Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
  • Contact

Recherche

12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 21:21

J'ai pris quatre jours de congés et j'ai décidé de couper avec l'activité professionnelle et de penser à autre chose qui soit moins rationnelle. Par le présent article, je vais tenter de vous tracer l'itinéraire vagabond de mon esprit. Auparavant, il y a bien quelque chose qui m'a conduit à faire ce choix. Sans nul doute c'est la nature du mouvement au sein de notre société guyanaise qui m'a fait me planter là et essayer de comprendre le sens de notre existence. Avec une certaine précision, je vous communique les éléments, source de ma réflexion. Il y a l'éveil collectif de milliers de personnes le 28 mars 2017 puis, le calme plat. Forcément, on s'interroge sur la permanence de la conscience. Des évidences qui n'en sont pas pour nombre d'élus qui continuent à fonctionner de la même manière, comme si la vitesse avec laquelle la société se délite n'est pas suffisante. Des réflexes communautaires qui sapent la cohésion sociale et empêchent l'unité du peuple en nourrissant bien sûr l'organisation technico-sociale imposée, le regard identique de tous les courants politiques de l’hexagone sur notre territoire. Enfin, le réveil de certains intellectuels plutôt anonymes qui expriment spontanément, sur certains réseaux sociaux, leurs exaspérations face au système. Alors, je me suis dit que nous sommes singuliers comme tous les humains de la planète, que notre singularité si nous ne l'altérons pas par des contre-vérités, par un complexe d'infériorité, devrait nous permettre de nous assumer, de nous réaliser et d'être performant dans ce que nous entreprenons. D'autre part, elle ne nous oblige pas à l'exil au prétexte de sociétés plus complexes donc plus nourrissantes intellectuellement. Cette singularité nous oblige à complexifier notre environnement pour le rendre plus attrayant. Ainsi donc, le rêve éveillé peut commencer.

Mais, rien n'est simple. Dans ce monde démonstratif où la pensée dominante, à défaut d'être purement scientifique est rationnelle, il nous faut le braver. Comment? En montrant l'expansion scientifique qui n'est pas autre chose que "l'acertitude" de tout ce qui avait été démontré auparavant. (J'emploie le terme entre guillemet volontairement par analogie à l'expression mathématique "A barre") Exemple, la théorie de la gravité d'Isaac Newton s'est heurtée à la défiance de la planète Mercure proche du soleil quant à sa loi de l'attraction universelle. Cette théorie a été la référence pendant longtemps grâce à ses succès jusqu'à la théorie d'Albert Einstein sur la relativité générale. Laquelle théorie propose un autre mécanisme que celui de Isaac Newton et introduit la nuance par l'importance de l'attraction gravitationnelle, donc de la déformation de l'espace-temps. De ce que j'en sais, la compréhension de la relation Mercure - Soleil est réglée avec Einstein. Ce léger rappel est fait pour inciter à une plus grande tolérance quant à ce qu'on ne peut démontrer mais qui reste plausible à l'esprit humain.

La voie que j'ai choisie est, à défaut d'autres termes, d'ordre métaphysique. Mais, j'exclus tout dogme. Ces dogmes qui font que les sociétés humaines sont ce qu'elles sont. Dogme de l'inculture avec le racisme et la xénophobie, dogme de la pseudo race supérieure avec toutes les manipulations et les mensonges, et cætera. Cette démarche adogmatique, me semble t-il, introduit une large liberté d'esprit et d'expression. Car, le but est de donner du sens à notre existence terrestre. Autrement dit, le droit d'interroger tous les mystères, tous les phénomènes.

Pour comprendre le sens de mon existence, j'ai décidé de donner libre cours à mon imaginaire. J'ai accepté d'introduire dans ma réflexion l'idée de la mort. En même temps, j'ai admis que je ne peux passer ma vie à comprendre la signification de la mort pour que je me détermine dans mes actions. Mon cerveau a donc capté la définition que le système rationnel donne de la mort. C'est à dire la mort clinique, celle biologique et la mort cérébrale. Comme nous pouvons tous le constater, il s'agit d'une définition qui a un lien avec différentes activités de la matière. En clair, la mort serait l'arrêt de toute activité liée avec notre corps physique. Entre nous, il n'y a pas de quoi penser à interroger notre conscience. Mon esprit continue donc de vagabonder et s'arrête sur la perception religieuse de la mort. Là, il est fait état de la notion de l'Au-delà, quelque chose qui est hors de notre univers. Cette perception rend la vie terrestre plus absurde encore voire, plus inutile. De surcroît, le salut viendrait de la somme des péchés que nous aurions faits par rapport aux lois religieuses que nous n'aurions pas respectées. Quid des lois sociales. En fait, il s’agit de sanctions à la résistance à la soumission. Intellectuellement, c’est bien difficile à admettre si on veut donner du sens à notre personnalité qui engendre notre présence et notre affectivité qui nous permet de distinguer la notion d'existence de celle de vie. Mon esprit a voulu continuer son itinéraire vagabond. Il scrute au passage les savoirs qui peuvent lui permettre de donner un sens à notre présence sur terre.
 
Les théories permettent de modéliser les phénomènes que l'on constate dans notre Galaxie et leurs évolutions pour mieux prévoir. Mon esprit vagabond a décidé de modéliser nos comportements pour mieux orienter notre destin.

Si l'univers est en expansion comme le disent nombre de scientifiques, la connaissance est par implication en expansion. Sans apparaître farfelu, il est possible d'envisager un autre scénario que celui qui a cours majoritairement sur la planète et qui est la vie après la mort. Partant du principe qu'il reste encore énormément de mystères à résoudre, mon esprit vagabond veut absolument m'interpeller sur notre responsabilité dans la vie terrestre parce qu'il a déjà intégré que la matière est intimement liée à la planète terre et que l'esprit est essentiellement lié à minima à notre Galaxie. Du coup, il veut m'indiquer que forcément j'aurai des comptes à rendre comme chacun d'entre-nous. Il me laisse comprendre que lorsqu'il a intégré mon corps ce n'est pas pour souffrir mais pour aller bien plus loin que de là où il venait. Il me conseille comme à nous tous de faire en sorte qu'il se sente bien dans la matière que nous constituons pour avoir l'envie d'y demeurer.

Durant toute la durée de notre corps, il veut être en expansion. Autrement dit, en évolution intellectuelle, en transcendant notre personnalité au point de transformer notre environnement. J’en déduis par là que nous avons la responsabilité de l’interférence entre l’univers végétal, l’univers animal et l’univers humain. Je comprends également que le temps que j’ai à passer sur terre ne peut pas être linéaire mais, progressif. Autrement dit, l’apport d’une plus-value constante. Dans son itinéraire, il me rappelle que sans lui je ne suis rien (le je matière). Il cherche à me faire comprendre que ma présence sur terre n'est qu'une étape et que j'ai en tant qu'esprit toute la Galaxie à parcourir. Ça change de la théorie de l'Au-delà...

Il continue son itinéraire vagabond. Il me fait savoir qu’à chaque étape il me sera demandé ce que j'ai fait sur chaque planète précédente en commençant par la terre. La réponse ne pourra pas être que matérielle. Au reste, lorsque j'apporterai les réponses, il me demandera si j'en suis satisfait. Puis, il me présentera les missions que j'avais à accomplir et le chemin critique que je devais utiliser. Si les écarts sont trop importants, il me fera savoir qu'il a perdu son temps avec moi et me fera payer le prix de son emprisonnement dans la matière qui me constitue. En continuant son itinéraire vagabond, il me somme de lui dire pourquoi j'ai tant négligé l'étendue de la liberté quand bien même je lutte contre la soumission. Je comprends que la liberté sans être absolue tend vers cette limite. Je me dis qu’un des buts ultimes de l’existence est la liberté. Cela signifie le savoir, la connaissance, le courage, la volonté, l’incorruptibilité morale et financière, la dignité humaine. Ne jamais se soumettre.

Ainsi, le message qu’il reste à faire passer aux plus jeunes est bien le dialogue avec soi le plus tôt possible pour une transformation de soi et de son environnement. Notre plus grande croyance est celle en nous-mêmes.

 

Partager cet article

Repost0
6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 17:16

La France est souvent, par l'intermédiaire de ses représentants, observatrice dans les élections sur des territoires étrangers. Ce mandat, elle l'obtient de l'ONU. On pourrait le dire autrement. La France est considérée comme un grand pays démocratique. Sa technique, ses méthodes sont éprouvées. Par suite, elle peut être considérée comme exemplaire. Sa République composée d'un corps de vertus dont la dignité humaine a tout pour rassurer. Cela lui donne le droit de participer à la police des élections hors de ses frontières. Vu de l'extérieur, le concept de ses institutions est confondu au réel. Ainsi, le sens commun qui se dégage de cette construction conduit à penser que très  majoritairement l'on ne peut être une chose et son contraire. Par exemple, l'on ne pourrait épouser la vérité et dans le même temps cultiver le mensonge. Bien entendu, la relativité du sens commun est liée au concept institutionnel. 


Pourtant, il y a un territoire où ce concept institutionnel apparaît inversé. C'est celui de la Guyane.  Il n'est même pas nécessaire de distinguer entre le droit et les faits. J'en veux pour preuve la décision du Gouvernement d'interdire l'exploitation des hydrocarbures sur le territoire hexagonal et de faire le contraire sur le territoire guyanais. Mieux encore, d'entendre le Ministre de la transition écologique expliquer, concernant l'exploitation aurifère, que les guyanais sont confrontés au problème d'emplois, c'est à eux de s'exprimer. Le problème de ce type de référendum décidé au plus haut niveau est que l'on connaît à l'avance le résultat. Il n'est point besoin de savoir si ce référendum est légal ou pas. Nous avons l'expérience avec celui de janvier 2010 et le délitement de la société qui s'en est suivi. Donc, les multinationales comme Nordgold et Columbus sont "presque" tranquilles ainsi que leurs successeures. Là où d'aucuns ne verraient de liens avec les fraudes électorales, ma subjectivité me conduit à voir le contraire. La Guyane a-t'elle besoin d'observateurs internationaux lors des élections ?

En Guyane, vous avez su comme nous que les élections législatives sur la 2ème circonscription ont été annulées par le conseil constitutionnel sans qu'il ait eu besoin de faire un examen sur le fond. C'est une triste histoire car,ce n'est pas comme le laisse croire le candidat à l'origine de ce fait, avec la complicité de certains media,  une simple faute administrative dont il serait la victime. Il s'agit d'une fraude électorale conséquente. Si nous prenons le mémoire de l'avocat rendu public, preuves à l'appui, les faits rapportés sont très graves et devraient conduire à des conséquences judiciaires sans précédent sur notre territoire.

Il s'agit d'une situation grave qui suscite la révolte et interpelle tout être humain doté d'intelligence et d'instruction. Nous le sommes si nous le voulons. Regardons-nous, chaque fois que nous nous rencontrons, nous savons que la situation est exécrable. Nous savons qu'il est nécessaire de changer les choses, qu'il y a marre de l'insécurité sous toutes ses formes, qu'il y a assez des problèmes de logements, de travail, d'incivilités, de pillage de nos ressources naturelles. Ce comportement nous pousse à nous interroger sur nous-mêmes, sur notre conscience et sa transparence par rapport à nous-mêmes. Autrement dit, soit nous sommes de vrais ignorants, soit nous connaissons la vérité et que nous nous mentons volontairement par lâcheté, par peur, par complaisance.

Nous ne pouvons plus accepter de laisser le territoire se déliter à cause de ces méthodes que l'on dit propres aux Républiques Bananières. Cette fraude massive, structurée, n'est pas l'oeuvre d'un seul homme mais bien d'une organisation. Il s'agit d'une méthode éprouvée dont le but n'est pas l'intérêt général mais bien leurs intérêts personnels. C'est pour cela qu'ils sont prêts à tout, même à recommencer. N'y a-t'il pas un lien entre un député de cette circonscription et les ressources naturelles qui s'y trouvent entre autres aurifères mais également relatives à la biodiversité ?

Nous devons admettre que nous avons notre part de responsabilité dans ce qui a conduit à l'annulation de ces élections. Celles-ci nous offrent une nouvelle chance de changer le cours de notre destin et d'exclure les fraudeurs, ceux qui font honte au territoire, honte aux électeurs. Il n'est plus question de se demander si la fraude est possible mais de savoir comment elle arrive pour la neutraliser. Le sens commun chez nous est à l'opposé du sens commun conçu pour l'hexagone pour la même constitution. L'altération du sens commun dans l'hexagone est l'exception qui confirme la règle alors que chez nous elle est la règle qui confirme l'exception. La solution est donc en chacun de nous, chacun doit être en face de sa conscience. Autrement dit, si nous voulons changer les choses, nous devons nous mobiliser en allant massivement voter et surtout se donner les moyens d'exercer un contrôle lors du dépouillement. Notre contribution sera efficace si nous arrivons à faire valoir le corps des vertus de la République qui a engendré la démocratie. Quand bien même l'on aurait tendance à nous considérer comme des citoyens de seconde zone, nous devons utiliser les outils de la République qui sont à disposition quitte à faire sortir de vraies contradictions. Il nous revient l'obligation de ne pas nous considérer comme des citoyens de seconde zone. Nous devons refuser d'anoblir comme certains le voudraient le complexe d'infériorité.

Nous aurons l'occasion de nous revoir et de confondre nos idées tout au long de la campagne officielle. Par ailleurs, nous aurons notre candidat Richard Jules JOIGNY  lequel se fera un honneur de vous rencontrer.

 

Partager cet article

Repost0
31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 16:33

Alors, citoyens un petit effort. Les fêtes de fin d’année annoncent la fin d’un cycle et le commencement d’un nouveau. Que fêtons-nous ? La mort ou la naissance. Si on en juge par l’expression usitée, on serait plus enclin à dire qu’on fête la mort. Pour certains, parce qu’ils sont satisfaits de l’année écoulée et qu’ils veulent lui être reconnaissants. Pour d’autres parce qu’il était temps qu’elle se termine dans l’espoir d’un nouveau cycle meilleur. En regardant le monde, la deuxième catégorie apparaît plus volumineuse. Quant à notre territoire ; la Guyane, les indicateurs montrent qu’il est temps de passer à autre chose. 

En tout état de cause, cet intervalle de temps nous permet de réfléchir sur le temps qui passe. Ce temps est-il le fruit de notre conscience ? Si tel est  le cas, de quoi avons-nous pris conscience en cet instant clé où la terre finit sa rotation autour du soleil et que l’on compte 365 jours ¼ de plus qui viennent s’ajouter aux autres cycles du temps passé et la nouvelle rotation qui va tout de suite démarrer et qui exprime le temps continu.

Ce temps qui passe est-il si absurde au point de nous conduire à refuser de prendre le contrôle du mouvement, celui que nous créons consciemment ou inconsciemment. Celui de l’interaction des intelligences qui produit une lecture intelligible des événements, celui de l’interaction des personnes qui génère l’altérité, celui de l’interaction culturelle qui engendre le respect des uns et des autres, celui de l’interaction mentale qui façonne notre volonté à vouloir améliorer matériellement et spirituellement les conditions d’existence de l’humanité et par implication les nôtres. Sommes-nous prêts à changer le cours de notre existence ? Avons-nous la volonté, chacun en fonction de ses attributs humains de faire l’effort pour que ça aille mieux collectivement ? Au contraire, acceptons-nous d’entendre et de nous effacer devant le rituel des vœux de ceux qui ont pourri notre vie et qui viennent avec leurs balivernes, leurs bobards nous dire que ça ira mieux alors que nous sommes pillés financièrement, matériellement et intellectuellement.

Les organisations humaines sont des systèmes qui répondent à une idéologie. Elles naissent avec un but, un objectif. En ce sens chaque système définit son « sens commun » et celui-ci est l’aliénation qui conditionne nos comportements. Elle est ancrée en nous comme une donnée naturelle, comme une logique appartenant à l’inné. Ainsi, d’une manière générale, nous acceptons la soumission au système au point de trouver normal l’invisibilité dans la société des contestataires actifs et latents. L’effort que nous devons faire est celui d’admettre qu’aucune société n’est neutre et qu’il est légitime que ceux qui ont pris conscience de cette lecture s’expriment sur cette discrimination de la logique du système, de sa nature.

Il est évident que je fais volontairement des abstractions pour éviter d’être trop long. Mais, je vous sais capable de compréhension et de décryptage du message. Enfin, deux disparitions cette année m’ont profondément ému. Il s’agit de la mort de ; Alain MICHEL et de Georges OTHILY. Je ne vous en dis pas d’avantage. J’espère que comme Léon GONTRAN-DAMAS, ils ne sont pas passés dans notre existence pour rien. A ceux qui sont en vie, sachez que : "Ceux qui vivent, sont ceux qui luttent".
 

Partager cet article

Repost0
7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 03:56

Il y a quelques mois, en une journée, le 28 mars 2017, la Guyane entrait dans l’Histoire par les canaux médiatiques internationaux et les réseaux sociaux. Plus de 50 000 personnes, sur une population évaluée officiellement à 252 338 habitants, étaient descendues dans les rues dans les principales villes comme Cayenne, Saint-Laurent du Maroni, Kourou, pour exprimer leur ras-le-bol de la gouvernance actuelle et la négligence de l’État à leur encontre. C’est près de 20% de la population qui s’est mobilisé. Sur la détermination et sur le fond de la situation, c’était le SELMA guyanais. Cette imposante marche a légitimé  « L'accord de Guyane » qui a été publié au journal officiel de la République. Au nom de la continuité de l’État, tous les Gouvernements successifs sont légalement liés à cet accord sauf à considérer que ce moment de démocratie et de légitimité est similaire à la période de Vichy et qu'il n'est qu'une parenthèse dans l'Histoire de la France Hexagonale. Cette prise de pouvoir momentané du peuple a relayé au rang de va-nu-pieds ceux qui prétendaient avoir la légitimité pour parler au nom du peuple. Le peuple les a fait taire au su et au vu du monde et il s’est exprimé. Par le biais du collectif «Pou La Gwiyann Dékolé », il a exigé un Congrès pour la mise en place de « L'accord de Guyane ». En conséquence, le mot d’ordre est tout simplement  « L'accord de Guyane ». C’est la seule revendication légitime.

Nous apprenons que les convocations sont parties et que le Congrès prévoit un ordre du jour qui n’a rien à voir avec «  L'Accord de Guyane ». Comment peut-on se moquer de la légitimité d’une telle marche… Il est important que la population sache que le Congrès est institutionnellement composé des Élus Territoriaux, des Maires et des parlementaires autrement dit tous les représentants institutionnels que les artisans de la marche imposante avaient demandé de se taire. Il est évident que le renouveau ne peut pas venir de ceux qui sont responsables de la situation et qui n’ont quasiment jamais respecté leurs engagements de campagne. Encore une fois, avec cet ordre du jour, ils ne veulent pas respecter la volonté du peuple.

La naïveté ou le narcissisme de certaines organisations les pousse à croire qu’elles peuvent faire quelque chose pour modifier l’ordre du jour de cette réunion appelée Congrès. Elles ne mesurent pas que par leur présence, elles vont contribuer à donner le sentiment que le Congrès a été une réussite, elles ne se rendent pas compte qu’elles vont participer à la création d’un pseudo espoir qui va encore ruiner les aspirations du peuple.

Avec le Parti Progressiste Guyanais, je ne crois pas que la solution puisse venir de cette entité dont la majorité des exécutifs locaux est à l’origine du délitement de la société soit directement, soit indirectement. De surcroît, pas un élu de ce Congrès n’a fait savoir publiquement qu’il s’opposait à cet ordre du jour qui est contraire aux aspirations du peuple. Toujours avec le Parti Progressiste Guyanais, je préconise le boycott de cette assemblée. Si nous sommes sérieux et que nous sommes sensibles à la souffrance de nos concitoyens, à l’absence de perspective pour la jeunesse dont nous avons une obligation morale et politique quant à leur avenir, alors, nous devons en parallèle à ce Congrès institutionnel faire un Congrès du peuple qui serait quelque part une Assemblée constituante pour l’avenir de notre territoire en prenant comme support  « L'Accord de Guyane ». Aux yeux du peuple, nous serions plus crédibles, nous serions mieux entendus, la sympathie serait de notre côté. Cette Assemblée aurait au fur et à mesure plus de poids par l’intégration des nouveaux arrivants. Pour tenir compte de la densification progressive de cette assemblée de travail nous nous serions fixés un délai de 9 mois pour valider notre document. La méthode n’est pas le monopole des élus comme la géopolitique n’est pas le monopole de l’Etat. Penser la société, c’est penser à notre existence, se donner les moyens d’un autre paradigme que celui dont on est soumis actuellement qui nous humilie et nous traite comme des majeurs non émancipés.

Nous n’avons pas le droit de décevoir cette mobilisation historique  du 28 mars 2017. Méfiez-vous de la colère froide, de la colère latente comme le volcan que l’on croît éteint et qui le jour de son réveil surprend et permet de constater sa force, sa puissance, son énergie lorsqu’il a tout ravagé sur son passage.

 

Partager cet article

Repost0
20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 00:45

Pour notre rentrée politique, nous avons choisi de faire une conférence de presse sur les préoccupations de notre Parti. En effet,  le territoire guyanais a un vrai potentiel de richesses. Or, il est le plus pauvre des Régions Ultra Périphériques. Les données statistiques sont là. Elles sont connues de tous les analystes, de tous les politiques, de toutes les Directions de l’Etat et pourtant, à ce jour aucune réponse efficace n’est apportée à la situation. Tout n’est que blabla… paroles, paroles, paroles… Nos jeunes sont victimes de la sous-activité du pays et de surcroît, ils sont stigmatisés dans le cadre de la délinquance. Ils sont quasiment tous contraints à l’exil, qu'ils soient formés ou non. Au moment où nous faisons la conférence de presse, nous savons que la colère gronde, nous savons que l’immédiateté n’est pas assurée. Les problèmes de scolarisation sont toujours posés au même titre que la déscolarisation. Il n’est plus possible de continuer sur cette voie surtout qu’à l’horizon 2030 la population augmentera de plus de 162% et elle sera de plus en plus jeune. Le PIB qui est en constante régression est un des facteurs de la rupture sociale source d’explosion. Notre préoccupation est grande et elle porte sur :

•    L’ambigüité des contrats aidés
•    La réforme du code du travail
•    Les accords de Guyane
•    La montagne d’or
•    Le chômage

Pour cette conférence de presse nos deux porte-paroles ont été Katia SPRINGER et Richard JOIGNY deux jeunes adultes.

Le Secrétaire Général

*************

CONFÉRENCE DE PRESSE DU 19 SEPTEMBRE 2017 AU ROYAL AMAZONIA

Mesdames, Messieurs les journalistes,

Merci d’avoir répondu favorablement à notre invitation. L’objet de notre conférence de presse porte sur le facteur travail sur notre territoire. Notre responsabilité en tant que parti politique nous conduit à exprimer notre préoccupation quant au devenir de notre société.

Nos analyses et propositions résultent des données de l’Insee dont la mission est « de collecter, d’analyser et de diffuser les informations sur l’économie et la société française sur l’ensemble de son territoire ».

En clair cela signifie que notre responsabilité ne saurait être engagée sur les indices que nous présentons. D’autre part, nous considérons cet organisme comme scientifique et nous faisons confiance à son intégrité.

Avec un taux de chômage de 23% et un halo de13%  la Guyane en tant que Région Ultra Périphérique à un taux de chômage élevé par rapport aux RUP portugaise et espagnole. Par ailleurs, 44% des chômeurs sont des jeunes de -25 ans.

La crise économique est beaucoup plus profonde que dans ces RUP.  Le secteur agricole est peu développé et la production peu diversifiée.

Le secteur tertiaire est prédominant mais il s’agit du secteur public. Sa part dans la valeur ajoutée est de 15% alors que 40% de la population active occupe un emploi public

La part de la population de 15 ans et plus sans diplôme est de 43,3% alors qu’elle est de 17,7% dans l’Hexagone.

Il n’y a pas de fatalité. Il nous faut arrêter les facteurs de décrochage qui génèrent la pauvreté sur notre territoire.  D’ici à l’horizon 2030, il est prévu un accroissement de la population  à hauteur de 162%

Nous croyons que la durabilité des emplois passe par la formation en termes de métiers. Le métier est la maîtrise d’un savoir-faire. En tant que tel il est un des facteurs de production qui a pour objectif la création de richesses par le biais de biens nouveaux, de services nouveaux, d’idées nouvelles. Selon nous, il faut prioriser tous les métiers afin de donner une chance à tous les citoyens de pouvoir apporter leur contribution à la création d’activité.

Nous croyons également à une dynamique du secteur tertiaire dans le secteur privé afin d’avoir un meilleur taux de contribution à la valeur ajoutée.

Nous pensons qu’il est nécessaire d’accélérer le développement du secteur agricole traditionnel et surtout de le diversifier. Il nous faut avoir l’ambition de rejoindre les performances de Madère, des Açores et des iles Canaries en atteignant leur niveau de production dans leur secteur secondaire.

Si la Guyane fait partie des pays dont le PIB est inférieur à 75 % de la moyenne européenne c’est bien le constat d’une économie sous-développée. En conséquence, la société agit avec violence sur ces membres en étant responsable de sa sous-activité.

Enfin, la réforme du code du travail va impacter le développement prévisionnel du territoire du seul fait du principe d’assimilation générée par l’article 73. Rien ne prouve que la dynamique recherchée par la croissance du secteur privé sera facilitée par cette réforme.

Je passe la parole à Richard

Comme le disait précédemment Katy le travail, c’est avant tout un savoir-faire un métier c’est la création d’un besoin ou d’un service et cette valeur est en train d’être détruite par les projets de loi du gouvernement.

Si cette loi peut être la solution pour la France hexagonale mais j’en doute, pour nous guyanais c’est une aberration économique. Car libéraliser le travail sur un territoire ou Il y a un taux de chômage record, ou les formations ne correspondent pas aux réalités du territoire et ou toute la population ne peut avoir accès à un marché du travail égalitairement c’est mettre des freins encore plus conséquents à un développement économique de la Guyane.

C’est pour cela que nous nous opposons à toute réforme libérale du droit du travail même si nous savons que le silence de nos parlementaires concernant cette loi, le statut qui nous régit, l’article 73 feront que nous appliquerons cette disposition.

Concernant la suppression des effectifs de contrats aidés, nous savons clairement que les contrats aidés ne sont pas une solution durable pour lutter contre le chômage car ils donnent accès à un emploi et non à un travail, c’est plutôt l’arbre qui cache la forêt.

Il n’y aurait pas besoin de contrat aidés si le territoire avait un développement économique suffisant et si la formation professionnelle était efficiente, organisée et bien réfléchie. Mais il faut reconnaitre que ces emplois subventionnés font vivre un grand nombre de famille et sont, malgré tout, une des rares possibilités que les collectivités ont pour maintenir la paix sociale sur un territoire au bord de l’implosion.

Nous nous devons donc de lutter pour une augmentation des effectifs de contrats aidés mais surtout nous devons lutter pour un développement économique  sur le territoire afin que chacun puisse y trouver un travail, un métier, un savoir-faire.

Par ailleurs, un développement économique durable et pérenne ne se fait pas avec une Multinationale. Effectivement, ces sociétés transnationales sont là pour la rentabilité extrême et ne respecte que le profit, le travailleur pour eux est déshumanisé ce n’est plus qu’une variable économique.

De plus, tous les emplois promis et consacrés au territoire par le projet de la montagne d’or ne sont qu’à très faible valeur ajouté.

En effet, aucune formation n’a été mise en place en amont pour que l’on puisse développer une expertise et des savoirs faire sur le territoire, pour que l’on puisse former des ingénieurs, des techniciens.

Donc les soi-disant 800 emplois direct promis par la société ne seront que des tâches subalternes ne donnant ni formation, ni émancipation économique et sociale, ni savoir-faire et métier.

Nous ne voulons pas de ça pour notre pays, c’est pour cela que rien que sur l’aspect de la valeur travail nous nous opposons frontalement au projet minier de la Montagne d’or et nous appelons toutes les guyanaises et tous les Guyanais à faire vent debout contre ce projet.
Concernant les accords de Guyane, nous avons vu une Ministre se promener encore une fois sur le territoire à grand coup de communication et amener des réponses qui ne font plus rêver personne et n’amusent plus la galerie.

Les accords de Guyane sont une priorité car ils émanent de la volonté du peuple et il n’est pas normal que l’Etat ne respecte pas rigoureusement ces engagements.

Cependant, nous tenons à rappeler à tous que l’on ne crée pas de l’activité économique avec des subventions, il est fondamental que nous ayons la maitrise du sol et du sous-sol pour enfin mettre en place une politique de développement économique créatrice de richesse pour notre pays et qui génère donc du travail.

Nous invitons donc toutes les forces vives et tous les signataires des accords à redoubler d’effort pour que nous puissions avoir satisfaction très rapidement sur le volet foncier et nous mettons en garde l’Etat quant au respect de ses engagements.

Mesdames et messieurs, la conférence prenant fin, nous vous remercions de votre attention et nous sommes disponibles pour toutes vos questions.

Merci à tous,

 

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 02:10

Ce phénomène naturel parmi d’autres n’est pas le seul à nous pousser à l’interrogation. La mort nous met en conscience avec le temps fini, la fin d’une conscience humaine, la réalité d’une matière inerte qui deviendra putréfaction. Elle est pour celui qui vit la fin de vie une source de réflexion. Quel est le sens de la vie, quelle leçon en tirer, quelle résolution adoptée individuellement face à elle. Enfin, comment partager cette réflexion avec les autres s’ils ne considèrent pas la mort de la même manière que soi.

Lorsque l’ouragan, aujourd’hui « Irma », frappe ce qu’il y a de génie humain ; les sociétés humaines, leurs structures, leurs hiérarchies des normes, lorsque les dégâts sont aussi importants en l’espace de quelques minutes, ne doit-on pas s’imposer une réflexion profonde sur ce que nous représentons dans l’univers… Ne doit-on pas s’imposer une remise en cause de notre comportement, de notre absence d’humilité, de notre manque de solidarité, de fraternité…

L’ouragan est un vent mais pas n’importe lequel. Et si, il avait un esprit puisque l’on parle de son œil… Et si, il savait ce qu’il faisait… Il y a des vents qui sont comme nos amis. Ils sont là avec nous, ils sont domestiqués. Ils font partie de notre environnement comme les chiens, les chats qui nous tiennent compagnie. Il nous arrive parfois de constater leur absence et de les réclamer. Nous les sollicitons souvent pour nous rafraîchir tant nous avons l’impression d’étouffer. Alors, nous sommes installés dans un cocon, un Eden dirais-je… Ainsi, nous bâtissons des sociétés avec leurs lots d’injustices sociales, économiques où l’opulence côtoie sans vergogne la misère. Des sociétés où la pauvreté n’apparaît pas comme une préoccupation majeure. Plus il y a de pauvres et plus ces sociétés dites modernes sont considérées comme des réussites.

Alors, n’est-ce pas la nature qui reprend ses droits lorsque  ces vents, ceux-là qui traumatisent aussi bien les nantis que les pauvres nous font savoir qu'ils font partie de notre univers? Ces vents qui nous font part de leur force, de leur puissance et de leur pouvoir. Ils ne sont pas nos amis à l’instar des loups et des fauves. Notre Eden devient un enfer et les pauvres, les humiliés deviennent les alliés de circonstance de ce phénomène qu’est l’ouragan. Ceux qui réfléchissent sur les inégalités générées par la violence de la société s’abstiennent de tout jugement et s’interrogent sur ce qu’il faut de plus pour que les humains au-delà de leur morphologie apparente se penchent sur une construction plus humaine de l’organisation sociétale. Avec ces vents d’une régularité dans leur violence, ce n’est plus le temps fini qui nous interpelle mais bien le temps continu. On entend le gémissement de ceux qui ont surtout perdu leurs biens matériels. Ceux qui n’en n’avaient pas ne savent pas ce qu’est de gémir pour ça.

La stupidité des terriens émeut les tornades, les ouragans, les séismes de toute nature comme si ces infiniment puissants étaient dotés d’intelligence.

Ainsi va notre vie terrestre…

 

Partager cet article

Repost0
16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 04:27

Les élections législatives 2017 du premier tour, un 10 juin, jour de commémoration des victimes de l’esclavage ont permis de constater que plus de 75% des électeurs s’est abstenu. Cette journée de souvenir n’est en rien responsable de ce défi démocratique. Elle n’est même pas à la hauteur de l’événement historique. Le mal est beaucoup plus profond et je veux vous l’exprimer. Peu importe que certains puissent penser que ma démarche est subjective, c’est ainsi que je veux la concevoir. A travers le prisme de l’histoire. Je suis convaincu qu’en tant qu’être humain, je dispose de tous les attributs de la dignité.

La Guyane cette terre d’accueil qui a vu les asiatiques traverser le détroit de Béring et atteindre les Amériques dont notre cher territoire. La Guyane cette terre d’accueil qui a vu les plus robustes africains supporter la traversée inhumaine de l’Atlantique et débarquer en esclaves. La Guyane cette terre d’accueil qui a vu déporter comme bagnards les résistants d’Indochine pour la quasi-totalité, des condamnés d’opinion. La Guyane cette terre d’accueil qui a vu arriver les bannis du Moyen-Orient et particulièrement des algériens dont un qui avait refusé par dignité d’obtempérer face à un simple soldat de l’armée coloniale. La Guyane cette terre d’accueil qui a vu arriver en bagnards des français, certains pour délits d’opinion.

La Guyane cette terre d’Amazonie, riche de son sol, son sous-sol, de sa faune, sa flore, sa position géostratégique et de la diversité du genre humain qui la compose, demande à être aimée. Voilà qu’elle se trouve dans les pires difficultés économiques et sociales. La faute à ceux qui sont à l’origine de l’esclavage, de la colonisation, des déportations. Ceux-là même qui maintiennent un système où les supplétifs apparaissent en première ligne sans réel pouvoir et qui passent leur temps à changer de camp avec chaque changement de gouvernement. Ils sont les aliments du système.

Pourquoi tous ces peuples qui connaissent le déracinement et ses conséquences ne se constituent-ils pas en nation ? Pourquoi ce lien du déracinement et de la souffrance intellectuelle profonde ne se transforment pas en un lien fort de fraternité ?

Avec le temps, le plus crétin d’entre nous a fini par comprendre que l’assimilation, l’identité législative est un leurre. Mathématiquement c’est faux. Même inconsciemment, c’est ce qu’exprime le désintérêt des électrices et des électeurs pour ce qui veut ressembler à une démocratie. Les plus conscients d’entre nous savent qu’il n’y a pas plus de considération pour nous qu'il n'y en a eu pour nos ascendants, surtout en ce qui concerne les afro-descendants. Nous nous battons comme de vieux diables pour élever la conscience collective et nous sommes trahis par les nôtres qui veulent soutirer même à moins de 25% la quintessence de la légitimité si celle-ci a un sens.

Puisque nous aimons la souffrance, appréhendons les résultats de ces élections législatives 2017. Notons entre parenthèse que le taux d’abstention dans l’hexagone est d’un peu plus de 51%. Ce taux scandalise un petit peu les « politologues ». En Guyane le taux est de 75,97%, il faut noter que nous sommes moins de 100 000 inscrits sur les listes électorales, moins d’un quart des électeurs s’exprime et pourtant… Les bureaux de vote ferment à 18 heures. J’ai constaté, depuis les élections municipales de 2008, les informations chiffrées que l’on nous donne le soir sont très sensiblement différentes le lendemain. Je vous renvoie aux données chiffrées.

Aucun des candidats sur la première et la deuxième circonscription n’a obtenu 12,5% des électeurs inscrits pour se maintenir au deuxième tour. Ils sont tous repêchés. Sur la première circonscription, ils ont obtenu respectivement 6,70% et 6,66%. Sur la seconde dans la même configuration ils ont obtenu 9,12% et 5,08%. Puisqu’au deuxième tour, il s’agit d’une majorité relative, L’un des deux, sur chaque circonscription risque d’être élu avec moins de 12,5% des électeurs inscrits.

En général, on nous parle des dictateurs qui se font élire avec des scores fleuves derrières lesquels il y a tout un arsenal d’intimidations, de répression etc. Comment pourrait-on qualifier nos élus avec leur score ruisseau ? Ce n’est pas plus flatteur…

On ne peut parler d’intimidations etc. Mais, il y a bien des raisons et, elles ne sont pas plus nobles que celles des dictateurs.  La Guyane, c’est 44% de pauvres lorsque l’Hexagone est à 14%, le chômage est à 23% avec un halo à 13% lorsque l’Hexagone est à 9,8% et un halo à 1%. 8 emplois sur 10 sont dans le tertiaire. Quid de l’activité de production. Le seuil de pauvreté est de 558 € en Guyane lorsqu’il est de 1000 € dans l’Hexagone alors que le coût de la vie y est en moyenne supérieur de 13%. Qu’est-ce qui justifie cette différence de perception de niveau de vie, de qualité de vie ? Est-ce éthiquement juste ?

« Les hommes naissent libres et égaux en droit et en dignité » Sommes-nous des Hommes ? Alors, disons: ca suffit !!! Prenons-nous en charge en élevant notre conscience et bâtissons une Guyane Forte à partir de notre intelligence collective et de notre détermination à vouloir compter parmi les humains d’envergure. Ceux qui veulent de la responsabilité, ceux qui se soucient réellement du genre humain.

 

Partager cet article

Repost0
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 07:01

Si le territoire hexagonal est dans cet état de repli sur soi, de doute sur le présent et le proche avenir, on ne peut plus nier que ceux qui l’ont dirigé n’ont pas fait peu de cas du peuple. 9 millions de pauvres, 6 millions de chômeurs, des contrats de travail précaires et j'en passe, c’est la réalité de ceux qui ont fait confiance aux politiques de ce pays depuis plus de trente ans. Beaucoup de ceux qui souffrent ont perdu leur dignité. En conséquence, la République indirectement leur a ôté un des attributs qui font qu’ils sont des humains. N’est-il pas écrit : « Les hommes naissent libres et égaux en droit et en dignité » ? Le train de « La France insoumise » est passé avec une nouvelle approche philosophique humaniste et une nouvelle éthique pour redonner du sens à la politique et à l’existence, trop parmi ceux qui souffrent ne l’ont pas entendu venir et l’ont laissé passer son chemin.

Il est normal qu’aujourd’hui, dans l’hexagone, ces politiques doivent se battre pour éviter que le parti d’extrême-droite n’accède au pouvoir. Il est normal que ceux qui leur ont fait confiance se défoncent pour faire en sorte que le territoire hexagonal ne soit pas sous l’empire du Front National. Il est normal que ceux qui ont des soupçons sur les régimes fascistes se battent pour ne pas voir demain l’équivalent des « mères argentines de la place de mai » dans cette France que l’on dit démocratique et qui a sa trilogie « Liberté, Egalité, Fraternité ». Il est normal que ceux qui connaissent l'histoire de France se battent pour qu’ils n’aient pas envie de composer une chanson similaire au "chant des Partisans". Il est donc évident pour les humanistes, les progressistes qui vivent sur le sol hexagonal apportent clairement leur contribution pour éviter au FN d’avoir accès au pouvoir suprême.

Qu’en est-il du territoire guyanais avec ses 93 milles électeurs ? La logique ne peut pas être la même. Nous sommes en Amérique du Sud, Les Amérindiens ont été spoliés de leurs terres, des drames inhumains rappellent notre histoire comme l’esclavage, la colonisation, les déportations, l’expropriation des habitants de Malmanoury etc. De ces drames, les gens ont créée un métissage extraordinaire. Les nouveaux arrivants ont également mêlé leur sang. Alors, nous savons, dans nos moments de lucidité, que notre terre ne peut pas féconder de régime fasciste sauf parmi ceux qui se comportent comme des colons. Nous savons que l’extrême droite est anti-intellectuel, antidémocratique, antisémite, homophobe, xénophobe, nationaliste, traditionaliste, raciste. L’ordre est central dans son idéologie, aussi bien l’ordre moral que l’ordre social. Les forces de l’ordre aussi bien les militaires que les policiers sont au service de son idéologie et ont pour mission de lutter contre ce qu’elle appelle le désordre politique et social. A ceux qui ont des doutes, je les invite à regarder les documentaires sur tous les régimes d’extrême-droite. Alors, il est hors de question pour moi d’appeler à voter pour le FN et sa candidate Marine Le Pen.

Pour autant, vais-je appeler à voter pour le candidat d’En-marche, Emmanuel Macron ? Non, l’Hexagone doit faire son travail en fonction de ses aspirations et nous, nous devons faire le notre en fonction de nos aspirations. La stratégie que je propose aux citoyens du pays, c'est-à-dire, ceux qui vivent ici difficilement tant matériellement qu’intellectuellement, ceux qui veulent y construire leur avenir, repose sur des faits tangibles.

La République nous a constamment ignorés. Elle a permis la communautarisation du territoire pour mieux régner, elle a détruit notre économie avec la complicité de certains politiques en ne permettant pas les investissements qui précèdent le développement. Il y a un exemple patent qui est celui du sénateur Georges Othily à l’époque Président du Conseil Régional dont les investissements qu’il a réalisé ont été supportés uniquement par les contribuables présents sur le territoire. Pourtant, la Guyane offre au pouvoir central et à l’Europe, l’économie spatiale par le potentiel de 12 tirs minimum de satellites par an, la ZEE (Zone économique Exclusive), la forêt Amazonienne, la biodiversité etc.

En ce qui concerne le candidat ultralibéral, Emmanuel Macron, Le Canard Enchainé a écrit, qu’il a soutenu avec Attali et Juppé l’immense projet minier de la Montagne d’or. Ceci se fait au détriment des intérêts du territoire. Nous n’avons entendu aucun démenti. L’exploitation de nos ressources naturelles sans retombées significatives est l’une des causes de l’insécurité, de notre sous-développement et de la défaillance de notre circuit économique. C’est cette situation qui a également conduit récemment 16% de la population à descendre dans la rue. Vous imaginez plus de 9 millions de manifestants dans l’Hexagone…

Il est important que l’on pense d’abord à nous. Il y va de notre existence, de l’avenir de la jeunesse de notre territoire. Dans la mesure où nous voulons montrer notre lucidité et notre maturité par rapport à l’indifférence dont nous faisons l’objet de la part de la République, Je propose aux électeurs le vote Blanc. Pour que celui-ci ait du sens, il faudrait que le taux de participation soit de l’ordre de 80% autrement dit que nous soyons environ 75 milles votants et que les votes blancs soient de l’ordre de 80% soit environ 60 milles. Le Président ultralibéral aura à prendre en considération l’expression de ce vote. Sur le plan national et international, on nous prendrait très au sérieux. Par ce geste nous montrons à la République que nous sommes visibles et que nous sommes des humains complètement achevés donc, capables d’analyse.

Comme vous le savez, je déteste l’abstention mais également le vote Blanc. Cette stratégie m’apparaît nécessaire pour sortir de notre sous-développement et par implication de l’insécurité. Ne soyons pas abstentionnistes, mais, votons blanc.

Partager cet article

Repost0
21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 02:05

Nous sommes à quelques heures du scrutin pour le premier tour de l’élection présidentielle qui aura lieu chez nous le samedi 22 avril. Nous sommes également en pleine crise sociale. Cependant, tout laisse à penser que la liberté de circuler ne sera pas entravée pour l’exercice de cet acte civique. Nombreux sont ceux qui n’ont pu entendre correctement chacun des candidats et pour cause, la raison est juste. Beaucoup seront tentés par l’abstention, le vote blanc ou un bulletin non homologué par la commission électorale. Tout ceci pourrait se comprendre, ce n’est pas l’expression de la raison mais celle de l’émotion. L’avenir du territoire c’est le court terme, le moyen et le long terme. Nous devons y penser. Nous avons l’expérience de l’abstention et du vote blanc. Nous savons sur quoi cela débouche. Dans tous les cas, jamais sur l’amélioration des conditions de vie. Les indépendantistes qui choisiraient de ne pas s’intéresser à cette élection respecteraient une logique qui est propre à leur démarche. Ceux qui ne le sont pas feront leur choix et ceux qui sont indécis nous leur proposons notre réflexion.

Entre temps, on parle d’exoplanètes. C'est-à-dire de planètes se situant hors de notre système solaire. C’est extraordinaire d’apprendre de tels exploits réalisés par les humains appelés astronomes. Ces humains sont comme vous et moi. Ils ne viennent pas d’une autre planète. Ils boivent, ils mangent, ils dorment, ils ont des besoins comme tout un chacun, ils sont mortels. Ce sont des scientifiques tout simplement parce qu’ils sont méthodiques, cohérents et qu’ils ont de la rigueur intellectuelle. Ils ne sont pas des pseudo-érudits ni des pseudo-intellectuels. L’exoplanète dont il s’agit est celle identifiée LHS 1140b. Cette logique est implacable et fait avancer le monde.

Chacun doit chercher en toute circonstance à avoir la même rigueur intellectuelle, la même cohérence et procéder avec méthode. Nous avons connu des crises graves qui ont conduit le Président Sarkozy à nous proposer une évolution institutionnelle par referendum. Une majorité a opté pour le statuquo le 10 janvier 2010. Sept ans après nous vivons une crise encore plus grave poussant près de 40 000 personnes à manifester sur le territoire, soit, 16% de la population officielle. A titre de comparaison cela représente près de 9 920 000 personnes dans l’Hexagone. C’est énorme et jamais réalisé.

Ce parallèle nous permet de bien appréhender le fait historique et exceptionnel que ça représente. Mais, c’est également la mesure de l’intensité de la souffrance et le ras-le-bol qui en découle. Si nous avons identifié les causes de cette exaspération nous devons utiliser les mêmes atouts que les astronomes, c'est-à-dire de la méthode dans les analyses, de la cohérence dans la démarche et de la rigueur intellectuelle dans la philosophie de vie. Par suite, sachant que seul le Président de la République a un projet de société pour tout le territoire républicain, Il nous est facile de savoir ce que nous attendons des candidats. Nous attendons d’eux non pas qu’ils nous perçoivent comme des majeurs incapables mais comme des hommes et des femmes dignes. Parmi tous les candidats, un seul a un programme de rupture, c’est Jean-Luc Mélenchon. Il est le seul qui parle des territoires tels que la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe avec respect et dignité dans le cadre de l’alliance bolivarienne notamment (ALBA), qui fait couler tant d’encre et ne fait peur qu’aux ignorants et aux incultes. La Guyane est déjà reliée au Brésil par le pont de l’Oyapock sans qu’elle ait le moindre pouvoir de décision. C’est le seul programme qui a prévu une assemblée constituante, laquelle nous permettra d’y participer pour faire modifier le statut de notre territoire afin de garantir notre développement économique et social, la préservation de nos ressources naturelles et leur utilisation rationnelle.

A ceux qui partagent nos idées, aux indécis qui doutent de l’avenir, ne cultivons pas le repli sur soi. Le vote blanc ou l’abstention ne règle pas la crise que nous traversons, il est un jeu futile, une attitude fondatrice de l’indignité. Choisissons la conviction et la détermination qui débouchent sur la décision et la responsabilité. Laissons l’incohérence à ceux qui parlent de crise et qui soutiennent ceux qui sont du côté des multinationales qui exploitent notre or (Montagne d'or) ou qui veulent aspirer notre pétrole. Oui à vous qui nous ressemblez, votez et faîtes voter Jean-Luc Mélenchon « Un avenir en commun »,"La force du Peuple"

Partager cet article

Repost0
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 19:31

Notre territoire traverse une crise grave. Elle est le résultat d'années de "foutage de gueule". Les bobards, les boniments et les mensonges ont un prix et celui-ci intervient au moment où la courbe de la réalité rencontre celle des leurres. On entend le Président de la CTG avancer le Pacte d’Avenir comme responsable de la situation en visant le Chef de l’Etat comme si nous n’étions pas en mesure de faire nos propres propositions de développement. C’est encore un boniment. Les citoyens ont entendu parler du Pacte d’Avenir en fin 2016 soit quelques mois avant le terme du quinquennat.  Pourtant, ce Pacte d’avenir est une proposition du Président de la République qui date de 2013 sous l’empire de la Collectivité régionale.

Entrez, que voulez-vous savoir d’autres ? Les problèmes sont réels. Absence d'activité et par implication perte de pouvoir d’achat, problématique foncière, sous représentation voire absence de représentation, spoliation des ressources naturelles, croissance des crimes et des délits, insécurité galopante, retard de paiement des collectivités qui mettent les entreprises en difficultés de trésorerie les empêchant de saisir les opportunités du marché et neutralisant les effets de levier escomptés sur leur cycle d’exploitation.

Il y a un vrai dysfonctionnement de la société. La souffrance est réelle sur tout le territoire pour quasiment tous les ménages. Pas une section n'est épargnée. A cela s'ajoute l'inconsistance des principaux élus. L’Agriculture est en crise. Sa principale représentante qui siégeait à la commission permanente a été mise hors jeu sur une base très subjective. Les représentants de l’Etat (DAAF) ne reconnaissent que la légalité et se fiche de la légitimité tant celle-ci est mal représentée. La situation actuelle permet de mesurer le degré de responsabilité de ces élus.

Alors, la suite... Ils sont tous les élus de la République. Souvenez-vous, il y a peu de temps, ils ont fait une grande démonstration de type émotionnel pour réclamer un état d'urgence spécifique à la Guyane comme si l'état d'urgence national n'était pas suffisant compte tenu de notre lien avec l'article 73. Du jamais vu dans aucun courant politique hormis le fascisme, le nazisme, la dictature. Mardi 21 courant, des élus défient l'état d'urgent en voulant pénétrer dans une zone sensible au prétexte qu'ils étaient pacifiques et qu'ils avançaient les mains en l'air sans qu'on leur ait dit "Haut les mains". Très bizarre ça. Ils s'amusent avec des choses sérieuses... Aussi bien le CNES que nos propres difficultés qui sont à la hauteur des intérêts du CNES. Il y a tellement de choses à dire sur ces comportements qui tuent l'espoir des citoyens de voir leur situation s'améliorer. Le député Serville s'indigne du traitement réservé aux Élus qui ont subi les tirs de gaz lacrymogène... ont-ils pris conscience de ce qu'ils votent, de ce qu'ils demandent.

Quoi d’autres... Eh bien, ce n'est pas avec cette méthode qu'on va sortir le pays de l'état où il se trouve. La gravité de la situation mérite mieux que ça. Des généraux qui emmènent leurs troupes à la boucherie ne sont pas crédibles. En général, ils passent devant la cour martiale. Les sous-officiers qui appellent le peuple à la rescousse en l'insultant, en lui manquant de respect, n'est pas un gage de sérénité et de victoire. Tous ces élus profitent de la recherche par l'Etat de la paix sociale sur la base de la soumission, du "larbinisme". Ils auront des comptes à rendre à l'Histoire. Je crois que la paix sociale peut s'obtenir par la dignité, par le développement économique, le respect du territoire et de ses habitants, ainsi que par une meilleure répartition des richesses créées.

Oui, oui, oui, mais… ? Trouvez-moi une cohérence dans ce qui se passe ces-jours-ci...Certains élus et leurs acolytes pieds nickelés surfent sur l’émotion de la population et sur la pseudo unité qu’ils voient comme une uniformité. Ils  veulent faire croire que je suis radical, le mot à la mode. L'état de la société ne plaide pas pour eux ni pour les représentants de l’Etat. L'organisation de la société nécessite de la rigueur intellectuelle, de la rigueur dans l'analyse, de la rigueur dans la méthode. Il ne faut pas confondre cette rigueur avec la rigidité voire la radicalité. Aux yeux du monde objectif, c'est eux qui passent pour des danseurs de corde et qui considèrent la société comme une foire. Ils tuent la force mentale de tout un peuple. Ils tuent la confiance de toute une population.

Clap de fin… Je suis solidaire de la souffrance du peuple. Je reconnais la légitimité des représentants des corps de métiers. Il faut en finir une bonne fois pour toute. Pour cela il faut être lucide dans les décisions à prendre. A chacun de mesurer son niveau de conscience pour identifier ceux qui sont sincères dans cette lutte et les opportunistes. J’aurais préféré que ce mouvement ait lieu au lendemain de l’élection du futur Président de la République. D’autre part, ceux qui veulent que les citoyens se mobilisent pour une juste cause apprennent à les respecter et réservent leurs insultes aux élus qui les ont trahis.

Partager cet article

Repost0