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  • : Le blog de Jean-Marie Taubira
  • : Je suis Président du CRAPAG (Cercle de Réflexion et d'Action pour l'Avenir de la Guyane), Depuis le 10/12/2008, je suis le Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG). Mon ambition est l'élévation de la conscience collective
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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 16:47

J’ai rencontré un anticolonialiste qui m’a demandé de mettre la pédale douce sur Mélenchon car, il aurait été le seul grand candidat à avoir tenu le drapeau guyanais lors des mouvements sociaux dont l’apogée se situe en mars 2017. Il a enchainé en me disant qu’il nous avait soutenus lors des élections législatives de juin 2017.

Ces propos m’ont désagréablement surpris, déjà sur leurs inexactitudes, puis, sur le fait qu’il ne faut pas grand-chose pour être anticolonialiste. J’ai bien compris que son favori est Davy Rimane. Je le lui ai dit et je trouve cela légitime comme il est légitime que mon favori soit Richard Joigny. Par contre, je ne me permettrai pas d’appeler une équipe concurrente pour lui dire comment mener sa campagne. Il est important que l’on sache que personne n’est en mesure de manipuler les militants du Parti Progressiste Guyanais ni sur le plan émotionnel, ni sur le plan rationnel.

Je rappelle que la France Insoumise n’a jamais soutenu la candidature de Richard Joigny. Nous avons eu un échange avec la Guyane Insoumise qui nous a proposé une Charte de la France Insoumise que nous avons refusée de signer. Deux jours avant le scrutin de juin 2017 les membres de la Guyane Insoumise ont produit un communiqué pour faire savoir qu’ils soutenaient la candidature de Richard Joigny et non celle de celui qui avait reçu le mandat national. Ceci montre à quel point il y a de vrais hommes et femmes de gauche en Guyane de morphologie apparente diverse.

Au-delà du fait que Richard Joigny est membre de notre Parti. Je le préfère à Davy Rimane lequel a trop fait d’esquives au regard de la situation de la Guyane, pays sous-développé avec un si énorme potentiel.

Sur les propos de Mélenchon « L’élection législative est nationale… C’est à Paris que ça se décide », Il s’est contenté de dire lors de son premier meeting : «Ce sont les propos de Mélenchon». Ce n’est pas très courageux. Il laisse seulement entendre que ça n’engage que l’auteur mais pas lui. L’auteur était absent de ce meeting. Quid maintenant de l’existence d’une charte entre les deux…

Sur la Montagne d’or, il esquive encore en laissant croire qu’il est avec la «pédale douce» contre le projet après avoir écouté tout le monde. Il était candidat en juin 2017 et ce projet était déjà là. Bien sûr, pour mieux voir l’esquive il suffit de l’entendre dire que le projet ne sera pas au centre de la campagne. Pourtant, cette élection est sur la deuxième circonscription où se trouvent les ressources naturelles. Là où il y a déjà de la Bio piraterie. Pour ce qui concerne le projet CMO, Il s’agit d’une ressource non renouvelable, d’une activité extrêmement polluante, destructrice de l’environnement, d’une superficie représentant 65% de celle de la commune de Cayenne. Il n’y a aucune retombée pour le territoire mais pire, l’or est extrait en tant que matière première puis va alimenter quasiment pour sa totalité l’industrie aurifère de la joaillerie qui est le segment de la demande le plus important avec ses 57% de part de marché.

Sur le face à face avec Richard Joigny, il a préféré envoyer sa suppléante. Une esquive de plus. On comprend que sur un scrutin de liste, le principal concerné se fait remplacer par un colistier mais pour les législatives ce n’est pas acceptable surtout que l’on sait dans quelles conditions le ou la suppléant(e) est appelé(e) à remplacer le titulaire. Trop d’esquives tuent l’esquive qui peut être assimilée à de la poltronnerie.

Les citoyens ont besoin d’un représentant en mesure de faire face aux difficultés, capable de se faire entendre démocratiquement à l’instar de Léon Gontran-Damas, Justin Catayée, Elie Castor pour ne citer que nos chers disparus, d’un représentant qui ne se contente pas de rencontrer les ministres voire leurs collaborateurs dans les salons. IL faut un représentant qui au-delà des missions habituelles d’un parlementaire arrive à transcender sa mission première pour se faire accompagner par d’autres vrais progressistes de l’Assemblée Nationale afin de résoudre la problématique existentielle de notre territoire. En ce sens, nous devons croire en Richard JOIGNY, seul candidat différent de tous les autres.

A ceux qui se sont toujours abstenus venez et donnez un coup de main à ceux qui iront voter comme d’habitude en ayant fait le choix de Richard Joigny et de sa suppléante Claire Albanési.

 

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