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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 01:45

Le conseil s’est réuni à son lieu habituel. L’ordre du jour appelait :

• L’approbation du compte administratif 2009

• Le vote du Budget 2010

• La mise à jour du tableau des emplois

• La fixation du taux des 4 taxes directes locales

• L’élection des membres de la commission d’appel d’offre

• La désignation des délégués aux organismes extérieurs et au conseil d’administration des différents établissements publics

• La fixation des indemnités de fonction des conseillers municipaux délégués.


Je vous rend compte de ce conseil en ne choisissant que les points de l’ordre du jour qui me paraissent significatifs et pour lesquels j’estime nécessaire de les commenter. Il s’agit :

• De l’approbation du compte administratif

• Du vote du Budget 2010

• De la fixation des indemnités de fonction des conseillers municipaux délégués.


Je vous tiendrai au courant également d’un échange qui a eu lieu entre le maire sortant et un membre de « l’opposition » du Parti Socialiste Guyanais (PSG) sur une question relative au Plan de Développement et de Rénovation Urbaine (PDRU).


La séance a commencé avec 5 minutes de retard. L’ambiance était plutôt froide, l’atmosphère lourde. Madame le maire ouvre la séance, met les procédures habituelles en place. Il y avait quelques procurations, et je dois dire que c’est la première fois, me semble t-il, qu’il y a autant de membres de la majorité absents.


Il importe de préciser que ce conseil était prévu pour le jeudi 8 courant. Il n’a pu se tenir car, les documents qui nous avaient été transmis, particulièrement le compte administratif et le budget n’avaient pas fait l’objet de vérification par la commission financière. C’est contraire à la loi. Par ailleurs, pour les élus de l’opposition qui voudraient se pencher sérieusement sur les documents, cela fait du travail pour rien d’autant que certains chiffres qui y figuraient ont été modifiés par la suite.


Avant de commencer le débat sur les comptes, le maire sortant prit la parole pour faire savoir que compte tenu des différents déplacements qu’il aura à faire en raison de sa nouvelle fonction de Président de Région, il demande au Maire nouvellement élu de lui enlever toutes ses délégations. Ce n’était pourtant pas un point à l’ordre du jour, d’autre part, je ne suis pas sûr de la légalité de la procédure. Ceci explique peut-être la lourdeur de l’atmosphère en tout début de séance.


Approbation du compte administratif.


Je suis le seul élu à n’avoir pas approuvé par mon vote négatif le compte administratif 2009. Cette fois-ci, je n’ai donné aucune explication avant de faire connaître mon vote. Je l’ai fait volontairement car je considère que les élus de l’opposition ont la même légitimité que ceux de la majorité. Lorsqu’ils s’expriment le maire se doit de veiller à ce qu’il n’y ait pas d’invectives ni d’interprétations de leurs propos.


Dans le compte administratif j’ai constaté que la dotation aux amortissements n’a pas fait l’objet d’écriture comptable or, il y a eu des mouvements de valeurs immobilisées durant l’exercice et il serait surprenant que les immobilisations récemment acquises soient intégralement amorties. Il y a pour moi un problème de permanence de la méthode et de l’évaluation par rapport à l’exercice précédent. Quand bien même il s'agit d'une charge non décaissable, dans le cadre de la M14, le constat de la dépréciation du bien immobilisé est  obligatoire. Par voie de conséquence les charges doivent être augmentées en conséquence et le résultat global devient une perte.


Le déficit de la section fonctionnement est colossal puisqu’il est de l’ordre de 7 530 654,37, il a été financé par les ressources d’investissements. Il s’agit du deuxième exercice du Maire sortant qui de surcroît faisait partie des équipes précédentes durant dix neuf ans.


La situation ne s’améliore pas malgré l’emprunt qui a été fait lors de sa première mandature. C'est une gestion qui continue à pénaliser l’investissement. Par ailleurs, la lecture politique du compte administratif n’est pas en adéquation avec les promesses de campagne de cette majorité ("Champs Elysée" de l'avenue d'Estrée, Le pont Justin Catayé etc.).


Force est de constater que l’équipe majoritaire n’a pas respecté ses engagements envers  le prêteur l’AFD (Agence Française de Développement) en matière de « charges à caractère général ». Il y a un dépassement de plus de 2,5 millions d’euros. Les dépenses de "fêtes et cérémonies" sont passées de 237 184,91 € à 662 916,02 €. Le maire sortant explique que c’est volontaire. Il justifie cette augmentation par une phrase sibylline du genre, il faut que la population s’approprie le territoire communal pour faire reculer l’insécurité (très obscur !). L’argument qui serait le plus convaincant serait celui qui consiste à énoncer que pour faire reculer l’insécurité, il aurait fallu mettre de l’éclairage dans la ville aux endroits où cela fait défaut. Autrement, j’ai toute légitimité pour penser que cet accroissement de dépenses était de nature à influencer d’une part, les consultations populaires des 10 et 24 janvier 2010 et d'autre part, la campagne pour les élections régionales 2010. Surtout, éviter de me dire que ces événements ne sont pas sur l’exercice 2009.


Enfin, je trouve que la lecture des emprunts n’est pas suffisamment claire lorsque l’on sait qu’il y a eu auparavant l’affaire Pacary, l’histoire des photocopieurs.


Vote du Budget


Je me suis abstenu car la lecture du budget à partir des politiques publiques qui sont censées orienter les actions de la collectivité municipale ne correspondent pas aux promesses de campagne de l’équipe majoritaire. Les électeurs méritent plus de respect. D’autre part, l’économie étant quasiment sous perfusion, j’ai du mal à croire que la section de fonctionnement sera plus performante qu’elle ne l’a été pour cet exercice 2009. Il y a également toujours le problème de la traçabilité des emprunts.


Enfin, je crois profondément que la situation est encore plus grave que les documents ne la laissent apparaître. Je pense que c’est pour cette raison qu’un des arguments avancés consiste à dire que le logiciel utilisé jusqu’alors est insatisfaisant et qu’il vient d’être remplacé par un nouveau, apparemment plus performant, depuis le début de l’année 2010. Nous aurons certainement une meilleure traçabilité et une meilleure exploitation des données avec l’avènement du nouveau maire, sic…


Fixation des indemnités des conseillers délégués.


Lors de l’installation du conseil municipal, alors que le maire avait une grande expérience de la fonction municipale (19 années avec le PSG), il n’avait pas songé à démultiplier autant sa délégation. Voilà que pour la mise en place du nouveau maire, les délégations sont quasiment multipliées par deux, treize adjoints au maire et onze conseillers délégués. Ce sont les fameux suppléants des adjoints au maire qui ont été retirés durant la séance après le vote du maire car, cete initiative douteuse n'est pas conforme au droit.


Cette opération apparaît avoir un double sens. Le premier, inductif, serait de constater l’indisponibilité du nouveau maire pour sa fonction et en même temps son éventuelle incompétence qui justifierait la nécessité de ne pas lui laisser trop de pouvoir entre les mains. Le deuxième, déductif, serait lié à leur expérience de l’équipe qui ne permettait pas d’envisager une majorité sûre. Par suite, la solution aurait consisté à « acheter » les votes en offrant des délégations rémunérées puisque l’indemnité a été fixée à hauteur de 224,48 € mensuel. Autrement dit, le prix de la négociation jusqu'en fin de mandat serait de l'ordre de 10 775,04 € par conseiller délégué. Il faut bien pouvoir justifier ce changement de stratégie...


C’est une posture pour le maire sortant qui vaudra son poids à la fin de l’exercice 2010 si les résultats sont très catastrophiques, tant sur le plan politique que sur celui des finances. Il sera aisé d’avancer la responsabilité du maire et de ses multiples délégués avec ce pouvoir atomisé. Il est évident que je n’ai pas voté une telle proposition.


La question du PDRU/ANRU


Un membre de « l’opposition » (PSG) pose au nouveau maire la question des finances du PDRU qui risquent d’être perdues, Le maire sortant répond à l’intéressé par de vraies phrases révolutionnaires du type : "Ce n’est pas l’Etat qui nous dira ce qu’il y a à faire, c’est une question qui sera traitée par les guyanais, c’est vrai que le dossier était mal goupillé dès le départ, je ne fais pas de polémique, mais ce sont les guyanais et pas les fonctionnaires qui vont devoir régler ce problème etc. etc. etc."


Là, je suis assis. Je suis content de cette nouvelle expérience car, je n’aurais pas connu ce monde de la politique si les circonstances de la vie ne m’avaient pas conduit à cette fonction pour laquelle j’ai beaucoup de respect. Je crois que le maire sortant venait d’oublier qu’il avait mené campagne parce qu’il n’était pas prêt, justement pour régler les problèmes entre guyanais. Il a fait une partie de la population s’identifier à lui de sorte qu’il soit l’artisan de la subordination collective. C’était l’article 73.


J’étais pantois. Je me suis dit tout compte fait, ils sont entre eux, ils s’aiment. Ils donnent à chaque instant la preuve de leur estime réciproque. Ils viennent de débarquer trois élus de leur camp en les traitant de lâches. Ils viennent de transmettre à une des leurs le flambeau du pouvoir municipal et, ils se sont précipités sur les média pour informer la population que tout est clean. Ainsi, il sera trop tard, pour dire que c’était un cadeau empoisonné. « Je t’aime moi non plus ».

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 05:24

Chers amis,


Je vous fais part du mail que j'ai adressé à la rédaction de RFO radio. Je suis conscient que je ne me fais pas d'amis dans cette entité et, il y a  d'avantage de chance encore qu'elle me boycotte. C'est le lot de la vie. Une chose est certaine, je ne me rabaisserai jamais pour avoir une quelconque faveur et je me battrai pour la victoire de l'objectivité. D'autre part, le journaliste dont il est question n'est pas celui avec lequel j'ai le moindre problème. J'ai fait de cet événement une question de principe qui sous-tend les règles de déontologie pariculièrement en ce qui concerne l'information.

 

Monsieur le Rédacteur en chef.

Dans le journal de treize heure de ce jour, j'ai été surpris de la désinformation envers la population de ce territoire. Comme vous le savez, votre situation de monopole de l'information généraliste grâce au fonds public donne à la teneur de vos propos une crédibilité difficilement contestable. Aussi, c'est la raison qui me conduit à m'adresser à vous quand bien même je connais le caractère alambiqué des relations sociales, professionnelle et politique. D'autre part, j'ai également conscience de la sélectivité qui intervient dans l'approche des  intervenants de l'opposition. Je n'en fais pas une fixation dans la mesure où mon blog, relativement bien fréquenté permet d'informer les plus intéressés. Je reconnais que ce n'est pas du même niveau que vous.

La désinformation concerne l'intervention du journaliste qui informe la population que Monsieur Rodolphe ALEXANDRE "a coupé l'herbe sous les pieds de l'opposition en remettant ses délégations" C'est une fausse information. Il est important de savoir que le délai de recours est de cinq jours et prenait fin le mardi 13 avril 2010, que l'intervention du maire sortant s'est faite lors du conseil municipal du même jour et qu'à ce moment le délai était forclos. Par contre, j'avais déposé auprès du tribunal administratif deux requêtes en annulation dans le délai imparti. Par suite, lorsqu'intervient le maire sortant, le tribunal administratif en était déjà saisi.

Je suis par contre surpris que le journaliste n'ait pas pensé à s'interroger  sur ce changement d'attitude alors que le maire sortant dispose d'une équipe d'avocats en prestation et que par ailleurs, au sein de son équipe municipale il peut compter sur deux autres avocats. Je suis également surpris que le journaliste n'ait pas trouvé douteuses les explications données par le maire sortant pour remettre ses délégations. Entre le jeudi 8 et le mardi 13 courant le motif d'un calendrier chargé est irrecevable pour toute personne dotée d'objectivité.

En d'autres temps, on appellerait cela de la propagande de type Pravda. J'attire votre attention également que je suis le seul conseiller municipal à n'avoir pas voté le compte administratif. Je sais que  le temps joue en ma faveur et par ricochet en faveur de l'électorat que je représente. Personne n'a parlé du déficit de fonctionnement qui est de plus de 7,5 millions d'euros. Personne ne s'est interrogée sur le différentiel des emprunts alors que depuis 2008, il n'y a pas eu de nouvel emprunt. Chacun sera comptable de son attitude lorsque la situation sera plus explosive. Je crois même que le maire nouvellement élu ne mesure pas encore sa galère. J'ai ma propre opinion de la course qui se fait pour intervenir sur les média afin de faire savoir "l'état sain des finances" comme des acteurs qui créent eux-mêmes le doute sur leurs propres supports.

Salutations distinguées

Jean-marie TAUBIRA

 

PS: J'ai corrigé deux petites fautes de grammaire que j'ai laissé passer faute d'attention.

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 04:52

Lors de mon précédent article, j’ai parlé d’ordre du jour originel. Vous avez certainement compris que cela sous-entendait qu’il y avait une modification à apporter avant l’ouverture des débats.

Je vais porter à votre connaissance cette modification. Auparavant, je pense essentiel d’évoquer un scénario qui est certes une hypothèse mais qui paraît tellement plausible. Souvenez-vous du retard de l’équipe majoritaire dont je vous ai parlé. C’est toute l’équipe qui est arrivée ensemble avec près d’une demi-heure de retard. N’est-ce pas surprenant ?

Imaginons que l’équipe majoritaire n’est pas si solidaire qu’on le pense. Pensons aux trois exclus qui risquent de porter leurs voix à côté de celles de l’opposition censée être dix. Supposons que sur les trente deux membres restant de la majorité, les récompenses soient au nombre de seize, c'est-à-dire, treize adjoints au Maire et trois délégations extérieures. Sachant qu’une délégation extérieure est confisquée par le Maire sortant autrement dit celle de la 3CL, il n’y a que quinze récompenses de disponible. Donc, pour dix sept membres, il n’y a rien de sérieux à proposer. Soupçonnons un tant soit peu que treize membres sur les dix sept restant décident de calquer leur attitude sur celle du leader qui les a conduit à la victoire et exigent une récompense en remettant en cause celles déjà attribuées en toute subjectivité à certains colistiers. La seule échappatoire est une manigance qui consiste à inventer des fonctions inutiles et juridiquement impossibles. C’est ce qu’à oser faire l’équipe dirigeante de la majorité. Elle a créé des postes de suppléants aux adjoints au Maire. Incroyable mais vrai. Plus surprenant, les treize élus, comme l'auraient fait  les dindons, y ont crû. Etre suppléant de suppléant c’est du jamais vu… En fait, l’important était de garantir l’élection du Maire et de ses Adjoints. Puis, advienne que pourra. Vous avez compris que l’élection du Maire et des Adjoints n’étaient pas une évidence car, l’hypothèse montre bien que l’opposition, en faisant moins d’efforts, aurait pu avec les seize récompenses avoir la majorité du Conseil Municipal. En effet, dix plus trois plus treize feraient basculer la majorité dans le camp adverse.

Le scénario continuant ainsi, le Maire sortant et sa petite équipe ont dû faire le calcul et pour se garantir contre toute velléité de « trahison », ont pris le soin de prendre l’attache d’une partie de l’opposition dans l’équipe du Parti Socialiste Guyanais (PSG) pour les convaincre de voter pour sa majorité. Ils étaient cinq dont une procuration. On peut supposer qu’il s’est agit d’un donnant-donnant. Cela prouve que la confiance n’était pas au beau fixe dans le camp de la majorité. Cette combine avait pour but de défier la démocratie et les règles républicaines. Elle est une anomalie citoyenne. Certains vous parleront de ruses en politique, d’autres vous diront qu’il s’agit de malhonnêteté culturelle et intellectuelle.

Revenons à notre modification du début et vous comprendrez qu’il s’agit d’une feinte de la majorité à l’adresse de ses propres membres. Vous comprendrez également pourquoi l’absence d’isoloir est une entrave à la démocratie et un déni de justice. La modification de l’ordre du jour a consisté à ajouter à ce dernier la mise en place des délégations extérieures. Cette manipulation avait pour but de berner voire de mystifier les électeurs de la liste majoritaire afin de faire respecter le choix arbitraire du Maire et du premier Adjoint.  Au reste, avant de clore la séance, le nouveau Maire, prétextant l’heure pseudo tardive a demandé que soit retirée de l’ordre du jour la modification portée en début de séance. Ajoutez-y le retrait des suppléants et vous déduirez qu'ils ont tous été dupés et avec eux l’électorat.

Je m’empresse, avant le délai de cinq jours, de faire auprès du tribunal administratif une requête en annulation.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 03:50

Nous étions conviés à ce conseil municipal à la Mairie de Cayenne à 18 heures précises dont l’ordre du jour originel était le suivant :
•    Election du Maire
•    Fixation du nombre des adjoints
•    Elections des Adjoints

La séance a commencé avec près de trente minutes de retard. C’est une des rares fois où la ponctualité a fait défaut. Nous pouvons noter, par ailleurs, que le retard ne concernait quasiment que les membres de la majorité. D’aucuns pourraient penser que les tractations n’étaient pas encore terminées.

Pour que vous soyez dans l’ambiance, il faut vous rappeler que le Maire de Cayenne Rodolphe ALEXANDRE a rompu le lien qui le liait aux électeurs et électrices de Cayenne en se présentant à l’élection régionale du 14 et 21 mars 2010. De par la loi, il ne peut détenir deux exécutifs (Ville de Cayenne et Conseil Régional). Il est évident que de par toutes les manigances il tient à contourner la loi.

Nous avons d’abord procédé à l’installation de la Doyenne de l’Assemblée pour l’ouverture de la séance. Après qu’elle ait constaté que tous les membres du Conseil étaient présents ou avaient donné procuration, elle a déclaré que le quorum était atteint et que l’Assemblée pouvait valablement délibérer. A la première question de l’ordre du jour Y a-t-il un candidat au poste de maire ?  Un des membres de la majorité prit la parole pour proposer la candidature de Marie Laure PHINERA-HORTH. A la seconde question y a-t-il d’autres candidats ? Après le court silence et avant qu’on ne passe au vote j’ai demandé la parole pour informer la Doyenne que je ne participerai pas au vote car, l’élection avait déjà eu lieu dans les média de la place. A quoi elle m’a répondu que j’étais dans mon droit. Puis, après mon intervention un membre de l’opposition prit la parole pour poser sa candidature.

Il est important que l’on comprenne que la politique ne peut pas tout permettre. Les élus devraient apprendre à se respecter. C’est la première fois en Guyane qu’une majorité d’une assemblée ait pu aller aussi loin face aux  défis des règles démocratiques et républicaines. C’est la première fois que les propres acteurs s’affichent aussi publiquement avant un vote en faisant savoir à la population les fonctions qu’ils allaient occuper. Ainsi, il était écrit, photo à l’appui qui serait Maire et qui serait premier adjoint au Maire. Il ne s’agissait pas de rumeurs, il ne s’agissait pas de fuites,

Alors, Oui, j’ai considéré que je me devais du respect, que je devais protéger la fonction de conseiller municipal, que je devais me convaincre que nous n’étions pas dans une République bananière ni dans un système de potentats. La République et la démocratie ne sont pas encore mortes.

Et, je regardais le déroulement de la manifestation. J’avais honte pour nous en tant qu’humain. J’avais honte pour nous en tant que représentant d’un électorat. J’avais honte en regardant comment nous étions si bien « sapés » autour de cette gigantesque table presqu’à ressembler à des « notables », presque envie de dire tous délinquants à col blanc pour justifier ce que notre culture nous poussait à faire.

C’était un vote à bulletins secret, il n’y avait pas d’isoloir même pour faire semblant car la suite vous montrera qu’ils avaient pratiquement tous les mains liées. Le résultat de l’urne est surprenant. Alors que la majorité originelle était composé de 35 membres et 10 à l’opposition, sachant que dans cette majorité 3 membres ont été exclus, il devait y avoir politiquement 32 bulletins pour la majorité or, le scrutin a été le suivant :

•    Candidate de la majorité : 37 voix
•    Non candidat    3 voix
•    Candidat de l’opposition 4 voix

IL y a toutes les raisons de penser que les 3 exclus de la majorité ont voté pour le non candidat qui a obtenu 3 voix. Son Père était un membre de leur parti politique les FDG. Il en ressort que les 5 voix qui se sont portées sur la candidate de la majorité viennent  de l’opposition concernant le PSG. Ainsi va la politique et les révoltes populaires ne font que commencer, elles ne concernent pas que l'Europe de l'EST.

Le deuxième point de l’ordre du jour a été rapide c’était connu d’avance sauf qu’il y a eu innovation. Aux adjoints au Maire on a inventé des suppléants. Et là, vous pouvez comprendre ce qui se passe, les mains liées se trouvent ici. On peut légitimement penser que cette majorité n’ayant pas forcément de fortes convictions, il fallait lui promettre quelque chose. Certainement, les suppléants devraient percevoir quelque indemnité. Ainsi, au lieu de compter sur 13 adjoints au Maire on peut compter sur 26 quand bien même le niveau des indemnités n’est pas le même. Pour faire un peu d’ironie, on a tellement pris l’habitude d’accepter les miettes, elle devient une seconde nature. Ceci paraissant tellement illégal qu’un membre de l’opposition en ayant simplement demandé des explications sur le vote des suppléants que tout a été chamboulé, les listes ont été modifiées pour revenir à l’accoutumé.

Pour l’élection des adjoints, on ne va pas tout passer en revue. Mais il est important de savoir que cela s’est fait à « bulletins secrets »  il faut le dire vite car, c’était sans l’isoloir et sans enveloppe a tel point qu’un membre de l’assemblée qui ne voulait pas voter la liste n’a pu prendre part, malgré lui, au vote. En ce qui me concerne j’ai opté pour la même attitude.

Comme prévu, le maire sortant est premier adjoint au Maire. Il a pour délégation entre autres le service des élections, fonction qu’il a pratiquement toujours occupée depuis qu’il est un élu et cela fait un bail. Ce service ne doit pas être ennuyeux ! Il doit certainement rapporter gros. Enfin, j’aimerais bien savoir ce que l’Etat et les juristes pensent de l’article L2122-18 du CGCT. On en reparlera.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 01:57

Autorisons nous, avec un peu de recul, à appréhender ce qui se passe dans la société guyanaise. Il apparaît que les consultations du 10 et 24 janvier 2010 auront une portée historique que beaucoup de nos contemporains n’arrivent pas à en prendre la mesure en raison de cette culture de l’immédiateté que nous avons dévelopée

L’Etat, par la question des deux consultations, ne souhaitait plus le statut quo. Si cette évidence n’est pas apparue à l’esprit de tous les électeurs (taux d’abstention), il n’en reste pas moins qu’il s’agit de la réalité. Plus de Département, plus de Région autrement dit, exit la région monodépartementale. C’était donc cela le vrai message.

 

Quel aurait été le résultat de la consultation si une troisième question avait été posée dans la formulation suivante : Désirez-vous maintenir la Guyane en tant que région monodépartementale relevant de l’article 73 ? Personne aujourd’hui ne peut dire avec certitude ce qu’aurait été le résultat… Mais, il y a fort à parier que le taux de participation serait proche de 80 % et que le taux d’abstention de 20% pour un résultat positif qui oscillerait les 72,58%. Hélas, elle n’a pas été posée.

Donc, l’enjeu consistait à choisir entre une collectivité territoriale dotée d’une certaine autonomie et régie par l’article 74 et une assemblée délibérante unique régie par l’article 73 sans transfert de compétences, étant entendu, par ailleurs, que celle-ci est vide de tout contenu.

Il y a un principe citoyen établi, acceptons-en l’augure, le peuple s’est exprimé, faisons lui allégeance quand bien même la vérité sur l’expression pour cette consultation du 24/01 serait l’abstention (72,58%).

Quel type de cobaye ?

Il est un fait certain, qu’avec l’assemblée délibérante unique, le département et la région disparaissent. Cela restitue le fait que c’est improprement que l’on parle de fusion de ces deux collectivités puisqu’il n’y a pas de contenu dans l’assemblée unique. Rien n’oblige l’Etat, lors des débats, de faire état du contenu des deux collectivités disparues. Cette collectivité unique est inédite et elle peut avoir son propre contenu. La première désinformation a été celle qui a conduit à dire, sur les media qu’elle est créée par une loi ordinaire. Ceci est contraire à la constitution. Les différents textes qui s’y rapportent font état d’une loi organique. A charge de prouver le contraire, sinon les textes de la constitution ne sont pas clairs.

En ce sens, la Guyane est en situation "d’essai clinique" avec 72,58% d’abstention. Cela ressemble presque aux essais cliniques qui se font pendant les guerres contre la volonté des personnes. Elle est donc  un cobaye  avec tous les risques que cela comporte. Là où cela est grave pour la société guyanaise, c’est qu’elle est en phase pré clinique et clinique en même temps. Autrement dit, elle a tout à perdre et particulièrement à cause des « effets indésirables » de cette nouvelle organisation institutionnelle.

Le promoteur, acteur principal, c'est-à-dire l’Etat, par son représentant, dans la configuration actuelle, la ministre de l’outremer, se trouve en terrain favorable avec l’un des investigateurs, le nouveau Président de Région.

 

En effet, sa première décision a été de rencontrer une partie du Conseil Régional en excluant l’opposition. La défense des intérêts de la Guyane commence plutôt mal. Cela ressemble à un petit jeu entre ultramarins, bien plus qu’à une préoccupation étatique. La dimension solennelle de la mission apparaît bien en deçà de ce qu’elle aurait dû être. Pourtant, cet outil en principe hautement politique va conditionner l’avenir économique, culturel, artistique et social de la Guyane. Les patients, c'est-à-dire les acteurs économiques, sociaux, culturels, artistiques, en fait, la population risque de faire les frais de ces apprentis sorciers de l’organisation institutionnelle.

S’il n’est jamais bien perçu de faire la comparaison entre des événements dramatiques touchant les êtres humains, au risque de choquer, car il n’y a pas de hiérarchie dans la souffrance, il ne serait pas sain que la Guyane par cet « essai clinique » soit un cobaye qui ne se relève plus de cette expérience.

Ceux qui sont soucieux de leur avenir et qui sont désireux de trouver une place en rapport avec leurs compétences dans la société guyanaise ont du souci à se faire à moyen terme. Il apparaît, par ailleurs, quasiment certain que de lourds handicaps attendent la Guyane sur le long terme.

L’histoire retiendra le jeu des différents acteurs de cette année 2010 du mois de janvier qui marque le début de la fin de la première décade de ce troisième millénaire. Elle enregistrera que le monde était en marche lorsque les Etats-Unis s’émancipaient d’un certain désordre philosophique avec l’avènement de Barack OBAMA et qu’en Guyane certains ordonnaient de s’émanciper de la liberté pour s’élever en statue de la subordination.

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 01:04
Il y a un proverbe arabe qui dit que c’est de la confiance que naît la trahison. Doit-on en déduire que si l’on ne veut pas être trahi il ne faut faire confiance à personne ? Doit-on déduire qu’en politique il ne faille nullement faire confiance ? Si la politique n’existe que parce qu’il y a des hommes sur un territoire et qu’il faut les organiser pour favoriser la cohésion sociale et éviter la règle selon laquelle « la raison du plus fort est toujours la meilleure », il est indispensable d’accorder sa confiance à des camarades de lutte pour atteindre les objectifs… Est-ce à dire que la trahison serait donc un attribut de la politique… Elle serait donc inévitable !

Nous avons peine à croire cela. En effet, au dessus de la politique il y a la culture et, la trahison est un problème culturel. Il en va de même des principes idéologiques. Ils ne peuvent avoir de la consistance que s’ils émanent de la culture. Pour exemple, le choix entre l’article 73 et l’article 74 est culturel et non politique. Ceci nous permet de dire que le Maire de Cayenne est dans sa logique. Son comportement est au niveau de sa dimension culturelle. Le fait de posséder des titres universitaires ne prouve pas la qualité de son intelligence. On peut être universitaire et n’être qu’un perroquet bien entraîné… Lorsque l’on fait référence à ses diplômes il faut les accompagner de la preuve du niveau de son Q.I. Bien entendu, il y a des universitaires intelligents. En général, ils s’expriment et on les juge sur leur démonstration.

Avec le Maire de Cayenne actuellement en fonction, certains média tentent d’élever en vertu la trahison… Si l’on retient le proverbe arabe, comment a-t-on pu lui faire si souvent confiance lorsque l’on entend le nombre de personnes qui se disent victime de sa trahison ? Personne n’avait observé qu’il avait une sacrée expérience dans ce geste qui brise la loyauté…

Nous retiendrons certaines postures qui en disent long. Dire qu’on est de gauche et porter une liste de droite, c’est trahir ses principes. Dire qu’on est humaniste et demander à des français d’origine asiatique sous le vocable de communauté chinoise de voter pour soi…, dire qu’on est humaniste et traiter avec des français d’origine haïtienne sous le vocable de communauté haïtienne pour voter pour soi…, dire qu’on est humaniste et demander à des français d’origine brésilienne sous le vocable de communauté brésilienne, de voter pour soi…, dire qu’on est humaniste et traiter avec des français d’origine hmong, sous le vocable de communauté hmong, pour voter pour soi, tout cela est bien une trahison de ses principes. Enfin, mener campagne et dire à des citoyens qu’on ne détruira pas leur maison et proposer le contraire après avoir été élu, c’est bien une défiance de ses devoirs envers les citoyens et donc une trahison.

Lorsqu’une partie de l’électorat se laisse prendre par de tels arguments, force est de constater qu’il y a un problème culturel de fonds au sein de notre société. Par suite, la politique qu’il y a à mener relève davantage de la détermination idéologique, de la conviction militante que de l’exercice d’un métier bien rétribué.
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 21:32
L’enjeu essentiel de l’élection régionale en Guyane

Le premier tour de l’élection a eu lieu. Mesdames et messieurs, le premier acte de ce théâtre est terminé, le rideau est tombé, passons au second acte.

Ce second acte, ce sont les électeurs et les électrices du dimanche 21 mars qui vont l’écrire. L’enjeu est la Collectivité unique et il est suffisamment capital et grave pour que je m’octroie la réflexion ci-dessous et que je la livre à votre sagacité.

Je veux porter ma réflexion à partir des deux faits suivants :

a)    La collectivité unique sera mise en place alors, que 72,58% des électeurs de Guyane se sont abstenus. 9914 électeurs sur 67528 inscrits ont voté OUI lors de la consultation du 24 janvier 2010. C’est donc l’obligation de résultat qui conduit à la mise en place de ladite collectivité. A titre d’information, 9448 électeurs sur 67528 inscrits ont voté OUI lors de la consultation du 10 janvier 2010 pour la collectivité d’outremer relevant de l’article 74.

b)    La Guyane a une superficie de 90000 km². Elle est un département de droit commun en Amérique du Sud.

A partir de ces deux éléments en interférence, j’ai bâti mon analyse et, parmi les deux listes qui sont en présence j’élimine celle qui me paraît porter un préjudice grave à l’avenir de la société guyanaise.

Nous sommes dans l’article 73 avec une collectivité unique (art. 72), ce qui tendrait à défier le principe de l’identité législative dans la mesure où dans l’Hexagone, la Région et le Département existent en superposition. Néanmoins, si la logique est écorchée, le Droit constitutionnel l’admet. « Faisons contre fortune bon cœur ».

La nouvelle collectivité unique n’a pas de contenu. Nous l’avons suffisamment dit jusqu’à la veille de la consultation du 24/01/2010 pour feindre de ne pas le savoir. La cause est entendue. Le Département et la Région vont faire l’objet d’une fusion qui va donner naissance à la Collectivité unique. Des discussions avec l’Etat par l’entremise du Gouvernement vont permettre de fixer le contenu de la nouvelle Collectivité. Le Président de la République a fait savoir lors de son Passage en Guyane, dont d’aucuns supposent qu’il était venu apporter son soutien à Rodolphe ALEXANDRE, que le nombre de conseillers ne sera pas l’addition de ceux des deux collectivités (Région Département). Vous devez être certainement comme moi en pensant que les choses simples sont souvent et très souvent fausses.

La France Métropolitaine est étendue sur 543 965 km². Elle compte 96 départements pour 3879 cantons. Nous pouvons légitimement penser qu’un département compte 72 cantons et par voie de conséquence 72 conseillers généraux en moyenne. Bien sûr, il y a des modulations à faire en fonction de la superficie et du nombre d'habitants. Toujours est-il que l’essentiel reste une bonne représentation des populations du département.

La superficie moyenne d’un département en France Métropolitaine est de 5985 Km². Si nous faisons abstraction de la population moyenne d’un département médian c'est-à-dire 511 012 habitants et que nous nous consacrons à la superficie du territoire, la Guyane avec ses 90000km² de superficie soit, le 1/6éme de la France, pourrait prétendre à 15 ou 16 départements selon que l’on retienne la superficie globale ou la superficie du département médian. Mathématiquement, il n’est pas insensé de dire que la Guyane devrait compter jusqu’à : 15 * 72 = 1080 conseillers généraux. En raison de la faible démographie, il serait stupide de penser que cette réponse ait notre agrément. Néanmoins, cette démonstration a pour objectif de démontrer que la solution n’est pas si évidente que cela et qu’il faudrait que les élus qui auront à discuter avec l’Etat ne soient pas des béni-oui-oui. Mais qu’ils pensent aux intérêts propres de la Guyane dans la République et que les populations qui sont réparties sur le territoire, malgré l’occupation importante de la forêt, soient bien représentées.

Ces élus devraient être imprégnés de l’indivisibilité du territoire et de la haute nécessité de son unité pour conjurer la décohésion sociale et faire en sorte que les ressources naturelles soient au service de la croissance économique au profit du territoire et de sa population.

De ce que j’ai observé ces deux dernières années tant au niveau des promesses municipales non tenues qu’au niveau des équilibres financiers d’Etablissement Public, des comportements durant les joutes électorales, la liste conduite par Rodolphe ALEXANDRE m’apparaît comme celle qui ferait plus de tort à la société guyanaise. Elle apparaît trop complice avec le Pouvoir en place dans l’Hexagone pour défendre les intérêts propres de la Guyane. Elle traite les français en termes communautaires (communauté chinoise, communauté haïtienne, communauté hmong, communauté brésilienne). Or, les étrangers ne votent pas, pour le moment, d’après la constitution française. Cette segmentation ethnique de la population française est dangereuse pour l’avenir et rappelle les méthodes du réseau Jacques Foccart en Afrique. Par ailleurs, c’est une liste qui montre toute l’arrogance de l’argent dans une société où la pauvreté ne cesse de progresser. Son parti pris pour l’invasion des multinationales sur notre territoire est opposable à la croissance verte plus adaptée aux PME et TPE.

Pour notre bien-être, pour la cohésion sociale, pour la justice sociale, économique et culturelle, il faut faire barrage à la liste conduite par Rodolphe ALEXANDRE.

partiprogressisteguyanais.net
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 02:12
Les élections régionales auront lieu les 14 et 21 mars 2010. La campagne officielle débute le 1er du même mois. Le Président de la collectivité régionale de Guyane a décidé de ne pas se représenter. Du coup, le scrutin apparaît ouvert. Cette situation est peut-être à l’origine des dix listes qui concourent à ce scrutin. En effet, quatre conseillers sortant sont têtes de liste et une conseillère sortante est en deuxième position sur une liste. Tous les partis politiques sont présents dans cette élection à l'exception de l'UMP :

•    AGEG, A Gauche En Guyane
•    PPG, Parti Progressiste Guyanais
•    WALWARI
•    MDES, Mouvement de Décolonisation et d’Emancipation Sociale
•    PSG, Parti Socialiste Guyanais
•    PS, Parti Socialiste Français
•    Guyane Ecologie (Vert Guyane)
•    FDG (Force démocratique de Guyane)

Quatre têtes de liste sont censées n’appartenir à aucun parti ou, elles n’ont pas reçu l’aval de leur parti. C’est le cas des listes conduites par PREVOT-MADERE, AREL, FOSSE. La liste conduite par Rodolphe ALEXANDRE est particulière. Celui-ci est un dissident du PSG qui se dit à gauche et qui a reçu l’aval de la majorité Présidentielle. C’est celui qui dans une même phrase dit une chose et son contraire. Par exemple, il insiste en disant qu’il est un homme de gauche et dans le même temps, il précise qu’il n’y a pas d’idéologie et que la droite et la gauche sont des concepts qui n’ont rien à voir dans la société guyanaise. et pourtant il dit qu'il est de gauche. Je me permets de dire qu’un opportuniste, qu’un carriériste, qu’un individu doté d’une ambition personnelle démesurée n’en dirait pas moins.

Le Parti progressiste Guyanais dont je suis le Secrétaire Général a pris l’option de l’alliance avec « A Gauche En Guyane ». Cette alliance s’est faite sur la base des principes et des valeurs pour faire en  sorte que nos actions soient lisibles pour les  citoyens de Guyane. Les principes partagés sont :

•    La liberté absolue de conscience
•    La liberté de communication audiovisuelle
•    La liberté de Culte
•    La liberté d’enseignement

Les valeurs partagées sont entre autres :

•    La loyauté
•    La responsabilité
•    Le travail
•    Le courage
•    La dignité

Notre alliance a pour objectif de faire progresser la cohésion sociale, d’apporter une réponse économique en coresponsabilité avec l’Etat quant aux enjeux de développement du territoire. Forts de cette alliance, nous allons convaincre les électeurs de porter leur suffrage sur notre liste.
cberthelot-guyane.fr
partiprogressisteguyanais
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 04:40
Le débat concernant l’article 74, en pour ou contre, avait du sens. Il avait de la substance. Au centre du débat il y avait un creuset dans lequel se trouvaient des compétences transférables appartenant à l’Etat telles que les affaires maritimes, l’agriculture, l’urbanisme, l’aménagement rural, le tourisme, les mines, l’environnement, le foncier etc. Des compétences qui sont primordiales pour tout développement d’un territoire.

Pour pouvoir bénéficier de ces compétences, il fallait être sûr d’avoir le sens des responsabilités, d’avoir la conviction de pouvoir mieux les utiliser que l’Etat, de pouvoir faire preuve de plus d’efficacité dans leur gestion, enfin d’avoir du discernement dans la manière de conduire les affaires publiques.

Cette posture se justifiait par les propos de plusieurs ministres de passage (Mmes Fadela Amara, Marie Luce Penchard entre autres) qui avaient signifié que la Guyane ne pouvait continuer à être gérée à huit mille kilomètres.  Mais, également par le mea culpa d’anciens Premiers ministres plus particulièrement Monsieur Michel Rocard qui disait, de mémoire je cite : « il n’y a jamais eu de plan de développement pour la Guyane ». En fait, cela signifiait : vous pouvez certainement mieux faire sur place.

Cette logique est celle de la trilogie républicaine Liberté, Egalité, Fraternité. Elle sous-tend qu’en tant qu’être humain complètement achevé on le peut puisque l'on n’est pas censé être différent des autres fils et filles de la nation. Donc, cette lutte entre les « pour » et les « contre » était excitante, exaltante, enrichissante, prenante pour tous ceux  qui essayaient de se dépasser dans la réflexion, dans les argumentaires tant philosophiques que politiques. On en sort forcément grandi.

La consultation du 24 courant n’apparaît pas, à mes yeux, stimulante, jouissive. Elle me donne l’impression d’un agencement du statut quo. Il n’y a pas de transferts de compétences sinon cela mettra en porte à faux le principe de l’assimilation.

En conséquence le débat pour ou contre l’Assemblée unique m’apparaît comme anachronique. Où se situe l’homme dans tout cela ? Quelle est sa relation avec l’innovation ? Où est l’audace ? A quand l’expérience de la vraie décision ? A quand l’expérience de l’initiative ?

Je me souviens, à travers mes lectures, lorsque la France décida de créer le CNES en Algérie à Hammaguir, elle n’avait pas d’expérience. Elle avait de l’audace. En raison des circonstances douloureuses, elle a atterri au niveau de l’équateur à Kourou. Elle a acquis son expérience et ses lettres de noblesses en passant par le lancement des fusées sondes. C’était hier. L'audace donc précède l'expérience.

Pour le 24 je suivrai la consigne du partiprogressisteguyanais.net
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:22
Le verdict des urnes à l’issue de la consultation populaire du 10 courant est moins triomphaliste qu’il peut laisser croire. En premier lieu, lorsque le gouvernement propose un référendum, c’est en principe pour que la réponse soit positive. En second lieu, le taux d’abstention de près de 52% sur une question aussi déterminante sur l’existence interpelle forcément la conscience.

La formulation de la question référendaire devait laisser penser que la réponse positive devait être le Oui. Or, c’est le Non qui l’emporte avec un segment de la société (48%). Le porte parole du gouvernement, dans le cadre de sa mission, de conclure que ce résultat est une déclaration d’amour à la France. Etant donné que la question était plus d’autonomie pour les territoires en question, il nous invite à déduire que la déclaration d’amour ne peut se concevoir que dans la subordination. N’est-ce pas étrange ? N’est-ce pas un état d’esprit de l’Hexagone à l’égard de ses périphéries ?

Il est utile de préciser que lorsqu’on interroge les citoyens qui ont voté pour le Non, la quasi-totalité des personnes interrogées répondent qu’elles ne voulaient pas perdre leur RMI ou leurs allocations. Tirez les conclusions que vous désirez. Certes, le vote du Non n’était pas que cela, il y a forcément le désaveu des principaux élus sans que l’on perçoive objectivement les raisons de cette fixation puisque l’essentielle des compétences qui garantissent le développement relèvent de l’Etat. Il y a aussi ceux qui avaient un intérêt réel dans le maintien de l’article 73 ne serait-ce que sous la forme utilitaire et également dans le fait de ne pas transférer leur pouvoir selon l’adage que celui-ci ne se donne pas et ne se partage pas. La page de Une du seul quotidien de la place "France-Guyane" du lundi 11 janvier 2010 est interpellante si on considère qu'il y a une intrigue par rapport aux autres élections locales.

La secrétaire d’Etat à l’Outremer par sa déclaration fait à mon sens une lecture sonique de l’expression des urnes. Une chose étrange, on entend que les guyanais se sont exprimés de manière claire et nette. Je pense qu’il est plus objectif de dire que les français de Guyane se sont exprimés de manière claire et nette. Ce vote a également permis de voir comment la société guyanaise est fragmentée et comment on peut observer le vote communautarisé. L’électorat était composé de français nés en Guyane d’origine diverse, de français nés dans l’Hexagone ou dans d’autres territoires français et sédentarisés en Guyane, de français nés ailleurs qu’en Guyane mais non sédentarisés, autrement dit, de passage pour des engagements professionnels, entre autres, qui peuvent s’étaler sur une période comprise entre 1 et 5 ans, de français naturalisés.

Cette observation est objective et pour les sociologues, il serait instructif d’analyser les listes électorales après cette consultation notamment, celles des principales communes à savoir : Cayenne, Rémire-Montjoly, Matoury, Kourou, Saint-Laurent du Maroni. On pourrait à partir des éléments du précédent paragraphe avoir des indicateurs précis. Par exemple : la typologie des abstentionnistes du style,  Citoyens français nés en Guyane et n’ayant pas voté en précisant leur pourcentage par rapport à l’abstention. On en ferait de même pour les votes exprimés : exemple Citoyens français nés hors de Guyane, par catégorie, nombre obtenu et rapporté à leur totalité, cela permettrait de voir leur engagement civique. On pourrait également faire la même opération sur les dernières élections municipales et comparer les mêmes ratios. On serait en présence d’indicateurs significatifs. A ces données statistiques il ne serait pas ininteressant d'associer les rumeurs qui ont circulé durant la campagne tant en ce qui concerne les consignes de vote communautarisées alors que tous les électeurs sont censés être français, qu'en ce qui concerne les peurs relatives aux pertes des acquis et des titres de propriété.

Enfin, je me suis interrogé sur la neutralisation intégrale du pont du Larivot. Je me suis demandé s’il n’aurait pas été judicieux jusqu’aux élections régionales de laisser le pont ouvert de 5 heures jusqu’à 19 heures en n'autorisant que les véhicules légers. Ceci respecterait davantage la liberté de circulation des personnes. Si ce pont qui sépare la partie Ouest de la Guyane en deux est dans un état tel qu’il ne pourrait supporter les véhicules légers, cela signifierait que le pont n’aurait pas que le handicap de la pile n°13,  mais, pire que cela. On pourrait l’assimiler à la catastrophe du mont Cabassou. N’est-ce pas étrange ? Cette situation a sans aucun doute perturbé tant la campagne que l’accessibilité au vote.
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