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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 04:37

Sur le quotidien local de Guyane le « France Guyane », nous lisons que le nouveau président de région se vante d’avoir fait muter vers l’Hexagone le rédacteur en chef de RFO Télé dans les termes suivants : « J’ai eu la tête de la journaliste Muriel Barthélémi ». « C’est moi qui paie les billets d’avion des journalistes lorsque je dois être accompagné ».


On aurait juré que cette méthode était d’un autre temps. Le temps où les hommes n’étaient pas complètement achevés et où ils pouvaient utiliser contre la personne humaine, le goulag, les asiles psychiatriques, le maccartisme etc..


On pourrait également penser que la profession journalistique était bien plus organisée, que les journalistes étaient plus solidaires et mieux protégés. Il n’en est rien. En tout cas, en Guyane, parcelle de la République démocratique française. Encore une anomalie de la trilogie « Liberté, Egalité, Fraternité ».


Ceux qui pouvaient penser que l’information qui émanait de ce réseau était objective, peuvent se poser des questions. Comment peut-on bénéficier de l’argent d’une structure étrangère à l’entreprise publique d’information et faire de l’information de manière impartiale ?


Ces deux phrases prononcées par le néo-président de région font froid dans le dos quand bien même cette forme de potentat ne peut compter en tout et pour tout arsenal militaire que sur une série de pistolet à eau.

 

Elles sont lourdes de symboles car elles font émerger la notion de tolérance, la notion de liberté absolue de conscience et surtout, elles montrent le piteux état de notre société. Elles permettent de jauger les interférences alambiquées des relations d’intérêts.

 

Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est soutenu par un réseau de type Foccart. Mais, il se sent bien fort. Et qui sait, il n’est peut être qu'un jouet entre les mains d’une certaine puissance et que la mutation disciplinaire de la journaliste n’est que la volonté de tout un réseau dont il n’est que la marionnette.


Alexandre Le Grand a existé. Pourquoi son opposé (Alexandre Le Petit) n’existerait pas et, plutôt en Guyane ! Et si ce qu’il dit est vrai… Quelle est sa véritable influence sur les directions des sociétés locales? Comment va-t-il procéder avec les marchés publics ? Comment va-t-il utiliser le peu de pouvoir économique dont il dispose ? Est-ce à la manière de Staline ? Qui sera le prochain banni ? Sont-ils nombreux à cultiver la peur ? La peur de leur ombre ou de la sienne…


La démocratie en Guyane apparaît comme un concept issu d’un dictionnaire particulièrement particulier où se mêlent « potence », schéma de pouvoir absolu envers le peuple, envers les entreprises du style « tu n’es pas pour moi, donc tu es contre moi et tu auras la sanction».

 

Ce président de région dit avoir des amis dans l’hexagone. Surtout, qu’il nous rassure, il n’a encore pas de carnet d’adresses ! Sinon, il devra demander à Dieu de s’occuper de ses amis pour qu’il ait le temps de vérifier la pertinence de son carnet d’adresses… Et là, se sera une autre histoire, pleurez la liberté kidnappée, abandonnée, sacrifiée...

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