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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 15:25
Nous avons tous eu notre jeunesse. Cette simple phrase montre que le terme exprime une tranche d'âge qui est relativement immuable dans l'état actuel des connaissances. Pourtant, la société est en permanence en conflit avec sa jeunesse. L'histoire des sociétés humaines confirme cette observation.

Il apparaît donc indispensable d'être conscient que cette parcelle de vie interpelle davantage que celle qui représente l'âge adulte et la vieillesse. Il en est ainsi parce que cet intervalle de temps de l'espèce humaine est associé à l'impulsion, à la dynamique, à l'explosion de l'instruction et de l'intelligence qui caractérisent le jeunesse. Ce magma de qualité est volcanique et fait peur si cette jeunesse trouve sa cohésion.

Chaque génération a ses préoccupations, chaque génération génère sa révolte, chaque génération manifeste de manière singulière son mal-être dans la société. Il apparaît donc évident qu'il y a un lien entre le mode de fonctionnement de la société qui est confié aux adultes et les attentes de la jeunesse. Il semble incontestable que les adultes qui gouvernent la société la construisent avec la préoccupation de leur tranche d'âge. Par voie de conséquence la problématique sociétale par rapport à la jeunesse trouve sa source chez les adultes par leur manière d'observer la vie, leur absolutisme sur l'existence, leurs certitudes sur le fonctionnement de la société.

Il doit être très rare de trouver une société qui ne perçoit pas sa jeunesse uniquement comme un récepteur. Par suite, la société a toujours la jeunesse qu'elle mérite puisqu'elle n'est jamais entendue du seul fait de n'être jamais perçue comme un émetteur. Les caractéristiques de cette jeunesse ne font qu'exprimer le résultat de la gouvernance des adultes. Lorsque les gouvernants s'en prennent à la jeunesse, ils portent un jugement sur la qualité de leur travail autrement dit sur la qualité de leur gouvernance. On pourrait admettre que la gouvernance est bonne lorsqu'à plus de 60% la jeunesse s'épanouit  dans la société et que son sentiment de mal-être est largement minoritaire. Dans le cas contraire, la gouvernance est mauvaise.

Alors, que dire à cette jeunesse perpétuelle? Comment changer le cours des choses surtout, pour la jeunesse guyanaise, quand bien même, elle est fortement imprégnée de la culture occidentale avec sa perception du monde qu'elle impose  par deux choix , le déterminisme ou le finalisme.

J'aimerais lui dire : Même si à l'évidence la mort met un terme à la vie, il s'agit là de la seule fatalité humaine. Autrement, l'avenir se construit, le destin se bâti et le seul moment où le rêve peut se confondre à la réalité c'est justement au moment de la jeunesse. Dans cette tranche d'âge, Il ne doit pas y avoir de fatalité à l'échec, il ne doit  pas y avoir de fatalité à la misère, il ne doit pas y avoir de fatalité au malheur, il ne doit pas y avoir  de fatalité à l'indignité. Rien ne justifie que l'on se détruise par l'alcool, par la drogue, tout doit permettre d'éviter le suicide, de résister à la dépression. Le bonheur se gagne grâce au projet que chacun peut porter en lui. Un projet de vie. Cette jeunesse doit produire une pluie de projets et leur interaction doit influencer le projet macroscopique de la société. C'est dans cette tranche d'âge que l'on peut croire plus farouchement que l'on a la maîtrise de son destin, que rien n'est écrit à l'avance, tout s'écrit par soi.

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commentaires

jean-marc 11/10/2008 22:31

je suis un jeune guyanais de 17 ans et j'ai été interpelé par une de vos phrases :
"Dans cette tranche d'âge, Il ne doit pas y avoir de fatalité à l'échec, il ne doit pas y avoir de fatalité à la misère, il ne doit pas y avoir de fatalité au malheur, il ne doit pas y avoir de fatalité à l'indignité. Rien ne justifie que l'on se détruise par l'alcool, par la drogue, tout doit permettre d'éviter le suicide, de résister à la dépression."

je comprend votre ambition pour la jeunesse , votre certitude de sa performence. je crois comme vous qu'elle à atout considérable. mais je crois que la jeunesse , ou plutot "le jeune" est fragile. Son esprit est confronté a des contradiction , des exigences, mais aussi des imcompréhension. je suis conscien , aussi de la difficulté de la votre. je ve dire votre propre jeunesse jean-marie, la difficulté que vous avez éprouvé dans cette periode. je vous rassure, je ne suis pas un R.G. ou un proche maladroit , mais simplement un lecteur averti de votre soeur Christiane... Vous avez su ne pas tomber dans la drogue,dans l'alcool, la dépréssion ou le sucide. cela est une bonne afaire, mais je puis vous assuré qu'il a parfois des raisons de se laisser faire. les difficulté que rencontre une partie des jeunes guyanais, et même métropolitain sans parfois sanglantes. le vulnérabilité leur est parfois fatale. pour conclure , meme si il faut etre ambitieu pur la jeunnesse , il faut la comprendre, l'aider , et avec humilité. et surtout, ce poser la qestion : si nous , adulte (pas moi ,j'ai 17 ans) avons une responsabilité sur l'alcolisme, le sucide, la deviance de nos enfant et si c'est le cas y remédier pour que cette ambition a l'égard des jeunes deviene mature et adulte.

francesca 19/08/2008 20:07

coucou j'ai lus le début et le trouve très intéressant