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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 05:29

Je n’ai pas fait le même rêve que lui. Martin Luther King avait fait un rêve. I have a dream  disait-il. Dans ce discours prononcé le 28 août 1963 à Washington, il disait entre autres « …tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur ».

J’ai l’intime conviction qu’il le savait assurément. Certains Noirs ne voulaient pas comprendre ce combat. Ils n’étaient pas nombreux mais, en nombre suffisant pour générer la honte de l’être humain. C’était des larbins, des larves, des invertébrés du type ver de terre, escargot. A les voir au microscope on dirait des vermines. Ils croyaient qu’ils ressemblaient mais, ressemblaient seulement à des cols blancs. Alors, il ne s’occupait pas d’eux. Seuls ceux qui voulaient aller de l’avant l’intéressaient parce que son rêve était aussi : « ...qu’un jour sur les collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité ».

J’ai fait un autre rêve. Il est plus en adéquation avec notre temps, plus en phase avec notre réalité. Celui où la Guyane est devenue un territoire militaire, où les divisions de Martinique et de la Guadeloupe lui sont rattachées alors que les emplois civils sont délocalisés vers ces deux territoires et l’hexagone. Le rêve où des prédateurs viennent avec leur personnel d’encadrement piller ses ressources naturelles et priver d’emplois ceux qui y sont nés et ceux qui ont décidé d’y vivre paisiblement. Le rêve où le marché de l’import-export est confisqué par des entreprises exogènes faisant venir le personnel de leurs filiales pour occuper les postes qu’elles veulent ôter aux habitants de ce pays. Le rêve où l’activité économique est quasiment soutenue par l’activité militaire où ceux qui l’habitent et vivent paisiblement sont considérés comme des moins que rien. Le rêve où délibérément la drogue circule pour anesthésier la vitalité de la jeunesse de ce pays. Le rêve où à chaque coin de rue il y a des agents non identifiés qui ont pour rôle de semer la rumeur et de démoraliser le peuple. Le rêve de la prise de contrôle des principaux média qui ont pour mission de distiller de la désinformation et de faire croire au peuple ce qu’il n’est pas. Le rêve ou il est interdit de créer de la richesse par la production de biens et de services endogènes en souvenir du Grand Colbert pour lequel aucun clou ne devait sortir des colonies.

Juste avant mon réveil et avant que ne prenne fin le rêve, j’ai vu une partie importante du peuple se mettre debout pour renverser ce système qui humilie, qui méprise, qui rabaisse, qui diminue, qui avilit. J’ai vu beaucoup de jeunes qui refusaient de trinquer. Ils étaient nombreux, ils avaient fini par identifier leurs fossoyeurs et leurs supplétifs.

Juste avant mon réveil et avant que ne prenne fin le rêve, j’ai entendu cette partie importante du peuple dire à haute voix avoir choisi de mourir debout plutôt que vivre à genoux. Je les ai vu dans une sorte de bulle ovale nombreux à sauter de joie. Ils avaient l’air d’avoir retrouvé leur dignité.

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 18:31

Nul n’ignore que dans la France hexagonale du 19ème siècle, la démocratie était conçue comme un contrôle par le peuple sur les pouvoirs publics. Autrement dit, dans un système ou le suffrage est indirect le peuple est représenté par les parlementaires de l’Assemblée Nationale et les collectivités territoriales, par les parlementaires du Sénat. Ce rappel a pour but d’interpeller ceux qui ont perdu la trace de la mémoire collective et qui pourraient contribuer à l’accélération du délitement de la société guyanaise.

La démocratie s’éveille avec les crises des sociétés humaines. Les réformes apparaissent comme la seule réponse possible à l’émergence de liberté qui naît de la rupture des chaînes de l’ignorance et de l’indignité. De fait, les réformes nécessaires sont celles qui ont trait à plus de liberté comme cela se passe actuellement dans les pays arabes. La saturation populaire liée à l’existence exécrable du peuple exige une élévation du niveau de liberté. Autrement dit, une mise au rebut de la nasse culturelle qui aliène, de la nasse juridique qui étouffe, de la nasse institutionnelle qui humilie. On peut donc intelligemment comprendre que les réformes ne peuvent être à minima qu’une déconcentration des pouvoirs publics et non une nouvelle concentration.

Mais, la démocratie a-t-elle le même sens dans l’hexagone que dans ses périphéries ? Sur quoi repose t-elle ? Sûr, juré, dans l’hexagone la démocratie repose sur l’égalité des droits politiques et sur l’idée que le pouvoir vient de la nation c'est-à-dire du peuple. Peut-on imaginer un Préfet qui se substituerait à un Président du Conseil Régional ou à un Président du Conseil Général sur le territoire hexagonal ? Pourquoi est-ce possible en Guyane ? Bien sûr tout n’est pas comparable voyons ….

La Guyane tout en ayant choisi l’article 73 sera dans une situation inédite où il n’existera ni Région, ni Département. Comme il fallait s’y attendre, à situation inédite, expérience inédite. N’est ce pas bien parlé celui qui a dit : « on n’est pas prêt » alors, dansez maintenant….

Entre les différents moments durant lesquels la France en crise a pu asseoir sa République laïque, Jules Ferry disait aux nouveaux auxiliaires de l’enseignement public à propos des enfants mis à leur disposition : « Parlez donc à son enfant comme vous voudriez que l’on parlât au vôtre … » Face au choix défendu par les nouveaux locataires du Conseil Régional, l’Etat leur parle comme eux ils ont parlé au peuple, sur la base de l’indignité, de l’irresponsabilité, de l’humiliation. La conséquence d’avoir choisi la soumission entraîne, dans cette situation inédite, la confusion entre la légitimité et  la légalité.

Cette sorte de démocratie qui s’annonce avec l’éventuelle mise en place de la nouvelle collectivité ne m’inspire rien de bon. Il s’agit d’un vrai piège à museler les populations. Déjà, cette collectivité est retenue à partir d’une approche particulière de la démocratie puisque sur les 67 528 votants du territoire, moins de 28% s’est rendu aux urnes permettant de comptabiliser 49 009 abstentions soit 72,58%. Quel contraste entre la précipitation à vouloir mettre en place ladite collectivité et le non plébiscite par la population de cette même collectivité…

Par ailleurs, il apparaît, hormis le problème de rentabilité économique et d’efficacité financière qui n’est par entièrement démontré, que la collectivité unique garantit moins de démocratie que l’existence des deux grandes collectivités actuelles. Ceci, tant par rapport à l’Etat que par rapport aux élus locaux. Il est plus facile de museler un peuple par l’intermédiaire d’une seule collectivité que lorsqu’il y en a deux… Il est plus facile de monter un réseau d’affaires avec une collectivité unique qu’avec la présence de deux… Surtout dans le cadre de l’article 73…

Alors, parler de la nouvelle collectivité en termes de contenu n’est que l’expression d’un misérabilisme. Faute de mieux on disserte sur les miettes. Les habilitations par exemple… cela ne concerne que l’espace de compétence de la collectivité unique. Or, comme elle n’a aucune compétence sérieuse de développement, ses habilitations feront le même effet que du pipi de chat.

En projection, la Guyane ressemblera bien à ce qui se passe aujourd’hui en  Côte d’Ivoire et, à ce qui s’est passé hier avec la Tunisie de Ben Ali, avec tout le respect que l'on doit à ces peuples. Foccart n’est plus mais, la théorie Foccart perdure…

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 16:44

Je veux vous faire partager l'analyse d'un militant du genre humain. Cette contribution concerne le suicide répété d'Amérindiens de Guyane alors que l'un des plus grands parcs au monde par rapport à la superficie du territoire est en activité et devrait faciliter l'existence de ceux qui y vivent. La longueur de cette contribution ne devrait pas représenter un obstacle tant le drame dont il s'agit défie l'entendement.

 

**********

Je ne peux rester insensible et inactif face au drame humain qui se déroule sous nos yeux depuis de trop longues années, le paroxysme étant atteint ces derniers mois avec la disparition de vies humaines et les nombreuses tragédies qui traduisent une violence sociale extrême.

    A mon tour, je m’associe à cette volonté de dénouement rapide de ce phénomène de suicides collectifs individualisés qui s’exprime sans que l’on en connaisse véritablement toutes les causes, afin d’y apporter durablement les remèdes sociaux et médicaux.

    Afin d’apporter très modestement ma contribution personnelle, j’ai consulté le rapport d’activité 2009 du Parc amazonien de Guyane (PAG).


    Le Parc amazonien de Guyane, établissement public créé par décret ministériel du 27 février 2007, est managé par un directeur nommé par l’Etat. Un conseil d’administration composé de 44 membres répartis en trois collèges, un conseil scientifique et un comité de vie locale doivent veiller à la mise en force de cet outil de protection de la biodiversité sur un territoire de plus de deux millions d’hectares. Les communes de Maripasoula, Papaïchton, Camopi, Saül et Saint-Elie sont concernées administrativement par l’établissement public.

    Le budget 2009 s’établit à la somme de 11.602.543,99 €, dont 3.213.923,30 € pour le personnel (27,70 % du budget) et 162.006 € en études et recherche (1,4 % du budget). Le siège du Parc amazonien de Guyane situé à Rémire-Montjoly a coûté, quant à lui, 3.515.422,54 € (30,3 % du budget).
    Le personnel, soit 80 agents, sont classés curieusement par leur résidence d’origine avant leur prise de poste avant le 31/12/2009, selon des critères qui ne sont pas définis dans le document.
    Les événements marquants en 2009 ont été plusieurs séminaires et tables-rondes, des visites préfectorales, l’inauguration du siège du parc, un contrôle de la Cour des comptes et la mission d’évaluation du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) en décembre 2009, dont le rapport préconise :
    « la construction d’une stratégie scientifique, la mise en place du système d’information géographique, de faire du parc le pivot de l’action des pouvoirs publics en faveur du développement durable et de la protection des communes de l’intérieur par une collaboration renforcée avec les services de l’Etat et les collectivités. Il préconise aussi de faire évoluer le management vers le mode projet pour améliorer le pilotage et la coordination des travaux d’élaboration de la charte » (p. 2).

    Ce même document vise deux éléments clés qui nourrissent parallèlement ma réflexion d’élu local de proximité :
    - la mise en place des conseils d’habitants, « lieux de dialogue avec le territoire »
    - l’expertise juridique des arrêtés en vigueur régissant la zone d’accès règlementé instaurée depuis 1970.

    Enfin, le rapport d’activité est émaillé de prises de vue photographiques, exercice de communication externe sous forme de « cartes postales ».

    Mais alors, rien sur les problématiques humaines qui visent les populations de nos communes. Est-il besoin de rappeler ici que toutes nos collectivités connaissent ou ont connu la présence, parfois fortement marquée, de peuples amérindiens, quelles que soient leurs origines ethniques et géographiques ?

    Dans la liste des actions du Parc amazonien de Guyane, le rapport s’étend sur la lutte contre l’orpaillage illégal (titre 2 : « Surveillance du territoire »), la découverte de nouvelles espèces animales et végétales (titre 3 : « Connaissance et étude des milieux naturels »), la sensibilisation aux déchets (titre 4 : « Développement local du  territoire »).
    Les aspects sanitaires et sociaux, l’urgence de la lutte contre les addictions (drogues et alcool), les problèmes médicaux (hospitalisation « à distance », obésité...), les grossesses précoces et toutes les formes de prostitution et d’agression sexuelle que l’on pourrait observer ne sont ni abordées ni même effleurées, ce qui laisse à supposer que les populations locales ne sont en attente que d’une concertation trop souvent creuse et inefficace, car non motivés par des objectifs clairement définis au préalable.

    C’est ainsi que l’on pourrait observer que notre millefeuille administratif local s’est une nouvelle fois épaissi au grand bonheur d’une technostructure très éloignée des réalités du concret et du monde des vivants, d’autant plus que le centre décisionnel est lui-même situé sur la côte.

    Dès lors, ne serait-il pas urgent que se réunisse l’Association des maires de Guyane en présence de toutes les autorités morales et spirituelles qui œuvrent sur le territoire afin de poursuivre l’analyse du rôle du Parc amazonien de Guyane, doté de puissants moyens et de levier administratifs, juridiques, techniques, humains et financiers, à l’instar du PAPA, grâce à sa localisation et sa taille et, ainsi, faire en sorte que cet outil replace l’Homme guyanais au centre de ses préoccupations stratégiques et de ses actions de terrain ?

    De plus, pourquoi ne pas proposer qu’une mission d’inspection conjointe du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) à laquelle seraient associés nos deux parlementaires, sénateurs-maires, puisse venir sur place auditionner les principaux acteurs de terrain, maires, autorités morales et spirituelles, associations, afin de dégager des axes stratégiques de résolution de cette problématique de suicides collectifs individualisés sur le court, moyen et long terme ?

    Enfin, n’est-il pas temps de poser clairement la gouvernance du Parc amazonien de Guyane à l’aune des réformes institutionnelles désormais en cours ?

    Voilà ma contribution que je vous livre afin que notre collectivité guyanaise ne soit plus seulement le lieu de pâture des expériences uniques, mais surtout un exemple durable de Progrès, d’Avenir et de Partage pour tous ceux qui ont choisi d’y vivre.

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 00:02

Pour ceux qui osent penser qu’il y avait un risque dans ce coup de génie, Pensons un peu aux mathématiques. Dans les mathématiques, il y a les probabilités. Elles recouvrent entre autres, les arrangements, les combinaisons. Elles sont donc utiles à la décision. Au-delà des mathématiques, il y a la conception philosophique de la vie, la sincérité de ses principes.

 

Par ailleurs, il y a la connaissance de son environnement notamment des hommes avec lesquels on est appelé à travailler et à cohabiter. Hubert CONTOUT est un homme de gauche et pas un faux homme de gauche. Il est fidèle à sa conception philosophique de la vie et à ses principes. Cela doit être tenu pour vrai. Donc, il n’y a aucun risque de trahison vis-à-vis de son camp.

 

En ce qui concerne le camp adverse, il n’a nul besoin de mener une quelconque négociation dans la mesure où « Guyane 73 » et une partie de l’UMP ne mènent pas d’actions assises sur des principes idéologiques. Ils font du racolage. L’autre partie de l’UMP n’a aucun intérêt à laisser la place à « Guyane 73 » qui risque de l’absorber définitivement pour devenir le seul parti de droite en Guyane sans oser le dire à haute et intelligible voix.

 

Alain TIEN LIONG a une expérience des négociations en matière politique. Sans être un élu, il participait déjà aux négociations politiques. On peut lui faire confiance sur sa capacité à observer son camp et à trouver les solutions de remplacement. On part du principe qu’indépendamment d’Hubert CONTOUT qui est candidat et qui votera pour lui, il doit penser à substituer au moins un élu du camp adverse aux deux élus de l’AGEG auxquels on peut ajouter un apparenté. Il lui reste à solutionner le candidat neutre (PLENET) qui avait annoncé le dimanche soir « qu’il ne donnerait pas un chèque en blanc à aucun Président ni sortant ni entrant. Fallait en déduire qu’il voterait bulletin blanc et qu’il finirait à terme par donner un chèque dûment libellé à défaut d’en recevoir un. Puis il y a le cas de l’élu de Montsinéry à  régler.

 

Donc, il resterait à Alain TIEN LIONG huit bulletin dont le sien. Pour continuer dans cette hypothèse on peut légitimement penser qu’il peut compter sur un bulletin du camp adverse qui pourrait être celui de Mme MOREL (UMP Ouest) on avait suffisamment entendu que le Conseil Général investissait dans l'Ouest.

 

Au deuxième tour il est évident qu’il fallait arrêter pour ne pas prendre le risque de la goutte d’eau qui fait déborder le vase et ainsi générer éventuellement la fracture définitive de la société guyanaise avec la politique. Ce qui fut fait.

 

Dans l’hypothèse où le troisième tour aurait donné le même résultat Hubert CONTOUT aurait été élu au bénéfice de l’âge. «  Guyane 73 » aurait explosé de joie, l’UMP (non idéologique) aurait également sauté de joie et, à ce moment  Hubert CONTOUT fidèle à ses principes, aurait pris le micro et au lieu de remercier ceux qui ont voté pour lui, il aurait fait savoir que ses convictions, ses principes lui interdisent d’accepter d’être élu dans cette configuration. Puis,  s'adressant aux spectateurs présents ainsi qu’aux auditeurs et téléspectateurs il leur aurait dit que plus jamais on ne fera ainsi de la politique.

 

Il aurait remis sur le champ sa démission et retrouvé sa place au sein de la gauche qui compte 13 membres pour élire à nouveau Alain TIEN LIONG. La joie de « guyane 73 » et de « l’UMP » se serait transformée en détresse, punition réservée aux jongleurs de bulletins de vote.

 

Il est évident que cette hypothèse n’était tout de même pas souhaitable car, elle aurait touché la dignité d’Alain TIEN LIONG qui aurait certainement refusé de présenter sa candidature à nouveau donnant ainsi en partie satisfaction au Président du Conseil Régional qui se comporte comme le premier dictateur de la Guyane après l’ère des gouverneurs. Le coup de génie d’Hubert CONTOUT est d’avoir avec parcimonie, rationalisme et conviction su regagner son camp en permettant de tirer des leçons sur le sens de la liberté, le respect des électeurs, la déférence à l’égard des courants de gauche unis.

 

Il donne ainsi un nouveau départ à la loyauté en politique.   

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 18:06

Des logiques à vous donner la nausée...

De la Collectivité unique :

Les électeurs de Guyane ont voté certes le 10 janvier 2010 l’article 73 au dépend de l’article 74. Par contre, lorsqu’il s’est agit de la Collectivité Unique, ils se sont abstenus à hauteur de  72,58% et pour ce qui  est des résultats, ceux qui se sont exprimés ont voté "pour": 9900 et ont voté "contre": 7330. N’est-ce pas normal d’avoir la nausée que de voir cette précipitation à vouloir imposer cette collectivité unique à la société guyanaise ? Les électeurs ont défié "Guyane 73" pour la mise en place de cette collectivité en votant majoritairement pour les candidats de gauche.

 

A bon entendeur salut :

Les électeurs ne resteront pas longtemps insensibles à la culture de la trahison qui semble devenir une mode parmi certains élus de Guyane. Les petits calculs personnels se retourneront contre ceux qui s’amusent à jongler avec  le bulletin de vote des électeurs. L’honnêteté envers les idéologies retrouvera ses lettres de « noblesse », le peuple n’approuvera pas tout, tout le temps. Qui cherche trouve et qui trouve se débrouille. Ceux qui se disent à gauche et qui pour des ambitions hautement personnelles surfent sur le pseudo consensus auront à rendre des comptes plus tôt que prévu.

 

La stratégie de Saint-Georges de l’Oyapock :

Le MDES aura à rendre des comptes un jour ou l’autre tant à ses électeurs qu’à ses militants, qu’à la société guyanaise toute entière. La gauche est majoritaire à Saint-Georges de l’Oyapock et c'est la droite qui l'emporte. L’enjeu cette fois-ci dépassait de loin le canton. Il s’agit de savoir si on est honnêtement  pour l’avenir de la Guyane, pays riche de ses ressources naturelles, de sa diversité, de son potentiel intellectuel, de sa jeunesse, de sa sagesse etc., ou si on ne l'est pas point barre. Le candidat le mieux placé pour gagner était Monsieur JUNIEL. Quelle stratégie permettait le maintien du candidat du MDES au deuxième tour d’autant qu’il fallait garantir le courant de gauche de ce canton (GUSTAVE). Il ne suffit pas de dire qu’on est fort partout et favoriser l’émergence d’un courant de droite (BIERGE). C’est de surcroît à Camopi que la différence se fait, espace géographique dont le MDES se vante d'être acquis à sa cause. En 1995 face à Walwari à la Mairie de Cayenne, c’était la même stratégie surprenante.

 

Le Bluff de Hubert CONTOUT

Dire qu’on est de gauche ne signifie pas qu’on le soit réellement. Des attitudes contraires l’ont prouvé tant dans l’Hexagone qu’en Guyane et ailleurs. De fait, au sein de la majorité du Conseil Général depuis maintenant trois ans, Hubert CONTOUT a eu l’occasion de vérifier  les relations entre les hommes dits de gauche tant par leurs comportements les uns par rapport aux autres que par le respect de  leur engagement. Pour que l’on prenne en considération le respect de sa dignité il a lancé une grenade dans son propre camp sans la dégoupiller. Je reste convaincu qu’il restera à gauche et qu’il participera à l’éveil de la conscience guyanaise de sorte que le peuple soit mieux aiguillé dans ses choix philosophiques et sociétaux. On peut toujours s’interroger sur l’opportunité d’une telle démarche, cela relève du sens tactique et stratégique, on peut toujours s’interroger sur le fait de savoir s’il s’agit d’une décision collective ou individuelle cela dépend de l’environnement des uns et des autres, et, des «us et coutumes ». Il n'a pas négocié avec le camp adverse, il a voulu se faire entendre l'honneur reste sauf.

 


Du pain et des livres pédagogiques pour des guyanais Amérindiens….

Sur le plateau de "Guyane 1ére" du dimanche 20 mars, le représentant de « Guyane 73 » par ailleurs, Président de Région, certainement perturbé par le résultat des cantonales, a pris à partie un responsable du MDES qui informait la population qu’il déposerait une plainte contre la formation de celui-ci pour avoir dit qu’il emmenait de l’alcool pour les Amérindiens. « Guyane 73 » a confirmé, sur le plateau de télévision, l’accusation et il a dit en substance en ce qui le concerne, que lorsqu’il montait vers les Amérindiens (on suppose que c’est dans le cadre de la campagne), il emmenait du pain et des livres pédagogiques. Il s’agit là de sa propre déclaration, ce n’est pas le MDES qui l’accuse dans ce cas d’espèces. N’est-ce pas normal d’avoir la nausée d’entendre cela ? Toute la considération pour nos compatriotes Amérindiens est exprimée dans cette phrase. Sont-ils des compatriotes à part entière ou entièrement à part ? Que propose t-il à l’électorat du littoral composé de créoles, européens etc (de la viande, de l'argent, de la prière?). Le vote de nos compatriotes Amérindiens et Bushinengués  est-il  différent du vote des compatriotes du littoral ? Il est évident que je ne saurai partager une telle conception de la politique et un tel regard sur l’être humain. Qu’est ce qui permet de traiter des personnes de la sorte, n’est-ce pas la preuve d’un complexe de supériorité par rapport aux autres ! N’est-ce pas une vision mercantile de l’achat de la conscience d’autrui ? N’est ce pas une certaine conception du devoir de civilisation des peuples ? Honte à la démocratie, Honte à la philosophie humaniste, Honte à la conquête du droit de vote s'il les représente.

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 18:37

Je ne sais pas s’il s’agit d’une stratégie de l’équipe majoritaire du conseil municipal mais, que sa configuration jusqu’au jour de la convocation fut étrange. D’abord, les convocations ne sont jamais arrivées aussi tôt. Pour la première fois, nous avions reçu notre convocation près d’un mois à l’avance. Par contre, nous étions conviés pour le 24/03/2011 à 17 heures au lieu de 18 heures comme à l’accoutumée.

 

Nous avions reçu au compte goutte et par mail les dossiers qui faisaient l’objet de ce Conseil. C’est ainsi que le jour même vers onze heures, nous avions reçu par mail le compte administratif 2010 et le budget 2011. De surcroît, par malchance, j’étais souffrant, ce qui m’a conduit à quitter discrètement la séance. Par voie de conséquence, je ne pourrai pas vous faire le compte rendu de cette réunion. Mais avant de quitter les lieux, j’ai demandé la parole qui m’a été accordée et j’ai informé Madame le Maire et son conseil que je ne prendrai pas part au vote du compte administratif dans la mesure où le temps dont je disposais n’était pas suffisant pour en faire une analyse sérieuse d’autant que la Chambre Régionale des Comptes avait émis des observations graves sur les précédents exercices. Auparavant, je me suis excusé auprès de Madame le Maire et des collègues pour mon retard. En tout état de cause je ne pouvais pas être là pour dix sept heures.

 

Je regrette toutefois de n’avoir pas souffler au conseil que la procédure me paraissait illégale. En entrant chez moi, J’ai repris la convocation pour m’apercevoir qu’il n’était pas précisé d’ordre du jour. En fait, on devait débattre entre autres sur :

 

• Le rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes
• 59 dossiers suffisamment délicats
• Le compte Administratif 2010 et ses annexes
• Le Budget primitif 2011 et ses annexes

 

Le Conseil municipal a opté pour une déprogrammation des sujets à traiter et donc à mon arrivée le débat portait sur l’exposé du compte administratif que faisait le Directeur Administratif et Financier (DAF). L’adjoint au Maire chargé des finances a dû intervenir à deux reprises sur la partie analyse financière afin de rectifier les propos du DAF.

 

Cette cacophonie était inévitable car, elle résulte d’une mauvaise écriture de départ dont j’avais signalé l’inexactitude en son temps. La comptabilité étant une technique d’enregistrement le fait d’interpréter à sa guise le mouvement de flux induit ce type d’approximation.

 

Dans une opération à décaissement, il y a deux types de flux, l’un qui est physique et l’autre financier. Il ne devait jamais avoir de recettes exceptionnelles dans le cycle d’exploitation à partir de l’emprunt.

 

En effet, exceptionnellement il y a eu un emprunt pour financer les dettes d’exploitation. Il s’agissait d'une opération exclusivement patrimoniale. On aurait dû avoir une écriture qui constate l’emprunt (Débit 512, Crédit 164) puis une écriture qui couvre les dettes d’exploitation (Crédit 512, débit 401) qu'il ne faut pas confondre avec les charges d'exploitation, étant entendu qu’on paie à des tiers et non des charges.

 

Comme on peut le constater, il s’agit là de flux financier. En ce qui concerne les flux physiques, puisque l’instruction M14 n’était pas en place concernant les restes à réaliser, on aurait dû avoir au débit des mouvements de la classe 6 en précisant sur exercices antérieurs pour les rattacher à leur exercice d'origine dans l'optique des besoins d’analyses et, la contrepartie aurait dû être le crédit des comptes appartenant au groupe 401. Ainsi, le cycle d’exploitation aurait fait apparaître l’insuffisance de recettes de la collectivité municipale. 

 

Cette écriture exceptionnelle a faussé le compte de résultat (fonctionnement) et, a produit le contraire du principe de l'image fidèle du patrimoine de la Collectivité Territoriale. Par suite, les comptes étaient insincères.

 

 Durant le débat avant le vote pour lequel je n’ai pas pris part, l’Adjoint au Maire chargé des finances étaient contraint d’être alarmiste car, la situation de la collectivité est catastrophique et que l’avenir est des plus sombre. Je ne suis pas un oiseau de mauvais augure  néanmoins, si vous avez suivi tous mes comptes-rendus vous avez pu observer que cette situation était prévisible. On ne peut masquer les faits sans conséquences.

 

Un des membres de l’opposition a interrogé Mme le Maire sur les travaux de l’avenue d’Estrée concernant le dépassement financier de plus d’un million d’euros. Je n’ai pas perçu de réponse à la question.

 

Je sais que vous êtes nombreux à consulter mon blog. Aussi, tout en ayant dû quitter malgré moi l’assemblée je vous ferai part de mon point de vue sur les points suivants :

 

• Travaux de l’avenue d’Estrée
• Rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes
• Budget 2011

  

En attendant, bonne lecture.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 13:31

Tout n’est pas évident. La compréhension collective des choses soulève la problématique du niveau de conscience de chacun. Lorsque l’on s’exprime, est-on compris de l’ensemble de l’auditoire ? Lorsque l’on échange avec un interlocuteur, dans la relation émetteur – récepteur, converse t-on de la même chose au-delà des problèmes de sémantique ?

On peut en déduire que la perception des choses se partage entre la conscience la plus basse de cette perception et la conscience la plus haute étant entendu que : « qui peut le plus peut le moins ». Il reste que cette perception n’est pas partagée par tous ceux qui n’ont pas atteint ce niveau minimum de conscience. Et là est l’interrogation…

L’opinion que l’on a de soi est fonction du niveau de conscience de chacun. Elle peut être soit une piètre opinion, soit une haute opinion. Se soumettre à la volonté de l’autre ou demander à être soumis à la volonté de l’autre ne relève pas d’une haute perception de soi. Socrate disait déjà : « Connais toi toi-même » et cet oracle a traversé le temps. Le citoyen d’aujourd’hui qui fait de la  soumission une vertu est la preuve que la courbe ascendante de l’humanité ne se confond pas forcément avec la courbe de chacun. C’est également la preuve qu’au 21ème siècle, il existe des humains qui sont l’équivalent de ceux des siècles avant notre ère.

L’homme d’une certaine conscience visite l’intérieur de lui-même pour trouver le sens de son existence et pour peu qu’il trouve ce qu’il cherche, il prend conscience de ce qu’il est et de ce qu’il peut apporter à son entourage. Il en ressort qu’il ne peut y avoir de prise de conscience collective sans interrogation de soi par rapport à soi. Par ailleurs, ce qu’il peut apporter à son entourage n’est pas forcément perceptible par ce dernier s’il n’en n’a pas fait également son sujet d’existence. On comprend dès lors qu’une société cohérente n’est pas une évidence et que l’harmonie universelle est presque une utopie.

La question qui se pose dans une société est celle de savoir si un lettré a forcément un niveau de conscience élevé ? Il n’est permis de répondre que si le savoir est perçu comme une connaissance toujours en interrogation ou s’il est perçu comme une donnée absolue signe d’un dogme et d’une représentation sociétale. Cette dernière proposition permet de comparer ce savoir à celui d’un perroquet bien entraîné. En conséquence, si l’homme est soumis à son savoir sans qu’il perçoive l’intérêt de celui-ci sur l’amélioration de la condition humaine, il apparaît difficile de lui accorder un niveau de conscience élevé. Il peut apparaître aliéné à ce savoir sans en avoir compris la portée.

La ressemblance avec l’autre n’est pas liée avec la couleur de peau ni avec la culture traditionnelle mais bien avec l’équivalence de la conscience que l’on a de soi et qui nous porte à penser que nous appartenons au genre humain. Que fais-je pour sortir de l’obscurité de l’ignorance ? N’est-ce pas la première démarche vers la liberté ? La première liberté est celle de ne pas être prisonnier de soi en tant qu’être social standardisé, en tant que sujet anonyme d’une organisation sociale, je ne veux obéir qu’aux contraintes que consciemment je me fixe en tant qu’humain complètement achevé et qu’aux contraintes que ceux qui ont le même niveau de conscience que moi fixent à la société. Sortie de ce cadre la rébellion est moralement juste, elle est humainement juste, elle est indispensable, nécessaire, obligatoire voire primordiale.

De tout ce qui vient d’être écrit, il apparaît que la liberté est une réalité qui relève d’une conscience existentielle où l’individu apparaît comme étant son propre maître, même dans le cadre d’une conscience sociale. Donc c’est par la conscience qu’on est relié à la Liberté. 


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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 19:58

Il y a eu la période de la guerre froide avec les accords de Yalta. Le monde était divisé en deux, l’Est et l’Ouest. L’effondrement surprise du bloc de l’Est alors que tous les observateurs envisageaient une déflation à l’Ouest a fait émerger  la pensée unique par l’entremise du  libéralisme occidental. Pour nombre de spécialistes l’effondrement de l’URSS est moins une implosion qu’une explosion. « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».

 

Comme pour cet événement, les spécialistes occidentaux et les Chefs d’Etat n’ont rien vu venir quant aux révolutions qui touchent le Moyen-Orient. Un nouvel ordre mondial est en train de se mettre en place. Il s’est amorcé avec l’entrée stratégique de la Chine au sein de l’OMC. Les crises au Moyen-Orient ne sont que l’expression d’un changement de pôle en matière de géopolitique. Elles annoncent, au moins sur la forme, la fin de l’hégémonie occidentale sur le reste du monde.

 

Point besoin d’être Nostradamus, point besoin d’être medium. Peu importe les dates. Certains pourraient dire que la première phase de l’émancipation à la politique étrangère qui gouverne le monde se manifestera le 11 novembre 2011, que la deuxième phase relative à la consumation  définitive de cette émancipation sera le 12 décembre 2012. Y croire où ne pas y croire c’est selon. A regarder le monde tel qu’il va, il n’y a plus de certitudes. En tout état de cause le monde change et les rapports de force vont changer.

 

La politique étrangère du Général « Etats-Unis » accompagné de son régiment l’Europe occidentale a fait très mal à la conscience collective des peuples. Elle était humiliante, avilissante, vexante, elle bafouait la dignité des peuples, elle les déshonorait, c’était une relation méprisante.

 

N’ayons pas la mémoire courte. Dans la politique étrangère des Etats-Unis on traitait d’Etats voyous ceux qui ne se soumettaient pas à leur diktat. Dans le même temps, ce Géant du monde, en Afrique, en Amérique du Sud, dans la périphérie de l’Asie soutenait des Chefs d’Etat corrompus, voyous par rapport à leur peuple. Ce géant contribuait à faire détruire des humanistes à l’instar d’ALLENDE Salvador au Chili le 11 septembre 1973.

 

Cette même politique étrangère humiliait la Chine, pays de l’Asie de l’Est qui compte un cinquième de la population mondiale soit plus d’un milliard trois cent millions d’habitants. Elle était traitée comme simple puissance régionale. Les Etats-Unis, l’Angleterre et la complicité du reste de l’Europe occidentale vont lui imposer leurs conditions de transfert de Macao, de Hong-Kong et Taiwan.

 

Donc, il est fort possible que les bouleversements actuels du Moyen-Orient soient l’œuvre d’une main invisible venant des services secrets de la Chine. Cet océan de haine est certainement la manifestation d’une humiliation trop longtemps absorbée. Sachant que la Chine a quasiment réglé ses problèmes de frontières avec la Russie, tenant compte du soutien de la chine à Laurent Gbagbo, rien n’interdit de penser que les relations internationales sont en train de changer fondamentalement. Avec la Chine, la politique étrangère devient une relation de partenariat et non une relation de colonisation et d’assimilation. Pour les peuples opprimés, bafoués, humiliés, cela compte énormément. Par sa nouvelle stratégie géopolitique, la Chine que l’on a considérée comme une simple puissance régionale est en train de devenir une grande puissance mondiale incontournable.

 

Sa réussite est assise sur un élément fondamental, la « dictature » culturelle. La révolution culturelle de Mao porte actuellement ses fruits. La Chine est forte culturellement, elle n’a donc peur d’aucune autre culture, elle sait qu’elle ne peut être colonisée et parce qu’elle a compris les effets de la révolution culturelle, elle n’est pas intéressée par la colonisation ni par l’assimilation. Elle propose donc un partenariat international. Un de ses principes qui fondent sa politique étrangère est le pacifisme et le respect de la souveraineté.

 

Ce nouveau venu sur la scène internationale en attendant l’Inde va bouleverser pour un bail l’ordre mondial pour en introduire un nouvel ordre. Le monde change et comme tout changement, il peut générer des catastrophes avant de trouver un nouvel équilibre. Seul l’avenir nous dira ce qu’il adviendra du genre humain. En tout état de cause le changement de pôle a commencé.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 04:18

Depuis quelques temps déjà, la question sur l’évolution institutionnelle est posée dans l’hexagone. Tous les citoyens de cette France hexagonale ont entendu parler du projet Balladur. Pourtant, cette réflexion profonde, cette interrogation quasiment existentielle n’a pas l’air de perturber le déroulement des élections.  Tout se passe comme si de rien n’était. Pas de précipitation, pas de cavalier qui danse plus vite que la musique. Le tout est cadencé au rythme d’un changement maîtrisé. Le Territoire est vraiment républicain, il est indispensable que les citoyens de ce territoire de la vraie République s’approprient cette évolution institutionnelle. « Il faut donner du temps au temps ».

Que doit-on penser du territoire de Guyane… Il y a un vent de précipitation qui souffle sur lui. Les élections sont perturbées par l’évolution institutionnelle. D’aucuns pourraient se demander quel est le sens de leur vote, pourquoi seraient-ils obligés de voter. Le vote relatif aux régionales a eu lieu en 2010, le mandat de six ans a été écourté à quatre ans et déjà on s’interroge afin de savoir s’il ne sera pas amputé de deux ans par une mise en place précipitée de la nouvelle collectivité en 2012. Le vote pour les élections cantonales de mars 2011 était censé correspondre à un mandat de trois ans afin de faire coïncider  le terme du mandat des deux collectivités territoriales (Conseil Régional et Conseil Général) en 2014 or, dans la perspective de 2012 ce mandat électoral ne sera que d’un an. Est-ce moralement juste d’inviter les électeurs à se mobiliser pour une chose politique qui ne l’est que par son qualificatif ? Est-ce moralement respectable de porter un tel jugement sur la nature même des citoyens de Guyane ? Est-ce moralement équitable de traiter de la sorte les électeurs de Guyane ? Le vote est un droit attaché à la nature de l’être humain, comment accepter qu’on le traite avec tant de désinvolture ? Une telle démarche tue le citoyen et corrompt le « geste citoyen ».

Parce qu’il a une autre conception de la politique et une autre considération pour les électeurs, le PPG ne présentera aucun candidat à ces élections cantonales. Il est évident qu’une telle organisation de l'élection ne fait que favoriser la vulnérabilité du peuple, elle ne permet pas de tirer le meilleur parti de la conscience collective. La politique ne peut pas tout banaliser, elle doit permettre de lire et de comprendre les enjeux de l’existence. Il faut un minimum d’éthique , c’est la dignité qui le commande.

Reconnaître les obstacles d’une telle élection, c’est se montrer efficace dans l’appréciation de la portée d’un réel pouvoir, c’est reconnaître qu’il s’agit d’un écueil à l’exercice approprié du pouvoir enfin, c’est démontrer le respect que l’on porte aux électeurs.

Que ceux qui pensent que la place est ainsi laissée aux carriéristes et aux opportunistes, il faut leur dire que rien ne les interdit de confirmer les élus sortants. Ainsi ils apporteront la preuve qu’une autre décision moins coûteuse était possible. Quant à l’avenir, le peuple est modulo le Phoenix.

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 15:53

La révolution tunisienne est un événement historique sur le plan international. Elle ouvre les yeux sur beaucoup de manipulations et particulièrement sur celles des consciences collectives. Elle montre comment les dirigeants corrompus sont solidaires par delà les frontières. Elle pousse certains dirigeants à montrer leur vrai visage. Par sa spontanéité, son authenticité dans le rejet de la souffrance sous toutes ses formes, elle a surpris. Ainsi, la ministre des affaires étrangères de la République des droits de l’Homme, de la trilogie « liberté, égalité, fraternité », persuadée qu’il ne s’agissait que d’une manifestation de type CPE aurait proposé à BEN Ali dont on peut penser qu’elle l’aurait identifié à Philippe Lebel, l’expérience de la France en matière de domptage de soulèvement de populations. Malheureusement pour ce courant de pensée de la société française, le dictateur épris « d’auto liberté » a fui comme un renégat avant d’être pris dans la nasse et, cette expérience n’a pas pu être vérifiée, grâce soit rendue au peuple tunisien.

L’expérience tunisienne est l’expérience de l’humanité. Autrement dit, ce qui touche les tunisiens touche tous les humains, leurs souffrances sont celles du reste du monde, celles de tous ceux qui sont opprimés, bafoués, humiliés. Au nom de dieu les hommes ont tué, ont exterminé. Au nom de l’islamisme les pays occidentaux qui se disent démocratiques ont autorisé la privation de liberté, la torture, le grand banditisme à col blanc comme s’il y avait une hiérarchie,une préférence dans la détresse, dans la souffrance. Ces dirigeants de pays dits civilisés ont misé sur tout sauf l’islam. Expliquez-nous comment tout un peuple peut être islamiste ? Tous les chrétiens ne sont pas orthodoxes, tous les juifs ne sont pas orthodoxes. Les vraies raisons de la montée des radicaux se trouvent justement dans la protection d’individus comme BEN Ali. Au fait, sa clique et lui appartiennent à quelle religion ? Quelle est cette religion qui lui permet de fuir avec 1,5 tonne d’or volés au pays et tout ce qui avait déjà été dérobé auparavant. Est-il autorisé de faire souffrir un peuple, de piller les ressources d’un pays, de confisquer toute l’économie d’un pays ? Au nom de quoi ? Simplement pour faire barrage à l’islamisme ? Tous les opposants de Tunisie seraient islamistes… L’alibi tombe comme un château de cartes.

Il tombe encore plus vite car, dans leur incohérence les représentants des pays occidentaux ont fait savoir dans leur différents discours que le peuple tunisien était instruit. Donc, lorsqu’il fait son choix il le fait forcément tiré de son instruction. Si les élections sont organisées de manière démocratique celui qui l’emporte est élu démocratiquement et, si les élections sont organisées démocratiquement cela ne peut se faire que dans une démocratie. Comment expliquer qu’un pays puisse basculer dans ce que les pays occidentaux appellent la régression ? Sinon à cause de l’exaspération de la souffrance, de l’irritation d’une vie sans aucun sens, de l’accumulation du déplaisir, de l’agacement de l’injustice distributive et de l’injustice quotidienne, du mécontentement lié à la contrariété dès le lever du jour jusqu’à son coucher…

Tant qu’il y aura des humains d’une conscience supérieure, il y aura des révolutions pour rétablir l’équilibre cosmique dont nous ne sommes qu’une infime partie. Et cela sera vrai pour tous les gouvernements islamistes ou non, chrétiens ou non, juifs ou non, hindouistes ou non, bouddhistes ou non, laïcs ou non.

L’alibi islamiste arrive à son terme. Les peuples des pays en voie de développement ne se laisseront plus abusés comme les peuples des pays développés mettront bientôt un terme à l’abus de l’insécurité comme source des peurs qui anesthésient. Le livre des morts, la Bible, le Coran, le Veda, tous méritent le même respect.

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