Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
  • Contact

Recherche

11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 19:16

La recrudescence de braquages, de violences, n’est pas seulement la constatation de faits incontestables. Elle est une réalité qui pourrit la vie des citoyens. Elle est surtout une des conséquences de la construction sociologique de la société guyanaise. Pendant que la société se structure avec de plus en plus d’entreprises spécialisées dans la sécurité, offrant des emplois précaires et déqualifiés, force est de constater qu’il y a une inadéquation entre l’Etat de droit dont on vante les vertus et la société socialement organisée. Il n’est plus possible de constater les faits et de se contenter de dire que nous sommes dans un monde insécurisé. Il nous faut faire preuve d’esprit d’analyse et de synthèse pour dénoncer objectivement les sources de cette violence.

Admettons en préambule que dans un Etat de droit, l’individu devient un citoyen autonome tout en étant uni au groupe grâce à l’environnement sécurisé que lui offre cet Etat. Cet espace sécurisé génère une indépendance d’esprit et d’action qui va faciliter la création de richesses qui doit déboucher sur le développement de la société. De par cette proposition, nous pouvons admettre que l’Etat de droit n’est pas synonyme d’individualisme exacerbé. Par suite, l’autonomie de chaque citoyen n’est pas incompatible avec la protection collective des biens et des personnes. Au même titre, elle n’est pas incompatible avec la garantie d’une certaine justice sociale.

J’en déduis que la recrudescence des braquages et l’accroissement de la violence au sein de la société guyanaise sont le résultat d’une organisation qui est incompatible avec l’épanouissement des citoyens.

Sur le plan institutionnel, la Guyane compte un seul commissariat de police basé à Cayenne pour près de trois cents mille habitants. L’Etat a toujours donné la priorité à la construction de gendarmeries or, la construction de commissariat coûte bien moins chère. Il faut y voir une certaine conception du territoire. Comme on le sait, les gendarmes sont des militaires. Par voie de conséquence, ils sont censés vivre dans leur caserne. Par contre, les fonctionnaires de police font partie d’une autre catégorie. Ils circulent davantage dans la cité. Par cette différence, la Police Nationale est censée être plus efficace dans cette mission de sécurité urbaine. Force est d’admettre qu’en Guyane, l’efficacité de la Police Nationale n’est pas au niveau que souhaiterait la population. Une des causes est l’absence de commissariat dans les villes relativement importantes comme Kourou, Rémire-Montjoly, Matoury et Saint-Laurent du Maroni qui comptent plus de 20000 habitants chacune.

Sur le plan économique et social, il y a une destruction des emplois qui a commencé par l’Etat notamment avec la délocalisation des services comptables et financiers transférés en partie aux Antilles et dans l’Hexagone. La concentration actuelle des services de l’Etat aura une incidence du même type dans peu de temps. En tout cas, cette disposition contribue à détériorer le statut social du citoyen. Certaines entreprises privées ont pris le relais et ont implanté sur place des agences purement commerciales. Les services techniques et financiers ont été, soit transférés aux Antilles et dans l’Hexagone soit ils n’ont pas été créés sur place. En tout état de cause, il s’agit d’une contraction de l’offre d’emploi qui participe à la déqualification des postes proposés et à la précarité des fonctions. Il s’ensuit une compression de la production et par voie de conséquence un taux insupportable de chômage. Ce modèle économique explique la frilosité des établissements financiers locaux. La masse monétaire issue de cette économie est anormalement amputée de toute la partie qui se retrouve sur un autre espace géographique. En matière de logement, il est évident qu’il y a une forte demande malgré le découragement de certains qui induit le non renouvellement de leur demande auprès des sociétés immobilières. La détérioration du statut social du citoyen conduit les opérateurs immobiliers  à distinguer dans la demande globale de logement celle qui est solvable de celle qui ne l’est pas. Ainsi est accentué le processus de marginalisation, d’isolement du citoyen. Quant aux ressources naturelles, il est une évidence que sa gestion et son exploitation ne contribuent pas à l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens.

A mon sens, la conjonction de ces deux états génère de fortes inégalités qui frappent de plein fouet le peuple au point d’induire des haines contre la société source de la recrudescence des agressions. Cette injustice sociale est perceptible dans notre organisation sociétale. Comment dans ces conditions s’attendre à une meilleure interdépendance entre les citoyens, comment ne pas comprendre l’incapacité de se projeter dans l’avenir, notamment pour une société dont plus de 50% de la population à moins de 26 ans. L’accroissement des braquages fait partie des conséquences de cette insécurité sociale étant entendu qu’un Etat de droit ne peut à 100% garantir la sécurité sans réduire substantiellement les libertés individuelles. Modifier ce mode de fonctionnement de la société conduirait, à coup sûr, à réduire ostensiblement  ce niveau insupportable d’insécurité.

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:22

Il n’est pas normal que dans nos types de sociétés, la croissance exponentielle des contraintes et des contradictions ne génère pas davantage de révolte intellectuelle et de prise de conscience existentielle. Quelle doit être notre attitude lorsque ceux qui nous dirigent nous enfoncent autant dans la misère. Cette misère matérielle qui pourrit notre potentiel spirituel et intellectuel. Sommes-nous condamnés à nous déresponsabiliser face à leur légitimité temporelle ? De ce fait, quelle est notre raison de vivre ? Quel sens nous donnons à notre vie individuelle et collective étant entendu que chacun de nous dépend du groupe…

Le profil de nos sociétés à tout instant de l’existence humaine est le produit du peuple et de ses dirigeants. Il y a progrès lorsque le peuple s’épanouit matériellement, intellectuellement et spirituellement. On constate une sorte d’égrégore entre le peuple et ses dirigeants. Il y a régression lorsque dans la société, la corruption morale et financière émerge, lorsque la trahison de ses idées et celle de la confiance que l’on reçoit deviennent banales, lorsque le mensonge devient la vérité des dirigeants. Alors, l’insécurité sociale devient la base et le moteur de la société. Toutes les autres formes d’insécurité résultent de cette insécurité sociale. Les bonnes âmes inventent les « restos du cœur » mais, elles sont impuissantes devant la croissance du chômage qui touche  le peuple pendant que les dirigeants et leurs amis voient croître leurs revenus. Comment un citoyen peut-il devoir à l’Etat plus de 77 millions d’euros d'impôts alors que d’autres ont des revenus si faibles qu’ils en sont exonérés…

Peuple, notre raison de vivre est la justice distributive. Elle passe par le développement moral de l’humanité. Nous ne sommes pas sur terre pour subir, nous ne sommes pas venus au monde pour souffrir, pour permettre d’inventer la misère, pour nous prosterner devant des élus  que nous mettons en place et qui se prennent pour des dieux. Nous sommes sur terre pour éveiller notre conscience, pour nous affirmer en tant qu’humain à l’égal des autres. C’est un devoir face à la société, c’est un défi face à notre avenir. Le bien-être, nous le créons lorsque collectivement notre conscience rencontre les sources de nos difficultés et que nous nous transformons en guerrier de notre bonheur. Puisque tout provient de nous en tant qu’organisation humaine, il n’y a aucune raison que l’on accepte les sacrifices pour compenser les errements des dirigeants et encore moins pour qu’ils restent au pouvoir. Par ailleurs, en vertu du dicton : « Chat échaudé craint l’eau froide », le peuple, mûri par l’irresponsabilité des dirigeants, doit scruter tous les prétendants au pouvoir afin de distinguer les fripons de ceux qui ont un vrai projet de société assis sur une base idéologique claire et cohérente d’où l’on peut appréhender une construction sociale favorable au progrès et à l’amélioration morale de la société.

La force du peuple réside dans son intelligence collective. Celle-ci est perceptible lorsque que les interférences entre citoyens conduisent à refuser les actes inadmissibles exigés par la société. C’est la voix de notre conscience qui nous le commande. Le peuple est la société, il en est la force. Son image ne peut pas être celle des dirigeants égarés. Debout et construisons notre destin.

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 12:37

Si Elle inspire tant de respect, c’est surtout grâce à ce qu’Elle était, une Grande Dame dont la personnalité, vraie synthèse du rationalisme et de l’idéologie humaniste apparaissait aux yeux de tous les observateurs comme quelque chose de concret, de physique. Elle fait partie de ces êtres humains qui par un simple regard vous fascinent. Elle est la définition de la sincérité, du courage, de l’honnêteté. Elle est l’Humanité telle que nous la rêvons, c'est-à-dire la liberté absolue de conscience tout en oeuvrant pour son amélioration matérielle et morale. Malheureusement, Elle n’était pas à « sa juste place » car, Elle aurait dû être au sommet de l’Etat. Ainsi, et assurément la France aurait eu un autre visage beaucoup plus conforme à la République dont rêvent les vrais femmes et hommes de Gauche. Puisse Jean-Luc Mélenchon prendre le relais. Au revoir Madame Gouze-Raynal Mitterrand Danielle. Le monde des vivants est terminé pour vous, tant pis pour l’Humanité.

Partager cet article
Repost0
12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 22:22

C’est le titre d’un article d’un journal local à la suite de l’intervention du Président du Conseil Régional de Guyane suite au meurtre d’un ressortissant de l’Union Européenne travaillant dans l’activité aurifère, Georges Haeck, le vendredi 4 courant sur la piste de Paul Isnard.

Le premier handicap de ce Président de Région est son inaudibilité. C’est un dialecticien difficilement compréhensible. En effet, se dire de gauche et porter des valeurs de droite, c’est construire un dialogue mono personnel où en tant qu’interlocuteur de soi-même on réfute à chaque fois sa propre opinion. C’est donc comme un être hybride dont le résultat de la combinaison ne peut être que stérile. Avez-vous déjà vu un mulet mettre au monde un mulet ?

Il y a des événements qui permettent de mesurer la dimension intellectuelle de ceux qui nous dirigent. Ils permettent d’apprécier leur capacité de compréhension de la hiérarchie des normes en matière institutionnelle. Cette capacité est-elle riche ou pauvre ? Les discours tenus durant ces événements permettent de le savoir. L’Etat est une forme d’organisation dont les collectivités territoriales ne sont que des strates de cette organisation.

La France est un Etat de droit. Autrement dit, tous les mandataires politiques ne peuvent intervenir que dans le cadre du droit. Et, le droit définit les limites de chaque structure de pouvoir (Exécutif, Législatif, Judiciaire).

Le bon fonctionnement d’une société réside donc dans la transparence des pouvoirs, dans la clarté des relations entre les différents pouvoirs, chacun à sa place.

S’en prendre aux élus brésiliens en tant que Président du Conseil Régional de Guyane est une entrave à l’Etat de droit particulièrement dans le cadre de l’article 73 de la constitution, c’est par ailleurs, une source de discordance diplomatique.

La sécurité du territoire est une fonction régalienne de l’Etat. Par voie de conséquence, toutes les activités légales sont garanties par la réalité du droit en ce sens qu’il n’est pas censé exister des zones de non droit. La nature du pouvoir exige le sens des responsabilités et l’obligation de résultat en termes constitutionnels.

Sur l’aspect de l’activité aurifère clandestine, la question qui est posée est celle de la complexité apparente des relations entre les clandestins et leur environnement. Il ne s’agit pas d’économie informelle, il s’agit de pillage de ressources naturelles. A qui tout cela profite t-il ? Il ne s’agit pas d’orpailleurs clandestins, il s’agit d’opérateurs miniers clandestins. Autrement dit, des entreprises avec des moyens conséquents. Il est donc difficile d’admettre qu’une telle activité arrive à perdurer dans un Etat de droit. Il n’est pas insensé de penser que le cours international de ce minerai puisse contribuer à rendre inintelligible la lecture des relations que développent les opérateurs clandestins.

Sur l’aspect de l’insécurité de la zone, il apparaît important si l’on est soucieux de la transparence dans cette activité de ne pas confondre l’activité illégale et la criminalité qui sévit dans la zone. L’activité tant légale qu’illégale subit la loi des bandits, des meurtriers, des criminels. En supposant qu’on ait éradiqué l’activité illégale, il n’est pas dit qu’on ait pour autant mis un terme à l’insécurité criminelle. Il s'agit donc de deux problèmes différents qui nécessitent des moyens différents, une philosophie différente.

La frustration des élus locaux responsables et cohérents se situe au niveau du cœur du traitement de l’information concernant toute la problématique de l’activité aurifère. Et là, l’Etat de droit dispose d’un cadre de compétences pour les différents organes qui le constituent. Donc, l’isolement des élus locaux est un fait de droit. Seul, leur avis leur est parfois demandé. Néanmoins, la constitution donne une possibilité pour un engagement plus important des élus locaux, bien sûr avec son corollaire, la responsabilité qui l’accompagne après consultation de la population. Par suite, on peut se rendre compte combien la nuance entre l’article 73 et 74 était essentielle. Il est bon de rappeler que le Président du Conseil Régional de la Guyane actuel était un farouche défenseur de l’article 73.

Il n’en reste pas moins que cet événement dramatique interpelle la conscience collective  et c’est tout naturellement que certains citoyens de Guyane s’interrogent sur cette situation anormale des zones aurifères. C’est légitimement qu’ils se demandent comment interpréter les interventions de l’Etat sur des territoires de pays souverains (La Côte d’Ivoire, la Libye) et son incapacité à éradiquer sur ce territoire les méfaits sociaux perpétrés. Doit-on penser que la situation n’est pas suffisamment graves pour des réponses beaucoup plus efficaces.

En tout état de cause le Président du Conseil Régional de Guyane en prenant une telle position se situe hors de son mandat et de surcroît avance des solutions dangereuses de type des plus conservateurs comme celle de demander que les opérateurs miniers aient la possibilité de porter des armes à feu de 1ère et 4ème catégorie. C’est tout l’opposé de l’Etat de droit, hormis le fait que cela peut être plus risquer pour eux. De même on ne voit pas comment l’Etat d’Amapa pourrait neutraliser un criminel qui n’est pas sur son territoire sans une violation du droit.

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 03:23

La dépression… Vous croyez qu’il s’agit d’anti dépresseur normatif… Ceux qui sont autorisés par le système… Allons donc, trop cher, pas d’argent pour çà, pas suffisamment soft… Non, je n’ai pas le droit de le dire mais tout le monde sait de quoi il s’agit… C’est plus accessible malgré la pub qui fleurit sur les panneaux, malgré les dispositions légales à base d’amendes pour une récidive après un entretien avec un représentant des forces de l’ordre.

 

J’ai envie de sommeil… Combien faut-il payer pour l’obtenir… Je veux rêver que la vie est belle, je veux rêver que j’ai un travail, je veux rêver que j’ai une maison, je veux rêver que je fonde une famille… J’ai envie de sommeil… Combien faut-il payer pour l’obtenir… Je veux rêver de paix, je veux rêver de choses simples… Oui, aidez-moi à ne pas ouvrir les yeux… La dépression… Ce monde est fou, il veut tous nous rendre fous… Aidez-moi à ne pas ouvrir les yeux… Je ne veux pas voir ces corrompus rompus à l’impunité qui parlent mal de gens plus intègres qu’eux… Je ne veux pas voir  ces dirigeants qui nous aiment plus qu’on ne leur demande et qui nous enfoncent chaque jour davantage dans l’incertitude… Je ne veux pas voir ces gouvernants qui inventent les guerres pour notre sécurité disent-ils…

 

J’ai envie de sommeil… Je ne veux pas me voir grandir… J’ai trop pris conscience de mon existence… J’ai peur… Ma conscience est ma torture, je n’ai pas les moyens de la lutte, elle est trop épuisante. J’ai envie de sommeil… Combien faut-il payer pour l’obtenir…

 

Même si l’on sait que chaque individu est une histoire particulière, il n’est pas sot d’imaginer que durant ces dernières décennies nombre de personnes n’ont connu que cette forme de souffrance. On peut légitimement penser que la vie que proposent les dirigeants de ce monde, adultes qu’ils sont, est de nature à révulser l’existence.

 

Les peuples ont de plus en plus de mal à s’approprier la politique pour une vraie émancipation. Le système à inoculer le virus du sauve qui peut, les malheureux dans la nasse, au cœur de la société. Il a fait de la précarité le pêché mortel du peuple, la sanction sociale des mal foutus. Cette précarité rend aveugle, pis, elle contamine tous les autres sens ; l’ouïe, l’odorat, le toucher, le gouter. On finit par ne plus voir la beauté, la richesse du monde, trop pauvre de ces sens. En Guyane par exemple, pour le referendum de la dignité du 10 janvier 2010, certains ont choisi le RMI devenu RSA parce qu’ils n’ont pas vu, pas senti, pas compris que le territoire était riche et que les convictions, la détermination, la volonté étaient les éléments du dépassement de soi. C’est en franchissant des obstacles que l’on se découvre disait Saint-Exupéry.

 

Pour ne plus avoir envie de sommeil, il faut soigner la société avant de vouloir soigner chaque individu. C’est la tête c'est-à-dire le sommet qui est malade. Par conséquent, c’est là que se trouve la solution pour pouvoir dire : « J’ai envie de vivre… ». Mettez un sommet sain et vous aurez une société harmonieuse.

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 02:25

Qu’il est surprenant le soutien de Montebourg à François Hollande… Dans certaines circonstances les stratégies sont plausibles notamment, lorsque l’on est en face d’adversaires redoutables. On peut admettre une entorse à ses principes, justement pour les sauver et pouvoir se donner les moyens de les mettre en pratique. Mais, lorsqu’il s’agit de contradicteurs d’un même parti, les stratégies, les tactiques ne peuvent  être en aucun cas au dessus de l’idéologie à laquelle on croit surtout dans un Parti à philosophie humaniste.

Au moment où le Parti Socialiste tente de redonner de l’intérêt à la chose politique par l’entremise de ses primaires, voilà que certains montrent leur incapacité à sortir de leur jeu égocentrique pour mieux éclairer le peuple. Ils sont prêts à tout avaler pour être vu, pour exister médiatiquement. Apparemment, ce qui compte c’est d’abord eux, pas les idées qu’ils sont censés défendre, porter. A croire qu’ils ne croient pas en ce qu’ils disent. On aurait légitimement pensé que cette primaire serait limpide jusqu’au bout mais, «la raison à ses raisons que la raison ignore».

Sur le contenu des interventions de Montebourg et de Baylet tout laissait à croire, lors du premier tour, qu’ils étaient plus proches de Martine  Aubry que de François Hollande. Comment expliquer leur attitude ? Je trouve particulièrement surprenant le soutien de Montebourg à François Hollande. Les militants du Front de Gauche qui ont certainement apporté leur soutien à Montebourg sont assurément plus proches d’Aubry que de Hollande quand bien même leur leader reste Jean-Luc Mélenchon.

Sur ce que l’on voit actuellement, Martine Aubry apparaît comme étant celle qui a le plus de rigueur idéologique et de rigueur intellectuelle. Elle est celle qui apparaît la plus sincère d’entre tous. Je crois qu’on est rassembleur autour d’idées auxquelles on croît. Je ne crois pas que l’on puisse être rassembleur en ayant la capacité à faire nombre de compromis. En outre, tout dépend de ce que l’on veut rassembler… Si on veut rassembler ceux qui pensent porter au-delà du peuple la parole du peuple c’est une chose. Si on veut rassembler le peuple lui-même c’est autre chose. Rassembler les états-majors ce n’est pas rassembler le peuple.

Pour ceux qui n’ont pas compris la souffrance du peuple, ceux qui n’ont pas pris la vraie mesure de la misère de millions de français pauvres par rapport aux quelques centaines de gens aisés, il faut une autre politique, donc il faut d’autres méthodes. On ne peut parler d’une autre politique avec les mêmes méthodes qui ont fait leur preuve dans l’échec collectif, dans l’entourloupe, quand bien même elles ont profité largement à celui ou celle qui les portait en tant que magicien du bonheur. Le peuple a mûri face à ces leurres.

Je crois que Martine Aubry gagnera les primaires car, les millions de français qui ont suivi les débats viennent de prendre la mesure des compromis mous qui sont presque au niveau de la compromission. Le monde change, l’intelligence d’Aubry associée à celle des camarades qui l’entourent vont faire naître un vent de responsabilité et de dignité qui soufflera sur la France et ses dépendances. La logique politique qui jusque là ne s’est pas manifestée fera naître l’espoir en faisant en sorte que le succès politique ne soit plus le prisonnier de la roublardise. 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 02:43

Voici un débat qui nous réconcilie avec la politique. Quelle est belle la politique lorsqu’elle est abordée sous cet angle, quelle est belle lorsque les journalistes sont neutres, lorsque les réseaux n’ont pas d’intérêts colossaux en jeu et ne peuvent intervenir pour fausser la discussion. C’était un vrai régal. Un espace de sérénité avec toutes les parties prenantes (invités, journalistes, chroniqueurs spécialisés, candidats). Le débat était juste, il n’était assimilable ni à un conflit, ni à une altercation, ni à une polémique. Le Parti Socialiste en sort grandi. Les militants se sont enrichis du savoir et de l’expérience de l’un et de l’autre. C’est aussi pour cela qu’Arnaud Montebourg devrait vivement aller vers la délibération de son choix s’il ne veut pas que soit mal interprétée son attitude.

Sur le plan de l’analyse, de la compréhension et de la maîtrise des sujets les deux candidats étaient à la hauteur avec la modération qu’il fallait pour ne pas techniciser à outrance. La dose était juste pour rendre intelligibles les propos au regard du plus grand nombre. Ils ont tous les deux l’envergure d’un Chef d’Etat. Sur le plan de la dialectique entre l’éthique, la morale et la politique, Martine Aubry était un cran au-dessus, elle a su prendre, quand il le fallait, l’histoire comme jury permettant d’expliquer les mauvais résultats de certains choix et, pour l'immédiateté et pour l’avenir, elle a su déplacer l’histoire par la prise en compte d’une nouvelle relation entre le monde matériel et rationnel avec l’existence pour susciter l’avènement d’un nouveau mouvement. Elle a pu le faire grâce à son assise philosophique et idéologique foncièrement humaniste. François Hollande, bien que fin tacticien est apparu moins politique que sa concurrente d’un soir. Comme il est dit plus haut, les réseaux voire les lobbies ne sont pas intervenus dans la mesure où leurs intérêts ne sont pas encore fondamentalement menacés. Sur ce plan, je crains la fragilité (tout étant relatif) idéologique de François Hollande. Ces vingt dernières années nous ont montré combien une société sans base idéologique pouvait être fragile et comment elle accélérait la pauvreté.

La France a de la matière grise qu’il faut libérer, le nouveau Président ne pourra pas seul relever les défis. Il lui faut un peuple à la hauteur des enjeux pour construire avec lui. Martine Aubry apparaît comme celle qui peut trouver le moteur qui va déclencher cette adhésion à ce grand mouvement qui ne demande qu’à éclore. Un peuple bâillonné est un peuple anesthésié dont il faut ôter l’anesthésie. Le verbe de Martine Aubry est en mesure de le faire. Face à un vrai adversaire sa dynamique sera plus percutante car, nécessairement elle devra davantage se lâcher. C’est le prix de la conquête du cœur des peuples; se battre pour eux pour qu’ils se battent pour vous.

Enfin, quelle est cette France qui sans cesse veut donner des leçons de démocratie aux autres peuples, qui a une histoire de peuple si enrichissante avec ses révoltes, parfois, ses jusqu’auboutismes et qui font son originalité. Quelle est cette France si frileuse à choisir une femme pour conduire son destin ? Choisir Martine Aubry ce n’est pas seulement choisir une femme, c’est choisir une femme compétente, solide, sincère et une femme de caractère. Si la France s’est mise des oeillères, il est temps qu’elle les enlève pour voir le Grand Brésil dirigé par une femme, l'Argentine présidée par une femme, le Libéria gouverné par une femme, l’Allemagne réunifiée commandée par une femme, d’où vient ce machisme même des femmes… Allez AUBRY

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 15:03

C’est une très bonne initiative prise par ce parti. Elle contribue  à atténuer le caractère monolithique des partis. Elle favorise une meilleure appréciation des courants politiques et participe à une plus grande maturité des militants. C’est autant d’avance que vont prendre les militants de gauche sur ceux de droite.

En ce qui concerne les candidats, je considère que le meilleur d’entre eux n’était pas présent car, victime de la vindicte médiatique il y a un temps, il s’agit de Laurent FABIUS. Alors donc, j’ai trouvé tous les candidats bons. Par contre, on a pu distinguer deux catégories de candidats, les gestionnaires et les politiques, ceux qui ont une vision construite de la vie, ceux qui peuvent dans un moment de crise profonde stimuler, susciter le grand mouvement indispensable à la reconquête de la société. On a pu voir les purs rationalistes à savoir François Hollande, Ségolène Royal, Manuel Valls pour qui le mode de gestion est essentiel et ceux qui ont une base idéologique claire pour qui le mode de gestion n’a de sens qu’en fonction de ce qu’il veut servir. On retrouve dans cette catégorie Martine Aubry, Arnaud Montebourg,  Jean-Michel Baylet.

C’est pour cela qu’apparaissent les deux principaux candidats au moins des sondages Martine Aubry et François Hollande. François Hollande reste pour moi celui qui était le chef du PS lors du traité constitutionnel qui n’était en rien socialiste et qu’il a appelé à voter. De par cette position je lui trouve d’autres candidats de gauche plus sûrs. Martine Aubry est celle qui a montré le plus de courage politique, même sous le Gouvernement de Monsieur JOSPIN qui ne l’a guère aidé. Dans le camp socialiste elle apparaît la candidate la plus sûre.

Etant donné qu’il ne s’agit pas d’un concours pour choisir celui ou celle qui est le plus à même à diriger le parti mais pour gouverner la France. Il serait bon de savoir ce dont la France à besoin. La France est installée dans une crise permanente parce qu’il n’y a eu que des gestionnaires. On se souvient bien du faux débat sur le pragmatisme que la droite opposait à l’idéologie alors que le pragmatisme s’oppose au rationalisme. On doit se rappeler, il n’y a pas si longtemps, des  personnalités de droite présentaient comme égérie le réalisme comme mode de gestion de la société française… Avec le pragmatisme, ils ont mis la France à genoux, avec le réalisme, ils sont en train de la tuer. IL faut donc un sursaut pour que les français puissent retrouver la confiance en eux, pour qu’ils deviennent imaginatifs, pour qu’ils reprennent goût à la rébellion source d’innovations. C’est donc un candidat politique qu’il faut et non un candidat gestionnaire. Les gestionnaires seront autour du candidat politique qui va  ouvrir les cœurs, montrer le chemin, dynamiser la vie, créer un grand et nouvel espoir. Pour le Parti Socialiste c’est Martine Aubry qui apparaît avoir le meilleur profil. Hors du Parti Socialiste c’est Jean-Luc Mélenchon qui a plus le profil de cette forme de présidence, et, si la France continue sa descente dans la pauvreté, il sera de plus en plus entendu...

Il y a certainement des citoyens qui rêvent d’une équipe composée de Mélenchon, Fabius, Aubry, Montebourg, Baylet pour éveiller les consciences et réveiller la France mais pour l’heure place aux primaires et que le meilleur gagne quand bien même le vainqueur n’est pas forcément le meilleur avec la culture de la fourberie qui se développe dans une société qui décline.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 01:29

 Nul n’a le droit de mort sur l’Homme même pas les Etats voire les individus. Les Etats qui ont légalisé cet acte ou qui l’ont légitimé par tradition sont des Etats criminels car, l’acte lui-même est un crime. Quel que soit l’endroit où il a lieu, le crime bouleverse le commun des mortels. La nature du crime encore davantage défie l’entendement humain. On s’interroge toujours pour savoir comment peut-on arriver à un tel acte de barbarie. Le premier réflexe de n’importe quel homme normalement constitué est de se dire qu’il ne souhaite pas mourir de la sorte. En disant cela, il fait un choix dans la relation de cause à effet. En effet, il choisit l’effet au détriment de la relation de causalité. Dans tout événement il importe de se pencher sur les causes pour rendre plus intelligibles les effets. Par suite, la conclusion peut être salutaire. Dire que je ne veux pas mourir de la sorte suppose autre chose…

 

 Que peut-on attendre des média sur un événement qui frappe la conscience collective ? C’est sûrement un minimum d’authenticité qui prend le crime, sujet de l’événement, dans sa totalité. On ne peut pas s'attendre qu’ils choisissent l’angle qui leur semble moins troublant pour satisfaire l’information. Il y a forcément un aspect incomplet du traitement de l’événement. Et, rationnellement, cette information n’a aucun intérêt collectif car elle n’apprend rien au commun des mortels et, elle crée une manière de penser qui relève de la fourberie. Il vaut mieux ne pas traiter l’information que de le faire incorrectement.

 

 La Guyane vient de connaître un crime horrible avec l’assassinat de Monsieur METHON. Ma retenue se justifie par le fait que c’est une affaire qui est entre les mains de la justice. Par contre, je veux prendre pour exemple ce cas afin de démontrer comment à partir d’un événement on peut transformer les comportements humains. Je conteste l’amalgame qu’il y a eu entre l’insécurité et ce crime. Je ne dirai pas davantage sinon que depuis l’annonce du kidnapping jusqu’à la communication du crime, on a eu une photographie de la société guyanaise non pas à travers ce que pense le peuple, mais par le biais de représentants de corporations et de certaines personnalités. Au-delà du crime qui est odieux, l’hypocrisie était frappante et elle flashait comme une vertu.

 

 Pour que vous puissiez appréhender l’angle dans lequel je me place, je choisis deux socles qui vont asseoir ma réflexion. Le premier est que « vivre » et « conscience de vivre » ne sont pas identiques.  Les larves vivent, les têtards vivent mais je ne suis pas convaincu qu’ils existent. L’Homme vit mais il peut exister s’il développe la conscience de son moi, la conscience de sa relation sociale et spirituelle, la conscience de sa relation avec son environnement. Cette conscience de vivre est équivalente à l’existence qui dépasse l’idée de vie. Le deuxième est que l’homme est complexe. De ma culture relative, j’en déduis que la triple composition du cerveau humain (reptilien, limbique, cortex) offre des combinaisons multiples dont les effets peuvent être surprenants. Tant que le cortex, élément de la logique, du rationnel, a la maîtrise du reptilien l’individu contrôle sa sociabilité. Lorsqu’on le met dans des conditions d’existence exécrable, à un certain niveau insupportable, il doit certainement perdre sa sociabilité. C’est certainement pour cela que l’on dit, en parlant d’un crime, que l’acte est inhumain. Cela démontre aussi que l’homme n’est pas systématiquement un être humain.

 

 Il importe donc de savoir comment vivait la victime d’un crime odieux avec ses semblables si on veut comprendre les événements. Il y a des humiliations qui sont l’équivalent de crimes odieux. Lorsqu’un homme est humilié nul que lui ne sait mesurer ce qu’il ressent. En fonction de ce que représente l’existence pour lui, il pourrait considérer que l’humiliation qu’il a vécue est le pendant  d’un crime odieux. L'humiliation n’est pas perçue de la même manière par tous. Elle est fonction du niveau de conscience de chacun. Par suite, on peut considérer que ce n’est plus le cortex qui maîtrise le reptilien mais bien ce dernier qui prend le dessus sur le cortex pour faire émerger sa bestialité. Pour favoriser l’objectivité de l’analyse, Il apparaît donc important de savoir combien de victimes psychologiques aurait fait la victime d’un crime odieux quand bien même rien ne peut justifier celui-ci.

 

 D’un tel événement, l’on devrait tirer de grandes leçons pour l’avenir et non camoufler les faits et les laisser interpréter comme des rumeurs. A ceux qui ont un peu de pouvoir, tout est relatif, et qui croient que tout leur est permis, qu’ils sont au-dessus de tout, ils devraient comprendre que tout à un prix dans ce bas monde. Ces chefs d’entreprises qui regardent leurs salariés comme des objets, ces politiques qui se permettent de mettre au placard des agents pour avoir commis la seule faute de ne pas être leur larbin, ces parents qui regardent leurs enfants comme leur souffre douleur, ces Etats qui rabaissent des peuples devraient comprendre que l’humiliation peut générer une réponse fatale. Ils devraient commencer leur rééducation pour apprendre à cultiver le respect. Ce dont l’humanité a hautement besoin est du R E S P E C T.

 

  Enfin, chacun écrit son destin. Si je ne veux pas d'une telle mort alors, je ne fais pas de tort aux autres. J’apprends à cultiver l’humilité et le respect d’autrui, riche ou pauvre . Ainsi, d’un crime odieux je saurai identifier s’il s’agit d’insécurité, d’un « contrat » ou d’une vengeance animalesque.

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 12:39

Avec tout ce qui se passe actuellement dans la France de l’Edit de Nantes, du Siècle des Lumières, de la France de 1848, ne serait-il pas judicieux de faire une halte pour mieux réfléchir sur notre existence, pour mieux se demander si la vie vaut réellement d’être vécue, pour mieux se demander si la vie à vraiment un sens et si nous sommes capable, aujourd’hui, de lui donner un sens, de lui donner du sens. La société telle qu’elle nous apparaît, est ancrée dans les fourberies, tout est imposture, hypocrisie. Il faut un temps pour l’action et un autre pour la réflexion pour mieux revenir à l’action. Il nous faut sortir la tête du guidon pour mieux construire le mouvement.

Trop d’informations tuent la prise de conscience d’une révolte nécessaire, d’un changement judicieux Cette société se fiche de ses membres. Jugez donc… Au moment où on nous parle d’encadrer les jeunes dits délinquants par des militaires, on apprend que des valises d’argents circulaient avec l’arrogance de l’opulence en toute sécurité grâce à la « Françafrique », paraît-il, même dans les périphéries de la France hexagonale. Entre parenthèse, il y a le printemps arabe avec notamment la révolution en  Tunisie et il y a eu la Guerre en Libye ce qui n’est pas la même chose. Il nous faut donc une pause pour ingurgiter tous ces événements qui sont l’œuvre d’une mascarade de société afin d’analyser les enjeux et mieux comprendre le destin que l’on se construit.

La société est une question de confiance et lorsque celle-ci est trahie, il faut un sursaut intelligent. Il y a ceux qui dirigent la société et ceux qui sont dirigés. Ceux qui la dirigent, le font grâce à la confiance qu’ils reçoivent de ceux qui sont dirigés. Ceux là font confiance à toute la société au point de croire que tout est naturel. Ils croient aux institutions, ils leur font confiance, ils croient aux dirigeants, ils leur font confiance. L’interdépendance entre concitoyens est le fait de la confiance qu’ils se font mutuellement, l’interconnaissance est le fruit de la confiance qu’ils tirent de la société. Par conséquent, toutes ces impostures qui animent la société actuelle font de la confiance une sorte d’arnaque qui justifie d’abord le sentiment de révolte et qui va déboucher plus tôt qu’on ne le pense sur l’action révolutionnaire si les humanistes n’emploient pas une méthode efficace pour réhabiliter cette confiance

La pause de tout le corps social apparaît nécessaire pour reconquérir la  société. Ce silence n’est pas du mutisme, il permet de prendre la dimension du risque social que fait courir le mauvais fonctionnement de la société et de créer de fortes convictions qui doivent nourrir la détermination de chacun afin qu’ensemble, il y ait un vrai désir d’exister, de vivre et une vraie compétence à choisir les dirigeants qui ressemblent au peuple averti.

Sortir de l’agitation intellectuelle et de l’agitation physique c’est la preuve de la maturité du corps social et c’est renaître avec les valeurs qui fondent l’être humain complètement achevé

Partager cet article
Repost0