Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
  • Contact

Recherche

2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 12:45
Nous avons tous en mémoire l'invasion du Koweït par l'Irak du maître de Bagdad. Celui que le gouvernement des Etats-Unis avait mis en place, avec la complicité de certains pays européens, pour notamment affronter l'Iran qui avait osé faire tomber le Sha, allié de la grande puissance Nord américaine, lequel oeuvrait au détriment de son peuple. Cette invasion était intolérable aux yeux de l'administration américaine de BUSH-Père quand bien même SADDAM Hussein considérait que le Koweït était une province de l'Irak, remettant ainsi en cause les tracés occidentaux de l'Afrique colonisée. Bien qu'ami des Etats-Unis, l'Irak était moins ami que l'Arabie Saoudite et le Koweït. Le poids des affaires avec ces ploutocraties n'avait rien de comparable avec celui de cette ancienne civilisation mésopotamienne qu'est l'Irak. Pour préserver les intérêts américains l'ordre était donné de détruire l'Irak. Seules les divergences au sein de l'Etat - major de l'armée américaine ont évité dès la première guerre l'annexion du territoire irakien. L'Irak qui avait été présenté comme la quatrième armée du monde pour les besoins de la cause et justifier l'intervention militaire a bénéficié d'une tolérance qui a été vite battue en brèche avec la seconde guerre  menée par BUSH-Fils au prétexte d'armes de destruction massive qu'il possèderait.

La Russie vient de commettre, par rapport à la logique occidentale, le même méfait à savoir l'invasion du territoire de la Géorgie en faveur de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. La Géorgie est pourtant l'allié des Etats-Unis. La configuration est la même presqu'en tout point. Pire, la Russie reconnaît de manière unilatérale l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, comme pour répondre à l'Occident de la reconnaissance de l'indépendance du Kossovo. L'Europe est dans l'incapacité de prendre une décision commune. Comme à l'accoutumé, l'ONU est la risée des puissances militaires. Les Etats-Unis montrent leurs limites dans la conception qu'ils ont de l'amitié. Cette fois-ci il n'y a pas de contre invasion du territoire géorgien. On veut soi-disant éviter le retour à la guerre froide, on veut soi-disant privilégier le dialogue et éviter les sanctions à la Russie. En fait, on n'ose pas dire que POUTINE ressemble à BUSH et que MEDVEDEV Dimitri ne fera que ce que son Premier ministre lui indiquera. En tout état de cause, la folie consciente à ses limites et les mêmes causes ne génèrent pas les mêmes effets en tout lieu et en tout temps. Quand bien même le canard peut ressembler à l'oie, la chance de l'un n'est pas celle de l'autre.

Ainsi va le monde......
Partager cet article
Repost0
1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 00:19
Nul n'ignore que la Guyane est tout le contraire d'une société souveraine et indépendante. Toutefois, compte tenu de sa position géographique et du lien juridique qui la lie à l'hexagone, on est en droit de penser et ce, même en l'absence d'une pleine autorité et d'une vraie autonomie, que son espace et les moyens dont elle dispose doivent être au service de sa population.

La Guyane est une réelle société. Elle forme une réalité sociale complexe, elle a forcément un dessein. Elle dispose des moyens pour atteindre sa fin. La question qu'on est en droit de se poser est la suivante : L'Etat fait-il partie intégrante de la société guyanaise? Les différents événements qui marquent l'histoire de cette société conduisent au doute. La sécurité du territoire n'est pas assurée puisque les ressources naturelles sont livrées aux bandits et particulièrement la ressource aurifère, le niveau d'insécurité constitue un traumatisme pour la population. Pourtant, les dépenses pour la fonction publique est six fois supérieure aux recettes

Notre interrogation va beaucoup plus loin. Quel est l'élément de base immédiat sur lequel s'organise l'Etat au sein de la société guyanaise? Pas un guyanais libre ne peut avoir le sentiment profond que l'Etat est une structure mécanique purement administrative et se soucie peu de la population. Porter le regard sur le fonctionnement de l'Etat débouche sur une vraie réalité à savoir que le peuple guyanais n'appartient pas à la nation.

Nous avons en mémoire la détermination avec laquelle l'administration française voulait accorder le permis d'exploitation aurifère à la société Cambior I am Gold. Pourtant,  tout  permettait de penser qu'il s'agissait d'un pillage de ressources naturelles comme à l'époque des conquêtes coloniales. Nous avons également en mémoire  le prix de vente de l'hectare de terre à la même société soit l'équivalent de deux centimes d'euros le mètre carré lequel défie tout entendement. Cette posture est identique à celle qui animait la Rhodésie.

Aujourd'hui, des rumeurs non absurdes font état que l'Etat veut vendre par internet le foncier guyanais. Cette même administration a demandé récemment à l'EPAG (opérateur foncier sur place) de réajuster ses prix de cession de parcelles de terre. Ainsi, on trouve des lopins de terre à 40 euros le mètre carré sur la commune de Macouria. Un prix excessif lorsque l'on sait qu'il s'agit de terrains du domaine privé de l'Etat qui n'ont rapporté aucune ressource à la collectivité guyanaise. Cette disposition est à rapprocher du prix de cession de terre à la société Cambior....

L'idée que la Guyane serait sous l'empire du droit de conquête résulte du fait que l'administration d'Etat donne le sentiment de ne point s'intéresser au développement de la société guyanaise, de ne point se soucier de son avenir, de n'avoir aucun regard sur la liberté civile, sur les principes fondamentaux de toute société démocratique à savoir la solidarité, la subsidiarité et l'alternance majoritaire mais, de s'occuper essentiellement à spolier le patrimoine collectif guyanais. L'idée serait de priver la société guyanaise de tout moyen pouvant garantir son autonomie. La vente par internet du foncier n'est pas anodine comme l'attribution aux multinationales de l'exploitation de nos ressources naturelles (or, pétrole, pharmacopée etc).

Bien entendu, ceci est inadmissible et va générer une révolte profonde dans le coeur même des guyanais. Même le génocide par substitution programmé ne constituera pas un rempart à ce niveau de révolte qui se prépare.
Partager cet article
Repost0
17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 15:25
Nous avons tous eu notre jeunesse. Cette simple phrase montre que le terme exprime une tranche d'âge qui est relativement immuable dans l'état actuel des connaissances. Pourtant, la société est en permanence en conflit avec sa jeunesse. L'histoire des sociétés humaines confirme cette observation.

Il apparaît donc indispensable d'être conscient que cette parcelle de vie interpelle davantage que celle qui représente l'âge adulte et la vieillesse. Il en est ainsi parce que cet intervalle de temps de l'espèce humaine est associé à l'impulsion, à la dynamique, à l'explosion de l'instruction et de l'intelligence qui caractérisent le jeunesse. Ce magma de qualité est volcanique et fait peur si cette jeunesse trouve sa cohésion.

Chaque génération a ses préoccupations, chaque génération génère sa révolte, chaque génération manifeste de manière singulière son mal-être dans la société. Il apparaît donc évident qu'il y a un lien entre le mode de fonctionnement de la société qui est confié aux adultes et les attentes de la jeunesse. Il semble incontestable que les adultes qui gouvernent la société la construisent avec la préoccupation de leur tranche d'âge. Par voie de conséquence la problématique sociétale par rapport à la jeunesse trouve sa source chez les adultes par leur manière d'observer la vie, leur absolutisme sur l'existence, leurs certitudes sur le fonctionnement de la société.

Il doit être très rare de trouver une société qui ne perçoit pas sa jeunesse uniquement comme un récepteur. Par suite, la société a toujours la jeunesse qu'elle mérite puisqu'elle n'est jamais entendue du seul fait de n'être jamais perçue comme un émetteur. Les caractéristiques de cette jeunesse ne font qu'exprimer le résultat de la gouvernance des adultes. Lorsque les gouvernants s'en prennent à la jeunesse, ils portent un jugement sur la qualité de leur travail autrement dit sur la qualité de leur gouvernance. On pourrait admettre que la gouvernance est bonne lorsqu'à plus de 60% la jeunesse s'épanouit  dans la société et que son sentiment de mal-être est largement minoritaire. Dans le cas contraire, la gouvernance est mauvaise.

Alors, que dire à cette jeunesse perpétuelle? Comment changer le cours des choses surtout, pour la jeunesse guyanaise, quand bien même, elle est fortement imprégnée de la culture occidentale avec sa perception du monde qu'elle impose  par deux choix , le déterminisme ou le finalisme.

J'aimerais lui dire : Même si à l'évidence la mort met un terme à la vie, il s'agit là de la seule fatalité humaine. Autrement, l'avenir se construit, le destin se bâti et le seul moment où le rêve peut se confondre à la réalité c'est justement au moment de la jeunesse. Dans cette tranche d'âge, Il ne doit pas y avoir de fatalité à l'échec, il ne doit  pas y avoir de fatalité à la misère, il ne doit pas y avoir de fatalité au malheur, il ne doit pas y avoir  de fatalité à l'indignité. Rien ne justifie que l'on se détruise par l'alcool, par la drogue, tout doit permettre d'éviter le suicide, de résister à la dépression. Le bonheur se gagne grâce au projet que chacun peut porter en lui. Un projet de vie. Cette jeunesse doit produire une pluie de projets et leur interaction doit influencer le projet macroscopique de la société. C'est dans cette tranche d'âge que l'on peut croire plus farouchement que l'on a la maîtrise de son destin, que rien n'est écrit à l'avance, tout s'écrit par soi.
Partager cet article
Repost0
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 23:15
Monsieur ESTROSI Christian, ancien ministre de l'Outremer déclarait sur le média public que la zone franche globale d'activité est un engagement de Nicolas SARKOZY et qu'elle est une priorité. Il précisait qu'il s'agit d'un "outil qui doit permettre dans les départements d'Outremer, la relance de l'activité économique,  la croissance et  l'emploi".

Comme on peut le constater, il suffit que ce soit un engagement de campagne pour que cela fasse notre bonheur. Peu importe les caractéristiques des pays d'Outremer. Pourtant, elles sont tellement différentes les unes par rapport aux autres qu'on a du mal à comprendre cette obstination à parler au singulier de l'Outremer malgré la précaution prise pour casser toute velléité de contestation sur l'uniformité de cet Outremer puisqu'il est précisé timidement "La ZFGA sera adaptée au contexte de chaque territoire ce qui sous entend une concertation locale". En fait, l'on devrait se demander si pour ne rien faire, il ne faut pas faire justement cela.

Pour autant, Il serait judicieux pour les citoyens que les élus des principales Collectivités fassent savoir la nature de leurs contributions à cette loi programme.

Nous sommes nombreux à penser que notre destin ne nous est pas extérieur. Nous devons avoir prise sur lui. Son orientation doit relever des forces vives du pays. Ainsi, il est indispensable de mettre un terme à notre inclination au système, à nos pleurs face aux dégâts causés par celui-ci.

Il est évident qu'il n'y a pas de projet de société pour la Guyane tant de la part des élus que de celle de l'Etat. Les mesures fiscales ne peuvent pas être le moteur du développement économique. Elles apparaissent davantage comme un dispositif de répartition des richesses. Or, les quelques indicateurs que nous disposons montrent bien que c'est d'un vrai projet économique cohérent dont la Guyane à besoin. Jugez-en plutôt ...

  •     - Taux de chômage "BIT" tend vers  +30%
  •     - Taux de couverture des importations par les exportations un peu plus de 16% . Les importations représentent 6 fois les exportations, soit une vraie dépendance par rapport à l'extérieur.
  •     - En ce qui concerne la croissance, le taux serait de 6,4% avec l'activité spatiale qui n'est qu'un leurre.
  •     - L'activité minière qui n'est qu'extractive et non industrielle comme on tente de nous le faire croire n'est pas à la hauteur de son potentiel. L'Etat a le contrôle de cette ressource. Il est en même temps juge et partie.
  •     - En matière de finances publiques, le coefficient est identique au rapport importation/exportation. En effet, les dépenses de l'Etat sont plus de six fois supérieures aux recettes.

Par rapport au potentiel de la Guyane, les indicateurs de finances publiques et de commerce extérieure sont une humiliation pour ce territoire. Ils laissent croire à la fainéantise de sa population active et à un degré inadmissible d'assistanat. Pourtant, d'autres paramètres tant qualitatifs que quantitatifs  en faveur de l'Hexagone doivent être pris en compte ainsi que la volonté de ne pas développer ce territoire grand comme celui du Portugal et plus de 33 fois moins peuplé.

Encore une fois, la Guyane subit les élucubrations de quelques uns pour faire croire à son existence et la nouvelle trouvaille qu'est la zone franche globale d'activité n'est qu'un autre gadget comme l'est la ZFU dont on est dans l'incapacité de fournir les éléments qui justifieraient son efficacité.
Partager cet article
Repost0
27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 02:43
Au moment où l'on reparle de loi programme pour l'Outremer avec la volonté paraît-il de développer l'activité économique des territoires dits Départements Outremer, il serait intéressant de voir le Gouvernement de la France prendre la mesure simple qui consiste à annuler les deux cotisations que sont le RDS et la CSG.

En effet, les contribuables sont assujettis à ces deux cotisations assises sur les revenus. La première, RDS qui signifie Remboursement de la Dette Sociale est assez énigmatique. Je ne suis pas sûr que les contribuables connaissent le montant de cette dette et le calendrier de son extinction. Elle ressemble à une dette sans montant ce qui défie l'entendement et de surcroît infinie ce qui paraît éprouvant. Plus le revenu augmente et plus le remboursement est important. Plus longtemps on perçoit des revenus plus longtemps on rembourse la dette. Quel cauchemar!!! La CSG signifie la Contribution Sociale Généralisée. Cet effort de solidarité ne s'appréhende pas dans la vie sociale. En tout état de cause en Guyane. On voit de plus en plus de SDF. Le service public de santé est de plus en plus défaillant, les hôpitaux sont de moins en moins performants. Il est de plus en plus difficile de trouver des lits disponibles à l'hôpital, etc. etc.

Annuler ces deux cotisations consisterait à donner plus de pouvoir d'achat aux contribuables et par voie de conséquence contribuerait à relancer l'activité économique qui conduirait à la création d'emplois. Cette mesure serait certainement plus efficace que les zones franches.

Tous les contribuables apprécieraient.
Partager cet article
Repost0
27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 01:15
La Guyane par le biais de ses deux principales Collectivités est en pleine effervescence, comme pour exister, avec la énième loi programme pour l'Outremer (LOPOM). Avant de m'exprimer sur celle-ci qui fait débats, je propose une halte sur la précédente. Les ministres de l'Outre mer passent et les difficultés perdurent.

Dans son introduction, la LOPOM du 21 juillet 2003 prenait acte de la situation dégradée des Départements d'Outremer et de leurs difficultés d'investissements privés par l'entremise des entreprises.

Ces deux éléments de la problématique du développement des DOM et particulièrement de la Guyane trouvent leur origine, selon les experts du document, dans leur environnement régional où les coûts de production sont très faibles et défient toute concurrence. Pour ne rien changer et comme à l'accoutumé, c'est la faute des autres. A force de méthode COUE, on finira bien par admettre qu'il s'agit certainement de la vraie vérité...

 Il n'en reste pas moins que cette loi programme devait encourager la création d'emplois dans les DOM et favoriser la relance de l'investissement privé par un dispositif fiscal aménagé. Qu'en est-il de ces deux dispositifs? Qui s'en préoccupe?

L'on peut aisément comprendre que cette effervescence est un pur théâtre de marionnettes. Il serait temps de radicaliser la lutte car, il s'agit de la vie d'humains et d'espoir d'hommes et de femmes que l'on détruit.

Nous aimerions savoir ce qu'est devenu le CEROM (Comptes Economiques Rapides pour l'Outremer) qui a été mis en place en 2004 par l'AFD, l'IEDOM et l'INSEE. A chaque consultation de documents économiques nous trouvons comme informations "NC ou ND" (Non Communiqué ; Non Déterminé). Les élus ont-ils interrogé cette nouvelle structure sur les indicateurs synthétiques de conjoncture? Il s'agit d'une question importante et de méthode.

J'aurais préféré un établissement indépendant pour une évaluation objective de la situation, une vraie évaluation des politiques économiques menées. Quelle crédibilité doit -on accorder aux critères d'évaluation sur place. Surtout, lorsque l'on nous annonce que tous les voyants sont aux verts... Nous sommes de moins en moins dupes. Tout spécialiste sait que les critères d'évaluation doivent être définis a priori. Or, personne ne peut dire sur le plan local ce que sont ces critères.

Il serait temps que l'on comprenne la nécessité de faire le bilan des dispositifs qui sont censés améliorer la situation économique et sociale de notre territoire. Cela est plus qu'indispensable notamment pour cette loi programme de 2003 qui s'étend à la période 2004 - 2009.  Débattre et vouloir faire de nouvelles propositions sans maîtriser la situation est un leurre.
Partager cet article
Repost0
14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 00:53
Le sort présent et futur de la Guyane est une préoccupation digne pour tous les guyanais qui ont conscience de leur existence en tant qu'humain complètement achevé dans l'état actuel des choses. Comment pourrait-il en être autrement lorsque la France Equinoxiale qui n'est rien d'autre que le nom de la Guyane durant la période coloniale (1604 à 1945) représentait la négation de l'Homme? Comment pourrait-il en être autrement lorsqu'avec les bobards de ceux qui représentent la République l'on est contraint de constater le niveau de sous-développement de ce pays depuis 1946 date où elle obtint le statut de Département d'Outremer...

Alors, cette provocation plus que quadri séculaire invite, à cause de la souffrance nauséabonde, à demander le changement de statut de la Guyane. C'est d'abord un cri du coeur, un coeur qui pleure, un coeur déchiré. L'hostilité va vers cette patrie qui a vomi sur une de ses filles qu'elle a toujours considéré entièrement à part. Quelques guyanais s'inscrivent dans cette mouvance. Cette réalité émotionnelle explique l'absence de ligne théorique du projet institutionnel et permet de comprendre que la base de l'union recherchée est assise sur la lutte anticolonialiste. Cette mouvance a tendance à marginaliser le problème du Pouvoir Exécutif d'Etat, celui du Pouvoir Exécutif Local et du Pouvoir Législatif ou de son insignifiance. Le nouveau système proposé tend à se situer en dehors de tout esprit doctrinaire pour tenter de faire croire à un pragmatisme qui ne serait en fait que suspendu dans la nature. En conséquence le débat politique n'est centré sur rien du tout.

Il y a d'autres guyanais suffisamment nombreux qui prennent acte de cette provocation et qui admettent que la colonisation a ses conséquences et que le sous-développement est un de ses effets. Ils en déduisent avec lucidité qu'il y a une domination psychologique d'un groupe humain sur un autre. Ils sont par ailleurs, conscients que la départementalisation n'a quasiment rien changé philosophiquement à la situation coloniale. Il en résulte donc pour eux que la gouvernance de ce pays est exécrable et qu'un terme doit y être mis le plus rapidement possible.

Ces guyanais pensent que la lutte anticolonialiste ne garantit pas que la nouvelle vie institutionnelle serait à même d'harmoniser les rapports entre le pouvoir politique et la base sociale. Cette affirmation s'appuie sur les rapports existant dans le schema actuel de la division des pouvoirs en relativisant bien sûr la puissance du pouvoir exécutif local.

Ils en déduisent que le schema constitutionnel n'est pas prioritaire, que la production de lois, la soumission aux règles ne résolvent  pas les problèmes de la bonne gouvernance d'un pays. Il vient après avoir élaboré un réel projet de société. De facto, une ligne théorique politique mettant en exergue les valeurs qui constitueront la base de la construction sociale est indispensable.

Ces mêmes guyanais restent persuadés que face à ce système qui fait penser que la vie est absurde, il faut une prise de conscience collective qui va conduire à ne pas se poser de question par rapport au système mais bien par rapport à soi. Faut-il que ce soit les autres qui construisent la propre destination des guyanais? est-ce que comme le fait remarquer Hegel, l'Humanité s'inscrit dans un temps de création continue, les guyanais s'inscrivent dans cette Humanité? Sont-ils à même de dire non à ce système et donc de générer une négativité créatrice... Le doute n'est pas permis (réf.1er alinéa). Toute conscience est dabord un refus, une révolte au pouvoir qui oppresse. Si une telle conscience n'existe pas aucune liberté ne peut se dessiner

Le guyanais va émerger de sa société s'il se rend maître de son Histoire en se donnant les moyens de s'approprier son espace ainsi que le pouvoir politique et économique qui permettront la transformation sociétale.
Partager cet article
Repost0
30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 23:37
Le titre est plus une forme d'insistance qu'un pléonasme.

Deux événements apparemment anecdotiques ont émaillé le déroulement du double Conseil Municipal du 27 juin 2008. L'un durant la première séance, l'autre au cours de la deuxième réunion.

Un conseiller municipal de la majorité s'est pris à demander la parole pour recommander d'une façon générale que des détails plus clairs soient fournis dans les dossiers qui sont adressés aux élus. Il s'agissait entre autres des dossiers relatifs au contrat urbain de cohésion sociale (CUCS). La réplique du Maire qui n'a pas apprécié a été immédiate et sans embages.

Ce Conseiller pourra toujours se plaindre aux prochaines élections municipales s'il a l'ambition d'occuper le premier fauteuil, surtout s'il y a un déficit provenant des "restes à réaliser"

L'autre événement est le fait d'une Conseillère municipale de la majorité qui répondait à une question du Maire à savoir : "Tous les conseillers ont -ils toutes les listes" Il s'agit bien évidemment des listes relatives à l'élection des délégués et suppléants pour le vote des sénateurs qui aura lieu le 21 septembre 2008.

Elle n'avait peut être pas compris que la question implicitement n'était pas destinée aux membres de la majorité. Elle s'écrie :"Je n'ai pas la liste de ........" Le Maire tout aussi spontané se retourne vers elle et lui dit :" Ma cocotte tu ne vas tout de même pas voter pour la liste de ......"

Vous ne le savez peut être pas, il s'agissait d'un vote à bulletin secret. Je crois que le représentant de la liste en question n'était pas choqué par le peu de respect qui se manifestait à son encontre mais, davantage sur l'apparente absence d'autonomie des membres de la majorité. Par ailleurs, il y a manifestement,à ce moment, un défi au vote à bulletin secret.

L'autonomie de penser, la liberté de choix sont-elles aussi incompatibles à la notion de groupe? Attention : "Godillot" est toujours là, toujours prêt à combattre, à agresser l'émancipation!!! Ces deux événements sont moins anecdotiques qu'on pourrait le penser. 
Partager cet article
Repost0
30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 22:50
Vous ne pourrez bien appréhender cette polémique dans son sens étymologique si vous ne prenez pas connaissance de l'article sur "le Conseil Municipal du 27juin 2008". Cette polémique va porter sur  un seul fait à savoir:
  
 Le préfinancement de l'opération Avenue d'Estrées

La société qui a obtenu le marché de l'avenue d'Estrée va préfinancer l'opération. Cela signifie que les travaux pourront commencer sans que la Collectivité Municipale ait à débourser le moindre euro. Une telle possibilité à tout de même un coût. En ma qualité de Conseiller Municipal j'ai bien entendu parler de différents partenaires pour le financement de cette opération mais hormis la rumeur, je n'ai point de support officiel qui matérialise ces partenaires. Je ne suis peut-être pas dans les secrets des dieux. Les Conseillers de la majorité sont certainement plus informés que moi. Il s'agit pourtant d'une somme non négligeable 3 125 692 €.

Cette société, dynamique sur le marché de la construction immobilière a sollicité auprès de la ville de Cayenne, une garantie de 52000 € pour un prêt qu'elle va contracter auprès de la CDC. Doit-on penser que ladite société, compte tenu de l'importance de la somme, tout est relatif mais, par rapport à 52000 € .... va solliciter un emprunt auprès de la CDC et va demander à la Collectivité Municipale de se porter caution à hauteur de 40% de la moitié de l'emprunt ?

Je trouve cela tellement cohérent et clair ...
Partager cet article
Repost0
30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 20:09
Nous avons été convié à un double Conseil Municipal ce vendredi à partir de 10 heures. Le premier était relatif à une réunion ordinaire du 2ème trimestre 2008 et le deuxième se faisait dans le cadre des élections sénatoriales qui auront lieu le 21septembre de cette année.

L'ordre du jour de la première séance était comme à l'accoutumé dense. Il y avait l'adoption de 21 dossiers relatifs au Contrat Urbain de Cohésion Sociale. Parmi les autres dossiers, il y avait le "Mandat de la maîtrise d'ouvrage pour la requalification de l'avenue d'Estrées", la "Convention relative au reversement de la taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères" (TEOM).

L'ordre du jour de la deuxième séance appelait l'élection des délégués et des suppléants pour les prochaines élections sénatoriales.

Ceci étant dit, volontairement je ne traiterai ci-dessous que deux points de l'ordre du jour.

Lors de l'ouverture de la séance le Maire a proposé aux conseillers municipaux une modification de l'ordre du jour pour permettre d'entendre le Directeur de la SIGUY et le Responsable de l'entreprise PRADIE sur la requalification de l'Avenue d'Estrées. A l'unanimité, les conseillers ont accepté la proposition du Maire.

Le Directeur de la SIGUY qui a obtenu le marché de l'aménagement de l'avenue d'Estrées prend la parole et nous explique en quoi va consister cet aménagement. Sur le plan financier il nous informe que sa société va faire le préfinancement. Durant son exposé, s'il donne quelques chiffres, je ne l'entend pas dire le montant global des travaux. Dès la fin de son exposé, le Maire propose  de passer au vote s'il n'y a pas de question.

Je demande la parole et je pose la question au Directeur de la SIGUY à savoir si le montant qui figure sur le document est bien le prix des travaux. Il me répond positivement. Je répète pour que tous les Conseillers l'entendent, le montant est bien de 3 125 692 €. J'ajoute : la dernière évaluation était de l'ordre de 800 000 €. Il me rétorque qu'il a entendu çà et qu'il s'agit certainement d'un enrobé de surface et il répète qu'il a entendu que c'est cette somme qui a été budgétisée. Je reprend la parole pour lui dire qu'au budget il a été inscrit la somme de 400 000 € et quelques jours après nous avions eu la proposition de 800 K€ pour entendre aujourd'hui que le coût de l'opération s'élève à 3 125 K€. Je termine mon intervention en lui demandant si un calendrier de paiement avait été mis en place dans la mesure où sa société assurerait le préfinancement et qu'à un moment il faudrait bien que la Collectivité le paie... Le Maire prend la parole en se substituant au Directeur pour confirmer que le calendrier a bien été mis en place.

Le Maire demande qu'on passe au vote et bien entendu, je suis le seul à ne pas avoir voté la mission de mandat.

Le deuxième point de l'ordre du jour est la convention concernant la TEOM.  Je vous renvoie  à l'article que j'ai  écrit sous le titre : "Les apories du Budget Primitif" et des commentaires qui ont suivi. Dans cette réunion je demande la parole pour signaler la nuance qu'il y a entre la convention qui est un accord qui sera signé entre les deux entités que sont la CCCL et la Mairie de Cayenne et le fait que la totalité de la recette fiscale est reversée à la CCCL (Dans ma tête, je ne perd pas de vue que le Maire et le Président de la CCCL sont la même personne). J'argumente ma position en tenant les mêmes propos que sur l'article ci-dessus désigné. Je le fais volontairement pour que l'ensemble des Conseillers l'entendent.

Le Maire me répond avec ses arguments et porte à ma connaissance des propos que je n'avais jamais entendus jusque là.  Cette opération était déficitaire, que les Collectivités ont réalisé une économie de 30% et il cite le cas de la Mairie de Matoury, que la CCCL reverserait à la Mairie de Cayenne une indemnité correspondant à l'emploi de sept personnes. Sauf que, cette intéprétation n'est pas matérialisée dans le Budget primitif que les Conseillers Municipaux ont voté.

De tout ce qui est dit je considère qu'aucun Conseiller Municipal présent n'ignore le contenu de mes interventions.
Partager cet article
Repost0