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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 01:25

La Guyane est un territoire qui a un potentiel énorme en matière de développement économique. C’est un territoire qui peut contenir plus de 10 millions d’habitants dans la mesure où son espace géographique représente le 1/6ème du territoire hexagonal. Pourtant, il contient officieusement plus de 400 000 habitants alors que les statistiques officiellement en dénombrent  moins de 250 000. Les ressources naturelles sont énormes par rapport à la population. Les habitants sont pluriels. Il n’y a pas si longtemps, une trentaine d’année, on continuait à parler du carrefour de toutes les différences humaines, le sang s’était entremêlé.
 

Quelques individus ont tout bouleversé par leur incurie, leur soif de pouvoir, leur égoïsme, leurs ambitions personnelles. Ils se sont mis à construire la société guyanaise sur la base du mensonge, sur la mystification, la manipulation. Ils ont communautarisé le territoire et ont fini par choisir certaines populations comme boucs émissaires. Les voix de la raison ne peuvent pas être audibles dans cette sphère. Comme en pareil cas, les solutions les plus simplistes, les plus populistes sont celles qui sont les plus entendues et qui se répandent le plus rapidement dans les circuits mentaux des plus fragiles qui sont les plus nombreux. La société s’est mise à se déliter progressivement et s’est accélérée avec l’avènement de  monsieur Sarkozy dès l’élection présidentielle de 2007 avec son credo de la droite décomplexée. Le système dans sa configuration actuelle est la source de ce délitement et les représentants aussi bien de l’Etat qu’une bonne partie des élus locaux sont à l’origine de ce désastre. Quasiment tous les représentants de l’Etat exercent leur fonction pour la première fois en Guyane. On pourrait dire sans risque de se tromper que leur promotion est liée à une supposée réputation du territoire datant de l’époque des expéditions et de la colonisation. Par ailleurs, leur vitesse de rotation est plus que rapide pour un territoire qui a besoin de se développer avec cohérence. Les plus importants représentants de la légitimité sont costauds en paradoxes, ils veulent une chose et son contraire. Il n'y a qu'à les écouter.
 

La Guyane, c’est aujourd’hui un taux de chômage officiel de 22% auquel il faut ajouter un halo de 13%, c’est une société en sous-activité qui a choisi le 10 janvier 2010 sous la houlette de l’actuel Président du territoire les revenus de l’assistance à ceux du travail. C’est une société où depuis des années, des milliers d’enfants sont exclus du système scolaire. Une société où le déficit en matière de logement défie l’entendement. C’est une société où il y a de graves problèmes liés au foncier. Dans un tel contexte la délinquance a explosé, les crimes crapuleux font l’effet d’une bombe, donnent le sentiment d’une guerre. Les citoyens se sentent mal, ils ont peur et les thèses de l’extrême droite trouvent un grand écho chez bon nombre d’entre eux.
 

Comment a-t-on pu laisser le territoire sous l’empire de la République laïque et démocratique arriver à une telle déchéance… Lorsque certains politiques, élus ou non, appartenant à un parti préconisent la dignité, le respect, on leur attribue l’étiquette d’indépendantistes et de surcroît ils subissent des tracasseries administratives voire techniques à effets pernicieux. Aujourd’hui, nombre de citoyens ne croient plus en la politique. Ils s’organisent en collectif citoyens et veulent traiter directement avec les représentants de l’Etat sans tenir compte d’aucun protocole.
 

C’est dans ce contexte qu’émergent les 500 frères. Ils sont bien la conséquence du système. Ils sont bien l’expression de la relation de cause à effet. Volontairement, je ne porte pas de jugement sur eux ni sur le fond ni sur la forme. Je considère qu’il s’agit d’une conséquence du système, qu’il s’agit du résultat du dysfonctionnement de la société. J’espère simplement qu’ils sont conscients de la portée de leurs actes. Je suis atterré mais suffisamment lucide pour voir qu’ils discutent avec l’Etat. Ils ne sont ni indépendantistes, ni autonomistes, ni politiques. Ils portent la cagoule comme un attribut de leur tenue vestimentaire. Ils l’enlèvent pour s’exprimer à la télévision. Sur les réseaux sociaux, dans les messages ils sont comparés au GIGN pas aux FARC ni à aucun groupe révolutionnaire. Leur véhicule pourrait être comparé à celui des CRS, peut être que leur tenue aussi, si on évite la loupe. A la limite, il nous manque l’information selon laquelle ils seraient les laïcs de la République. Espérons qu’il n’y ait pas de dérive d’extrême-droite et que leur présence auprès des Ambassades bien ciblées n’ait été qu’une méprise, même, une illusion...
 

Enfin, après tout ça, les gens auront retrouvé le sourire, la situation se sera améliorée, peut être que des distinctions seront remises, que le territoire aura retrouvé des couleurs, que quasiment tous les problèmes seront réglés. La preuve sera faite qu’on n’a nullement besoin d’Etat, de règles, de République, de démocratie.
 

Ainsi va notre société actuelle

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 22:51

Chers amis nous sommes réunis ce jour pour débattre du sujet que j’ai l’avantage de vous présenter et que j’ai intitulé « Combattre l’ignorance ».  Pour éviter de nous disperser, je vais définir les limites de son expression. Mais auparavant, permettez-moi de vous dire que si en apparence le sujet paraît facile, à la réflexion il est bien plus complexe qu’on ne le pense. Combattre l’ignorance c’est admettre qu’elle existe. Si elle existe, cela signifie qu’on l’a identifié. Comment peut-on l’identifier ? On pourrait répondre parce qu’on se situe au-dessus d’elle… C’est là que commence toute la difficulté. En effet, il faudrait être présomptueux pour penser que la problématique de l’ignorance et par implication de la connaissance se pose en ces termes absolus. C'est-à-dire en deux blocs dogmatiques. Je vous propose donc les limites suivantes. Pour chaque individu, la limite commence à la naissance ou chacun naît ignorant (hypothèse rationnelle). L’autre extrémité est la mort ou chacun à la suite de sa naissance, a toute son existence pour accumuler du savoir. Pour l’humanité elle commence à l’apparition de l’homme et tend vers l’infini. Mais, de quel savoir s’agit-il ?

Puisque je pose la question de la nature du savoir, je dois admettre que l’ignorance est relative. Elle est fonction de l’espace-temps. En conséquence, l’ignorance n’est pas l’absence de savoir mais un savoir limité, voire faux, falsifié, subjectif, assis que sur la seule expérience d’un individu sans qu’elle ait été vérifiée.

Pour vous bousculer un peu mes amis, quand bien même il y a plusieurs manières de définir l’ignorance, je ne vais pas vous faire l’injure de rappeler le sens étymologique du mot. Je préfère retenir la définition philosophique de l’ignorance en tant qu’écart entre la réalité et la perception que l’on a de cette réalité. Il en ressort que l’ignorance ou non va se manifester à travers cette perception. Il nous faudra admettre qu’il y a des éléments qui l’orientent. Ceux-ci peuvent bien être des préjugés, ils peuvent être aussi un savoir authentique…

Dans le corps de mon développement vous entendrez souvent les termes savoir et connaissance. Pour vous mettre à l’aise je préfère vous dire mon entendement sur eux. En partant du principe du Big-bang je conçois que le savoir s’inscrit dans l’espace post Big-bang et serait le champ du connu. La connaissance appartiendrait à l’espace pré Big-bang et configurerait le domaine de l’inconnu. Le connu trouve sa source dans l’inconnu. Une fois manifesté il devient scientifique. C’est ainsi que l’on dira : la lumière jaillit des ténèbres. Bien entendu, cela reste subjectif et vous avez le droit de ne pas le partager.

Je vous rappelle que le titre de ma planche n’est pas l’ignorance mais combattre l’ignorance. Qu’est ce que je souhaite dire par là ? Dans le développement que je vais vous soumettre, je tenterai de l’expliciter. Dors et déjà, je vous demande de prendre acte que je suis conscient de la double ignorance c'est-à-dire quelqu’un qui ignore qu’il est ignorant.

Nous admettons que lorsque nous arrivons au monde, l’espace dans lequel nous allons évoluer contient un certains nombres de savoirs universels. Car, bien évidemment, ce n’est pas à chaque génération qui arrive de découvrir ce qui existe déjà. Nous devons considérer que l’humanité enregistre ses connaissances sur différents supports. Cela va depuis les différentes inscriptions dites primitives en passant par les cartouches, l’imprimerie et les supports informatiques d’aujourd’hui.

Nous comprenons donc que tout en venant au monde ignorant, il y a à notre disposition des éléments de la connaissance et du savoir. Dès l’instant où nous manifestons notre capacité à percevoir, à comprendre, à analyser, nous entrons dans l’apprentissage du savoir et de la connaissance. Ce premier pas nous indique que nous venons de franchir le mur de l’ignorance car, à partir du moment où nous avons franchi cette étape, force est de constater que nous savons que nous ne savions pas ce que nous venons de savoir. En quelque sorte nous venons d’identifier l’ignorance. Restons un peu sur cette observation. Que pouvons-nous en déduire ? Ce que nous avons vu avant notre instruction n’est pas ce que nous voyons après. Et là se pose le problème de la relativité de la perception et on comprend, bien évidemment, en tant qu’observateur avisé, que la perception des choses est fonction de notre niveau de conscience alimenté par la connaissance  et le savoir. Par suite, nos yeux constituent l’outil de perception mais pas la perception elle-même. Vous allez certainement admettre avec moi que chaque étape de notre conscience va déterminer le niveau de perception de la réalité qui résulte de la combinaison des savoirs dont nous nous sommes instruits et que nos neurones ont captés. Ceci nous pousse à dire que le savoir et la connaissance organisent notre réflexion. Par implication, la réalité est tributaire de notre niveau de conscience. En fait, il y a dans le cas de la perception des réalités possibles qui vont du simple au plus complexe. Seulement, si cette situation ne pose pas de problème sur le plan individuel, dans le cas qui nous intéresse en tant que membre de notre cercle de réflexion, elle génère la problématique de la cohérence sur le plan collectif. Elle pose le problème de la construction et de la structuration d’une communauté humaine parce qu’on n’est plus dans l’intime, on est dans le collectif.

Vous observez en même temps que moi que la réalité étant fonction de la perception qui dépend de notre niveau de savoir et de connaissance, l’ignorance est donc relative. Elle s’exprime également en termes de niveau. On peut donc être  instruit mais pas suffisamment. Une fois que l’on a eu accès au savoir, à la connaissance, on doit prendre conscience que leur limite tend vers l’infini. En terme ésotérique c’est cet infini que l’on va envisager comme une intelligence supérieure que l’on va appeler éventuellement le Divin. Autrement, tout ce que l’on aura acquis sera considéré comme scientifique. En conséquence, à chaque fois que nous augmentons notre savoir, notre connaissance, nous réduisons ou mieux nous faisons disparaître notre ignorance. S’instruire, se cultiver est une permanence. Un des exemples que nous pouvons avancer est l’atome. Dans la Grèce antique, Démocrite et Lucrèce le considéraient comme le plus petit élément de l’Univers. Ils l’ont appelé atome parce que le terme signifie en grec incassable. Au début du XXème siècle les physiciens ont bâti l’accélérateur de particules et voilà que l’on constate que le noyau atomique est composé de neutron et de proton. Voilà comment l’atome n’est plus le plus petit élément de l’univers (espace-temps).

Nous voyons bien qu’en tant qu’être humain, le savoir et la connaissance sont nos attributs. Si nous n’en sommes pas conscients, nous sommes appelés à subir, à se soumettre. Par contre, si nous en sommes conscients, nous sommes destinés à la responsabilité et à être acteurs de notre propre destin. Du coup, ça nous conduit à avoir une haute opinion de nous pour nos qualités humaines.

Prendre conscience que la connaissance, le savoir sont les déterminismes de notre éveil tant individuel que collectif nous oblige, par engagement et responsabilité à lutter pour trouver la cohérence entre les humains et bâtir une communauté de citoyens forte. Elle nous pousse à avoir un regard systémique sur cette construction et à appréhender les humains comme les lettres de l’alphabet, les notes de musiques pour trouver la voie de la compréhension, de la cohérence et de la cohésion. Acquérir du savoir nécessite des efforts efficaces. Autrement dit, comprendre, analyser, vérifier, critiquer.

Vous avez certainement compris la nécessité de disqualifier l’ignorance si nous voulons, en tant qu’Homme de réflexion, rayonner dans la cité. Notre obligation s’exprime par la volonté de réduire fortement nos aspérités.

Combattre l’ignorance est de se donner les moyens de s’élever pour mieux appréhender la réalité collective. On peut le faire par l’entremise d’une compréhension plus soignée, plus subtile, plus sophistiquée et correctement construite.

Notez qu’aujourd’hui la pluralité des savoirs est telle qu’un individu ne peut pas tout savoir. Il finit par se spécialiser. Aussi, ce qui doit nous apparaître indispensable est notre capacité à coordonner toutes ces spécialisations pour atteindre l’objectif. Sinon cette fragmentation de l’unité n’a pas de sens.

Je suis à votre disposition pour le débat.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 17:50

Nous sommes plongés dans un monde d’incertitudes, d’angoisses qui nous impose l’obligation de réfléchir sur les actions que nous devons mener. Le nouvel an apparaît comme le moment privilégié, de par la tradition, pour prendre de nouvelles dispositions, voire changer de route. Cela n’est possible que si nous sommes en face de notre propre conscience car, c’est à elle seule qu’il est impossible de mentir. En tant qu’être pensant, nous avons pour obligation, pour engagement moral de changer la société, le monde. La société actuelle, on la connaît. Il n’y a pas lieu de continuer à réfléchir sur elle. On ne peut penser ou réfléchir que sur ce que l’on ne connaît pas ou que l’on ne connaît pas bien. Alors, dépensons notre énergie sur une autre organisation sociétale.  Il devient de plus en plus insupportable de vivre avec ces tensions sociales qui nous poussent à nous interroger sur le sens de la vie. Les plus démunis continueront-ils à croire à la transcendance au lieu de prendre  en main leur propre destin, de se transcender eux-mêmes…

Ce monde égoïste où le mensonge, la manipulation restent la base de sa construction doit être transformé par l’humilité, la fraternité, le goût de la responsabilité individuelle et collective. Il y a bien des personnes simples, instruites du savoir et de la connaissance, désintéressées, capables de faire vivre l’espoir en un avenir meilleur… Que nous faut-il pour comprendre que l’intervalle de temps qui configure notre existence nous appartient et que nous faisons de notre existence ce que nous voulons qu’elle soit. Bien sûr, tout dépend de l’idée que l’on a de soi. Il est peut être venu le temps que ceux qui souffrent soit matériellement, soit intellectuellement, soit les deux se mettent ensemble pour donner du sens à cette vie. C’est avoir une haute opinion de soi que de refuser la soumission, la subordination par la force, la trahison aux valeurs humaines que nous avons librement choisi de défendre.

Les difficultés que nous avons résultent de la conséquence de notre niveau d’engagement dans la société, de notre niveau de détermination dans l’action sociale. Autrement dit, consciemment ou non de notre défaut de responsabilité collective. Notre démission à l’égard de la société nous prive de santé mentale, matérielle et spirituelle. Pour retrouver goût à la vie, faisons en sorte que cette année 2017 , par notre volonté commune, soit celle de la révolte qui doit générer l’épanouissement du plus grand nombre pour qu’ainsi nous soyons épanouis individuellement.

Bonne et heureuse année 2017

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 17:39

Ce n’est pas d'aujourd’hui que la Santé en Guyane est une préoccupation majeure. Il y a une abondante documentation sur la situation. Pour les non spécialistes dotés d’intelligence, d’esprit critique et d’analyse, il y a, parmi cette littérature, du copier-coller qui avait certainement pour but de baisser la charge émotionnelle de la crise du moment. Aborder l’Everest n’est rien à côté de ce défi guyanais. Un jeune patient récemment a commencé une grève de la faim faute d’une réelle prise en charge de son état de santé. Il y a deux jours un citoyen est décédé après une morsure de serpent en raison du fait que l’hôpital ne disposait pas de vaccin. Je mets volontairement dans l’obscurité les décès de patients et certaines complications (nourrisson, enfants, jeunes adultes,adulte comme cette patiente âgée de 81 ans)  faute de soins, ou à cause d'une prise en charge exécrable des malades. Il se murmure de plus en plus qu’il s’agit d’un hôpital de la mort.

D’une manière générale, les hôpitaux de Guyane sont tous logés à la même enseigne à quelques petites nuances près qui sont très insignifiantes. Les problèmes touchent tous les plans de la structure. Cela va de l’administration des facteurs de production avec la gestion du personnel et des moyens, del’économique avec la gestion des marchés et bien sûr ce que l’on pourrait appeler les variables de sortie, autrement dit l'objectif à atteindre, la qualité des soins.

La vraie interrogation est de savoir si l’Hôpital en Guyane est réellement pensé ? Est-il le résultat d’un projet qui s’inscrit sur un territoire avec ses spécificités qui a pour mission le bien-être de sa population et la contribution au développement économique et social ?

Je ne suis pas un agitateur, je suis pour l’efficacité, contre la démagogie, pour la responsabilité. Sans faire partie de loin ou de près des professions de santé, je me suis documenté sur les problèmes de santé et particulièrement sur ceux de la Guyane qui défient l’entendement. J’ai échangé avec le Docteur Rollin BELLONY lors d’une émission de deux heures de temps que j’anime sur une radio libre connue sur Cayenne et ses environs à savoir la Radio JAM 96.2 FM. Sa démarche m’a plu et je pense qu’il est temps de cesser l’ostracisme dont il fait l’objet.

Rollin BELLONY est le créateur et le Président de « Pirogue Humanitaire » qui est un collectif d’acteurs de santé œuvrant pour la promotion de l’esprit communautaire et de la solidarité au sein des populations les plus nécessiteuses. Il a 20 ans d’expérience en la matière.

J’ai pris tout récemment connaissance d’une note qu'il a rédigée et  intitulée : « Rêvévolution » Programme d’action pour traiter la santé en Guyane. Bien sûr, je lui ai demandé son autorisation avant d’en faire état sur mes blogs et le site du Parti Progressiste Guyanais. Voici ce qu’il en ressort.

« Notre appareil de soin n’est pas adapté à la situation démographique réelle. Nous souffrons d’un sous-développement général en matière d’infrastructure de santé et de professionnel de la santé nous sommes en situation de crise permanente

L’aide financière apportée par l’Etat n’effacera pas durablement le passif des hôpitaux de Cayenne, de Saint-Laurent et de Kourou. Je pense que les mesures spécifiques doivent être prises d’urgence. Il faut annuler la dette des hôpitaux publics mais remettre les compteurs à zéro ne suffira pas. »

Il décline ce qui coûte le plus cher :
     «-      Le surcoût outre-mer
-    Les retards de paiement qui génèrent l’augmentation des tarifs des fournisseurs.
-    Le transport des malades ne se limite pas au simple trajet en ambulance. Quand il n’y a pas de route l’hôpital envoie des hélicoptères et des avions pour transporter les malades de l’intérieur.
-    Le personnel avec un marché local de l’emploi limité et un personnel qualifié recruté systématiquement dans l’Hexagone ou à l’étranger (frais de transport, hébergement et sur-rémunération).
-    L’activité des centres de santé se surajoute au fonctionnement de l’hôpital de Cayenne. Ce sont tous ces frais supplémentaires que l’hôpital prend à sa charge directement, progressivement et durablement qui creusent le trou dans la caisse.
-    La démographie galopante exponentielle, aggravée par l’immigration et le non ajustement des dotations transforme le trou en puits sans fonds. »

Dans sa note complète que nous publions sur notre site : www.Partiprogressisteguyanais.fr, le Dr BELLONY rappelle les différentes mesures prises par l’Etat et notamment la T2A en 2007 n’ont pas réglé le problème. Par suite, il préconise des mesures exprimées dans son programme d’action. Il propose :
« 1- d’adapter l’organisation territoriale et l’accès aux soins en tenant compte des bassins de populations…
° Bassin de l’Ouest (vallée du bas Maroni)
° Bassin de l’intérieur (Vallée du haut Maroni)
° Bassin de l’Est (vallée de l’Oyapock)
° Bassin des Savanes (Kourou, Sinnamary, Iracoubo)
° Bassin du centre Littoral (l’île de Cayenne) »

Dans ce paragraphe, il pense à la transformation des hôpitaux. Ainsi, l’hôpital de Saint-Laurent deviendrait un hôpital international, le CMCK un centre hospitalier public, le CHC en un CHU pour former les futurs médecins. Le centre de santé de Saint-Georges deviendrait un centre de santé international, celui de Maripasoula un hôpital de l’intérieur.

Indépendamment de cette construction géographique il fait d’autres propositions notamment :

-    Redéfinir et accentuer la coopération avec les pays frontaliers en introduisant la notion de coopération transversale et le concept d’une carte de sécurité sociale internationale.
-    Mettre en place un institut de l’humanitaire conçu à partir de « centres de soins de quartiers devraient jouer un rôle de filtre pour désengorger les hôpitaux… »
-    Développer la médecine privée d’utilité publique en créant des villages de santé pluridisciplinaire. Il explicite dans ce paragraphe le comment et le pourquoi.
-    Participer à la mise en œuvre complète du système de formation des professionnels de santé. Il introduit dans cet alinéa la mise en place d’un « département des sciences médicales »
-    Créer une véritable administration territoriale de la santé. Dans ce passage, il fait implicitement le constat de l’absence de déconcentration de la politique de santé et propose « une sorte de ministère géré par l’assemblée territoriale en partenariat avec l’Etat ». Pour lui, « la CTG doit pouvoir jouer un rôle politico administratif… »
-    Développer une stratégie régionale en santé publique adaptée aux pratiques et au contexte multiculturel. Il précise qu’au « même titre que le curatif, les politiques de prévention doivent tenir compte des particularités de la Guyane (Hypertension artérielle, Diabète, Obésité, AVC, Sida, Drépanocytose, Paludisme, Dengue, Intoxication au Mercure, Drogue, Zika, Chikungunya). »

Il termine sa note en faisant le constat que tout un chacun est en mesure de faire en fonction de son niveau de conscience tant la situation est catastrophique que « La santé en Guyane est une véritable tragédie ». « Contrairement à ce qu’affirment certains ce n’est pas la Guyane à s’adapter au système de santé hexagonal mais le système de santé à s’adapter à la Guyane ».

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 16:12

A chaque Pays sa conception de la « démo » « cratie », le pouvoir du peuple. Alors que le dépouillement des voix du peuple n’était encore pas terminé, la victoire de Donald Trump le milliardaire était actée. Il a suffit pour cela qu’il y ait les Grands Electeurs… Ainsi apparut en pleine lumière Donald Trump.

 Associated Press indiquait le 15 novembre 2016 vers 14 heures que la démocrate Hillary Clinton avait une avance de 780 000 voix sur le républicain Donald Trump. D’autre part, plusieurs millions de bulletins restaient encore à dépouiller et que les Etats concernés étaient plutôt favorables  à la démocrate. En gros, cela signifie que dans un pays où la démocratie serait le pouvoir du peuple pour le peuple et par le peuple, Hillary Clinton serait consacrée  45ème Présidente des Etats-Unis.

Comme nous le savons, dans ce grand pays que l’on nous présente comme la plus grande démocratie du monde, le vote du peuple est secondaire. L’élection du Président des USA repose sur le système des Grands Electeurs qui sont au nombre de 538. Les derniers voltefaces de certains Grands Electeurs nous autorisent à nous interroger sur l’ancrage de l’éthique dans ce système surtout que « absence de preuve ne signifie pas preuve de l’absence ». L’autre défi à la substance de la démocratie est surtout le fait que dans la plupart des Etats, le candidat qui arrive en tête remporte l’ensemble des Grands Electeurs de l’Etat.

Ce rappel nous permet de mieux comprendre les mobilisations populaires post élections. Il nous conduit également à nous remémorer le film de la campagne présidentielle, chacun dans l’angle qu’il le souhaite, et surtout à nous situer dans la prospective.

Donald Trump vient d’être élu dans le pays de la statue de la liberté en tenant, durant la campagne, des propos d’un autre siècle. Il a motivé, entre autres, des racistes, des xénophobes, des misogynes, des antimusulmans, enfin, beaucoup d’intolérants.

Son avènement ressemble à l’annonce du déclin de l’Occident. Il fait exactement l’effet d’un Président du temps de l’isolationnisme américain. C'est-à-dire d’avant la Première Guerre mondiale. Quel recul !!! Il est dépassé. Il se base sur la puissance militaire qui n’est plus un élément primordial de la domination. Il n’a pas compris que nous sommes dans l’ère de la « Soft Power ». Avec la mondialisation universelle et l’émergence des opinions publiques la puissance d’un pays est devenue multipolaire. Ces dernières décennies nous l’ont prouvée.

Avec l’arrivée de Trump, la mère de la civilisation occidentale, l’Europe, aura du mal à se relever de cet événement. S’en est fini de cette hégémonie qu’avait comprise Barak Obama qui s’était orienté vers l’Océan pacifique. Cette Europe dont l’opinion publique avait pensé après l’implosion de l’URSS, la chute du mur de Berlin qu’elle deviendrait la première puissance économique, politique et militaire du monde. Ces événements l’ont tétanisée à tel point qu’elle a tout fait pour abjurer sa légitimité de centre du monde Occidental. Son futur semble passer par la puissance militaire des USA qui tentent par ailleurs de lui imposer une nouvelle convention d’échanges commerciaux en sa défaveur.

Les premières déclarations du nouveau Président des USA promettent l’apparition d’un monde plein d’incertitudes avec sa vision auto-centrée, sa philosophie créationniste, ignorant le reste du monde parce qu’étant lui-même inculte sur l’histoire des autres nations du monde. Il inflige un rapide K.O à la vision géopolitique de l’Occident parce qu’il ignore le poids des images. L’implosion guette cette grande puissance militaire qui ne sera pas de la même nature de celle de l’URSS, mais, elle est là.

Cet événement américain précipite la Chine comme première puissance mondiale (économique, culturelle, spirituelle, militaire etc.). La Chine a une autre conception de la géopolitique dans la mesure où elle dit ne pas être intéressée par l’expansion territoriale ni les conquêtes de type colonial. Elle regarde le monde à partir de sa géographie et définit en conséquence sa géopolitique. Ce qui compte pour elle est l’intégrité de son territoire qu’elle ne négociera avec aucune autre puissance. Elle propose un vrai partenariat à tous les pays avec lesquels elle peut avoir des échanges réciproques. Elle est depuis 2013 la première puissance commerciale du monde. Son modèle économique et son poids démographique nonobstant le principe écologique constituent un atout. Son PIB moyen est supérieur à celui du Japon et en termes de pouvoir d’achat il est supérieur au PIB des USA.

Le centre du monde devient l’ASIE. Il est évident que les nouvelles puissances émergentes se tourneront vers l’Océan Pacifique pendant que l’Occident se meurt dans l’ancienne civilisation mésopotamienne. Le monde change de pôle, tant pis pour ceux qui ne l’auront pas appréhendé.

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 21:11

Loin du territoire hexagonal, je ne suis pas insensible, pour autant, aux atrocités que font des humains à d’autres humains. La distance me permet de m’interroger sur ce type d’événements, d’essayer de comprendre l’origine de ces comportements sans me laisser influencer par les « experts » des média, par la rhétorique des politiques. Je veux être moi-même. En tout cas, le plus proche possible de ma singularité.

Je vous dis loin de l’hexagone. Cela ne veut pas dire que sur le territoire où je me trouve, il n’y a pas d’atrocités d’humains envers d’autres humains. Elles sont d’une autre nature, psychologiques, meurtrières aussi. Mais, pas collectives. Surtout, je n’établis pas de hiérarchie dans la souffrance. Ces atrocités naissent du sentiment d’injustice que ressentent des individus dans leur rapport avec la société, du désir de soumission qu’une catégorie de dominants veut imposer à une autre catégorie qu’on veut «de  dominés», des injustices sociales que vivent des personnes qui sont stigmatisées et que la société volontairement ou involontairement n’a pas su ou n’a pas voulu intégrer malgré son rôle primordial qui s’inscrit dans sa dimension sociale. Ce vécu me permet d’appréhender, dans un angle particulier, les actes abominables d’ailleurs. Il me permet de comprendre comment l’esprit humain passe du simple au complexe, comment le cerveau humain peut être à l’origine de grandes œuvres et comment il peut écouter sa partie reptilienne pour commettre l’impensable, l’inintelligible  indépendamment de son niveau d’instruction.

L’attentat de Nice qui a généré la mort de plusieurs innocents de diverses nationalités n’a pas l’air d’avoir éveillé les consciences ou, du moins toutes les consciences. Ce moment terrible est utilisé par les affamés du pouvoir pour se faire entendre, se faire voir et exister sur le dos, le malheur des autres. Enfin, de faire de la surenchère démagogique. Tant pis pour les innocents qui se trouvaient là. Tant pis pour eux… C’est une aubaine pour les opportunistes politiques, les carriéristes politiques. Ils peuvent surfer sur l’émotion des gens. Ils peuvent doper la peur. Cette peur collective qui est un sentiment favorable à la manipulation, à la soumission. Elle permet de mettre en place des mesures qui sont revendiquées par ce groupe apeuré et qui défient l’entendement humain.

Les politiques ont une drôle de perception de leur rôle au sommet de l’organisation sociale. Ils ne sont responsables de rien. Pourtant, le mode d’existence d’un temps est la conséquence de ce que l’on a préparé et semé auparavant. C’est, certainement pour cela qu’ils refusent toute analyse qui consiste à comprendre l’origine d’une telle situation. Ils préfèrent rester dans la posture de type Simplicissimus.  N’est-il pas important de comprendre l’origine de cette détermination qui conduit des personnes à choisir la mort plutôt que la vie en entraînant avec eux des dizaines voire des centaines d’innocents? Si l’absolutisme religieux est à ce point puissant  quelle régression humaine, quelle claque pour la science, la physique, les mathématiques sources de la laïcité. Il y a bien d’autres mobiles derrière cette religiosité absolue.

La politique est censée être l’art d’organiser la cité. C’est donc d’abord un concept puis, une mise en application de ce concept. Ainsi, l’on peut dire que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. La pratique n’est que le résultat de ce que l’on a conçu. Par analogie je dirais que l’architecte conçoit son ouvrage et le fait réaliser. Ce qu’il a conçu en haut dans sa tête, est identique à ce que les ouvriers ont réalisé en bas sur le sol. Par suite, on appréhende la notion de responsabilité politique. Elle est immense. On comprend que tous les actes tant à l’intérieur d’un territoire qu’à l’extérieur ont des conséquences sur la vie des sociétés humaines.

A force de traiter l’acte politique avec désinvolture, construit sur du mensonge, les politiques creusent leur fosse. Les dérives qui sont certainement liées aux prochaines élections nationales montrent comment les politiques participent à la déchéance de la démocratie, à la désagrégation de l’organisation sociale, au délitement de la société. La suite de l’attentat de Nice le montre bien. Indépendamment des prises de position polémique des uns et des autres en tant que politiques, c’est toute l’institution qu’ils entraînent dans leur délire.

Avant l’attentat de Nice, on pouvait penser que la police municipale était en quelque sorte une structure auxiliaire de la Police Nationale. Ce qui se passe actuellement est d’une gravité sans précédent. Si un responsable de structure de la Police  municipale peut accuser un ministère avec une telle insouciance, c’est vraiment l’effondrement de la démocratie. Avec la réplique du côté du Ministère, objectivement, il y a une cohérence dans les propos. Le problème qui est posé est celui du niveau de conscience de chaque structure et des moyens de compréhension dont elles disposent (Chaque structure). Il apparaît évident que le niveau intellectuel global de la structure d’Etat est supérieur à celui de la structure municipale. Cette différence explique le niveau d’exigence de chaque structure et, la capacité de chacune d’elles à percevoir la subtilité des choses. Par implication, la notion de commandement et d’exigences en termes d’informations et de son efficacité n'est pas identique. On se rend compte que le niveau d’échanges n’est pas le même et induit une difficulté de compréhension réciproque. On est presque dans un dialogue de sourd en raison de la distorsion qu'il y a dans la capacité à être au même niveau d’analyse de la situation.  Le problème est que la responsable «administrative-technique » de la police municipale est sous l’empire d’un responsable politique. On a du mal à croire qu’elle ait pu agir sans l’assentiment de celui-ci.

Si tout cela arrive, c’est de la faute des politiques qui par démagogie font du populisme et laissent croire que tout est simple et qu’il n’y a pas de niveau de conscience distinct. Par suite, la société perd ses repères et baisse son niveau intellectuel. Le modus vivendi entre l’ordre et le désordre qui garantit l’équilibre de la société ne tient qu’à un fil et le chaos n’est pas très loin. Je voudrais préciser que je ne fais aucun parti-pris sinon celui de l’objectivité.

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 18:05

Le Budget de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) a été voté par tous les élus de la majorité. Les élus de l’opposition se sont abstenus. Autrement dit,  tous les élus de la majorité sont responsables et solidaires devant le peuple de l’exécution de ce budget. Nul n’ignore que l’élaboration d’un budget respecte certaines règles et notamment le principe de sincérité. Il va de soi qu’aucune charge n’a été sous-estimée et aucun produit n’a été surestimé. Dit autrement, le compte administratif qui est l’expression réelle de l’exécution du budget va être sensiblement son image fidèle. C’est  à dire qu’au terme de l’exercice annuel, les écarts constatés ne seront pas très significatifs.

Politiquement, le budget exprime les promesses de campagne de l’actuelle majorité et son programme qui a enthousiasmé les électeurs qui ont porté leur suffrage sur cette liste. C’est pour cette raison que toute la majorité est responsable de l’élaboration et de l’exécution de ce budget.

Je ne vous propose pas d’analyse technique du budget, ni de commentaire sur l’emprunt  de 53 millions d’euros annoncé médiatiquement par le Sénateur-Maire Georges PATIENT, ni sur les opérations d’ordre qui n’ont aucune influence sur la trésorerie de la Collectivité. Si par exemple l’emprunt qui est une ressource et non une recette est une supercherie le doute sera de mise sur les éventuelles complicités.

A travers les lignes qui vont suivre, je souhaite vous faire partager une certaine conception que j’ai d’un budget. J’oublie volontairement les aspects techniques, règlementaires et légaux du budget. Je veux vous convaincre qu’en regardant les grandes masses du budget nous avons une lecture de la politique qui sera menée ou de la non politique au sens noble du terme et bien entendu de son échec  prévisible ou de sa réussite évidente.

Pour cela nous devons admettre certains préalables. D’abord un budget est le cœur d’une organisation humaine sur un territoire donné. Son élaboration doit avoir pour objectif de satisfaire les préoccupations des hommes et des femmes qui vivent sur ce territoire et de permettre l’élévation de la conscience collective afin de garantir l’efficacité communautaire du groupe en termes d’activité. En ce sens me semble t-il le budget est l’affaire de tous. En conséquence nous devons tous faire l’effort de comprendre politiquement le sens d’un budget.

Je vous invite donc à prendre connaissance des valeurs relatives du budget de la CTG. Je vais donc vous énumérez les premiers termes qui accompagnent les pourcentages, il vous appartiendra de faire l’effort pour avoir les intitulés complets.

14% du budget est consacré à l’enseignement supérieur….
1,73% à la sécurité
5,54% à la culture
13,21% à la solidarité
1,25%  aux APA
24,92% au RSA
14,65% au développement des territoires
4,32% à l’accompagnement au développement
3,55% au remboursement de la dette
16,83% au fonctionnement de la CTG

Ainsi est la répartition du budget de la majorité de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG). Abstenons nous de faire une critique politique de ce budget car, il est l’expression du résultat des urnes.  Quand bien même on pourrait s’interroger sur le caractère dit démocratique de ces élections il nous faut admettre que la sourdine est indispensable lorsque 57% des électeurs décide de s’abstenir au premier tour de l’élection et que 54% s’abstient au second tour. Mais, la démocratie n’est pas seulement le moment des élections c’est la séparation des pouvoirs et surtout la possibilité de s’exprimer en temps continu sans craindre de représailles ni de tracasseries administratives. C’est aussi le devoir d’expression des partis politiques.

Permettez-moi de vous rappeler que les recettes des entités publiques sont les impôts prélevés sur les personnes morales et physiques, les différentes taxes assises sur les biens et prélevées sur l’activité et éventuellement des emprunts remboursés indirectement par les contribuables. Pour ces raisons, l’argent public nécessite une utilisation rigoureuse, efficace et au service de tous.

Faîtes donc la lecture que vous voulez des chiffres ci-dessus. En prenant toutes mes responsabilités, il m’apparaît que c’est un budget qui à l’instar des autres conduira le territoire à la faillite. Aucune perspective de création de richesses n’apparaît dans ce budget. 4,32% est consacré à l’accompagnement au développement. Que nous dit-on ? On va accompagner l’industrie minière. Le terme industrie n’est pas anodin. Il s’agit de multinationales telles Colombus Gold et Newmont. Quelle en est la raison ? La création de « 15000 emplois à la clé ».  Lorsque l’on est sérieux on évite de faire souffrir son intelligence, on fait tout son possible pour éviter  l’accident entre son érudition et un tel message. Pourquoi dis-je cela ? Selon les chiffres de l’Insee, la population active de la Guyane est de 81300 personnes. Le nombre de chômeurs est de l’ordre de 18000 personnes. Etes-vous suffisamment stupides pour penser que les 18000 personnes sont toutes destinées à exercer dans la filière minière ? Offrons donc aux multinationales nos ressources naturelles, la destruction de notre environnement pour cette illusion du plein emploi. Ces 18000 chômeurs au sens du BIT ont tous une formation complémentaire dans les tâches d’exécution qui seront proposées hihihi ?... Je ne fais pas de commentaire sur les autres agrégats. Les militants de notre parti savent ce qu’il en est. Certainement qu'au mois d'octobre 2016 nous aurons une idée précise de la situation financière hibernée de la CTG.

Sérieusement, quelles sont les préoccupations de notre société ? L’inactivité, l’insécurité, une poussée de l’intolérance qui banalise la xénophobie et le racisme. Un budget de prospective doit répondre à ces préoccupations. L’inactivité est un fléau, particulièrement dans une société de consommation comme la nôtre où le mimétisme également apparaît comme la référence de l’homme dit évolué sic .. L’insécurité est la conséquence de l’ignorance de l’absence de savoir et de savoir-faire. L’intolérance trouve son origine dans l’ignorance, dans l’exaspération, dans l’absence de valeurs communes et donc l’absence de dimension culturelle

Lorsque les problèmes sont bien identifiés, il faut du courage politique pour les résoudre. Si le courage politique consiste à remettre en cause le système qui génère un obstacle à la décision, il doit être pris. L’existence humaine n’est pas un marchepied, les conditions d’existence nécessitent un engagement supérieur à tout autre chose.

Que l’on cesse de se plaindre et qu’on prenne notre destin en main c’est une responsabilité individuelle et collective. Le courage est la plus belle arme de la volonté politique.

 

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 04:16

(Pleurons Iracoubo et Régina abandonnées)

Encore un exemple qui montre que les normes et les valeurs d’une société dépendent de son ancrage dans son environnement. Autrement dit, sa dimension culturelle résulte de la dynamique du mouvement qu’elle crée et de la qualité de son système d’action.

Certainement, lorsque le législateur a décidé de distinguer les villes de plus de 3500 habitants de celles de moins de 3500, il ne pensait qu’à la taille de la population communale. Il ne pouvait penser un instant que la République distinguerait la population en citoyens des villes et citoyens des campagnes sur le plan de leur structure mentale. Sur le territoire hexagonal, ils bénéficient tous de la même culture historique de leur communauté spatiale et sociétale. En ce sens, la distinction voulue par le législateur n’est pas en adéquation avec l’environnement guyanais à cause essentiellement de l’aliénation. Par suite, ce mode de scrutin a toutes les chances de produire ce type de résultat.

On ne peut imposer à la Guyane les mêmes variables qui fondent les sociétés industrielles. Elle fut esclavagiste, colonie et assimilée par la départementalisation centralisée. Il s’ensuit que la culture émotionnelle est très présente dans notre environnement. D’autre part, l’imaginaire de certains est nourri par le mimétisme. Nombre de ces parvenus ignorent l’histoire de leur territoire. A preuve, s’ils en étaient conscients, ils auraient apporté leur contribution à la première femme Amérindienne maire d’une commune de Guyane dans sa fonction d’exécutif municipal. Ils préfèrent lui faire la guerre car ils n’ont qu’une ambition, être « Calife à la place du Calife» La population d’Iracoubo doit en tirer les leçons. Ce qui vient d’être fait est une insulte à notre histoire commune et à l’altérité.

En ce qui concerne Régina, c’est le raisonnement déductif, variable d’un espace intellectuel qui se heurte à l’absence de raisonnement. C'est-à-dire l’incapacité de faire la part des choses. Ca sent la manipulation, ça sent le complot. C’est le deuxième exercice de la mandature qui dure six ans. Peut-on à ce point prendre en otage les citoyens d’un territoire ?

Ici comme à Matoury, les élus ayant failli au regard de leur légitimité, le Préfet, haut fonctionnaire de l’Etat devra exécuter le budget sur fond de recommandation de la Cour des Comptes. Pourtant, il n’y a aucune argumentation objective sur l’élaboration des différents budgets et comptes administratifs. Les élus ont décidé de boycotter les budgets et comptes administratifs sans aucune raison technique, politique et sociale. Selon le peu d’éléments qui m’est parvenu pour le moment, la commune d’Iracoubo aurait même réduit ses charges de manière significative. Comme à Matoury, les querelles individuelles ont pris le pas sur la responsabilité collective.

Il apparaît urgent que les citoyens se prennent en charge et s’approprient la question politique. La Guyane est un sous-système qui dépend d’un système qui est nettement plus complexe que lui. Là est l’origine de l’incohérence de notre société. La  souffrance du territoire guyanais est structurelle car, elle est amputée de sa dimension économique, politique, sociétale et culturelle. Il y a tant d’énergie à consommer dans l’utile, l’efficacité, la recherche de la cohérence que ce spectacle qui nous est offert est affligeant.

 

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 03:32

Les conseillers de trois communes de Guyane n’ont pas donné de quitus aux Maires pour leur gestion en refusant de voter leur compte administratif et pire, ils n’ont pas voté leur budget pour le prochain exercice. Les arguments avancés par ceux qui faisaient partie de la liste majoritaire et qui sont devenus des dissidents ne sont pas sérieux. Ils prétendent avoir sanctionné les Maires, ils ont surtout sanctionné les populations municipales.

Parmi ces communes deux relèvent du mode de scrutin des communes de moins de 3500 habitants. Il s’agit de la commune de Régina dont la population est inférieure à 1000 habitants et celle d’Iracoubo avec une population en-dessous de 2000 habitants. Quand bien même cette situation n’est pas excusable on peut admettre que ces Maires sont victimes de la problématique du mode de scrutin. Par voie de conséquence l’analyse de la situation exige de prendre en considération d’autres variables. Il ne reste pas moins vrai que l’origine de ces attitudes prend sa source dans le degré d'immaturité politique et des ambitions égoïstes et égocentriques de certains élus et des conseillers suivistes.

La situation de la ville de Matoury, la troisième commune,  est gravissime. Elle compte près de 30000 habitants. Elle relève du mode de scrutin des villes de plus de 3500 habitants. En conséquence, la liste doit être cohérente et les objectifs définis pour la mandature. il est impensable que le Maire n’ait pas une majorité stable pour ce type d’événements.  Les vraies questions qui sont posées sont celles des alliances, de la pseudo proximité de ce type d’élections qui soi-disant est apolitique et peut additionner les canards, les poules et les dindes. Ce sont bien des volailles mais de typologie différente. «ti poul suiv’ ti can’na y néyé».Il en est de même de la crédibilité de certains Partis politiques. Il y a bien des situations qui sont supérieures aux querelles individuelles…

Cette erreur honteuse si tant est qu’il existe des erreurs qui ne soient pas honteuses incombe à qui ? Aux électeurs d’abord. Puis aux élus par leurs mensonges, leurs petits calculs personnels, leurs manipulations.

La faute des électeurs parce qu’ils s’isolent. Le vote n’est pas qu’un engagement individuel. Il est avant tout un engagement collectif. Lorsque je vote, je ne m’exprime pas que pour moi quand bien même c’est la première lecture que l’on peut avoir. Je le fais pour l’idée que je me fais de la société et pour tous ceux qui la partagent. Particulièrement pour ceux qui ne peuvent pas voter et qui subissent l’organisation sociale c'est-à-dire, les jeunes qui ont moins de 18 ans, les citoyens étrangers qui apportent leurs contributions en participant à la création de richesses et à la répartition institutionnelle de la richesse créée. C’est cette responsabilité que j’aie. Chacun doit en avoir conscience.

 Avant de m’étendre sur la question de la communauté sociétale et des variables qui peuvent donner du sens à la vie, notons les conséquences de l'irresponsabilité de ces élus. Le Préfet prend la main sur l’exécution du Budget. N’ayant pas la légitimité de l’élu en général mais représentant l’Etat, il est l’expression de la légalité. Sans état d’âme, il va suivre  les recommandations  de la cour des comptes. C'est-à-dire, si les taux d’imposition doivent être augmentés de 20% par exemple, il le fera. Si cette même Cour des comptes décide qu’il faut licencier une centaine d’employés il le fera car, il n’a pris aucun engagement avec la population. L’irresponsabilité des élus est à ce prix.

Ce qui est surprenant et qui n’est jamais arrivé est que cette situation intervient alors  que l’on n’a pas entendu parler de déficit budgétaire. C’est là où les électeurs doivent assumer la conséquence de leurs actes surtout ceux qui s’abstiennent.

Il me revient une image pendant les dernières élections  de la CTG où le taux d’abstention au premier tour était de l’ordre  de 57% ce qui fait que la légitimité ne se trouve pas dans les institutions mais, en dehors d’elles. Lorsque les media interrogeaient  certains électeurs, ils disaient qu’il y avait trop de candidats ou, trop de listes.. Lorsque la deuxième question arrivait, pourquoi vous n’avez pas voté ? La réponse était : "je n’ai pas trouvé de candidat exprimant mes aspirations". Il y a comme  une contradiction car implicitement il manquait au minimum un autre candidat. Sinon cela voudrait dire que ces électeurs ont une intelligence et une instruction venant d’une autre planète qui sont infinitésimalement  supérieures à celles des candidats ce qui reste à démontrer.

Je ne néglige pas les ambitions de certains pour les prochaines élections notamment les législatives à venir. Cette situation se fait sur le dos des électeurs qui n’auront encore pas compris et qui s’abstiendront en laissant la place aux plus opportunistes. Je reviens vers vous pour vous soumettre ma réflexion sur Iracoubo et sur Régina en prenant le soin de vous exposer la perception que j’aie de la société. Donc à suivre…

 

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 20:34

« C’est de la responsabilité des intellectuels de dire la vérité et de dévoiler les mensonges » Noam Chomsky.

La loi du 27 juillet 2011 en créant la Collectivité Territoriale de Guyane avait tout prévu en faisant de la commission tripartite présidée par le Préfet, le représentant de l’Etat sur le territoire, une structure devant préparer la mise en place de cette Collectivité Unique.

Entre cette date et celles de l’élection des 6 et 13 décembre 2015 qui consacrent la légitimité de la structure institutionnelle par le suffrage universel, il n’y a pas l’ombre d’un doute que le temps alloué était largement suffisant pour que tous les citoyens aient une idée suffisamment précise de la situation des deux collectivités appelées à fusionner et particulièrement les candidats à ces élections.

Il n’en fut rien. Les candidats n’étaient donc pas sur le même plan d’égalité et les électeurs devaient se prononcer sur un sujet dont ils n’avaient pas la moindre information. Si l’élection était une marchandise, il y a forcément dol. Autrement, avec les supputations, c’était le sujet qui tournait autour de l’objet faisant ainsi une contre-révolution copernicienne.

Le fort taux d’abstention au premier tour (57%) montre le ras-le-bol du corps électoral qui ne se laisse pas duper par une illusion de démocratie. C’est triste pour notre société et c’est un acte qui pénalise l’avenir et qui enfonce davantage tous les citoyens. On peut le considérer comme un acte par dépit.

Les élections terminées, Le Président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) demande au Sénateur honoraire de Guyane de procéder à un audit sur les deux Collectivités à savoir le Conseil Général présidé par Alain Tieng-Liong et le Conseil Régional présidé par Rodolphe Alexandre actuel Président de la CTG. Pour ce faire il met à sa disposition "le DGS de la Collectivité, des rapporteurs autour de la Cheffe de la mission de contrôle de gestion" de ladite collectivité ainsi que "des experts financiers externes" dont on peut supposer à défaut de plus amples informations qu’ils étaient prestataires de la Collectivité régionale. Sans remettre en cause la loyauté de l’équipe, on ne peut empêcher à certains de se poser la question de l’objectivité de la démarche et de l’audit.

A l’annonce du résultat de l’audit s’ensuit un tintamarre assourdissant amplifié par certains média. Le Président de la CTG prend à partie le Conseil Général qui aurait laissé filer le déficit et remettrait en cause ses promesses électorales. Dans ce vacarme, on se dit que les média dans leur posture de structure indépendante vont éclairer leurs auditeurs, leurs lecteurs. Il n’en n’est rien. Il est vrai que tous les journalistes ne s’appellent pas Pierre Brossolette, Albert Londres ou plus près de nous Edwy Plenel.

La situation est catastrophique. L’avenir apparaît de plus en plus sombre dans le système qui administre notre société à savoir l’article 73. La prospective n’est pas pour maintenant, non pas à cause du Conseil Général mais, des deux collectivités. A regarder l’audit assez rapidement, on comprend l’intérêt que les deux exécutifs (Conseil Régional, Conseil Général) avaient à ne pas présenter de compte administratif, ni de bilan avant l’élection.

Pour ma part et pour les camarades du Parti, sans chercher à remettre en cause l’audit, j’ai extirpé les éléments qui me paraissent significatifs et je les soumets à votre sagacité. Ces éléments sont, le résultat courant, l’endettement, le personnel, la valeur ajoutée (V.A.), le taux du déficit et de l'endettement par rapport à la V.A. Ces éléments sont suffisants pour apprécier l’état de la nouvelle Collectivité.

Le « Résultat courant » pour les deux Collectivités est un déficit de 30 millions d’euros pour le Conseil Général et de 24 millions d’euros pour le Conseil Régional soit un montant global de 54 millions. Je fais fi volontairement des opérations exceptionnelles d’autant que le Conseil Régional a des produits exceptionnels à hauteur de 21 millions d’euros avec notamment un intitulé « Neutralisation des amortissements » pour 10 millions d’euros et un autre « produits exceptionnels sur opération de capital » pour 11 millions d’euros sans que l’on sache avec précision s’il s’agit de cession d’immobilisations ayant un impact sur la trésorerie.

En ce qui concerne l’endettement des deux collectivités, on constate que le Conseil Général est endetté à hauteur de 52 millions d’euros dont 49 millions en dettes financières à long terme. Le Conseil Régional est quant à lui endetté à hauteur de 138 millions d’euros dont 132 millions de dettes financières à long terme. Il est précisé dans le document qu’il n’y a pas d’emprunt toxique au Conseil Général alors qu’au Conseil Régional une partie des emprunts est toxique.

Le traitement concernant le personnel n’a pas respecté le principe de l’identité analytique. Sur le Conseil Général il est précisé que l’effectif est de 2786 au 31/12/2015 en rappelant qu’il était de 2469 au 31/12/2014 permettant d’appréhender la variation sur une année. Sur le Conseil Régional, l’audit est muet. Pour les besoins d’appréciation ci-dessous je vais retenir grosso-modo 600 employés dans la mesure où durant la campagne électorale il était dit que la nouvelle collectivité commencerait son activité avec 3600 employés dont 3000 pour le Conseil Général.

Les éléments que je vous communique actuellement sont fonctions uniquement de l’audit. En cas de doute sur la nature des charges je ne les retiens pas. Cela concerne la valeur ajoutée. Le procédé retenu est celui utilisé pour les entreprises privées (CA-Consommation intermédiaire, CA remplacé par Recettes). En tout état de cause le mode opératoire est le même pour les deux collectivités. Pour rappel, il s’agit de la Valeur Ajoutée, des taux de déficit et d’endettement.

Grosso-modo, la valeur ajoutée du Conseil Général est de 112 millions, celle du Conseil régionale est de 83 millions. Si je rapporte le déficit du « résultat courant » de chacune des collectivités à leur valeur ajoutée, j’obtiens pour le Conseil Général un taux de 27% et pour le Conseil Régional un taux de 29%. En procédant de la même manière pour l’endettement sans distinction de court, moyen et long terme, j’obtiens la valeur relative suivante : taux d’endettement du Conseil Général : 46% ; taux d’endettement du Conseil Régional : 166%. Une autre donnée en extension intellectuelle peut apporter un éclairage sur la structure qui apparaît la plus douteuse et qui n’est pas celle qu’on présente, c’est de rapporter le déficit de chaque Collectivité au nombre de salarié. On constate pour le Conseil Général que la part de déficit pour chaque employé est de 11 mille euros, celle pour chaque employé du Conseil Régional est de 40 mille euros. Bien sûr, il y a d’autres indicateurs signifiants telle la trésorerie et son évolution dans le temps pour appréhender sa détérioration, la CAF par rapport aux outils financiers européens dans la configuration du cofinancement des investissements éventuellement à venir.

Si l’on devait se référer aux règles de l’Union Européenne sur la rigueur budgétaire à savoir un déficit ne dépassant pas 3% du PIB qui est grossièrement la somme des valeurs ajoutées et un endettement ne dépassant pas 60% de ce même PIB, on comprend bien dans quelle situation se trouve le pays. J’imagine l’esprit de L’Elysée et de Matignon au regard de ce document face aux nouvelles demandes d’emprunts. Ils doivent se demander s’ils ne sont pas dans un asile de fous pour qu’un exécutif puisse faire une telle demande comme si un emprunt est une recette. D’autre part, il est stipulé sur le document que deux emprunts ont été contractés en 2015 par le Conseil Régional pour un total de 35millions d’euros.

Il est facile de comprendre que ce tintamarre, si vous préférez, cette pétarade, ce tumulte, ce désordre vocal bouffent l’énergie de notre cerveau, de surcroît, ça ne nous tire pas de la situation exécrable dans laquelle nous sommes. Nous citoyens, nous agents économiques du secteur privé, c’est la galère, c’est la souffrance intellectuelle et celle du ventre, c’est l’angoisse, c’est la prison à ciel ouvert, c’est l’humiliation et la soumission à un système et à des Hommes qui nous écrasent comme un rouleau compresseur. On ne voit pas de perspective d’avenir, c’est désolant mais, pis l’immédiateté est profondément altérée. Il nous faut résister mais, jusqu’à quand... et avec qui …

Comme dit Stéphane Hessel, « Indignez-vous »

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