose la vraie question de la destiné de ce peuple, la vraie problématique de l’existence et le sens collectif de la responsabilité.

 

La société guyanaise doit s’organiser politiquement autour des partis. Ils apparaissent de plus en plus comme les structures les plus capables de faire évoluer la conscience collective notamment sur les problèmes cruciaux qui sont actuellement posés :

 

• Les ressources naturelles et leurs conditions d’exploitation
• La question territoriale et les conditions de cession des terres
• Le réel développement du territoire et son épanouissement
• La question spatiale et le problème de la rente
• Les questions institutionnelles et l’environnement régional international
• La relation entre l’Etat hexagonal et sa délégation Outremer
• La relation entre l’Etat hexagonal et les peuples d’Outremer

 

Cette culture politique ne peut se concevoir sans une culture historique et géographique du territoire. Elle doit permettre de comprendre la construction de la société guyanaise et de savoir d’où on part, où l’on est et quelle est la distance qu’il reste à parcourir pour savoir où l’on va en sachant pertinemment que quelle que soit notre origine, notre destin d’êtres humains est lié et que nous pouvons construire ensemble, malgré notre différence, un avenir commun.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 02:50

La parole de l’Homme n’est pas celle de Dieu quel que puisse être son niveau de conscience. L’Homme étant dans le monde des vivants et particulièrement dans celui du rationnel, sa parole n’est utile et intéressante que si elle est un moteur d’élévation de la conscience collective. La société guyanaise est comme toutes les sociétés démocratiques. Elle n’est pas composée que d’ignorants et d’abrutis. Elle est en mesure d’intégrer que notre bien-être est fonction de notre capacité collective à être cohérent, à ne pas prendre des vessies pour des lanternes, à ne pas confondre les élections locales avec les élections nationales.

Les 9 et 16 juin 2012 les électeurs auront à se prononcer pour des élections nationales que sont celles des législatives. Elles sont capitales pour le Président de la République qui a été élu récemment sur un programme concernant l’Hexagone et l’Outremer. La mise en application de ce programme ne peut être effective que si le Président de la République obtient une majorité à l’Assemblée Nationale. Autrement dit, si sur les 577 députés que compte ce Parlement, le courant socialiste arrive à avoir au moins 289 députés.

Chaque Député représente une circonscription. La somme des circonscriptions constitue le territoire de la République. C’est en ce sens qu’il ne s’agit pas d’une élection locale.

Dans la mesure où la Guyane a voté à 62% pour le candidat Hollande devenu depuis, Président de la République, l’électorat de Guyane, pour être cohérent devrait voter pour les candidats ayant montré dès le départ leur choix envers le Président.

Parmi tous les candidats en concurrence, seuls deux d’entre eux ont eu le courage de soutenir le candidat devenu Président à savoir : Chantal Berthelot et Gabriel Serville. Pourtant, rien n’était encore acquis.

En l’honneur de cette cohérence, le Parti Progressiste Guyanais (PPG) a appelé et appelle à voter pour ces deux candidats. Il s’agit d’affirmer une position claire de gauche non opportuniste et de conforter le courage politique.

Le boulimique de la fonction politique Claude Plénet ose se demander où est la logique… Lui qui a commencé la politique en 2008 par les élections municipales à la tête d’une liste « sans étiquette », puis, sans avoir maîtrisé la fonction municipale s’est présenté « sans étiquette » aux cantonales en s’abstenant lors du vote du Président du Conseil Général pour se présenter aujourd’hui aux élections législatives avec l’étiquette « divers gauche » alors qu’il n’a encore pas maîtrisé la fonction départementale… L’honnêteté ne risque pas  de l’étouffer.

La logique du choix du PPG repose sur deux dénominateurs communs pour les candidats qu’il a choisi. D’abord, il y a deux circonscriptions bien distinctes. Sur l’une, il y a une Députée de gauche sortante qui a donné entière satisfaction sur un territoire qui comptait 20 communes inégalement réparties et de surcroît sous une mandature de droite. Elle redemande la confiance des électeurs sur un territoire qui ne compte plus que 14 communes et sous une mandature de gauche. Ces éléments suffisent à lui accorder la confiance de l’électorat de la deuxième circonscription. Les deux dénominateurs communs sont les suivants. Les deux candidats appartiennent à des partis de gauche qui ont une charte qui les situent à gauche sans ambiguïté. Ce n’est pas le cas de CP. Les candidats se sont déclarés dès la fin des primaires socialistes pour le candidat Hollande. Ils ont pris des risques qui confirment leur conviction. Ce n’est pas le cas de CP. Enfin, à titre d'information, lorsque le PS n’a pas de candidat, il soutient les Verts, le PRG et le PC.


Quant aux candidats du MDES il n’y a pas grand-chose à dire sinon qu’ils sont en contradiction avec leurs propres règles selon lesquelles, ils ne participent pas aux élections nationales. D’autre part, ils n’ont été d’aucune aide pour l’électorat lors de l’élection Présidentielle. Enfin, Ce sont des nationalistes qui n’indiquent pas s’ils sont de droite ou de gauche. Leur posture fait d’eux des politiques de droite, conservateurs et prônant le repli sur soi. Par suite, s’ils sont élus il ne siègeront pas dans le courant socialiste. Ils sont par conséquent à l’opposé du choix des électeurs qui ont porté leur suffrage sur le candidat Hollande à hauteur de 62%

Cohérence électeurs de Guyane

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 04:16

Le déferlement de violences sur la Ministre de la Justice rappelle les heures sombres de l’histoire de France. A entendre le Front National, Parti d’extrême droite antisémite et récemment très anti-musulman, on ne peut s’empêcher de penser à la guerre d’Algérie, aux actions de l’OAS, organisation terroriste dont les meurtres et assassinats ont choqué plus d’un. Ce silence assourdissant ressemblant à un mutisme imposé par une forme de terreur verbale ravive la mémoire au point de se demander si c’est à chaque fois ainsi. Nul ne semble choqué, tout le monde se tait. Sur le territoire de l’Algérie existaient deux peuples dont l’un originel était humilié, maltraité. Ô les expressions ; bougnoules, ratons, etc. Madame la Ministre est issue d’un territoire de la République qui a subi un certain nombre d’injustices durant les trente glorieuses et encore, jusqu’en 1981 avec l’échec du Président sortant Valéry Giscard d’Estaing face au nouveau Président de la République François Mitterrand. C’est donc la Gauche de François Mitterrand qui redonna l’espoir aux peuples d’Outremer en réduisant substantiellement les injustices. Ceci prouve que la révolte face à l’injustice, face à l’humiliation est une forme d’intelligence.

Aucun humaniste ne songerait à rappeler à Nelson Mandela ses années de prison comme une tâche dans son existence. Comme, nul ne serait surpris que cela se fasse par l’entremise de l’extrême droite tant il y a de similitudes  avec les  Afrikaners. Les Ultramarins qui à un moment ont pensé que les thèses du Front National étaient acceptables trouvent ici une approche de ce que pourrait être leur existence sous l’empire de ce parti. Ils apprendront la nuance qui existe entre français à part entière et français entièrement à part. En tout état de cause cette attitude de l’extrême droite ne surprend aucun humaniste ni aucun homme de progrès.

Jean-François Copé et la droite dite républicaine.

Il faut la chercher à la loupe la droite républicaine autrement appelée la droite sociale. Elle est certainement morte avec Monsieur Philippe Seguin. Depuis que Patrick Buisson identifié à l’extrême droite et conseiller du Président sorti Nicolas Sarkozy, il faut mettre énormément de volonté pour distinguer ce qu’il reste des représentants de la droite républicaine. Alors, que pouvait-on attendre du Président presque sorti de l’UMP, JF Copé… Afin qu’il ne s’égare pas trop il est bon de lui rappeler que Madame la Ministre de la Justice apparaît comme quelqu’un qui a participé à deux marathons. Le premier est celui où la « source des existences et de tous les êtres » distribuait l’intelligence. Ce quelqu’un est arrivé bien longtemps avant lui et a pris pratiquement tout le stock d’intelligence qui était destiné au premier arrivé parmi les participants. Forcément, personne ne peut plus rien pour lui dans cette sphère de la Pensée. Le deuxième est celui du savoir. Alors là, Madame la Ministre de la Justice et Garde des Sceaux  est comme un compétiteur qui lorsqu’il est au 26ème kilomètre, JFC atteint à peine le 2ème kilomètre. Alors, respect Monsieur Copé, tous les Ultramarins ne sont pas sous les cocotiers comme tous les Hexagonaux ne viennent pas des cuisses de Jupiter. Si vous pensez que Madame la Ministre de la Justice et Garde des Sceaux est d’un niveau inférieur à tous ses prédécesseurs, vos préjugés seront pris à défaut.

Pourquoi toute cette meute s’affole t-elle ?

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Published by Jean-Marie Taubira - dans politique
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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 05:20

Regarder ou Contempler

En matière politique il vaut mieux regarder que contempler notamment chez les peuples dominés. Contempler sous-entend admirer or, l’admiration génère la béatitude et contribue à l’inaction intellectuelle, il induit l’ébahissement et, forcément, cette posture tétanise l’esprit. Regarder suppose de la lucidité, induit l’attention nécessaire pour comprendre et tirer le meilleur de ce qui est regardé, il suggère l’esprit d’analyse et de synthèse. J’invite les guyanais à cesser de contempler les grandes figures guyanaises mais à les regarder pour être moins étonné de leur réussite et que celle-ci apparaisse moins exceptionnelle. Ce faisant,  c’est reconnaître à tous la possibilité d’accéder à ce niveau de compréhension et , avoir collectivement une haute estime de soi.

Le contre-pied du « On n’est pas prêt »

Nous étions plus de 9300 à dire que les obstacles de l’article 74 ne sauraient nous impressionner. L’avènement de Mme TAUBIRA au plus haut sommet de l’Etat vient confirmer cette conviction déterminée. La responsabilité dans le cadre de cet article institutionnel au niveau régional était trop élémentaire pour avoir failli. L’actuel Président de Région porte une lourde responsabilité pour avoir induit une large partie du peuple dans l’erreur et dans l’ambiance de la subordination et de la soumission. Il s’agit d’une faute politique historique et une régression mentale spatio-temporelle.

De la cohérence Citoyens de Gauche

L’élection  législative est une élection nationale qui concerne les circonscriptions qui fondent la République. Les Députés qui représentent l’impulsion c'est-à-dire la force du peuple vont s’unir par courant idéologique au sein de l’Assemblée Nationale pour constituer une majorité en mesure de permettre au Président de la République de mettre en application son programme. L’objectif est donc d’appartenir au groupe majoritaire. Les Citoyens de Gauche en Guyane doivent faire preuve de cohérence et écarter les « sans étiquettes », Les opportunistes, les carriéristes et les troubles fêtes. Ils doivent confirmer leur soutien à François Hollande. En conséquence, Il n’y a que deux candidats qui répondent aux exigences de cette éventualité qui doit devenir réalité, il s’agit de Gabriel SERVILLE sur la première circonscription et de Chantal BERTHELOT sur la deuxième circonscription. Pour démontrer que nous avons mûri, un seul tour doit suffire. C’est la seule donne qui peut être en adéquation avec les 62% de suffrages exprimés en faveur du candidat F. HOLLANDE lors de l’élection Présidentielle. De la cohérence Citoyens de Gauche, De l’intelligence force de gauche.

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Published by Jean-Marie Taubira - dans politique
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