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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
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  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 04:00

Pour le candidat de droite à l’élection présidentielle lors de ce second tour, la République se joue sur la présence des étrangers et des non chrétiens qu’on assimilerait facilement à des étrangers. La  réplique est quasiment identique en Guyane qui est une partie du territoire de cette République. Ici donc, les partisans du candidat de droite s’en donnent à chœur joie. L’un s’obstine à se dire de gauche et avoue préférer la coopération avec la droite. Les autres, parmi ceux qui ont voix au chapitre, ils semblent ancrés à droite et plus particulièrement, par l’entremise de leurs propos, celle qui cultive la xénophobie. La droite sociale n’existe pas (Séguiniste, Gaulliste). Il faut les entendre et les voir pour croire en vos oreilles et vérifier la qualité de votre vue. Vous avez donc la certitude de n'être ni sourd ni aveugle.

Le droit de vote des étrangers aux élections locales est une aubaine pour eux. Ils peuvent attiser les haines, continuer à communautariser la société guyanaise. Ils peuvent continuer à faire croire que dans la misère il y a une hiérarchie, celle des nationaux et celle des étrangers. La misère des nationaux bien sûr, ne peut être équivalente à celle des étrangers. Par conséquent, il n’est pas utile de chercher à réunir ce qui est épars. Cette haute idée de l’humanisme est réservée aux sociétés intelligentes. Or, la misère, la souffrance sont les piliers de l’obscurantisme… Pourquoi chercher à rendre intelligente la société par une élévation de la conscience collective...

Souvent ceux qui assimilent les informations xénophobes comme vraies ne connaissent pas le contenu du sujet traité. Mal en prendrait à ces informateurs de faire un peu de pédagogie. La question du droit de vote des étrangers aux élections locales n’est pas un épiphénomène. Elle exprime la distance parcourue entre le congénital et le cognitif. Elle mesure la qualité des savoirs acquis et des connaissances entre le nouveau-né et l’adulte. Il est un fait qu’à la naissance la structure du cerveau conduit l’enfant à avoir peur de son environnement, à se méfier de tout ce qui est étrange, de tout ce qui est différent de lui. Néanmoins, sa qualité d’adulte s’acquiert avec le développement de la structure de son cerveau qui lui confèrera ses galons d’humain, parce qu'il aura appris à découvrir l'autre, à vaincre ses peurs inutiles issues de préjugés a-culturels.

Le droit de vote des étrangers est un droit en tant qu’électeur et non pas en tant qu’éligible. L’unique condition requise par le candidat à la Présidentielle, François Hollande, est qu’ils résident depuis au moins cinq ans sur le territoire français. Qu’est-ce qui peut générer une telle révulsion à l’égard d’une telle initiative sinon l’ignorance… Comment ne pas comprendre qu’une personne qui participe à la création de richesses tant économiques que sociales et culturelles, ne puissent pas donner son avis sur la collectivité à laquelle elle appartient. Comment imaginer que quelqu’un qui paye ses impôts, participe aux prestations sociales, contribue directement ou indirectement à l’amélioration de la qualité de la vie dans la cité ne pourrait pas participer au choix des élus municipaux.

En Guyane il y a des étrangers qui ne sont pas des immigrés (nés sur le territoire) par méconnaissance de la loi mais aussi parce qu’ils ont choisi la nationalité de leurs parents pour X raisons. Il y a également des immigrés qui ne sont plus des étrangers (naturalisés). Ceux-là, parfois ont moins d’ancienneté sur le territoire que les étrangers non immigrés et pourtant ils votent légalement. On comprend bien qu’il s’agit d’un faux problème. Par ailleurs, des ressortissants de l’Union Européenne, avec six mois de présence sur le territoire peuvent participer au vote.

L’attitude du Président sortant est purement électoraliste. Il a soutenu cette idée avant de se replier sur lui-même pour répondre à l’électorat du Front National. Le problème est que la politique n’est pas un divertissement. Il s’agit de la vie des gens. On peut en faire un enfer ou au contraire un paradis. François Hollande a raison de maintenir le cap car, il y a plus de gens sensés, capables de comprendre la démarche et c’est beaucoup plus courageux de hisser le peuple vers les sommets que de s’y soumettre en le caressant dans le sens du poil.

La constitution du 24 avril 1793 avait inscrit le vote des étrangers. Malheureusement cette disposition n’a jamais été appliquée. En ce sens, il s’agit d’une régression mentale. Souvenez vous que le droit de vote a été accordé aux femmes en 1944 seulement, il a été accordé dans les colonies en 1946. Il n’y a pas de politique sans culture historique. En conséquence, nous devons toujours nous référer au passé pour vaincre nos peurs et nous élever.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 16:02

Les urnes ont dévoilé le secret de près de12 heures de suspens. Elles ont révélé que François Hollande est le vainqueur de ce premier tour. Il en a été ainsi dans quasiment tous les territoires de l’Outremer. En Guyane, où un homme politique qui se dit de gauche, Président du Conseil Régional, Monsieur Rodolphe Alexandre qui bât campagne depuis cinq ans pour le Président sortant Nicolas Sarkozy, le score du premier tour est sans appel (44% pour François Hollande, 27% pour Nicolas Sarkozy). Il y a lieu de penser que la manipulation de la conscience collective ne se sédimente pas, dans un espace où l’obscurantisme n’est pas totalement libéré, au rythme que l’on choisit. Ouf ! Merci à la prise de conscience.

 

Pour revenir à l’Hexagone, Il y aura toujours des événements qui rappelleront au peuple français son Histoire, celle qui fait sa grandeur. Il y aura toujours même au plus loin de sa conscience, le souvenir vécu ou appris des épisodes atroces qui ont défié l’entendement humain pour se ressaisir et dire non à l’immonde, à l’abject, l’ignominieux. Cette prise de conscience est le socle des luttes contres toutes les injustices, contre tout ce qui est méprisable. Le peuple français est celui du XVIIIème siècle, celui des Lumières, celui qui a généré la révolution de 1789, qui a enchaîné sur celle de 1848 et de 1968. Les circonstances s’y prêtent aussi cette fois avec la présence de deux candidats dont la nature des engagements est diamétralement opposée. L’un qui fonctionne sur le mode de la raison, François Hollande, l’autre qui affectionne le mode émotionnel, Nicolas Sarkozy. Dans une société rationnelle, le mode de fonctionnement par la raison est plus en adéquation que celui par l’émotion qui introduit au sein de la société beaucoup d’incohérences. Il est à penser qu’au-delà de toute stratégie politicienne, le second tour verra la confirmation du premier en consacrant François Hollande nouveau Président de la République.

 

Tout compte fait, l’absence de charisme qu’on reproche à François Hollande et qui serait un charisme contraire est une bonne chose. De tous ceux qui ont eu le charisme communément admis, ils sont peu nombreux à avoir réussi à changer la vie du peuple. François Hollande apparaît comme celui qui réussira le mieux à redresser la France et, là c’est son talent qui s’avèrera charismatique.

 

Pour ce qui concerne la Guyane, tout sera mis en œuvre pour confirmer, voire renforcer le succès du premier tour. Cette société aux multiples facettes trouvera en son sein des hommes et des femmes pour rassembler ce qui est épars dans un grand élan de solidarité, de respect et de fraternité. Ils feront honte à ceux qui jouent avec la xénophobie, ceux qui cherchent à construire une société conflictuelle en usant des peurs. Un pays si beau, si riche, ne peut supporter sa représentation par des racistes, des xénophobes, des intolérants. Le courage en politique c’est d’affronter les difficultés pour les résoudre et non les éviter pour laisser pourrir la situation. Par ailleurs, il est surprenant qu’un Président de Région sur le plateau de télévision régionale, un soir d’élection, fait observer à son vis-à-vis, Sénateur de la Guyane qu’il l’a fait entrer à l’Elysée comme s’il s’agissait d’un privilège. Autrement dit, il informe la population que le fonctionnement de la République est identique à celui de l’Ancien Régime. Le Président de la République en exercice, selon cet élu, niait les relations institutionnelles et ne recevait qu’en fonction de parrainage élément de privilèges. C’est ce type de relations que le peuple de France ne veut pas. C’est aussi une des raisons pour lesquelles les citoyens veulent le changement et maintenant. Ils ne veulent pas être les sujets de la République à l’instar des sujets du Roi.

 

Le succès de François Hollande est salutaire sur plusieurs plans et particulièrement sur celui de la démocratie, autrement dit sur la réelle séparation des pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire. Chacun à sa place et la République sera bien gardée.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 22:43

Nous étions convoqués au Conseil municipal le jeudi 29 mars 2012 à 16 heures à la Salle de délibérations de l’Hôtel de Ville. L’ordre du jour comprenait près d'une centaine de dossiers complexes dont l’approbation du compte administratif 2011 et le vote du budget 2012. Au fur et à mesure de la lecture du présent compte-rendu vous prendrez acte des dossiers traités

La réunion a commencé à 16 heures 25 minutes à ma montre. Après l’appel des conseillers par le second adjoint au Maire qui a constaté que le quorum était atteint, la séance présidée par Madame le Maire a pu commencer.

Il m’échoit de vous signaler qu’à l’instar de l’an dernier, j’ai pris possession des documents le matin de la convocation et qu’en tout état de cause je n’aurais pu disposer des documents au plus tôt, la veille,  c'est-à-dire le mercredi 28 courant à partir de 13 heures en sachant que la Mairie est fermée à 14 heures.


Les premiers dossiers concernaient le PDRU. Je me suis abstenu sur tous les dossiers présentés. Je rappelle que j’avais voté contre le PDRU en 2008, et qu’après sa renégociation, je m’étais abstenu en considérant qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments prouvant une concertation la plus large avec la population concernée. Par ailleurs, ce service connaît une vitesse de rotation du responsable qui interpelle sans que l'on ait la moindre explication

Sur les dossiers suivants, c’est à dire du n° 2012-55 à 2012-63 j’ai voté positivement car, il s’agissait de dossiers qui ne me posaient pas de problème de conscience politique et sociale. Puis vint  une série de dossiers; les CUCS (Contrats Urbain de Cohésion Sociale). Sur le principe j’avais envisagé de tout voter positivement car, politiquement, il s’agit d’opérations de proximité. J’ai voté positivement tous les dossiers allant du n°2012-64 au n° 2012-95. Il m’est apparu que le dossier 2012-94 avait une anomalie quant à la validation des montants par les organismes qui subventionnent. Celle-ci pouvait être interprétée comme une anomalie de forme mais également comme une anomalie de fonds. Le vote signifie pour moi un engagement. Il ne peut être en aucun cas l’acte d’un godillot. Alors,  profitant du dossier 2012-96, je demande la parole à Madame le Maire pour savoir si l’on pouvait revenir sur le dossier n°2012-94. Elle me répond sans chercher à connaître le contenu de ma demande : « Non cher collègue nous  avons déjà voté ». A partir de cet instant je me suis abstenu sur tous les autres dossiers CUCS c'est-à-dire ceux allant du n°2012-96 à 2012-113. En effet, il n’était plus question pour moi de me laisser surprendre par la vitesse à laquelle on passait les dossiers. Bien m’en a pris puisque le dossier n° 2012-113 a été voté avec une erreur d’opération.

Je pense que l’on doit être irréprochable lorsque l’on veut faire du zèle d’autorité. Cela fait la deuxième année consécutive que les conseillers municipaux reçoivent les documents hors délais concernant des dossiers importants notamment l’approbation du compte administratif et le vote du budget. Ils découvrent donc certaines situations pendant le Conseil. Ce n’est pas conforme au code général des Collectivités territoriales. Par voie de conséquence, il faut faire preuve de plus de tolérance et d’humilité.

Il s’en est suivi l’examen d’autres dossiers pour lesquels j’ai émis un vote en fonction de ma conscience politique.

Nous avons donc traité 87 dossiers avant de passer au dossier n°2012-138 qui concerne l’approbation du compte administratif et le budget principal de la ville de Cayenne pour l’exercice 2011.

J’ai donc laissé terminer la présentation des comptes puis, j’ai demandé la parole à Madame le Maire pour une observation en trois ou quatre points et je suis intervenu de la manière suivante : « Madame le Maire, je considère que l’approbation du compte administratif et le vote du budget sont deux moments importants de la vie de la municipalité. Les insérer dans autant de dossiers ne relate pas cette importance. C’est le premier point de mon observation. Le résultat de l’exercice fait ressortir une perte de plus d’un million d’euros. Vous venez de le préciser. La Cour des comptes avait fait deux observations l’an dernier à savoir  qu’il n’y avait pas d’inventaire des emprunts ni d’inventaire des immobilisations or, ces deux éléments ont une incidence sur le fonctionnement par l’entremise des frais financiers concernant les intérêts de la dette et par la dotation aux amortissements concernant les immobilisations.  D’autre part, je n’ai pas observé de dotation aux amortissements durant la consultation rapide du compte administratif. Le troisième point Madame le Maire, je n’ai pu disposer du dossier que ce matin et je n’aurais pu en disposer au plus tôt qu’hier à partir de treize heures. En ce qui concerne la clé USB je n’ai pu l’avoir qu’hier en fin de matinée. Pour toutes ces raisons que je viens d’invoquer, je vous informe que je ne prendrai pas part au vote tant pour le compte administratif que pour le Budget. »

Je suis resté quelques minutes jusqu’à la présentation du dossier n°2012-140 qui concerne la fixation des taux d’imposition des taxes directes locales pour l’année 2012. Je me suis abstenu car je considère que ces taux sont trop élevés nonobstant le fait qu’ils n’aient pas été relevés depuis 1999. Ce n’est pas un argument recevable car, ils étaient au plafond légal et devrait faire l’objet d’une baisse en ce qui me concerne.

Je me suis excusé auprès de Madame le Maire et des autres collègues et je me suis retiré avant que la séance ne soit levée.

Je vous ferai partager ma perception du budget et de son équilibre lors de mon prochain article.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 05:27

13 avril 1598, après 40 ans de guerres civiles pour ne pas dire de guerres religieuses, Henri IV Roi de France signe l’édit de Nantes. Cet édit est un acte qui met fin à la guerre entre les chrétiens ; Catholiques et Protestants. Il reconnaît la liberté de conscience aux protestants. Les abominations durant cette période étaient indignes d’êtres humains. Il y avait toujours un récit qui justifiait  les horreurs… et, l’édit emmena un peu de tolérance et la paix civile….

La collaboration sous Pétain ou sous Vichy c’est selon, l’Etat français, puisque l’indication République française avait été ôtée des actes officiels, a permis l’arrestation de francs-maçons et la déportation de juifs. Ils étaient français mais pas tout à fait, à cause de leur liberté de conscience et cela suffisait pour que des français livrent d’autres français aux nazis. C’était la période du 10 juillet 1940 au 20 août 1944. C’était sous Philippe Pétain, celui qui voulait être Président du Conseil, celui qui voulait avoir les pleins pouvoirs, ne rien laisser aux autres. Il était celui qui savait tout, qui ne voulait que personne ne sache plus que lui… Il se voulait le plus grand tout en se soumettant aux nazis. Le peuple d’une façon générale fade constituait avec cette élite une régression mentale. A cette époque on s’accommodait à l’étoile jaune signe de discrimination à l’égard d’êtres humains. On s’accommodait à la capture de francs-maçons, les récits au préalable avaient préparé les circuits mentaux. Une autre catégorie a souffert à cause de sa foi en la liberté républicaine, ce sont les français résistants dont nombre ont été torturés

Le nazisme est d’abord une idéologie raciste qui prétendait à la supériorité des Germains et l’autorisait à dominer les autres peuples considérés inférieurs. Cela ressemble à la hiérarchie des civilisations. La chute des nazis emmena un peu de tolérance et la paix civile …

La nouvelle vague, avec ses slogans séparatistes, communautaristes, violents, racistes, ne nous prépara t-elle pas à un rejet d’une nouvelle catégorie de français ; les français musulmans. Verra t-on bientôt une rafle de musulmans… Qu’arrive t-il à la France ? Depuis une décennie, alors que le discours sécuritaire fait rage, alors que l’on stigmatise certains français au faciès, la haine se développe sur ce territoire entre français. Nul ne sait qui est français à part entière ou français entièrement à part. Pendant ce temps là, l’insécurité gangrène tout le territoire. Alors que l’arsenal des mots xénophobes, racistes alimente toute la société française, les entreprises spécialisées dans le terrorisme n’ont jamais été aussi florissantes et pourtant, le terrorisme s’ancre dans la société. On nous parle d’al Qaïda, chose inimaginable il y a une décennie. A quand la chute des porteurs de haine pour un peu de tolérance et de paix civile…

Au fait, pourquoi est-ce pendant ces deux dernières campagnes présidentielles les actes les plus ignobles ont-ils été perpétrés ?

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 05:29

Certains diront : "Il ne faut pas le dire maintenant", d'autres diront: " il faut être solidaires en ces instants". Tous ceux-là n'ont pas été touchés dans leur chaire. Ils peuvent demander le silence à la conscience. Ils peuvent demander la suspension de la parole et de la pensée. ils peuvent  s'octroyer le droit de dire que cela ferait cacophonie avec la douleur de ceux qui souffrent. Taisez-vous ignobles gens. Ces tueries dans le Sud de la France concernent Maghrébin, Antillais, Juif. Comme il est difficile de ne pas faire le lien avec : " Civilisation supérieure" et le Député martiniquais S. Letchimy, "la viande Halal" et la religion musulmane, "la viande Casher" et la religion juive.

 

Lorsque la politique utilise la religion et la civilisation comme moyens de division de la nation pour atteindre l'objectif qu'est le Pouvoir, il y a toutes les chances pour qu'un illuminé parmi des millions de personnes se sente investi d'une mission particulière et passe à l'acte. Dans son repli sur lui-même, il entend comme un ordre ces abominables phrases, ces expressions diaboliques.

Il est important de tirer les leçons de ce mode d'intervention, de ce mode opératoire. Les campagnes électorales ne peuvent pas tout s'autoriser, elles ne peuvent pas tout se permettre. Des familles sont endeuillées alors que l'existence n'est qu'un segment de vie durant lequel l'on pourrait légitimement penser qu'il induirait simplement l'épanouissement de l'être humain. Au contraire, il favorise gratuitement, imbécilement des réunions funéraires...

Ils sont si nombreux à ne pas avoir le courage d'exprimer leur rejet de ces comportements révulsifs. Ils oublient les moments de l'histoire où la pusillanimité honteuse à généré l'esclavage, l'holocauste, l'inquisition, le génocide. Ce n'est jamais le même contexte, ce n'est jamais comparable, l'intellectualisme est très subtil face à la peur, face à la poltronnerie, à la lâcheté, il y a toujours une explication intellectuelle qui va tenter de faire croire au plus grand nombre qu'il y a là un raccourci vite emprunté. Ce n'est jamais pareil sauf que les actes sont du même niveau de barbarie. Cà ne commence jamais avec tout le monde mais, ça finit toujours avec presque tout le monde ensemble...

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 04:34

Le charisme apparent génère souvent un ego surdimensionné et, ce qui pourrait être fulminant se transforme en résultat mégalomaniaque. Souvent, par notre culture matérialiste et individualiste, dans les moments de forts questionnements existentiels, nous attendons le messie ou une forme de révélation et nous finissons par perdre la raison, absorbés par la masse de difficultés qui nous assaillent pour avoir crû trop facilement au mensonge.

François Hollande ne fait pas partie de ces gens là. Il a un charisme humble qui émerge au fur et à mesure de ses échanges avec son auditoire, sa personnalité apparaît de plus en plus en adéquation avec la fonction qu’il brigue. Après ses trois grands meetings, sans risque de se tromper, les observateurs objectifs qui appartiennent malgré tout, au courant de gauche doivent admettre qu’il a largement l’envergure d’un vrai chef d’Etat. Il ne fait pas dans l’émotionnel, il parle à la raison sans négliger le cœur. En effet, ce qui l’attend est une vraie lutte car, pour compter sur le peuple, il doit le sortir de son anesthésie, il doit davantage l’éclairer sur le réel enjeu de l’existence humaine et le sens de l’histoire c'est-à-dire son orientation mais également sur le sens à partir duquel la vie n’est pas absurde.

Il apparaît comme l’homme de la situation. Quelle situation ? Sans être passéiste, mais en regardant attentivement la photographie de la France aussi bien celle de l’Europe dans sa majorité, force est d’admettre que le système libéral qu’elle incarne est de type catholique alors que celui de l’Angleterre et des Etats-Unis est de type protestant. Au dessus de ces systèmes chrétiens se situe le coeur de la finance occidentale de couleur judaïque. Cette distinction est essentielle pour comprendre le financement de l’économie et appréhender le rôle hégémonique de l’économie financière sur l’économie réelle. Le positionnement des banques dans le concept de l’un et l’autre système n’est pas le même. C’est une question de culture. Ceci pourrait expliquer la raison essentielle de l’absence de l’Angleterre dans la zone Euro. L’échec de la précédente équipe élyséenne est d’avoir voulu soumettre le peuple à la culture anglo-saxonne en tentant de l’américaniser, il en est résulté un boulet. Si quatre Présidents des Etats-Unis ont été assassinés, deux seuls ont combattu l’omniprésence de la finance et son indépendance par rapport à l’économie réelle à savoir : Abraham Lincoln et JF Kennedy. Un seul des deux était catholique, JF Kennedy, l'unique. Par conséquent, la tâche de F. Hollande nécessite l’adhésion du peuple. Combattre la finance qui met à genoux des Etats ne peut se concevoir sans l’égrégore avec le peuple. Il lui faudra  reconstruire la cohésion française en réintégrant  dans la société c'est-à-dire dans les circuits mentaux de tous les citoyens les valeurs de la République laïque et indivisible.

Il est regrettable que Jean-Luc Mélenchon ait déjà annoncé qu’il ne participerait pas au gouvernement dont il n’est pas le chef. C’est dommage car le travail qu’il a entrepris devrait être concrétisé par une participation politique au sein du gouvernement. Sa pédagogie à l'attention des masses populaires serait un atout pour le courant progressiste et garantirait encore davantage le respect des engagements envers le peuple. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que le Parti de Gauche sera grand et plus vite qu’on ne le pense. La victoire de François Hollande va mettre fin à l’UMP qui implosera du seul fait de sa gouvernance de type clanique.

F. Hollande va bénéficier de la présence sur le plan mondial d’un intrus qui est la Chine et dont le système n’est pas du type judéo chrétien puisqu’il s’agit de l’Asie avec sa culture forte et ses réseaux et non de l’occident. Son développement économique va de plus en plus rappeler le temps de la guerre froide avec les accords de Yalta. IL est le seul pays à pouvoir envisager sereinement la dette car, le seul en expansion

Il est impensable que le peuple de France ne porte pas aux commandes François Hollande. Il surprend positivement. Il est par ailleurs un atout pour l'Outremer à condition que ceux qui veulent représenter le peuple de leur territoire aient envie de responsabilités réelles au lieu de se camouffler derrière l'article 73 de la constitution.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 05:04

En 1789, les paysans, jusqu’alors, sujets du roi, quasiment dociles, anesthésiés par la foi dispensée par le clergé, décident de changer leur existence. Cette prise de conscience du sens de la vie résulte du refus de la souffrance, du refus de l’humiliation, du refus de se considérer pauvre de la raison. Enfin, du refus de se comparer aux invertébrés. La révolte de ces êtres vivants a fait d’eux des humains. Ils venaient de faire un grand pas vers l’humanisme en refusant leur état de sujets du roi. L’homme de cette fin du 18ème siècle venait de choisir sa propre destination, il venait de se définir comme homme libre.

Comment comprendre qu’en cette deuxième décade de ce troisième millénaire, l’homme devenu citoyen puisse être à ce point soumis à la souffrance du libéralisme économique. Comment peut-il admettre que le chômage est une fatalité, que la crise de l’endettement soit une conséquence normale d’une bonne gestion… L’homme de ce 21ème siècle n’est-il plus capable de se projeter ? A-t-il perdu le sens des projets, est-il incapable de s’arracher à sa misère, à sa souffrance, à cette absurde vie qu’on lui destine ?

Je veux croire qu’il existe une majorité de citoyens capables de se dépasser car, seul l’homme doté de raison et d’intelligence peut donner à sa propre vie un sens, seul l’homme pourvu de sa liberté absolue de conscience peut refuser d’être un mort-vivant et accepter d’être en mesure de comprendre que la révolte, le combat, la désobéissance civile sont l’expression de l’intelligence et qu’ils constituent chacun, un des éléments de l’existence humaine.

Il en ressort que voter, cette nouvelle arme de la démocratie, c’est choisir son existence, c’est donc choisir ce que l’on veut être, un lâche ou un courageux, un acteur de son existence ou un larbin du système, c’est s’engager pour sa liberté. C’est aussi, faire le choix du contraire du dégoût de la vie, c’est faire le choix du chemin inverse du désoeuvrement, c’est faire le choix de la voie inverse de l’insécurité, c’est faire le choix du contraire du repli sur soi.

En cette période où les candidats promettent monts et merveilles, il y a bien un qui soit en mesure de proposer une existence qui soit en adéquation avec celle que l’on a pour rêve. Ceux qui souffrent ont acquis de l’expérience. Ils doivent être en état de distinguer celui qui les ressemble le plus et battre campagne pour qu’il soit l’élu de ceux qui ne veulent plus souffrir. L’existence, c’est notre libre engagement.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 01:39

La Guyane compte quatre parlementaires. Deux sénateurs et deux députées. Deux hommes et deux femmes. Ils font partie des 348 sénateurs et 577 députés  de la République française. Elle est un territoire qui se situe au nord de l’Amérique du Sud, à près de 8000 Km à vol d’oiseau de l’hexagone. C’est un département français par assimilation avec ses 90000Km² de superficie comparée à la superficie moyenne des départements de l’hexagone (6500km²). Autrement dit, il ne bénéficie pas de l’interaction des autres départements français. Par ailleurs, au plus haut niveau de l’Etat, on lui reconnaît des spécificités tout en lui attribuant des dispositions qui accentuent encore davantage ses dissemblances. C’est certainement une des explications de son retard de développement malgré l’économie spatiale qui apparaît comme exogène à l’économie locale.

 

Ces parlementaires sont respectés au sein de leur assemblée. Ils sont appréciés par leurs pairs pour leurs compétences, leur rigueur intellectuelle et leur capacité à appréhender tant l’environnement sur le plan national, européen et international qu’au niveau régional spécifique qui est le leur. Il est évident qu’ils doivent faire preuve d’esprit d’ouverture et d’intelligence pour faire percevoir la problématique de leur territoire, tout en participant à des commissions qui dépassent largement les préoccupations premières de leurs électeurs (Collectivités pour les sénateurs, peuple pour les députées). Ainsi, on peut mesurer le marathon intellectuel de Georges Patient sénateur de Guyane quant à son amendement relatif au développement de l’agriculture guyanaise dans le cadre de la loi de finance de 2012. Néanmoins, on comprend sa déception face au manque d’ambition du gouvernement à l’égard de l’outremer en général et de la Guyane en particulier.

 

A partir de cet exemple et de bien d’autres concernant les autres parlementaires, on prend de plus en plus conscience de l’importance de cette fonction et que leurs différentes missions ne sont pas « un long fleuve tranquille ». On comprend également la finesse de leur intelligence qui les avait conduit à opter pour l’article 74 pour une plus grande participation aux décisions.

 

A cette difficulté vient s’ajouter un imbroglio  politique avec la présence du Président de Région Rodolphe Alexandre à Brasilia avec paraît-il le Premier Ministre de la France. On a beau chercher à comprendre en vertu de quoi il serait plus compétent institutionnellement que les quatre parlementaires, que la Ministre de l’Outremer, que le Préfet, que la diplomatie française sur un sujet relevant du pouvoir régalien de l’Etat. Il est évident qu’il s’agit de la poudre de Perlimpinpin pour faire croire à la population sa pseudo dimension nationale. En tout état de cause ce type de manœuvre politique ressemble étrangement au temps de la colonie où on se servait de gens asservis pour mener la politique du dominateur. Il ne fait pas avancer la responsabilité nécessaire au développement de la société guyanaise. Il crée le trouble chez les citoyens qui vivent difficilement le sous développement de la Guyane. Il montre comment ce qui est impossible dans l’hexagone peut être possible dans ses dépendances. Pour ceux qui sont avertis, ils ont pu voir que les images télévisées de cette visite à Brasilia n’étaient pas les mêmes sur les média nationaux que sur celui local. A croire que la Guyane apparaît dépendre inexorablement  d’hommes politiques dénués de sens de responsabilité et de surcroît sans aucun scrupule. Dans ces conditions les missions des parlementaires deviennent plus complexes que celles de leurs homologues hexagonaux.

 

Tout cela pour quel résultat ! L’équivalent du pipi de chat. La conférence de presse qu’il a donnée à son retour ne fait que confirmer la légèreté de sa visite et la considération au niveau de ce qu’il est réellement. Cette situation partisane ne remplit pas les espoirs des citoyens de Guyane, ne répond pas au progrès social, aux idéaux de liberté. Tout observateur sans passion ni esprit partisan se doit de le reconnaître. La politique c’est la vie des gens, il y en a assez de la culture de la trahison.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 19:16

La recrudescence de braquages, de violences, n’est pas seulement la constatation de faits incontestables. Elle est une réalité qui pourrit la vie des citoyens. Elle est surtout une des conséquences de la construction sociologique de la société guyanaise. Pendant que la société se structure avec de plus en plus d’entreprises spécialisées dans la sécurité, offrant des emplois précaires et déqualifiés, force est de constater qu’il y a une inadéquation entre l’Etat de droit dont on vante les vertus et la société socialement organisée. Il n’est plus possible de constater les faits et de se contenter de dire que nous sommes dans un monde insécurisé. Il nous faut faire preuve d’esprit d’analyse et de synthèse pour dénoncer objectivement les sources de cette violence.

Admettons en préambule que dans un Etat de droit, l’individu devient un citoyen autonome tout en étant uni au groupe grâce à l’environnement sécurisé que lui offre cet Etat. Cet espace sécurisé génère une indépendance d’esprit et d’action qui va faciliter la création de richesses qui doit déboucher sur le développement de la société. De par cette proposition, nous pouvons admettre que l’Etat de droit n’est pas synonyme d’individualisme exacerbé. Par suite, l’autonomie de chaque citoyen n’est pas incompatible avec la protection collective des biens et des personnes. Au même titre, elle n’est pas incompatible avec la garantie d’une certaine justice sociale.

J’en déduis que la recrudescence des braquages et l’accroissement de la violence au sein de la société guyanaise sont le résultat d’une organisation qui est incompatible avec l’épanouissement des citoyens.

Sur le plan institutionnel, la Guyane compte un seul commissariat de police basé à Cayenne pour près de trois cents mille habitants. L’Etat a toujours donné la priorité à la construction de gendarmeries or, la construction de commissariat coûte bien moins chère. Il faut y voir une certaine conception du territoire. Comme on le sait, les gendarmes sont des militaires. Par voie de conséquence, ils sont censés vivre dans leur caserne. Par contre, les fonctionnaires de police font partie d’une autre catégorie. Ils circulent davantage dans la cité. Par cette différence, la Police Nationale est censée être plus efficace dans cette mission de sécurité urbaine. Force est d’admettre qu’en Guyane, l’efficacité de la Police Nationale n’est pas au niveau que souhaiterait la population. Une des causes est l’absence de commissariat dans les villes relativement importantes comme Kourou, Rémire-Montjoly, Matoury et Saint-Laurent du Maroni qui comptent plus de 20000 habitants chacune.

Sur le plan économique et social, il y a une destruction des emplois qui a commencé par l’Etat notamment avec la délocalisation des services comptables et financiers transférés en partie aux Antilles et dans l’Hexagone. La concentration actuelle des services de l’Etat aura une incidence du même type dans peu de temps. En tout cas, cette disposition contribue à détériorer le statut social du citoyen. Certaines entreprises privées ont pris le relais et ont implanté sur place des agences purement commerciales. Les services techniques et financiers ont été, soit transférés aux Antilles et dans l’Hexagone soit ils n’ont pas été créés sur place. En tout état de cause, il s’agit d’une contraction de l’offre d’emploi qui participe à la déqualification des postes proposés et à la précarité des fonctions. Il s’ensuit une compression de la production et par voie de conséquence un taux insupportable de chômage. Ce modèle économique explique la frilosité des établissements financiers locaux. La masse monétaire issue de cette économie est anormalement amputée de toute la partie qui se retrouve sur un autre espace géographique. En matière de logement, il est évident qu’il y a une forte demande malgré le découragement de certains qui induit le non renouvellement de leur demande auprès des sociétés immobilières. La détérioration du statut social du citoyen conduit les opérateurs immobiliers  à distinguer dans la demande globale de logement celle qui est solvable de celle qui ne l’est pas. Ainsi est accentué le processus de marginalisation, d’isolement du citoyen. Quant aux ressources naturelles, il est une évidence que sa gestion et son exploitation ne contribuent pas à l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens.

A mon sens, la conjonction de ces deux états génère de fortes inégalités qui frappent de plein fouet le peuple au point d’induire des haines contre la société source de la recrudescence des agressions. Cette injustice sociale est perceptible dans notre organisation sociétale. Comment dans ces conditions s’attendre à une meilleure interdépendance entre les citoyens, comment ne pas comprendre l’incapacité de se projeter dans l’avenir, notamment pour une société dont plus de 50% de la population à moins de 26 ans. L’accroissement des braquages fait partie des conséquences de cette insécurité sociale étant entendu qu’un Etat de droit ne peut à 100% garantir la sécurité sans réduire substantiellement les libertés individuelles. Modifier ce mode de fonctionnement de la société conduirait, à coup sûr, à réduire ostensiblement  ce niveau insupportable d’insécurité.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:22

Il n’est pas normal que dans nos types de sociétés, la croissance exponentielle des contraintes et des contradictions ne génère pas davantage de révolte intellectuelle et de prise de conscience existentielle. Quelle doit être notre attitude lorsque ceux qui nous dirigent nous enfoncent autant dans la misère. Cette misère matérielle qui pourrit notre potentiel spirituel et intellectuel. Sommes-nous condamnés à nous déresponsabiliser face à leur légitimité temporelle ? De ce fait, quelle est notre raison de vivre ? Quel sens nous donnons à notre vie individuelle et collective étant entendu que chacun de nous dépend du groupe…

Le profil de nos sociétés à tout instant de l’existence humaine est le produit du peuple et de ses dirigeants. Il y a progrès lorsque le peuple s’épanouit matériellement, intellectuellement et spirituellement. On constate une sorte d’égrégore entre le peuple et ses dirigeants. Il y a régression lorsque dans la société, la corruption morale et financière émerge, lorsque la trahison de ses idées et celle de la confiance que l’on reçoit deviennent banales, lorsque le mensonge devient la vérité des dirigeants. Alors, l’insécurité sociale devient la base et le moteur de la société. Toutes les autres formes d’insécurité résultent de cette insécurité sociale. Les bonnes âmes inventent les « restos du cœur » mais, elles sont impuissantes devant la croissance du chômage qui touche  le peuple pendant que les dirigeants et leurs amis voient croître leurs revenus. Comment un citoyen peut-il devoir à l’Etat plus de 77 millions d’euros d'impôts alors que d’autres ont des revenus si faibles qu’ils en sont exonérés…

Peuple, notre raison de vivre est la justice distributive. Elle passe par le développement moral de l’humanité. Nous ne sommes pas sur terre pour subir, nous ne sommes pas venus au monde pour souffrir, pour permettre d’inventer la misère, pour nous prosterner devant des élus  que nous mettons en place et qui se prennent pour des dieux. Nous sommes sur terre pour éveiller notre conscience, pour nous affirmer en tant qu’humain à l’égal des autres. C’est un devoir face à la société, c’est un défi face à notre avenir. Le bien-être, nous le créons lorsque collectivement notre conscience rencontre les sources de nos difficultés et que nous nous transformons en guerrier de notre bonheur. Puisque tout provient de nous en tant qu’organisation humaine, il n’y a aucune raison que l’on accepte les sacrifices pour compenser les errements des dirigeants et encore moins pour qu’ils restent au pouvoir. Par ailleurs, en vertu du dicton : « Chat échaudé craint l’eau froide », le peuple, mûri par l’irresponsabilité des dirigeants, doit scruter tous les prétendants au pouvoir afin de distinguer les fripons de ceux qui ont un vrai projet de société assis sur une base idéologique claire et cohérente d’où l’on peut appréhender une construction sociale favorable au progrès et à l’amélioration morale de la société.

La force du peuple réside dans son intelligence collective. Celle-ci est perceptible lorsque que les interférences entre citoyens conduisent à refuser les actes inadmissibles exigés par la société. C’est la voix de notre conscience qui nous le commande. Le peuple est la société, il en est la force. Son image ne peut pas être celle des dirigeants égarés. Debout et construisons notre destin.

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