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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 15:31

Le 9 juillet 2014, la chaîne publique Guyane 1ère dans son JT, informait les téléspectateurs, entre autres, de l’échange qu’il y avait, entre la Préfecture, le Conseil Régional et le Suriname particulièrement, sur une éventuelle relation commerciale concernant la distribution de carburant surinamien sur le territoire de la Guyane. Les politiques sérieux savent qu’il n’y a rien d’illégitime à discuter sur ce sujet, surtout s’il s’agit de décisions à prendre aux calendes grecques.

 

Par contre, il faut se méfier du caractère solennel de l’image qui pourrait laisser croire qu’il s’agit d’une négociation pour répondre immédiatement à la problématique du carburant sur le territoire guyanais. Pour les électeurs et citoyens, il importe qu’il n’y ait pas de confusion et de faux espoirs car, on n’est pas à l’orée d’une convention internationale portant sur la distribution de carburants sur le territoire guyanais pour deux raisons évidentes dont l’une est éminemment politique et l’autre liée à l’organisation pragmatique de la distribution régionale de carburants.

 

Les observateurs politiques responsables ont pu avoir une lecture subtile du film concernant cette partie du JT soir. Ils ont pu noter la prudence des représentants du Suriname qui ont tout de suite porté la discussion sur un point technique. Le représentant de l’Etat sur le territoire en la personne du SGAR a été dans son rôle et les propos qu’il a tenu s’inscrivaient dans la droite ligne de la diplomatie économique et du commerce extérieur de la France. Cette seule synthèse permet de capter l’isolement du Président du Conseil Régional de la Guyane. En clair, tout politique sérieux donc responsable peut en déduire que les représentants du Suriname et de la Préfecture de Guyane semblent avoir échangé avec l’Ambassadeur de France basé au Suriname. C’est la logique d’un Etat qui se respecte et qui a une ligne claire de sa politique étrangère et de surcroît maîtrise et respecte la hiérarchie de l’organisation institutionnelle.

 

Lorsque le Président du Conseil régional de Guyane dit durant ce reportage : « … je ne vois pas qui pourrait nous empêcher d’avoir un approvisionnement autonome… ». Il démontre ainsi son incohérence en matière institutionnelle, puis sa méconnaissance d’une part, de la politique étrangère de la France et d’autre part, de la réalité du secteur économique du carburant.

 

Sur le plan purement politique sa posture institutionnelle fait qu’il n’est pas un décisionnaire en matière de politique étrangère concernant le développement économique. Il peut porter un projet économique comme le permet la politique étrangère de la France à l’égard de ses Régions. Toutefois, cet atout doit respecter l’objectif du développement des territoires régionaux. Il y a certainement, au moins, deux lectures de la politique étrangère de la France pour les Régions en contact avec des Pays étrangers. Mais, je reste convaincu qu’à travers la construction, la conception de cette politique étrangère il faut lire la lutte contre le déficit de la balance commerciale, c'est-à-dire, les Régions doivent porter leurs savoirs- faire à l’extérieur et donc, conquérir de nouveaux marchés. Or, la balance commerciale entre les deux Etats souverains est en défaveur de la France quand bien même elle pourrait être légèrement positive pour le segment de territoire que constitue la Guyane. En termes de chiffres ce segment est insignifiant. Donc, les propos du Président de Région s’inscriraient d’avantage dans le cadre de l’article 74 que dans celui de l’article 73 quand bien même l’Etat aurait les moyens de pression pour inverser cette tendance. Néanmoins, il aurait au moins la légitimité de cette démarche oratoire or, il s’est fait le chantre de l'article 73 et cela restera historique.

Sur le plan du pragmatisme économique, le Président de Région semble avoir des difficultés avec la lecture de la photographie de cette branche de l’activité économique sur le territoire de la Guyane. Il s’agit d’un secteur qui est cadenassé par les distributeurs qui sont propriétaires de la quasi-totalité des stations d’essence. Les quelques stations libres ont signé un bail avec les distributeurs qui mettent en place les infrastructures de distribution en détail. En Guyane, ils sont trois, à savoir : Bamyrag-Total, Rubis-Vito, Sol. Le seul fournisseur de carburant est la Sara or, deux au moins de ces distributeurs sont détenteurs d’actions, par une forme ou une autre, pour tenir compte de certaines variations dans le temps, dans le capital de cette société. Par conséquent, penser à la distribution du carburant venant du Suriname c’est penser à toute la chaîne. Autrement dit, la création de nouvelles stations ce qui implique un type d’investissement, une nature spécifique d’approvisionnement avec la certitude d’absence de rupture de livraisons. Mais surtout, la contribution du Suriname au regard du stock stratégique ce que ne manquera pas d’objecter le seul fournisseur sur place qu’est la Sara.

 

Les effets d’annonce ne sont pas un engagement. La problématique du carburant en Guyane est une réalité, elle pose le problème du coût du développement économique. Par ailleurs, le carburant est une des composantes de l’énergie. Il importe de signaler que c’est l’énergie qui est indispensable à tout développement territorial. Ce développement, s’il peut être observé par fragments, il n’en reste pas moins que ces fragments sont en interaction, en interférence. Par suite, la préoccupation du Président de Région doit être de penser le développement en construisant un schéma de création de richesse. Ce schéma serait son projet qu’il lui permettrait de prendre toute la dimension que représente l’article 73 comme obstacle. Et… surtout, les chefs d’entreprises des PME seraient moins en difficultés sur un territoire dont les besoins sont infiniment grands et non satisfaits. Leurs efforts, tant psychologiques que pratiques auraient une juste rétribution qui leur permettrait de mieux s’épanouir que l’état dans lequel ils se trouvent actuellement sur un territoire en faillite économique générant stress, maladies cardio-vasculaires, dépression etc. etc.

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 23:53

Chacun pourrait avoir une lecture historique de cette partie du monde entre la guerre contre l’Empire Ottoman, le mandat britannique en Palestine, la fin de ce mandat et les conditions de guerre civile qui ont mis fin à ce protectorat anglais, le partage du territoire imposé par les Nations-Unies et la parole donnée aux armes qui ont participé à la dégradation monstrueuse des relations entre les deux peuples.

 

Il n’est nullement besoin d’être spécialiste pour comprendre ce qui se passe dans cette partie du monde où la communauté soi-disant internationale est censée être le régulateur des relations entre les peuples. L’aura des spécialistes ne change pas la face du monde alors, laissez la plume aux non-spécialistes, vos diatribes complexes enfoncent l’humanité de jour en jour dans l’ignominie, Les peuples sont largués dans la misère et advienne que pourra… Parlez pour que les peuples comprennent sans qu’ils aient à justifier une compétence d’historien, de géopoliticien… Tentez de faire comprendre aux enfants du monde entier que ce qui se passe entre Israël et Gaza ne relève pas de ce qui est juste… Dites-leur la vérité…

 

Dites-leur que c’est la conférence de la paix en 1919 à Paris qui est à l’origine de la seconde guerre mondiale de laquelle est issue cette guerre au Proche-Orient. Dites-leur qu’au sortir de la seconde guerre mondiale, les nations européennes avaient conscience qu’elles avaient livré leurs citoyens au nazisme parce qu’ils étaient juifs. Dites-leur, aux enfants du monde entier que depuis, le monde occidental culpabilise et sans discernement ne cesse de fermer les yeux sur les atrocités qui sont commises en Palestine, les injustices qui sont la règle sur ce territoire. Il laisse payer aux palestiniens leur faute.

 

L’ONU, personne n’y croit, trop d’aveux de faiblesse, d’impuissance, trop de parti-pris. Cette organisation donne le sentiment que son principe de base est la philosophie de la raison du plus fort.

 

J’écris ces quelques mots parce que le monde ne m’est pas indifférent, parce que le genre humain n’est pas quelconque pour moi. J’ai la nausée. J’ai honte de savoir que cet aspect de l’humain est une réalité et je la partage malgré moi parce que je veux croire que j’appartiens au genre humain. Cette réalité n’est pas éthérique, elle n’est pas un rêve, une illusion. Ce qui se passe ne s’évapore pas.

 

Abraham a créé le judaïsme, religion monothéiste, Jacob petit-fils d’Abraham a créé les juifs. Tout ça pour çà… Le monde existait déjà, c’était l'époque du polythéisme… La force qui s’est auto-engendrée et qui crée notre monde a dit : « J’ai créé toutes les choses avec ma parole alors qu’il n’y avait ni le ciel ni la terre… » Comment peut-on alors arriver à un tel niveau de barbarie ?

 

Cessez donc vos mensonges, vos manipulations. Le gouvernement d’Israël n’est pas de la sorte parce qu’il est juif mais bien parce qu’il est d’extrême droite. Lorsque les gouvernements occidentaux justifient ce type de massacre, lorsque l’ONU dans sa tour d’ivoire est aussi impuissante, ils consacrent l’idéologie d’extrême droite.

 

Trois adolescents israéliens ont été victimes d’un crime crapuleux, odieux, que nul ne saurait tolérer. Ce crime n’a jamais été revendiqué par le Hamas. Et, si ce crime était l’œuvre d’un déséquilibré israélien ou palestinien ? Un adolescent palestinien a été victime d’un crime aussi crapuleux, aussi odieux, brulé vif, que nul ne saurait tolérer. Ce crime n’a été revendiqué par aucun groupe extrémiste israélien. Et si ce crime était l’œuvre d’un déséquilibré palestinien ou israélien ?

 

Le gouvernement d’Israël a décrété de manière unilatérale que le Hamas est responsable de ce crime et s’octroie le droit de tuer des civils palestiniens en provocant la piètre communauté internationale. Ce gouvernement ne supporte surtout pas l’idée de la réconciliation entre le Hamas et le Fatah. Il ne supporte pas que les Etats-Unis, pourtant leur allié indéfectible que ce soit pour les démocrates ou les républicains, envisagent de travailler avec la nouvelle équipe au pouvoir dans Gaza. Est-ce légitime de penser qu’il y a un lien entre cette réconciliation et les bombardements ? S’il n’y avait pas cette confusion permanente entre ce gouvernement d’extrême droite et la confession juive, la communauté internationale répondrait sans ambages positivement. Lorsque le Gouvernement d’Israël en place demande aux habitants de Gaza de quitter leur lieu de vie pour continuer les bombardements, ces représailles ressemblent à quoi ? Elles consistent en quoi … Les habitants vont où ? dans les colonies …

 

Non, cessez de dire les juifs pour tromper le monde entier, pour justifier l’injustifiable, pour attiser la haine. Non, il ne s’agit pas de juifs, il s’agit d’un gouvernement d’extrême droite. En Israël, 24% des israéliens vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Dites-nous alors que ces israéliens ne sont pas des juifs. Israël est en tête du classement des pays occidentaux pour le taux de pauvreté. Il s’agit bien d’un gouvernement d’extrême droite qui ignore la souffrance de son peuple et qui ne met pas la même détermination dans la solidarité pour qu’il puisse être dans la même sérénité que le premier ministre de ce gouvernement.

 

Je ne néglige pas les tirs de roquettes qui doivent être dénoncés. Tous les peuples ont droit à une vie paisible. C’est du reste le sens de l’existence humaine. Cette fois-ci, selon les informations internationales les roquettes sont intervenues après l’agression israélienne. Elles n’ont fait aucune victime alors que les armes de guerre israéliennes ont fait plus de 130 morts parmi les civils palestiniens. Les média occidentaux ne nous informent pas sur l’attitude du monde arabe à l’exception de l’Egypte, a t-il la trouille depuis la guerre des 6 jours…

 

Puisque les hommes qui dirigent le monde sont si impuissants, puisque le genre humain n’est pour eux qu’une idée éthérique, puisque seul le matérialisme n’a de sens, il ne nous reste plus qu’à croire en la transcendance et penser que si Dieu existe, il n’appartient à aucune religion, qu’il n’a parlé à aucun homme, notre seul souhait est qu’il manifeste sa colère et que ce monde disparaisse. Autrement, que les peuples qui souffrent, indépendamment de leur confession religieuse, renversent ces gouvernements qui ne représentent qu’eux-mêmes et que la paix règne sur le monde sinon, aucun citoyen du monde n’a la garantie d’être protégé par la raison humaine car, elle n’est pas de ce monde.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 03:44

La France hexagonale n’a quasiment plus de mines puisque les ressources minières ne sont pas renouvelables et pour certaines pas compétitives à l’instar de la houille dont l’arrêt définitif date de 2004. Reste le Gypse qui est une matière première à partir de laquelle on fabrique le plâtre et dont la production se situe à hauteur de 15% en France. Pourtant, le ministre de l’économie et du redressement productif a décidé de créer une Compagnie Nationale des Mines de France. Il s’est empressé de préciser que cette création n’a rien à voir avec le gaz de schiste.

Il apparaît donc évident que cette volonté de créer la compagnie nationale ne lui est venue ni de cette mine du Val d’Oise, ni du gaz de schiste. C’est une volonté qui semble naître d’une approche espagnole mixée à celle de Jean-Baptiste Colbert  de l’économie mercantiliste du 17ème siècle pour enrichir l’Etat. Le ministre a justifié sa position pour des raisons « de souveraineté, d’indépendance économique et minière ». Il a précisé par ailleurs, que la première décision va concerner la Guyane.

Il est surprenant que certains élus locaux et parmi les principaux n’aient pas compris, surtout lorsque le cours de l’or s’est mis à flamber sur la scène internationale en 2003, l’intérêt qu’il y avait à faire en sorte que les opérateurs miniers locaux puissent obtenir à défaut de PER des AEX. On peut donc légitimement considérer que par laxisme, irresponsabilité, lâcheté, le pillage de cette ressource a été organisé et qu’elle n’a pas profité seulement qu'aux clandestins.

Un historique de cette période permettrait de déceler comment la substitution des opérateurs miniers locaux s’est effectuée par la création de sociétés nouvelles de type SARL. Si la filière n’avait pas été désorganisée consciemment ou non elle aurait mieux contribué au développement du territoire. Il est surprenant qu’il ne soit pas venu à l’esprit d’aucun dirigeant l’évidence du pillage de cette ressource alors que son cours international était exponentiel… Les observateurs sérieux ne sont pas dupes.

La Guyane est sous l’empire de l’article 73 de la constitution. L’Etat n’a pas besoin de créer une société publique minière régionale, surtout sous la forme d’une filiale. Politiquement, il faut aller jusqu’au bout de la logique du principe de l’assimilation. A défaut, il s’agit d’un théâtre qui consiste à donner un rôle peu reluisant à certains élus locaux en face de spectateurs minoritaires et incrédules qui ne sortent pas de leur rêve d’humains inachevés.

La nature de la structure régionale ne laisse pas indifférente. Lorsque l’on parle de filiale, on fait référence à une relation société mère et fille. Juridiquement, une société mère détient au minimum 50% du capital de la fille quand bien même elle a une personnalité juridique distincte. Néanmoins, en détenant au minimum 50% du capital, la société mère impose ses décisions en AGO (Assemblée Générale Ordinaire).

L’autre aspect de la société publique minière régionale (la fille) est son objet. Il est dit qu’il sera de" participer en investissement aux projets miniers les plus structurants, d’accompagner la filière dans son ensemble et de participer au développement territorial". Le rêve quoi… L’institution régionale n’existe pas pour remplir cette mission … La nouvelle collectivité n’est pas en mesure d’assumer une telle compétence… Les structures légales sont plus importantes que les structures légitimes… Il faut croire que les compétences autres que celles des mines au sein de l’institution régionale sont des farces…

Enfin, certains de nos acteurs politiques jouent excellemment leur rôle et nous confirment que la vie est une comédie. Jugez-en plutôt. Lorsqu’ils ont appris qu’il y aurait l’exploration pétrolière, ils ont proposé, entre autres, sur les média locaux la création d’une école pour la formation de techniciens et d’ingénieurs locaux pour répondre aux besoins de l’exploitation pétrolière. Cette fois, ils proposent de créer une école des mines en Guyane et vantent celle de l’hexagone. S’il ne s’agissait pas de la souffrance du plus grand nombre on rirait bien et on leur proposerait une société publique de poudre de Perlimpinpin  pour qu’ils créent une école de sorciers.

Il y a une différence, l’exploration pétrolière venait d’une multinationale avec l’autorisation de l’Etat, l’exploitation des mines est une initiative de l’Etat.  En tout état de cause le devenir de cette terre de Guyane reste problématique.

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 19:26

La Guyane est un territoire qui se situe entre le Brésil et le Suriname. Son destin présumé commence avec le traité de Tordesillas de 1494 lorsque l’Europe coloniale bien assistée de la religion catholique, par l’entremise du Vatican en la personne du Pape Alexandre VI décide de séparer le « Nouveau monde » entre le Portugal et l’Espagne à partir d’un méridien Nord-Sud. La France, la Hollande et l’Angleterre sont absentes de ce partage.

Quand bien même ce traité n’a aucune légitimité à l’égard des Amérindiens qui ont payé chèrement leur survie, entre peuples européens, ces trois nations sont considérées comme des pirates au regard dudit traité, le Brésil à cette époque compte 20 milles Blancs, 30 milles Noirs et 800 milles Indiens.

La contestation commence pour la France sous François 1er avec Jacques Cartier et particulièrement pour le Brésil avec le navigateur Verrazano. Cette conquête d’une partie du territoire de la colonie portugaise sera récupérée par l’armée portugaise qui défait celle de la France et marque un tournant historique des relations entre ces deux nations.

Au début du dix-neuvième siècle alors que le Brésil compte 920 milles Blancs, 2 millions de Noirs, 700 milles Métis et 360 milles Indiens,le mouvement indépendantiste se met en marche et le Brésil européen récupère la révolution et met à mal la couronne portugaise tout en n’entendant pas perdre les acquis du traité de Tordesillas.

En conséquence, on comprend que le Brésil considère que le territoire de la Guyane fait partie de son espace territorial. Cette situation historique est éludée pour le Suriname et le Guyana du fait que ces territoires sont devenus des Pays indépendants. La Guyane, le seul pays d’Amérique du Sud à ne pas être indépendant souffre jusqu’à ce jour des effets de ce traité et des agissements de François 1er. Par ailleurs, sa configuration institutionnelle par l’article 73 ne donne aucune crédibilité à la parole des élus locaux qui peuvent être appréhendés comme les supplétifs des descendants de François 1er aux yeux de la nation brésilienne. Pour le Brésil, il s’agit d’un Etat européen sur le continent Sud-Américain.

De cette relation « je t’aime, moi non plus » entre le Brésil et la France quant à cette partie du territoire, les élus de Guyane sont ignorés de part et d’autre. Cette situation, certainement, a des incidences sur le pillage de nos ressources tant sur le plan halieutique, que sur celui de la biodiversité, minier etc. sans négliger les conséquences sociales sur le territoire et le foyer que cette situation représente en termes d’opportunité pour la corruption et les possibilité de création d’associations de malfaiteurs.

On peut légitimement se demander si le Brésil, pays émergeant, nouvelle puissance économique mondiale, nouveau pays industrialisé (NPI) n’impose pas à la France ses règles en sa qualité de géant de l’Amérique du Sud. La Guyane est par exemple passée d’une superficie de plus de 100 milles km² à 90 milles km² puis officiellement aujourd’hui à 86 milles km². Il faut s’attendre à ce qu’on nous annonce une superficie de 77 milles km² d'ici peu.

« Tout cela pour çà »

Ô peuple de Guyane pleure ton existence bafouée jusqu’à ce que ta conscience rencontre sa liberté absolue et que tu te décides à tracer ton propre destin. Pendant que tous les pays d’Amérique du Sud voguent vers l’amélioration de leurs conditions de vie, l’Insee nous communique les indices économiques et sociaux qu’elle a mesurés pour nous permettre de mieux comprendre là où nous sommes et peut être inconsciemment de nous indiquer que les privilèges que nous croyons avoir ne sont que des leurres.

Je vous communique les données statistiques 2012 de l’Insee sur l’emploi en Guyane. Je n’ai pas cherché à remettre en cause ni la méthodologie utilisée, ni les définitions arrêtées. En supposant que la Guyane soit un élève et qu’il vous apporte une telle production intellectuelle (ci-dessous), qu’elle note lui attribueriez-vous ? …

Données :

Population en âge de travailler : 140 301

Population active : 75250

Taux de chômage BIT : 22,27 % soit 16756

Taux de chômage des jeunes, tranche d’âge 15-24 ans : 41%

Taux de jeune ; Tranche d’âge 15-24ans/tranche d’âge 15-64 ans = 25,77% *

Taux du « halo » (personne à la recherche de travail mais pas disponible avant 2 semaines) :15,50% soit 13800 personnes*

Taux de chômage rectifié : 34,31% soit (30 556/89050)*

La population active (Insee) représente 53,63% de la population en âge de travailler (15-64 ans)*

Taux d’emploi pour la tranche d’âge 15-64 ans : 44,6% dans l’Hexagone il est de 64%

Taux de chômage pour les moins de 30 ans sans diplômes : 57,2%

L’Insee stipule que le marché du travail guyanais est toujours en déficit structurel d’emplois.

 

Quid de l’Education Nationale, Quid de la formation continue, Quid de la Politique s’il y’en a une pour ce territoire. Ma note : 4/20, très médiocre.

 

Face à cette situation calamiteuse il est proposé aux Guyanais et à ceux qui ont décidé de vivre en Guyane, une Société publique minière régionale...

*(ce sont mes combinaisons à partir des données Insee 2012).
 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:25

La fronde de quelques parlementaires socialistes vient mettre un bémol à ce que l’on pourrait appeler l’édulcoration outrancière du socialisme vu par l’exécutif démocratico-républicain de l’Hexagone. Récemment sur France Info, le Premier ministre disait : « La Gauche peut mourir » après avoir dit qu’il fallait aller au-delà de la Gauche. Concevoir cela, c’est déplacer le segment électoral de la Gauche, c’est nier son identité qui constitue l’essence même du PS français. Voilà donc une preuve indiscutable qu’il n’y a plus personne pour faire de la politique. Elle perd de plus en plus son sens et ceux qui croient en l’égalité des chances, en l’Etat en tant que puissance devant garantir l’existence décente du plus grand nombre sont largués. Il ne reste plus que la philosophie, la théologie et la science pour parler de l’Homme. Quel retour en arrière… La politique c’est la théorie et la mise en pratique d’une certaine idée de l’homme dans son environnement, dans un système donné.

 

Que signifie aller au-delà de la Gauche ? Cela veut tout simplement dire abandonner certaines valeurs de gauche, tendre vers le compromis, voire la compromission en adoptant d’autres valeurs qui ne sont pas les siennes, c’est capituler en face de la notion de partage et de solidarité, c’est refuser de franchir les obstacles dont Saint-Exupéry pensait qu'ils permettaient de se découvrir, c’est fuir la notion d’engagement le plus difficile à porter car le plus complexe à faire partager, c’est avoir peur de défendre la liberté, la liberté absolue de conscience, c’est s’aveugler face à la pluralité des hommes qu’il faut tenter de réunir malgré leur différence, c’est nier la réalité de la réciprocité des êtres humains malgré leur morphologie apparente.

 

Certains socialistes qui tiennent les rênes du pays France ont décidé de changer de modèle de société. Ils n’ont d’yeux que pour celui des Etats-Unis avec deux grands pôles dont l’un serait l’extrême droite que l’on cherche à sociabiliser et à diaboliser en même temps (stratégie de communication machiavélique) et l’autre, une sorte de centre droit qui écarterait ceux qui conçoivent le bien commun comme essentiel. Par suite, d’une, part on ferait croire que le centre droit serait la gauche et l’extrême droite, la droite. D’autre part, avec une telle bipolarisation, l’institutionnalisation du système économique libéral serait plus concevable, plus facile à accepter. Dans ce modèle à l’américaine, il est plus facile de justifier la pauvreté, le chômage, l’injustice à côté du contingent de riches et de très riches car, c’est le principe du sauve qui peut, la nasse pour les malheureux, les misérables.

 

Certains de ceux qui se disent socialistes sont arrivés à ce niveau avec la complicité d’autres socialistes qui se taisent par opportunisme et carriérisme. Ils fabriquent la contrainte à la liberté, ils érigent en faits naturels la domination des uns sur les autres, des forts sur les faibles. La photographie des conséquences du système actuel mondialisé constitue pour eux une réalité naturelle, ce n’est pas un échec, c’est le résultat de la main invisible qui « auto-régule ». Pour eux la pensée libérale est la traduction du cours de l’histoire. Elle abolit l’idée de la construction de sa propre destinée en réhabilitant l’idée du destin déjà tracé. Quelle horreur de savoir que ce sont ceux qui sont censés être des nôtres qui portent le coup fatal.

 

« La Gauche peut mourir ». Non … La Gauche peut surtout être assassinée. Elle peut être poussée au suicide. C’est le meilleur moyen de rendre service au système libéral qui échoue devant nous, qui tient déjà difficilement sur un seul pied. La raison humaine nous pousse à la résistance car c’est le seul moyen de rendre plus supportable notre existence, de donner plus de valeur à notre dignité. La résistance est la seule loi qui nous permet de croire que tout est encore possible, qui nous permet de penser que le Président de la République a son secret sur sa stratégie et qu’il n’a nullement l’intention de capituler devant la contrainte libérale. Le courage est une valeur de gauche et une donnée essentielle de la politique. Nous en avons et nous ferons en sorte que ceux qui croient en nous n’aient point de doute là-dessus.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 05:34

La situation en Irak semble inquiétante pour la communauté internationale. Les "djiadistes sunnites" auraient fait plus de 1700 tués et pourtant...
 

Les dirigeants occidentaux tenteront toujours de chercher d'autres causes aux événements qu'ils génèrent eux-mêmes. Aucun humain doté de raison ne peut penser que la situation actuelle en Irak est étrangère à l'invasion des Etats-Unis en 2003 avec ses alliés européens.

 

Les USA soutirée par quelques alliés européens lorsqu'ils le décident, interviennent militairement sur des territoires dont ils savent à l'avance qu'ils leurs sont supérieurs tant du point de vue de la stratégie militaire que des équipements militaires.

 

Ils ont fait avec l'Irak selon leur désir. Manipulation avec la guerre Irak-Iran de 1980 à 1988 avec un mélange "d'Irangate" et un pseudo soutien à l'Irak. Ils ont pu compter avec la complicité de certains pays européens de l'ouest et bizarrement avec l'Union Soviétique qui craignait la révolution iranienne.

 

En 2003 les Etats-Unis inventent les armes de destructions massives que l'on cherche en vain jusqu'alors pour agresser l'Irak. Toute la communauté internationale a été, à l'insu de son plein gré, trompée et, nul ne s'est interessé à ce que deviendrait cette vieille civilisation mesopotamienne. Toujours avec la complicité de certains pays européens la guerre illégale a eu lieu.

 

En leur qualité de grande puissance, ils créent les dictateurs en leur imposant leur propre diktat et les détruisent quant ils le désirent en créant le chaos. Les Etats-Unis sont à l'origine de l'extermination de bien des peuples, les Indiens d'Amérique du Nord par millions, les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. C'était durant le deuxième millénaire. En ce troisième millénaire c'est déjà l'Irak et l'Afganistan. Sur l'Irak, compte tenu du mobile qui a déclenché cette guerre soi-disant chirurgicale sans l'accord de l'ONU, on doit légitimement considérer cet acte de guerre comme  un crime d'agression, un crime de guerre.

 

Mais, les Etats-Unis commandent le monde. Ils peuvent se permettre d'agresser tous les Etats dont ils savent à l'avance qu'ils leur sont supérieurs. Ils le peuvent car, à l'instar de la Chine, ils n'ont pas ratifié la convention de Rome relative à la Cour Pénale Internationale. En d'autres termes, ils ne seront jamais jugés. D'autre part, on voit mal le Conseil de Sécurité de l'ONU donner à la CPI à titre exceptionnel compétence pour les juger.

 

Le monde est une allégorie. Il y a les criminels à col blanc qui érigent les régles qui ne s'appliquent pas à eux et les criminels à col bleu à qui ces règles s'imposent. C'est donc la loi de la raison du plus fort au plus haut niveau international. C'est la voie de l'ignominie, celle de l'irrespect de l'humanité, celle qui de manière perenne garantit la disparition des humains.

 

Ce qui se passe en Irak est triste, grave, intolérable. L'origine est pourtant connue. Dans ce monde, parmi tous les Dirigeants pseudo puissants, pas un n'est suffisamment crédible pour faire entendre sa voix. Le monde de la matière domine le monde de l'esprit. Les gouvernements ne se soucient point de l'existence humaine, l'évolution de la technologie, la soif de l'argent sont le nouveau "veau d'or" du monde.

 

Osez parler de justice... Osez parler de liberté... Osez parler de démocratie... Osez parler de solidarité... "Hors de mon église, point de salut".

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 17:01

 La période des primaires socialistes a permis dans un premier temps de découvrir le candidat Hollande à l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2012. Les différents débats qu’il a eu avec les ténors politiques qui lui sont opposés depuis ces primaires ont permis de constater que ce candidat avait l’envergure d’un chef d’Etat. Puis, dans un deuxième temps, survient le débat du 2éme tour des élections avec le Président sortant. Là encore le Candidat Hollande surpasse son vis-à-vis. Il n’y a donc plus de doute sur la capacité du candidat à accéder au poste suprême de Président de la République Française. Quel enseignement peut-on tirer de cette période ? Le candidat a apporté la preuve qu’il est instruit, qu’il a une intelligence très subtile, qu’il cultive un sens pratique qui le conduit à ignorer les futilités et à faire peu de cas des événements d’une grande pauvreté sociale, économique, culturelle et intellectuelle. Alors, pourquoi est-il aussi bas dans les sondages et, ceux-ci sont-ils l’expression d’une réalité ou, sont-ils le résultat d’une manipulation de la conscience individuelle qui par interférence génère une influence sur la conscience collective… Si cette interrogation est recevable, quel en serait l’objectif ? Enfin, pourquoi le Parti Socialiste est-il aussi timoré alors, qu’il devrait se mettre en ordre de bataille pour contrecarrer tous les plans fallacieux qui se présentent au-devant de lui. La politique est avant tout l’existence humaine qui nécessite que les représentants du peuple soient au combat pour lui garantir les moyens de son existence paisible.

On ne rompt pas facilement avec les habitudes. La morphologie du Président Hollande apparaît comme anachronique par rapport à celle de son prédécesseur. Sa posture que l'on pourrait qualifier de classique renoue avec l'esprit de la fonction présidentielle dont l'axe central est avant tout la sérénité, l'assurance et le souci d'éviter la concentration des pouvoirs conformément à la constitution. Cela contraste avec la posture précédente que l'on pourrait qualifier de novatrice mais qui est contraire aux dispositions constitutionnelles qui prévoient dans son article 20 le partage des tâches de cet exécutif bicéphale. Souvenons-nous du Premier ministre qui était considéré comme le collaborateur du Président de la République... Nous voyons bien qu'il s'agit de deux cultures différentes de deux personnalités appartenant à la même génération. Le précédent Président a imprimé son style dans la conscience collective par sa volonté d'avoir la maîtrise des véhicules de communication. En conséquence, il y a une confusion des genres et les analyses portent sur le fonds pour l'un, le Président actuel et, sur la forme pour l'autre, le précédent Président. Un peu comme si l'on opposait le travail en profondeur de l'un à l'activisme de l'autre, un peu aussi comme la comparaison entre l'insécurite et le sentiment d'insécurité.

Entre le Président et le Peuple il y a les communicants. Ceux-ci n’ont pas la même vocation que l’Etat c'est-à-dire le souci de l’existence humaine, le bonheur des êtres et la garantie d’une vie décente pour le plus grand nombre. Les communicants sont libres et choisissent leur camp. Ils peuvent faire, à leur risque et péril, soit de l’information soit de la désinformation. Le groupe qui aura pris l’ascendant aura le contrôle de la conscience collective. Tout l’enjeu est ici. Tout simplement parce qu’il n’y a pas de dirigeants sans le peuple. Le peuple est celui que l’on veut travailler à sa guise, il est conditionné par la puissance des moyens de communications. Les sujets qui ont un intérêt pour les communicants sont lancés dans la société pour occuper l’esprit des citoyens. Bien entendu, ces sujets sont orientés. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que les groupes de pression particulièrement financiers ont pris la mesure de cette situation et donc ont cherché à prendre le contrôle de ces moyens de communication. Par suite, nous arrivons à la création et à la configuration des réseaux.

Du fait même que le Président avait fait savoir durant sa campagne que son ennemi était invisible et que c’était la finance, on peut légitimement penser que le profil qu’il présente à savoir l’honnêteté dans la mesure où il n’a fait l’objet d’aucune saisine judiciaire durant tout son temps politique, qu’il ne s’est jamais exprimé comme quelqu’un qui aime l’argent et qui veut devenir riche, qu’il a clairement fait savoir qu’il est social-démocrate, le conduit à être la principale cible du réseau de la finance qui détient des moyens de communications en conséquence. Cette hypothèse est plausible. Par suite, si on considère toutes les affaires en cours qui secouent le monde politico-financier, on peut admettre que l’une des hypothèses est d’affaiblir le Président de la République afin qu’il n’ait pas d’ancrage dans la population et que son discours n’ait aucune efficacité sur le comportement des citoyens. En effet, les affaires en cours si elles devaient déboucher sur des condamnations seraient un véritable séisme. En conséquence, il apparait que certains communicants ont pour vocation de rendre sensible la situation en fragilisant l’opinion publique. Ainsi, la démocratie aura à choisir entre le désordre et la justice. Ce postulat repose sur le fait que quoi que fasse le Président de la République, quoi qu’il dise, rien n’est analysé positivement, c’est du jamais vu, la mauvaise foi est patente. Nombre de média ne sont jamais allés aussi loin à l’égard d’un Président de la République ou pour le moins leurs invités.

Que fait le Parti Socialiste. Il a l’air aussi anesthésié que le peuple. Pourtant il devrait pouvoir réagir efficacement sur la communication. Un exemple, au sortir des élections européennes, l’une des informations la plus sensationnelle a été de dire que le PS a été balayé lors de cette consultation. Or, que démontrent les statistiques, que le PS se maintient dans son segment électoral dans ce type d’élection entre 13 et 14 sièges. Par contre, l’UMP a perdu près d’un tiers de ses sièges soit 20 en 2014 contre 29 en 2009, que les verts ont perdu 8 sièges en 2014. Par ailleurs, il est fait allusion à la situation selon laquelle les électeurs qui ont voté pour le Front National sont ceux du PS qui en sont déçus. C’est contraire aux statistiques que je viens d’évoquer. Il importe de rappeler que la liste du Front National conduite par Marine Le Pen a obtenu plus de 4,7 millions de voix lors des dernières élections Présidentielles, que son parti a toujours obtenu plus de 3 millions de voix aux élections européennes. En conséquence, il n’est pas illégitime de penser que toute une stratégie est mise en œuvre pour court-circuiter l’idée d’assainissement de la vie politique française.

Il est surprenant que le PS soit si fragilisé qu’il n’arrive pas à endiguer cette vague anti socialiste opportuniste. Le peuple souffre et dans sa souffrance, il assimile plus facilement ce qui lui permet de survivre. Il est donc de la responsabilité de ce parti de maintenir la lucidité du peuple par sa propre détermination, sa propre conviction qu’il va réussir à améliorer ses conditions d’existence. En deux ans de mandat la gauche ne peut pas être responsable des dégâts causés par la crise et la gestion postérieure au regard des affaires judiciaires en cours. La résistance du peuple à la démagogie et à la désinformation passe par l’information économique, sociale et financière avant la prise de pouvoir de l’actuelle majorité et l’espoir qu’en faisant des efforts le proche avenir sera meilleur.

Pour arriver au sommet de l’Etat, il faut un égo très prononcé compte tenu de la nature du combat. Cela exige un dévouement sans faille. En contrepartie, l’échec peut être très mal vécu. Si la stratégie mise en place pour déstabiliser le Président de la République atteint son objectif, il est à penser que le Président risque de sombrer, de s’isoler et, l’explosion sociale devient inévitable. Mais, il peut aussi être motivé par ces circonstances et radicaliser son comportement alors, « advienne que pourra »

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 18:15

Les élections européennes auront lieu dans la semaine du 22 au 25 mai 2014 dans toute l’Union Européenne. Ces élections européennes qui concernent les Etats membres de l’UE, d’évidence ne constituent pas un événement stimulant pour les peuples européens. Ils apparaissent désabusés car, toute cette construction à travers les différents traités depuis la CEE fondée en 1957 jusqu’au mini traité constitutionnel ne semble pas avoir amélioré leurs conditions de vie.

 

L’Union Européenne dans le système WGS 84 a pour coordonnées en latitude 50° N et en longitude 9° E. Ce sont donc des Etats appartenant à l’hémisphère Nord qui ont décidé de se mettre en interférence. Il se trouve que certains Etats membres ont pérennisé leur relation avec d’autres territoires non européens depuis la conquête du Nouveau Monde. Certains sont devenus indépendants et d’autres ont connu un autre sort. Ainsi, ces liens sont soit étroits soit distendus. Leur nature permet de distinguer les Régions Ultrapériphériques qui font partie intégrante de l’UE des Pays et Territoires d’Outre-mer (PTOM) qui relèvent d’une relation d’association avec l’UE.

 

Si les peuples européens ont du mal à appréhender l’intérêt de l’Union Européenne, comment ceux de l’Amérique du Sud, de l’Arc Caraïbéen, de l’Océan Indien et du Pacifique qui ne sont pas en interaction avec ce grand espace de plus de 4 millions de Km² peuvent-ils trouver un intérêt à ces élections ?

 

Il n’y a pas besoin d’une loupe pour mesurer le fossé qu’il y a  entre le niveau de développement des Etats européens et celui des RUP. Au reste, il importe de nuancer ces dernières car, les DFA (Départements Français d’Amérique) ne sont en rien comparables aux Régions autonomes que sont Madère et les Açores pour le Portugal et les Canaries pour l’Espagne. Bien sûr, il y a un minimum de souveraineté des Etats membres qui peut expliquer le degré de volonté de chaque Etat à vouloir développer ses territoires périphériques.

 

Toutefois, nous devons admettre que les candidats à ces élections n’ont pas les arguments qui seraient susceptibles de motiver les électeurs. Pourtant, les modifications intervenues dans le mode de scrutin devraient leur permettre de faire davantage état des spécificités des RUP puisque sur les 8 circonscriptions réservées à la France, 7 sont pour l’Hexagone et 1 pour l’Outre-mer.

 

Ce qui ressort des discours des candidats est attristant. D’une manière générale il est demandé aux électeurs de se rendre aux urnes parce que l’Europe intervient dans le financement des investissements qui précèdent le développement. Or, que l’on nous cite une seule Région d’outremer de la France Hexagonale que l’on peut qualifier de territoire développé… Par exemple, des trois DFA, alors que la Guyane continentale est le territoire le plus riche de par sa biodiversité, ses ressources minières, l’étendue de son territoire, l’activité spatiale etc. elle est le DFA dont le PIB par habitant est le plus bas soit 52,5 contre 76,83 pour la Martinique et 76,6 pour la Guadeloupe (Insee 2006).

 

Ces discours font fi de la dignité des peuples. Ils sont sur le mode de la mendicité, ils ne sont ni novateurs, ni progressistes. De surcroît, ils sont stupides. Les pays ACP reçoivent des aides de l’Europe sans qu’ils aient à se rendre aux urnes. Les accords de Lomé 1 à 4 ont plutôt pénalisé les RUP.  L’Ukraine vient de recevoir de l’UE une aide de plus de 11 milliards € sans qu’elle appartienne à l’UE. Ce type de discours est niais et à bannir.

 

Les peuples des RUP constatent que sur les terrains de football dans l’UE des êtres humains à morphologie apparente différente de celle qui est communément admise comme européenne sont traités comme des espèces n’appartenant pas au genre humain, des ministres venant de ces territoires sont appréhendés comme des êtres humains inachevés. Pourtant, les RUP ont des atouts qui servent essentiellement à l’UE par le biais des Etats membres.

 

Un discours sur le souhait d’une Europe en tant qu’espace humaniste... bien sûr, en tant qu’espace de solidarité... bien sûr, en tant qu’espace de partage, de justice sociale, de laïcité et de dignité... bien sûr. Les peuples des RUP seraient plus sensibles à la construction européenne si les discours étaient positifs et faisaient prendre conscience aux peuples européens que grâce à ces régions, l’UE dispose du plus grand territoire maritime du monde, grâce à elles, l’Europe a une activité spatiale en Amérique du Sud au niveau de l’équateur, dispose d’un institut d’astrophysique aux Canaries dans l'Arc Caraibéen. Enfin, c’est sur ces territoires que germent les bananiers qui donnent le fruit (banane) très nourrissant pour les humains et qui est utilisé niaisement par les racistes et les xénophobes.  
 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 15:31

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cette citation est de Nicolas Boileau-Despréaux. Bien que relevant de l’art poétique, sa première partie ou proposition peut être considérée comme essentielle et constitue la source de toute construction systémique. Elle nous éclaire sur l’incohérence de certains comportements qui sont le fruit soit d’une absence de pensée cohérente et articulée avant l’action, soit d’une défection d’intellectuels de type sociologique dans notre construction sociale. Elle nous permet de voir également son contraire. Je veux vous parler de la ville de Kourou en Guyane, de l’élection municipale de 2014 et en filigrane du CNES.  Le résultat de cette élection n’est pas moins politique qu’on pourrait le croire. Il est entaché de circonstances bien étranges.

Tout système, toute structure humaine prend forme à partir d’une loi morale que l’on s’impose et qui engendre un sens politique qui va déterminer son mode de gestion. Aucune structure pensée et cohérente ne peut échapper à cette forme d’organisation. La ville de Kourou ne saurait y échapper. Sinon, force serait de reconnaître qu’il s’agit d’un espace où sont rassemblés des êtres humains sans prospective. Toute la subtilité réside dans le fait de savoir qui convient de la loi morale laïque qui est censée s’imposer à tous ; La Mairie sur son territoire de par les Institutions ou le mammouth qu’est le CNES en tant que communauté d’activité qui pèse de tout son poids directement ou indirectement sur les administrés et particulièrement sur l’électorat. Ce n’est pas un point de vue que j’énonce, ce serait trop facile à démonter, c’est un constat d’événements  qui conduit à affirmer que la dialectique des idées dans la configuration de la ville spatiale est le reflet de la mise en application des choses telle qu'elle a été conçue. Je ne fais pas de fixation mais, des éléments objectifs en connexion avec ma capacité à observer interpellent mon intellect. C’est donc légitimement que je m’interroge.

Pour bien appréhender mes propos que je considère comme plausibles et, je ne crains ni la répression sournoise (tracasserie administrative, pressions psychologiques diverses etc.) ni la répression brutale, je vais prendre en considération quelques revendications qui ont émaillés entre autres, la dernière mandature du Maire en 2008-2014. Auparavant, il importe de noter que s’il n’y a pas si longtemps on parlait de tirs de fusées sur fond de bidonville quant à la ville spatiale, l’amélioration de la qualité de la vie dans le bourg de Kourou est d’abord la prise de conscience individuelle du premier magistrat de cette ville et la volonté de modifier le cours de l’histoire de cette population locale. Le terme tirs de fusées su fond de bidonville est bien en voie de disparition. Alors, comment un Maire, riche de ce succès peut-il perdre les élections ?

Une des raisons de cet échec est le niveau de culture du Maire sortant qui le conduit à être en permanence en conflit avec lui-même entre l’homme soumis qu’il devrait être pour satisfaire le concept de la ville spatiale kouroucienne et l’homme révolté qu’il est au regard de ce même concept. Il est objet de méfiance par ceux qui ont construit le modèle kouroucien. Un homme de paille est plus en adéquation avec ce modèle. Depuis l’avènement du spatial, le profil du premier magistrat a été bâti sur la configuration d’un homme de l’UDR local devenu au cours de l’histoire l’UMP car, au-delà des étiquettes des gouvernements, il y a la nature de l’Etat français. Les revendications sur les taxes foncières, sur l’octroi de mer, l’intervention en pleine conscience sur « l’incivisme » déclarée  de la jeunesse abandonnée à son triste sort alors que la collectivité municipale n’a pas les moyens d’un développement économique volontaire font trop révolutionnaires. L’éradication des bidonvilles est un vecteur de cohésion sociale mais également une source capable d’atténuer le conflit ambivalent que porte en lui tout intellectuel organique mais surtout elle est une voie consciente ou inconsciente de l’élévation de la conscience collective. En ce sens le profil du maire sortant est dérangeant.

Que dire de l’alliance PS/AGEG-UMP-UDI-Guyane 73 qui vient faciliter la chute du maire comme le ferait en temps de colonisation les supplétifs au service du système. La députée AGEG de la deuxième circonscription, apparentée PS,  tente, à l’image d’un ignorant des principes fondamentaux de la pensée politique, sur le media public, de tempérer ses partenaires UMP-UDI dans leur diatribe anti gauche de type national. Elle ne pense même pas à se demander s'ils ne jouent pas un rôle pour détourner l'attention sur celui qu'aurait joué éventuellement la communauté d'activité spatiale... La question à se poser est la suivante, pourquoi en Guyane le PS s’accommode d'une alliance avec l’UMP et l’UDI ? Est-ce la preuve qu’il n’y a pas de continuité territoriale intellectuelle ou, la Guyane est-elle amputée d’intellectualisme collectif ?

Cette foudroyante chute par sa forme laissera des traces dans la conscience collective des guyanais et de ceux qui pensent que ce territoire mérite un autre sort. Chez les citoyens progressistes qui sont hors de la circonscription kouroucienne ils ont grains à moudre s’ils n’avaient encore pas bien compris le sens de l’enclavement de cette parcelle du territoire où le CNES possède autant de terre sans être en mesure de justifier le prix de son acquisition. L’ennemi mortel du système n'est pas ceux qui se métamorphosent au contact des injustices mais ceux qui génèrent ces injustices et les supplétifs qui permettent leur mise en application.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 02:42

A entendre certains communicants, ceux qui se sont auto engendrés professionnels, particulièrement dans la communication politique, seule la propagande apparaît comme de l’information alors, qu’il s’agit de mensonges élevés au rang de vérité. C’est le côté le plus nauséabond de la communication qui est retenu. Les derniers événements concernant les écoutes de l’ex-Président de la République qu’il ne faut pas confondre avec les enregistrements de l’affaire Patrick Buisson est un exemple patent de cette perception. L’honnêteté est passée à un plan nettement inférieur au prétexte que le gouvernement a commis un couac en termes de communication. Autrement dit, ils ne savent pas mentir. Ainsi ceux qui savent le faire font passer l’honnêteté comme un handicap, comme une tare. Dans le terme honnêteté, on peut entendre plusieurs synonymes tels que probité, intégrité, droiture, scrupule. Pour autant, peut-on penser que l’on peut gagner le combat politique en étant seulement honnête ?

« Le semblable est connu par le semblable »

Toutes les sociétés ne sont pas identiques même quand, en apparence, elles appartiennent à la même catégorie. Lorsqu'elles ne se situent pas au même niveau de complexité c’est encore pire. Ainsi, la société russe n’est pas identique à la société française. On voit mal en France deux hommes décider de phagocyter le pouvoir en alternant les fonctions de Président et de Premier Ministre par exemple. La société française est différente de la société guyanaise quand bien même institutionnellement celle-ci, par le principe de l’assimilation, fait partie de la périphérie hexagonale. Qu’on le veuille ou non il s’agit d’une réalité géographique mais également sociologique. La société guyanaise n’est pas au niveau de la complexité de la société française. Ainsi, la perception des valeurs dans une société moins complexe n’est pas la même que dans une société plus complexe où elles sont édulcorées. Ce qui peut apparaître comme un compromis dans une société complexe apparaît comme une compromission dans une société moins complexe. Bien entendu, il ne s’agit pas de capacité à s’adapter ou non, il s’agit surtout d’être volontaire ou non pour bafouer l’honnêteté, afin d’admettre que cette posture est anachronique dans le monde dit moderne et civilisé d’aujourd’hui. La situation des écoutes prouvent la relativité de la connaissance en tant que conversion du sujet qui doit connaître vers l’objet qui doit être connu. On comprend mieux le déclin de ces sociétés dites avancées… Les valeurs de ces sociétés sont à leur ressemblance.

Jules Renard disait : « Ce serait beau l’honnêteté d’un avocat qui demande la condamnation de son client». Bien entendu, cela ne signifie pas que l’avocat ne chercherait pas des circonstances atténuantes qui expliqueraient, le passage à l’acte de son client. Certains pourraient penser que cela dépend des clients et surtout selon que vous êtes riche ou pauvre, vous aurez la défense de vos moyens. La montée d’une centaine d’avocats sur le sujet des écoutes par rapport aux milliers d’avocats que compte la France reflète bien l’image d’une société ou la conscience individuelle n’est que du pipi de chat. Jules Renard était surtout de la fin du 19ème siècle, que dirait-il aujourd’hui…

« Elle respirait l’honnêteté… Seulement elle avait la respiration très courte »

Pour certains qui sont montés au créneau contre la Garde des Sceaux avec leur air honnête, on pourrait paraphraser Eugène Labiche en citant : Ils respiraient l’honnêteté seulement, ils avaient la respiration excessivement courte. Je disais que dans l’honnêteté, il y a la probité, l’intégrité, il est difficile de trouver les qualificatifs de probe et d’intègre dans l’élection de l’UMP, événement rapporté par les media nationaux et les contestations du camp Fillon.

L’information en continu qu’on nous gave permet aux plus lucides de comprendre le modèle de société dans lequel on nous contraint à nous insérer. La société est vraiment une allégorie. Elle fait semblant de nous montrer une chose et au fonds elle fait autre chose. Les réseaux nous narrent leur actualité. Leur puissance vient de leur caractère multinational. L’impuissance des gouvernements nationaux ou leur soumission semble être le fait entre autres de l’information émotionnelle qui inonde les écrans de télé. Seule la solidarité gouvernementale face à la propagande des sondages, à la manipulation de la communication permettra de transformer la société française et d’éviter la conquête du pouvoir par l’extrême droite.

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