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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 04:08

Nous venons des périphéries de la France Hexagonale. Ces territoires qui, pendant longtemps, pour une bonne partie de sa population se considérait comme des français entièrement à part tant les injustices étaient fortes. Il y avait certes une anomalie lorsque la France de la trilogie « Liberté Egalité Fraternité » avait en son sein des colonies. Mais bon …. Avec la loi de 1946 qui fait de la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion des départements de droit commun d’outremer, ces peuples pensaient appartenir enfin à cette trilogie, c’était sans compter avec l’histoire. Bref, bref…

La départementalisation de ces territoires reposait sur l’assimilation. Ainsi donc, ces peuples ont appris l’histoire de la France. Ils ont en mémoire la révolution française qui a mis un terme à la monarchie. Ils ont en mémoire la victoire des jacobins sur les girondins dans un souci d’unité et de solidarité. Ils se souviennent intellectuellement des périodes délicates que cette France a su traverser avec la Terreur avant d’arriver à cette République laïque et indivisible, à cette démocratie qui s’appuie sur la séparation des pouvoirs. Ils pensaient certainement et peut être avec la naïveté liée à l’intelligence de leur environnement que cette France là, celle de l’hexagone était harmonieuse, que le siècle des lumières l’avait pour toujours éclairé et qu’elle était plus proche entre elle-même de ses valeurs constitutionnelles qu’elle ne l'est avec ses périphéries. Puis, surviennent des événements qui sont très significatifs d’un nouvel état d’esprit, d’une nouvelle philosophie constitutionnelle. C’est ce que l’on est en droit de penser.

Un ministre de la République s’en prend à la justice, ce n’est pas banal dans un Etat de droit où c’est un pléonasme d’ajouter avec la séparation des pouvoirs. Un ministre qui vient sur les média dire qu’il est le ministre des policiers en pensant peut être que cela atténuerait les conséquences de son intervention par rapport au ministre de la justice. Faux, cela ne fait qu’amplifier le trouble jeter parmi les démocrates républicains. Etre ministre de l’intérieur n’est pas être ministre des policiers. C’est être ministre de l’harmonie intérieure où la citoyenneté est l’élément majeur de la concorde universelle au sein de ce territoire. C’est une grande responsabilité. Par ailleurs, il est important de ne pas confondre policiers et police. La police est une institution qui a une philosophie à partir de laquelle est élaborée une charte. Les policiers sont des citoyens qui viennent  d’horizons différents, d’éducation différente, qui ont chacun leur singularité tout en ayant reçu la même formation. Cette formation justement qui peut être assimilée en fonction du niveau de conscience de chacun. Il pourrait être au pire des cas ministre de la police

Comme dans tout corps de métier, il peut y avoir des dérapages sans que cela remette en cause l’institution. Ce n’est pas parce qu’il y a des prêtres ou des pasteurs pédophiles que les religions sont de concept pédophilique, des francs-maçons véreux ne font de la franc-maçonnerie un repère de malfaiteurs, quelques enseignants fumistes n’estampillent pas l’Education nationale de fumisterie. Des policiers peuvent être en marge de la charte de leur institution et justement, la sauver c’est trouver la juste punition du fait. Autrement, on risque de confondre les deux au détriment de la crédibilité de l’institution. D’autre part, c’est mettre en difficultés psychologiques des policiers qui seraient en phase avec la charte de l’institution, c’est rendre leur vie sociale et familiale compliquée en les contraignant par solidarité à être complice du non respect des propres valeurs qu’on leur a demandé de partager.

Expliquez-nous donc cette nouvelle France, nous qui sommes si loin géographiquement et qui voudrions mieux comprendre notre destination par rapport à la problématique du communautarisme, de l’insécurité et de l’exode des peuples péjorativement appelé immigration.

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