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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 16:42

Les élections municipales vont avoir lieu sur tous les territoires contrôlés par l’Etat français au mois de mars 2020. Ces territoires concernent aussi bien son espace européen que les anciennes colonies devenues des départements et Régions d’Outremer. Mes propos vont concerner le territoire guyanais avec ses espaces municipaux sans cohérence entre eux. Il n’y a aucune commune dans l’hexagone dont la superficie est supérieure à 759 Km² et 90% des communes n’excèdent pas 30 km² lorsque la superficie moyenne des communes de son territoire européen est de  15 km². Notre territoire est configuré avec des communes qui ont des superficies très disparates. Entre autres, Cayenne 24 km², Ouanary 1080 km², Maripasoula 18360 km². Il n’est point besoin d’autres éléments pour comprendre que ce territoire n’a jamais été pensé dans l’intérêt de ses habitants et dans la perspective de leur accomplissement. 

Toutes les analogies ne se justifient pas. Toutefois, certaines sont nécessaires pour aider à la cohérence de notre réflexion et de notre démarche si nous considérons appartenir à la gent humaine dont les premiers principes sont la liberté et l’égalité. Si nous partons du principe que le territoire de la France est rationnel et cohérent, nous devons pouvoir penser que le territoire de la Guyane en Amérique du Sud, sous l’empire de l’Etat central, doit être rationnel et cohérent. C’est la moindre des choses. 

Ainsi, la superficie de la France hors périphéries est un peu plus de 543000 Km² pour 63 millions d’habitants, soit une densité de 116 habitants au km². En estimant la population de Guyane à 400 mille habitants, la superficie nécessaire devrait être de 3448 Km². Il resterait donc sur les 90 000 Km² un peu plus de 86 mille km². En bon père de famille, la gestion de ce surplus de territoire serait une garantie pour les générations futures. 

Ne nous racontons pas d’histoire, nous savons de quoi il en ressort. Le territoire est livré aux multinationales pour l’exploitation de nos ressources naturelles, la faune et la flore sont mises à mal, l’insécurité est insupportable, les actes d’incivilités sont en progression, la balance commerciale est structurellement déficitaire conduisant à une dépendance de l’extérieure. C’est également un sous-développement chronique, l’avènement d’une culture xénophobe qui s’installe durablement, un présent terne caractérisé par une paupérisation constante, un déboisement inconsidéré, une déforestation anarchique, un avenir plus qu’incertain.

Que pouvons-nous faire face à une telle photographie ? Être adeptes de la fatalité… croire en la providence… concevoir que le destin de ce territoire est déjà écrit… décider d’introduire dans l’espace profane des concepts métaphysiques qui relèvent exclusivement du domaine privé…  Tous ces comportements expriment une absence de caractère, une ignorance de soi et de la capacité tant mentale qu’intellectuelle à pouvoir se prendre en charge. Ils expriment également une lourde lâcheté qui consiste à dire « Tous pareils » pour ne pas assumer ses responsabilités. 

Nous savons tous que les élus qui sont au sommet des différentes collectivités n’ignorent pas la situation. Ils se trompent volontairement de partenaires et se coupent du peuple en tablant sur son dégoût de la politique surtout et sur le dégoût du politique en général. C’est une stratégie de maintien au pouvoir qui est facilité par la jeunesse du pays et donc par la vitesse de rotation de l’électorat. La trahison de leur électorat n’a pas de conséquences hautement préjudiciables tant qu’il y aura une forte propension à démissionner de la citoyenneté et à se contenter de petits avantages éphémères.

Les campagnes électorales passent et se ressemblent. Le même rituel est sollicité avec l’argent des contribuables; des propositions d’embauches et de nouveaux emplois, des travaux en cours, des sorties pour personnes âgées, des réceptions-alibis. Ces pratiques sont l’apanage de beaucoup d’élus sortants. Le pays va mal mais, le système se porte bien. Cette forme de fonctionnement n’interpelle personne, ni les institutions, ni le grand public. Celui-ci se contente d’être dégoûté et s’isole sans se rendre compte qu’il fait la part belle aux utilisateurs de cette méthode. Les élus sortants ne cherchent pas à être réélus sur leur bilan. Ils ne sont pas intéressés par ce que pensent les administrés de leur mandature, ils repartent en campagne avec l’aide de l’outil institutionnel.
 
Ces élections municipales de mars 2020 est en ce sens, un défi lancé aux électeurs. Les élections sont censées être libres et transparentes. Les électeurs en ont t-ils conscience ? Les urnes sont là pour recenser la volonté de ceux qui ont le courage d’aller s’exprimer soit pour favoriser le changement soit pour continuer la politique actuelle dont on a la certitude qu’elle nous asservit, nous humilie. Les urnes sont là pour éviter la désobéissance civile, elles sont là pour déjouer les révoltes spontanées et stériles qui n’améliorent pas nos conditions d’existence mais qui permettent au vrai pouvoir de se réorganiser et de prendre de nouvelles dispositions.

Le défi qui est lancé aux électeurs repose sur plusieurs aspects. Leur capacité à avoir une grille de lecture qui prend en compte les facteurs qui déterminent le jeu politique. Vont-ils continuer à dire « élections, pièges à cons » en sachant pertinemment qu’ils ne vont pas compenser cette attitude par une autre plus radicale comme par exemple la constitution d’un gouvernement en exil et ses attributs. Leur lucidité qui permet de s’interroger sur le contenu du pouvoir local et le niveau de détermination nécessaire qu’il faut pour mettre un terme à la poursuite de cette politique d’assistanat, d’humiliation et de servitude qui est à l’origine de tous les maux de la société. Leur capacité à bien évaluer la gravité de la situation et à prendre conscience de l’ampleur des tâches à réaliser.

Continuerez vous à croire qu’on peut être le Premier magistrat de sa commune sans savoir qu’il y a des squats qui se développent, des bidonvilles qui se créent, des déboisements intempestifs qui ont lieu, que la politique de logement soit aussi défaillante etc. Ces maires exercent leur fonction qu’au sein de leur mairie. Autrement dit, ils sont maires de leur mairie et non de leur territoire communal. Ce territoire doit être géré comme un pays indépendant avec la rigueur nécessaire, la responsabilité adéquate qui doit écarter la culture partisane de la politique politicienne. 

Le défi est qu’il n’y a plus de temps à perdre. La mobilisation doit être aussi forte que celle de mars 2017. Cette fois-ci, ce ne pourra être un coup d’épée dans l’eau car, il s’agira de l’expression des urnes avec un fort taux de participation. La légitimité sortie ainsi des urnes ne pourra être ni contestée ni snobée.

Rien ne tombe du ciel. Si au plus profond de vous, en tant qu’électeurs, vous souhaitez un changement véritable qui profite à toute la population qui vit sur ce territoire, il faut une mobilisation pour une alternance à cette mauvaise politique qui dure. Dans le dictionnaire vous trouverez des mots comme malhonnête, manipulateur, corrompu mais, il n’y a pas qu’eux. Il y a aussi les mots comme honnête, sincère, incorruptible. Dans le dictionnaire de la vie où les humains sont comme les mots, il y des hommes et des femmes porteurs de  ces deux groupes de mots. Il ne vous reste plus qu’à choisir votre camp.

Il ne fait aucun doute que si les électeurs adoptent la méthode de la grille d’analyse et de la lucidité, le choix du candidat devient plus facile à faire. Cette méthode permet à tout un chacun qui veut se donner les moyens  de mieux appréhender ce qui est bon pour lui dans un esprit individuel et collectif. Par implication, il est en mesure de voir le profil de ceux qui sont en mesure de le représenter.     
 

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 23:24

Dans les trois précédentes parties j’ai fait un choix forcément subjectif sur mon approche du sens de l’existence, sur ma quête de la vérité. J’ai décidé d’opposer l’existentialisme Sartrien à l’essentialisme. J’ai opté pour l’existentialisme en le posant comme équation afin de le dépasser philosophiquement dans notre vécu au quotidien depuis des générations. Le Territoire et la Patrie ont été appréhendés sous cet angle pour mesurer le degré de soumission auquel nous sommes exposés. Mes réflexions trouvent ses racines dans les faits générés par notre société.

Cette quatrième partie clos ma réflexion sur la force qu’il nous est nécessaire d’avoir pour nous transformer si nous voulons métamorphoser la communauté humaine à laquelle nous appartenons. Elle met en exergue l’importance des mythes.

Le principe même de la colonisation est de détruire en premier ce qui se rapporte à l’esprit. Car, il est le premier outil de la résistance. Si nous prenons l’exemple de l’Egypte antique dont la civilisation remonte à la nuit des temps, on sait que les empereurs romains chrétiens, au 4ème siècle de notre ère, ont fait interdire sa religion basée sur le polythéisme en fermant le temple d’Isis à Philae. Cette religion qui n’a rien à voir avec le monothéisme organisait sur différents plans la vie quotidienne des égyptiens.

Les peuples qui ont résisté aux différentes agressions sont ceux qui ont en leur sein des représentants de leurs mythes et qui les utilisent pour expliquer l’état de la société et chercher ce qui a conduit à son déséquilibre. On en déduit que l’imaginaire dope les individus pour assurer la victoire du bien sur le mal ou tout simplement accepter leur coexistence éternellement. Je voudrais juste citer l’épopée de Gilgamesh et celle de la création quant à la civilisation mésopotamienne. Lorsque les Etats-Unis bombardent l’Irak sur un mensonge et que certains pays européens y participent c’est également la civilisation mésopotamienne que l’on tente de faire disparaître de la mémoire de l’humanité pour des raisons purement mercantiles. Un autre exemple est l’Iran qui n’a jamais été colonisé. L’Iran de l’Antiquité est la Perse. Son épopée de la création du monde est bâtie sur sept actes dont les êtres humains qui furent la sixième création et le feu la septième. Le Mythe apparaît donc comme nécessaire à l’être humain pour son équilibre et pour construire son destin.
 
Au-delà des réponses rationnelles de l’anthropologie, des réponses aussi rationnelles que la biologie tant moléculaire que cellulaire, il reste que l’interrogation de l’existence en général interpelle et particulièrement l’existence humaine. La recherche du sens de la vie, de la vérité, de la coexistence pacifique ne peut dépendre uniquement de la vision matérialiste et des théories mensongères du monde.

La cohérence des groupes humains relève d’un contexte culturel qui intègre la spiritualité, qu’elle soit laïque ou religieuse. Pour ma part, je fais le choix de la spiritualité laïque parce que je la conçois dépourvue de dogmes. La Guyane en tant qu’espace humain en Amérique du Sud, ne peut déroger à cette règle. Il nous revient la tâche de chercher à comprendre ce qui donne du sens à la communauté humaine à laquelle nous appartenons. 

Notre première recherche consiste à savoir sur quels mythes est bâtie la société française. Force est de constater que les mythes français ressemblent davantage à des légendes de surcroît ethniques qu’à des mythes tels qu’on peut les concevoir par leur rôle à expliquer l’état du monde, de la société. La France étant une partie de l’Occident, on peut déduire qu’elle s’inscrit dans les mythes Gréco-Romains.

En quoi les mythes Gréco-Romains peuvent parler aux Amérindiens, aux Businengués, aux créoles ? Hormis l’intérêt intellectuel, l’intérêt du savoir et de la connaissance. Il nous faut admettre que nous n’avons pas de mythes sauf à considérer que nous sommes des assimilés et que cette opération d’assimilation est une réussite totale. 

En quoi les mythes auraient un intérêt pour nous ? A vraiment réfléchir, ils susciteraient une adhésion collective plus forte. Comme tout mythe fondateur, il nous expliquerait les principes qui doivent orienter notre existence tout en nous révélant la part de nous-mêmes dont nous n’avons encore pas conscience. Puis, chaque fois que nous nous serions égarés, le mythe nous ramènerait au réel. Serions-nous capables de dire aujourd’hui, d’où nous venons, où sommes-nous et où voulons nous aller ?  

Bien sûr, je n’invite pas à créer un mythe de la création, mais notre histoire aussi abominable fut-elle, aussi abjecte, aussi douloureuse a généré de surcroît une rupture avec notre passé. Il nous faut retrouver ce lien pour être plus fort dans notre tête comme certains initiés égarés ont pu retrouver «la parole perdue ». 

L’histoire nous enseigne les différents mythes de l’humanité. Parmi eux, il y a bien un ensemble constitué en mythologie qui correspond à notre réalité. Entre ces mythologies, laquelle semble se rattacher à notre état ? La Mythologie Egyptienne, la Mythologie Gréco-Romaine, la Mythologie Japonaise, la Mythologie Nordique, la Mythologie Mésopotamienne, la Mythologie Perse.

Comme des adultes, nous avons à clarifier méthodiquement la manière dont nous concevons notre destin. Nous ne pouvons continuer à nous mobiliser pour sans cesse demander, sans cesse reprocher, sans cesse se plaindre. Le destin collectif se construit collectivement avec détermination et intelligence. Le destin se construit sur la durée et il ne dépend pas du calendrier des élections quand bien même nous ne devons pas négliger ces événements. (Fin)  
 

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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 15:43

Quelle est la nature de l’effort qu’il faut faire pour appartenir à la Patrie ? Est-ce une appartenance de raison ou d’attachement sentimental ? Traitée comme elle a été, cette étendue de terre qu’est la Guyane avec ses habitants n’a jamais senti cette affection qui la lierait par l’histoire à ce pays hexagonal qui se trouve en Europe. Même avec la départementalisation de 1946 le pays Guyane, celui de ceux qui réclament dignité et liberté, n’a jamais senti appartenir à la communauté politique nationale.

L’étroitesse des liens n’est que constitutionnelle et surtout opportuniste. Nombre d’exemples nourrissent notre mémoire comme l’époque du Bumidom, l’époque de la discrimination par les allocations familiales, le smic, l’époque du plan vert avec son arbitraire dans l’attribution des terres agricoles et des subventions. Plus proche de nous, sous le dernier mandat de Georges Othily en qualité de Président de Région (1986 à 1992) le Gouvernement français a refusé d’apporter sa contribution dans le financement des investissements qui étaient indispensables au développement du territoire. Seuls les contribuables vivant sur le territoire ont amorti l’emprunt de 300 millions de francs par l’accroissement substantiel des impôts et taxes tels que l’octroi de mer, la taxe professionnelle, la taxe d’habitation et la taxe foncière.

Cette démarche défiant le principe de la continuité territoriale. Pourtant, ces investissements étaient utiles et sont toujours utiles aux citoyens. Selon les dirigeants d’après 1992, l’emprunt a été amorti intégralement en 2002. Je passe sur l’aberration de ce choix qui défie toute orthodoxie financière entre l’amortissement des investissements et celui de l’emprunt. Mais, pourquoi ces impôts et taxes n’ont pas été revus à la baisse à compter de 2003 ?

Est-il moralement juste que l’on continue à payer des impôts et taxes à ce niveau alors que l’endettement lié à ces investissements a été couvert ? Ne serait-ce pas salutaire d’assigner au Tribunal ou devant une commission ad hoc le Président de Région de l’époque ainsi que le Préfet afin de connaître avec précision l’accroissement des taux des différentes taxes qui ont servi à rembourser l’emprunt étant entendu que le premier budget primitif concerné n’est pas suffisant ?  

Aimer répond à une loi de réciprocité, un respect mutuel. Quelle est la nature de l’effort qu’il faut faire pour appartenir à la Patrie ? Lorsque le Président de la République fait savoir aux habitants de ce territoire qu’il n’est pas le Père Noël, il y a un vrai problème de considération… Le Père Noël existe pour qui ? Pour des enfants. Qui croît au Père Noël ? Les enfants. Ni les adolescents, ni les adultes normalement constitués ne croient au Père Noël. Par implication, le Président de la République a pensé voir en nous des majeurs non émancipés donc, immatures, irresponsables.

Est-ce la réalité ? Vous savez que voir n’est pas juste jeter un regard mais, bien plus que ça. Dans ce cas de figure la lumière qui lui permet de nous voir ainsi est la conception construite à partir d’une certaine idéologie. La vraie question est de savoir si nous nous voyons comme il nous voit… J’espère que nous sommes suffisamment nombreux pour ne pas nous voir comme tel. En conséquence, il y a au minimum deux façons de nous voir. Elles sont fonction de notre niveau de conscience. Si nous avons une haute opinion de nous à partir d’éléments objectifs, nous sommes dignes d’appartenir à la gente humaine et ceci nous autorise à voir le monde, à voir notre avenir de manière différente de la vision du Président de la République. Autrement, sa perception est juste et nous appartenons au monde des enfants presque pour l’éternité en sachant que notre passage dans le monde des vivants est une erreur cosmique.

Quelle est la nature de l’effort qu’il faut faire pour appartenir à la Patrie ? Sur WhatSapp, un ancien Président de la République, monsieur Nicolas Sarkozy, devant une assemblée de centaines de personnes expliquait que la lutte pour le climat était nécessaire mais, ce qui est le plus grave est «l’explosion démographique» et d’ajouter tout de suite de manière effrayée «Le Nigéria aura plus d’habitants que les Etats-Unis» et il continue en précisant l’accroissement de population de l’Afrique. Selon lui la démographie africaine est plus dangereuse que le réchauffement climatique. Les centaines de personnes qui l’écoutaient se sont mises à l’applaudir. On pourrait légitimement penser, à partir de son observation subjective, qu’il est urgent de stopper par tous les moyens cet accroissement démographique africaine même en validant le nouveau cimetière qu’est la Méditerranée. N’est-ce pas un pays occidental qui a largué deux bombes atomiques sur le peuple japonais (Hiroshima et Nagasaki). Qu’est-ce qui me différencie d’un nigérien et plus globalement d’un africain ?

Quelle est la nature de l’effort qu’il faut faire pour appartenir à la Patrie ? Le sous-développement chronique de ce territoire peut-il satisfaire notre désir d’épanouissement et d’émancipation ? La rareté foncière générée par une politique datant de François 1er n’est–elle pas une arme d’immobilisation, de paupérisation des habitants au point de voir se développer de façon exponentielle des bidonvilles… Alors, dîtes-moi ne peut-on pas affirmer légitimement que nous sommes sans Patrie… Rassurez-moi, l’hexagone qui est le territoire dominant nous offre t-il la possibilité d’être partie prenante de cette Patrie… La nature de l’effort qu’il nous faut faire pour appartenir à la Patrie n’est-elle pas trop herculéenne, trop exigeante voire trop humiliante…

Si la Patrie est un territoire dont on se sent lié par l’histoire, celle de nos ascendants, la nôtre, territoire dont on se sent intérieurement lié par la culture, affectueusement amarré aux traditions, affectivement ligoté par le mode de vie fût-il évolutif, alors, alors, alors… notre Patrie ne serait-elle pas cachée tout près de nous ? La Patrie à laquelle nous pourrions avoir droit ne serait-elle pas si proche de nous que nous ne la voyons pas… Elle exigerait beaucoup moins d’efforts et sans doute aucune humiliation. (à suivre) 

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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 14:18

Le territoire « Guyane » est une étendue de terre située en Amérique du Sud entre le Brésil et le Suriname, alors occupée par des amérindiens depuis plus de 130 siècles. Ces hommes et ces femmes qui ont traversé le détroit de Behring se sont répandus sur tout le continent (Nord et Sud). Ils vivaient en communion avec la faune et la flore desquelles ils tiraient leur subsistance et leur philosophie de vie. Il y a 5 siècles des européens, incapables de surmonter les graves crises que généraient leurs différentes organisations sociétales décidèrent d’émigrer vers d’autres territoires en les annexant par brigandage. S’ensuivirent donc les expéditions et toutes les horreurs et tragédies que la vraie Histoire nous laisse comme preuve. Pour s’en tenir à la Guyane, Les africains n’ont traversé aucun détroit, ils ont été déportés par un acte criminel qui s’appelle la traite négrière alors qu’était déjà criminel l’esclavage. C’était des hommes forts mentalement, physiquement pour avoir supporté, résisté à ce long trajet dans des conditions extrêmement inhumaines.

Puis, l’histoire de la France, un de ces pays européens, sur cette parcelle de continent est liée aussi à la déportation d’humains pour des raisons politiques, faits de guerre etc., à la confiscation de terres. Sa présence sur cette étendue résulte d’une convention tripartite avec l’Angleterre et les Pays-Bas depuis François 1er. Quelle est la valeur de celle-ci puisqu’il y a effraction, brigandage… Quel lien y a-t-il entre cet accord et le traité de Tordesillas lequel relève également d’une escroquerie de la bulle papale défiant tout entendement ?

Sont nés sur ce territoire des hommes et des femmes qui connaissent leur histoire à travers leurs ascendants et donc revendiquent leur appartenance à ce territoire, s’identifient à lui par le prix de leur sang versé, de leur sueur, le prix de leur lutte. Les amérindiens, les bushinengués, les créoles n’ont-ils pas la légitimité de revendiquer leur histoire avec ce territoire ? Pourquoi n’auraient-ils pas le droit de penser ce territoire différemment de ce qu’il est, de ce qu’il risque de devenir puisque le regard qu’ils portent sur lui n’a rien de conquistador, de conquérant.

Si leurs ascendants, malgré leurs exécrables conditions d’existence, ont décidé de procréer, c’est certainement parce qu’il y avait en eux l’espoir que leurs progénitures se seraient nourries de leur histoire pour rendre moins criminel ce territoire, le rendre moins absurde. Pourquoi devraient-ils accepter toutes les décisions de ceux qui continuent à perpétuer la logique essentialiste du colonisé. Nous avons donc l’obligation de ne pas les décevoir. Nous avons l’obligation d’avoir de hautes valeurs humaines. Nous sommes nés pour être exemplaires à l’égard de l’humanité et donc à l’égard de nous-mêmes.

Nul n’ignore que l’occupation du territoire se fait sans nous, son aménagement également. En conséquence, nous sommes sans territoire factuellement. Cette situation continuera t’elle encore longtemps ? Combien de générations auront à subir une telle humiliation ? Il ne nous est pas possible d’accepter soit l’assimilation soit la mort. Il y a des images qui vous marquent et vous blessent en tant qu’humain. Notamment, l’aliénation de nos ressources aux multinationales, le maintien d’une balance commerciale structurellement déficitaire pour nous rendre dépendant de l’extérieur.

Sur le plan intérieur la même blessure nous tiraille car, la volonté de nous soumettre est également présente. Récemment, un ancien conseiller municipal, ancien conseiller régional, ancien conseiller général, pour ne pas le nommer Fabien Canavy a été entendu au commissariat de police de Cayenne à la suite d’une plainte déposée par l’ONF ledit gendarme de la forêt. Ouf ! le Vice Procureur a classé l'affaire sans suite avec une recommandation. Quant à l'ONF, à regarder l'état de la forêt guyanaise, on est en droit de s’interroger sur la signification des termes tels que valorisation, conservation et gestion qui indiquent les principales missions de cet office.

Hormis messieurs Canavy et Rey, avez-vous connaissance de plaintes déposées par l’ONF concernant le pillage de nos ressources naturelles y compris de la biodiversité... L'ONF vient d’épingler une société minière locale pour infraction contractuelle liée au permis d'exploitation. Est-il aussi efficace sur l'étendue des dégâts en forêt ? Pourtant, on ne cesse de nous parler de saccage de la forêt. On ne perçoit aucune économie forestière.

Il est évident que les forêts de l’hexagone sont certainement bien mieux gérées. Par suite, comment résister à l’idée d’une complicité ou d’une incompétence en matière d’absence de valorisation, de conservation et de gestion du patrimoine forestier de la Guyane d’autant que nous savons ce que recèle le sol et le sous-sol guyanais.

Le système se porte bien, c’est la société guyanaise qui va mal. Il a en effet tout prévu. L’indigénat sous une forme moderne, les supplétifs sous une forme pseudo citoyenne. Tout paraît simple, le système compte des élus… Facile… L’effondrement du système éducatif, l’excitation du sentiment de xénophobie faisant le reste.

Ceux qui refusent l’intégration aux valeurs du système sont rendus invisibles, inaudibles et finissent par être en suspension dans la nature... "temporairement". Notre salut n’interviendra que lorsque nous aurons réellement compris qu’au-delà de notre morphologie apparente ce sont des valeurs qui doivent nous unir. La cohérence de nos actions dépend de ces valeurs. Notre force collective ne peut trouver son énergie qu'à travers ces valeurs. Notre efficacité est à ce prix. (à suivre)
 

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 18:10

Chers amis, je vous propose ce texte sur mon blog en quatre parties pour tenir compte de la disponibilité de tout un chacun. Nous avons pris l'habitude de trouver les textes toujours trop longs. Mais, tout ne peut pas être dit en peu de mots. J'espère que vous ne perdrez pas le fil de la réflexion à partir de cette méthode. En tout état de cause, vous pourrez trouver l'intégralité du texte sur : partiprogressisteguyanais.fr

« L’existence précède l’essence ». Jean-Paul Sartre pose cette équation dans « L’Existentialisme est un Humanisme ». Je la nomme équation parce que je veux la rapprocher d’éléments tangibles en rapport avec le titre de mon article. Par suite, l’on peut aisément comprendre que je vais faire une extension de cette pensée philosophique. D’abord, On ne peut bien appréhender cette équation que si et seulement si on se penche sur l’essentialisme. Vous savez, cette doctrine que je considère qu’elle nous conditionne à la moutonnerie en nous faisant croire que notre destin est déjà écrit dès notre naissance. Ecrit par qui ? L’essentialisme apparaît comme la pensée la plus adaptée à tout projet ayant pour objet la domination d’un groupe d’individus (dominants) sur un autre groupe d’individus (dominés). Il peut concerner un même peuple par exemple en distinguant ceux de sang divin en monarchie et les autres etc.

Mais, il est encore plus scélérat lorsqu’il s’applique à des territoires colonisés, des territoires acquis par effraction. Il est comme une piqûre que l’on administre a tous ceux que l’on veut spolier, à tous ceux que l’on veut déshabiller culturellement, spirituellement, économiquement, socialement et écologiquement.

L'existentialisme sartrien est bien résumé dans ce que dit Sartre à propos du coupe papier. Celui-ci "existe d'abord en tant qu'idée dans l'esprit de l'homme qui va le fabriquer. Il en conçoit la fonction puis la structure avant de le réaliser". Lorsque c’est l’existence qui précède l’essence, les hommes et les femmes d’un territoire doivent considérer que ce qu’ils sont n’est que le résultat de leur parcours. La qualité de celui-ci se mesure à l’effort qui est fait pour être soi-même et ne pas être en permanence hors de soi ou à côté de soi.

En se construisant ainsi, on construit son destin. En se construisant ainsi, on comprend que l’assimilation est un processus d’acculturation tout comme l’aliénation qui est un processus d’asservissement. Les deux sont des violeuses de notre personnalité, les deux violent notre conscience, les deux emprisonnent notre cerveau et nous empêchent de voir la réalité telle qu’elle est. Elles éliminent notre esprit critique.

S’en débarrasser c’est comme enlever un costume que l’on n’avait jamais choisi, que l’on nous avait imposé sans même s’en rendre compte car, l’habitude faisant le reste.

C’est donc à partir de ce postulat que je lis la Guyane, les guyanais et ceux qui veulent construire humainement un destin commun. C’est à partir de ce postulat que j’analyse le système qui nous conditionne et ses équations qui le mettent en mouvement. Je l’ai souvent dit, aucun système n’est neutre. Alors, nous devons retrouver notre imaginaire, notre authenticité, sinon, notre destin est déjà scellé…
(à suivre)

 

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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 17:10

Bonne fête des mères à toutes les mamans – celles conscientes de leur état et de leur engagement et celles inconscientes. C’est une très grande responsabilité que de mettre au monde des enfants qui deviendront des hommes et des femmes. Cet acte est supérieur à l’égoïsme. Ce qui est fait est déjà fait. Alors, futurs parents choisissez bien l’homme ou la femme avec lequel ou laquelle vous allez mettre au monde cette progéniture. Ce sont bien des hommes et des femmes qui fondent nos sociétés humaines. Donc, l’Homme est responsable de son existence. Tout ce qui nous arrive à quel qu’endroit de la planète est directement ou indirectement de notre faute, de notre défaut de responsabilité depuis la procréation jusqu’au terme de l’existence.

Lorsqu’il y a tant de gens qui semblent se convertir à des degrés divers à l’idéologie suprématiste, raciste, xénophobe c’est bien la preuve que le système dans lequel nous sommes censés nous épanouir fabrique des refoulés et donc est incompatible avec la structure fondamentale de notre existence. Ceux qui ont conçu ces modèles de société sont bien des hommes et des femmes, des terriens qui n’ont pas l’air d’avoir compris ce qu’est l’existence, ce que la terre naturellement indivisible souhaite. Alors, il faut vite se débarrasser  de ce type de société avant que la bestialité de notre être prenne le dessus sur toutes les autres composantes qui font notre humanité et que nous entrons dans une logique infernale de violence défiant tout entendement…

Il ne suffit pas de croire qu’en regardant la violence de la société, le seul fait de parler d’Amour va mettre un terme à sa destination car, le but de la violence est la destruction, la mort…

La fête des mères est voulue pour un jour de joie mais, quelle joie… un bien-être matériel avec l’épée de Damoclès sur nos relations interindividuelles tant sur le plan local, régional, national, international, que mondial…
 

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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 05:53

Notre territoire, la Guyane, est confronté à de graves problèmes d’insécurité. Déficit de logements par milliers, logements insalubres, sous-investissements structurels, sous-activité chronique, économie de comptoir persistante, des jeunes gens par milliers déscolarisés, des armes qui circulent sans émouvoir grand monde, des whatsapp qui circulent montrant des jeunes dans des soirées avec des armes à feu, les exhibant comme des personnes dont le cerveau connaît un bug effaçant toute intelligence humaine, toute conscience humaine, toute culture humaniste. Pendant ce temps-là, la préoccupation urgente de la société guyanaise apparaît être la chasse aux étudiants étrangers sans papier. « A vaincre sans péril on triomphe sans gloire ». Le traumatisme de l’insécurité économique, sociale, culturelle et politique fait souffler un vent de xénophobie sur tout le territoire. Il a pénétré l’enceinte de l’Université de Guyane, lieu censé être un sanctuaire du savoir et de la connaissance. On y fait normalement des études supérieures. Autrement dit, ceux qui s’y présentent sont titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent. Après tout, comme toutes les universités de France. Les études supérieures préparent aux postes d’encadrement et ceci, que l’on soit étranger avec ou sans papier ou que l’on soit natif du territoire ou non. A 98% les déscolarisés ont toutes les chances de faire augmenter la délinquance et à 98% les étudiants vont certainement contribuer à la sociabilisation de la société. On peut considérer que 2% feront partie des délinquants à col blanc comme le montre notre société dite démocratique, hexagone compris, parmi certains dirigeants haut placés. En ce sens, on comprend parfaitement que l’éducation est un investissement à moyen et long terme. En conséquence, il faudrait pouvoir dispenser le savoir et la connaissance à tous ceux qui sont sur le territoire. Honte à vous… Honte à vous…

Je disais que la xénophobie avait pénétré l’enceinte de l’Université, quel piètre spectacle, quelle incurie…avons-nous vu et avons-nous entendu pour une institution d’enseignements supérieurs, une institution dont l’enseignement est adossé à la recherche. On oublierait presque que l’Université de Guyane est comme tous les établissements publics, à caractère scientifique, culturel et professionnel. La communauté universitaire des grands pays avec de grands dirigeants avait développé un principe de solidarité parce qu’elle avait intégré que son action universitaire était orientée vers le développement équilibré et l’épanouissement de la société. Le spectacle que l’on a vu à tous les étages interpellent notre conscience. Peut-on se taire ? Doit-on se taire ? Parce que l’on s’est tu trop souvent, il y a eu l’esclavage, la colonisation, les génocides, l’holocauste, Vichy. Nous ne tirons aucune leçon de l’histoire de l’humanité. Honte à vous qui portez cette vision du monde.

Il y aurait une surtaxe pour les étudiants étrangers. Y a t-il une surtaxe pour les savoirs des étrangers qui sont utilisés comme Einstein, Schrödinger, Adam Smith etc.

On a entendu que les étrangers prennent la place des Guyanais. Ces gens connaissent-ils la raison d'être d'une Université ? Ont-ils entendu parler de Cheikh Anta Diop, Engels, Marx. Ont-ils connaissance du programme Erasmus?

A vouloir isoler les Guyanais vous avilissez la formation universitaire, vous allez à contre-courant de l'esprit d'ouverture que prône toute université qui se respecte. Vous développez chez eux une culture de l'étudiant qui subit ses études alors, qu'il faudrait les rendre responsables afin qu'ils fournissent les efforts nécessaires pour qu'au delà du diplôme ils aient acquis un vrai volume de connaissance.

Que tous les peuples du monde y compris les guyanais qui voudraient être traités comme le sont les étrangers se fassent connaître, que chaque individu qui souhaiterait être considéré comme l’est un étranger lève la main… Honte à vous qui portez le germe de la discorde. Avec un peu de recul, à y réfléchir, ces porteurs de germes nauséabonds finiraient peut-être par comprendre que le monde dans lequel nous sommes installés est une illusion, une illusion du bonheur lorsque l’objectif de la société n’est pas de réunir ce qui est épars, une illusion du bien-être, une illusion de la fraternité, de l’égalité, de la liberté lorsque l'objectif de la société est l'individualisme et la compétition à outrance. La réalité de ce monde est le narcissisme pathologique de nombre de ceux qui nous gouvernent et qui créent ces sociétés d’illusions. Comme tous les peuples, les guyanais ne sont pas homogènes, donc, nous ne sommes pas tous xénophobes. Nous avons des convictions fortes. Il nous faut faire l'effort de nous faire entendre bien plus fort que les xénophobes.

Enfin, nous avons vu les images poignantes de jeunes gens à travers les grillages et surveillés par des policiers dans l'espace de rétention. Il n'y a pas que Trump qui s'épanouit devant la mise en cage d'humains. Si j'avais des enfants policiers, ne serait-ce que pour cette image, je leur aurais demandé de démissionner au nom de l'histoire de l'humanité. Si le territoire de la Guyane était une mer, elle serait soit l'Atlantique soit la Méditerranée. Honte à vous.

Chers amis, je vous rappelle que je subis une censure sur facebook "à la demande d'une personne" qui est-elle ? morale ou physique Ahahah... Où sont passées la déclaration des droits de l'homme et du Citoyen, la Déclaration Universelle des droits de l'Homme de 1848, la Convention Européenne des Droits de l'Homme ?

Honte à vous.....

 

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 17:34

L’affaire Goudet est la situation d’un activiste guyanais qui en toute conscience se bat contre l’injustice qui sévit sur le territoire guyanais depuis de nombreuses années. Il est convoqué au commissariat de police de Cayenne pour des chefs d’inculpations graves qui heurtent l’entendement de bon nombre de citoyens.

Il est facile dans un pays comme le nôtre (La Guyane) de manipuler la conscience collective. Tous les ressorts de résistance sont quasiment engourdis. Engourdis seulement car, viendra un moment où les personnes sentiront la nécessité de se retrouver et sauront quelle forme doit prendre la rencontre.... Elles auront fini par comprendre que l’isolement que favorise le système est fait pour mieux affaiblir la résistance, de toujours permettre à celles qui sont lucides d’émettre un doute sur leur propre réflexion, d’oublier que tout le monde a des défauts et des qualités et que c’est leur harmonie qui fonde le caractère de l’Homme.

Au moment où des dossiers à charge sont concoctés par certains représentants du pouvoir, il est bon de se rappeler l'histoire du racisme, de la ségrégation, de l'anti-communisme, de la misogynie, des objecteurs de conscience.

La meilleure figure que j'ai trouvée pour vous est celle d'Angéla DAVIS. Elle même traquée par le FBI, accusée par cette organisation de meurtres et de séquestrations.... La peine de mort quoi ! Arrêtée en 1970, placée en détention provisoire, elle est acquittée en 1972 grâce à une mobilisation internationale. Elle échappe à la peine de mort au grand dam de la classe dirigeante étasunienne (Noire, Femme, Communiste et quoi encore...). Vous avez dit acquittée ? oui , acquittée de toutes les charges qui pesaient contre elle. Lors du procès, le jury était composé uniquement de blancs. Une démonstration de l'invention des charges par le FBI.

Entre autres, les personnalités qui se sont mobilisées pour elle : John LENON, Yoko ONO (Angela), les Rolling Stones (Sweet Black Angel), PRÉVERT (poème), ARAGON, SARTRE  en tête d'un cortège de plus de 100 000 personnes à Paris composé de beaucoup d'anonymes.

En 1972 l'année de son acquittement, elle écrit un livre intitulé (Traduit en Français) : Les bases de la défense : le Coup monté.

Je ne sais pas combien vous serez à lire ce texte car la censure de la liberté d'expression sur mon facebook, défie la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la Déclaration Universelle des droits de l'Homme de 1848, la Convention Européenne des Droits de l'Homme.
 

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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 00:57

Chers amis, de temps en temps il nous faut faire une halte sur des sujets que l’on classe dans le domaine émotionnel pour anesthésier la révolte. En fait, il s’agit souvent d’une situation très rationnelle dont on décèle la méthode et ses conséquences. Vous avez entendu parler d'un footballeur Emiliano SALA, argentin qui jouait au FC Nantes et qui a disparu. Sa disparition a soulevé une forte émotion parmi ses "supporters" mais pas que. Je ne le connaissais pas particulièrement sinon comme l'avant centre du FC Nantes. Cette histoire m'a bouleversé. 

En effet, comment l'argent peut-il à ce point décider du destin de quelqu'un ??? De ce que je sais à travers les journaux, Le patron du Club de Nantes voulait absolument le transférer, durant le «mercato d’hiver», pour faire une bonne opération. Autrement dit, comme une marchandise peu coûteuse mais qui peut rapporter gros. C'est à dire que le propriétaire, le maître, il faut l'appeler ainsi, non seulement il était conscient qu'il ne le payait pas à sa juste valeur mais, il entendait sacrifier son club sur le plan sportif. 

Il était le buteur du Club. Il ne voulait pas le quitter. Son entraîneur ne voulait pas qu'il parte. L'argent roi a décidé de la trajectoire de son existence. Aujourd'hui il est porté disparu. Ah! Ce Kita Président du FC Nantes... Si Emiliano SALA était content de quitter le Club, il n'aurait pas pris le risque de prendre un avion privé le soir pour aller dire au revoir à ses ex-coéquipiers. Il est revenu, il les a vus, il est reparti et il n'est jamais arrivé à bon port. 

L'argent roi l'a privé de la pratique de son sport, l'a privé de sa famille. Il lui a volé sa vie, son existence, son futur. On a trouvé un corps sur deux dans l'épave et pendant ce temps là, les "vautours" sans honte se chamaillent pour la somme pleine de malédictions de 17 millions d'euros, montant du transfert. Et si cet argent occasionnait une succession de drames chez ces gens stupides pour qu'ils comprennent que la vie n'a pas de prix... 

Lorsque l'on est témoin, même éloigné de ce genre de situation dramatique et injuste, on a envie que tous les malheurs frappent les acteurs de cette négociation et particulièrement le vendeur. Il serait bien que les sportifs professionnels qui sont des êtres humains complètement achevés s'opposent aux transactions lorsqu'ils ne sont pas en adéquation avec leur déroulement. J'ai une âme rebelle et c'est pour cela que j'aime les footballeurs comme Zatlan Ibrahimovic, Adrien Rabiot, Karim Benzema Salif Keïta, Joseph Antoine Bell etc.

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec toute la société dite libérale qui fonctionne sur les mêmes bases. Ceux qui subissent le diktat de ce système, sous une forme différente, sont livrés à la même enseigne. Quand allons-nous comprendre qu'il nous faut réfléchir par nous-mêmes ce qui est bon pour nous...
 

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 12:53

Ce Congrès du 27 novembre 2018 dans lequel s’est incrustée une partie de la société civile nous conduit à nous interroger sur la manière dont nous concevons notre existence. Avons-nous pleinement conscience de ce que nous sommes où sommes-nous schizophrènes au point de nous faire Hara-kiri mais, sans lucidité. Le Congrès s’est conclu avec 1 résolution de 4 articles. Le commun des mortels non schizophrène aurait certainement préféré 4 résolutions en 1 article. Mais, puisque c’est ce qui apparemment est bon pour le peuple, concluons sur ces quatre articles. Auparavant, rappelons les pour ceux qui ne les ont pas vus.

Article 1 : Le Congrès des élus de Guyane approuve les travaux des Etats généraux et en prononce la clôture.
Article 2 : Le Congrès des élus de Guyane propose la mise en place d’une commission qui aura pour rôle d’élaborer un projet Guyane sur la base des propositions issues des Etats généraux de la Guyane et des contributions débattues lors du congrès des élus du 27 novembre 2018.
         La composition de cette commission sera arrêtée par la CTG. Elle comprendra notamment les signataires de l’Accord de Guyane, les porteurs des contributions débattues lors du Congrès des élus de Guyane, les représentants des Chambres consulaires, des socioprofessionnels, du CESECEG et du grand Conseil coutumier.

Article 3 : Le Congrès des élus de Guyane demande à la CTG de saisir le Premier ministre pour l’organisation d’une consultation populaire en vue d’une évolution statutaire, conformément à l’accord de Guyane.

Article 4 : Le Congrès des élus de Guyane demande à la CTG de saisir le Premier ministre pour un renforcement des compétences de la CTG au travers d’une loi pour la Guyane.

Le document sur lequel je porte ma réflexion et sur lequel je vous invite à participer n’est pas signé. C’est le premier constat. Toutefois, il est identifié par son en-tête. Que peut-on constater ? Que le Congrès avait pour objectif d’approuver les états généraux qui n’a intéressé quasiment personne et en a prononcé la clôture. C’est l’information essentielle (article 1er) qui peut être tirée de cette immense réunion de perte de temps. Donc, exit le document « Accord de Guyane » qui a pourtant été validé par le précédent gouvernement (Journal Officiel). Découle ensuite, tout naturellement l’article 2 qui met en place une commission et sa composition pour élaborer un projet Guyane qui exclut de facto « l’Accord de Guyane ». A partir de là, il faut mettre de la bonne volonté pour accorder un intérêt aux articles 3 et 4. Ils ressemblent à une peau de banane que seul le limbique peut justifier par rapport à la fin de l’article 3. Quant à l’article 4, il me paraît contredire la volonté de la consultation populaire qui semble être l’expression d’une prise de conscience que la CTG avec ses pouvoirs renforcés par les habilitations ne répond pas aux besoins de bien-être, d’épanouissement et de liberté de la population, sauf à penser que ses locataires à durée déterminée n'ont pas pris la mesure de l'outil. Enfin, la grosse humiliation est l'intégration dans la composition de la commission des signataires de "l'Accord de Guyane".

L’autre aspect de ce document est qu’il n’y a pas de calendrier et aucune référence au temps. C’est un écueil important car, ça nous empêche de croire en l’avenir or, pour aller de l’avant, pour progresser, il faut absolument croire en quelque chose.  Ce Congrès des élus nous a proposé le néant, ce qui est pire que la mort. Lorsque le temps cyclique fait autant défaut à notre raison, c’est le temps linéaire qui s’impose et duquel vont émerger les discriminations, la violence de la société, la corruption sous différentes formes. Plus de jour, plus de nuit, plus de temps de repos, plus de temps pour méditer. La violence de la société finit par alimenter la violence d’une frange importante de la jeunesse même celle qui est cultivée.

Une légère digression... Les historiens qui ont été retenus comme sommités de la société française ont traduit la révolution de 1789 comme un conflit entre Jacobins et Girondins, ils ont minimisé les Montagnards. Aujourd’hui, les Gilets jaunes me font penser à ceux-là. Ce ne sont pas les commentaires orientés de certains média qui vont faire l’Histoire. Ce qui se passe dans l’hexagone sera certainement salutaire pour tous les autres territoires de la République qui voient depuis longtemps la trilogie « Liberté, Egalité, Fraternité » être profondément altérée. Le Congrès des élus de Guyane vient de valider les travaux des états généraux sans aucun projet de société. S’il en est ainsi, il va falloir assumer les conséquences d’une collectivité humaine à qui on a refusé une société du vivre ensemble, en paix.

A bientôt individus citoyens pour un sujet sur l’aliénation en tant que maladie mentale.


 

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